Bonjour tout le monde !

Voici enfin une fiction que j'ai commencé à écrire il y a au moins trois ans ! Ca me fait très bizarre de poster le premier chapitre... Je ne sais pas quand seront publié les autres, d'autant plus que je n'ai pas fini d'écrire, mais sachez que l'histoire est bien ancrée dans ma tête, que je sais exactement où elle va mener, et que certains chapitres sont en parties - ou en totalité - écrits.

N'hésitez pas à me donner vos avis, ça peut m'aider à continuer l'écriture !
Je suis étudiante, et plutôt bien chargée, donc patience ! :D

Et désolée s'il y a des fautes, je suis probablement passée à côté de pleins de petites coquilles...
Allez, bonne lecture à vous !

PS. J'adore les Beatles, d'où le fait que j'ai choisi des chansons pour écrire autour. N'hesitez pas à écouter les chansons pour l'ambiance !

Chapitre 1 : I want to hold your hand

Du jour au lendemain, tout était terminé. Plus de menace, plus de ciel noir, plus de crainte. Il n'y avait plus de quoi s'inquiéter, enfin les gentils ont gagné, enfin les méchants ont perdu, enfin tout est rentré dans l'ordre. Il n'y aura plus de seigneur des ténèbres, plus de partisan noir prêt à tout. Il n'y aura désormais que des sorciers, des enfants, des jeunes, des adultes, des séniors, qui vivront à présent en paix.

Le château vibre encore, en silence. Personne ne parle, personne ne crie, personne ne pleure. Le temps n'est pas encore aux effusions de joie, ni même au deuil. D'abord, il y a le calme. Savourer ce moment où tout est fini et où tout n'a pas encore commencé. L'ancienne vie est close, la guerre aussi, mais la nouvelle n'est pas encore ouverte : il n'y a pas encore d'avenir, pas encore de vie de famille, pas encore d'étude, de travail. Il n'y a pas non plus d'amour, de fraternité. Il y a de la solitude nécessaire, pour que chacun reprenne son souffle. Sur le champ de bataille, personne ne bouge. A vrai dire, certains se sont effondrés. Ils ne sont pas morts, mais ils sont simplement à genoux, choqués par cette ataraxie soudaine. Beaucoup ont les yeux fermés, et sur la plupart des joues, des larmes silencieuses coulent tranquillement.

Puis, quelqu'un ose enfin bouger. Une personne au loin se retourne, et marche vers le château. Elle est suivie par d'autres sur le chemin, et au bout de quelques minutes, il ne reste plus personne dehors, mais le hall de l'école est assailli de guerriers.

Draco marche dans la grande salle pleine, et guette les visages sur les côtés. Il voit des hommes et des femmes sourire, d'autres pleurer. Parmi eux, il voit le visage des Weasley, rouges et larges. À côté d'eux, trois corps sont entourés d'un drap. Les services présents pour prendre soin des décès sont occupés quelques mètres plus loin avec d'autres familles, d'autres amis. Parmi les Weasley, Draco reconnaît les parents, ainsi que la plupart des frères. L'un des jumeaux manque, et à en croire le visage effondré de l'autre, il se pourrait que l'un des corps soit un enfant Weasley. La fille est là aussi, et Granger. Celle-ci tient la main à son petit ami dorénavant. Elle voit le blond au loin, et lui adresse un sourire discret. Ce genre de sourire qui dit "je suis heureuse de te voir vivant, je suis ravie d'être en vie". Mais Draco ne répond pas. Il ne voit pas Potter près d'eux, et pourtant, il sait qu'il doit être quelque part. C'est le héros qui a envoyé un patronus pour signaler la mort de Voldemort. Après avoir reçu ce cerf fantôme, McGonagall a lancé un feu d'artifice, le signal pour dire que tout est terminé.

Draco est coincé dans ses pensées, le regarde sur les corps cachés, si bien qu'il ne voit pas que Hermione s'est levée pour se diriger vers lui. Il ne peut s'empêcher de penser que Harry peut être un de ses corps.

"- Fred, le frère jumeau de Georges, n'a pas survécu au premier assaut des mangemorts. Commence la jeune femme en s'adressant à Draco. Nymphadora Tonks, la fille d'Andromeda, Harry m'a dit que c'était ta tante, a pris un avada à la place de son mari, Remus Lupin, et un mangemort a profité de la faiblesse de cet homme pour lui lancer un sort. Ils ont un fils, Teddy, qui vient de naître.

"- Les Weasley ont été héroïques, répond Draco. Enfin, vous l'avez tous été. L'enfant a de la famille ?

"- Andromeda est encore en vie. Et puis, il est le filleul d'Harry.

"- Potter est vivant ?

"- Je l'ai aperçu très rapidement, mais il cherchait quelqu'un désespérément."

Draco eut envie de sourire, mais il se retient. Hermione le prend dans ses bras, par surprise. Le blond, au début, reste les bras ballants. Puis, il serre la jeune femme. Il sent qu'elle en a besoin, besoin de savoir que certaines évolutions positives sont à portée de main. Et Draco en a aussi excessivement besoin, de savoir que malgré tout, il n'est pas seul. Au bout de quelques secondes, les deux anciens ennemis se séparent.

"- Ron a besoin de moi aussi, déclare Hermione. Au fait, quand tu verras Harry, demande lui des explications pour Rogue. Ce n'est pas à moi de te le dire, mais je préfère que tu le saches avant : Voldemort l'a fait tuer. Mais cet homme était un héros, et il mérite que ceux qui l'aime pensent à lui.

"- Je te remercie, Hermione."

Et Draco repart en courant. A ce moment, il n'est pas encore question de condoléance. Bien sûr, il voit des visages familiers auprès desquels la bienséance aurait été d'être une épaule réconfortante, une présence amicale, une parole sincère. Mais, Draco ne s'en occupe pas encore. Le temps d'y faire attention viendra bien vite. En dehors du château, tout est désert. Enfin, presque : il y a encore des centaines de capes sur le sol, des capes vides pour la plupart. Draco ne peut néanmoins pas tenir longtemps devant ce spectacle, il recule, la main aux lèvres. Dans l'école, il court. Il sait exactement où aller. Il n'y a personne dans les escaliers, dans les couloirs, dans les salles. Seul un homme est debout, au septième étage, devant un mur vide. Draco s'arrête derrière lui.

"- Hermione m'a dit que tu cherchais quelqu'un, déclare soudainement Draco."

Le brun ne l'a pas entendu venir, mais dès le premier mot, il fait volte-face. Face à lui, le blond a les cheveux sales, collés sur le front. Ses joues sont presque brunes, sa lèvre inférieure est fendue, son nez saigne. Mais surtout, ses yeux brillent, les lèvres sont élargies par un sourire splendide.

"- Tu es là, dit Harry.

"- Je te l'avais dit, non ?

"- Ne pars pas."

Et Harry sombre dans un sommeil profond, tombant dans les bras de Draco.

Oh yeah, I'll tell you somethin'

I think you'll understand

When I say that somethin'

I want to hold your hand

I want to hold your hand

I want to hold your hand

"- Ce n'est que le surmenage. Dit Mrs Pomfresh. Il a quand même battu Vol… Enfin, vous-savez-qui.

"- Vous pouvez dire son nom maintenant, Pompom. Dit Mrs McGonagall en souriant.

"- Enfin, monsieur Potter est épuisé ! Et dieu seul sait ce qu'il a subi cette année. En fait, je pense qu'il se repose suffisamment pour les dix-huit premières années de sa vie. Il a besoin de ce sommeil, et il ne se réveillera que lorsque son corps l'aura décidé ! Il faut donc le laisser, de l'air !

"- Mrs Pomfresh, je…

"- Mr Malfoy, je ne remets pas en compte votre honnêteté, mais vous et Harry… Commence la directrice.

"- Il… Enfin... "

Le jeune homme ne sait pas quoi dire. Le tableau extérieur est tellement particulier, même pour lui. Quand il a retrouvé le sauveur, il n'a pas eu le temps de dire "ouf" que ce dernier était déjà au sol devant lui. Tous les regards ont suspecté Draco, lorsque celui-ci est entré dans la salle déjà endeuillée, le Gryffondor dans les bras. Le jeune homme a même entendu quelques cris. Mais Hermione a couru vers lui.

"- Draco ! Que s'est-il passé ?

"- Je… Je ne sais pas… Je l'ai retrouvé, et il a parlé, et il s'est effondré. Je me suis dis qu'il y avait plus de chance que Pomfresh soit là… Hermione, faut qu'il se réveille…"

Et c'est comme ça que l'infirmière et l'enseignante ont retrouvé le sauveur endormi. Depuis, Draco n'a pas quitté son chevet, même lorsque Pomfresh a ausculté Harry. Il était donc hors de question qu'il parte !

"- Mrs McGonagall… Commence le jeune homme. Avec tout le respect que je vous dois, encore plus aujourd'hui, je ne quitterai pas cet endroit. Pour rien au monde.

"- Bien, Mr Malfoy. Cependant, si Mrs Pomfresh vous le demande, évitez de vous mettre entre vous et son patient, c'est un conseil d'ami."

Et sur ces mots, l'enseignante part en faisant voleter sa robe, presque en courant. Bien évidemment, ses responsabilités en ce jour sont énormes. D'autant plus qu'elle comptait sur la présence d'Harry pour pouvoir au moins l'aider avec les journalistes. Maintenant, elle doit tout faire presque seule. En passant le paravent, elle observe son école. Enfin, plus que ça, son lieu de vie. La grande salle a bien changé : maintenant, des dizaines de rideaux sont installés, et les lits médicaux se succèdent. Il y a beaucoup d'agitations : des familles qui font la navette entre plusieurs petits box, des médicomages, des psychomages et autres professionnels médicaux. Derrière le paravent d'Harry, McGonagall croise le regard d'Hermione.

"- Miss Granger, vous souhaitez entrer ?

"- Je crois qu'Harry a une présence suffisante auprès de lui, répond la jeune femme.

"- Vous savez ce qu'il se passe entre les deux jeunes hommes ? J'ai l'impression qu'hier encore ils se battaient dans les couloirs.

"- Je pense qu'énormément de choses nous échappent concernant Harry, et encore plus sur Draco. Et puis, sans vouloir vous manquer de respect, cela fait un moment qu'ils ne se battent plus, nous avons bien grandi.

"- Miss Granger, si vous saviez à quel point je suis ravie de vous avoir vu grandir. Bon courage, et n'hésitez pas à aller voir Mr Potter, il a besoin de vous tous. Je vais aller voir la famille Weasley, eux aussi ont besoin de beaucoup de présences amicales."

Oh please, say to me

You'll let me be your man

And please, say to me

You'll let me hold your hand

Now, let me hold your hand

I want to hold your hand

Doucement, Hermione s'approche vers le corps endormi. Elle caresse ses cheveux, et l'embrasse sur le front. Elle s'assoit de l'autre côté, et lui tient la main très fermement. Avec son autre main, elle sort de son sac un livre, sur lequel elle note quelques petits mots.

"- C'est pour ne rien oublier, dit-elle à voix haute. Je sais que c'est inoubliable, mais… Et puis, comme ça il saura. Que tu es là…

"- Il me verra au réveil.

"- Tu me trouves idiote d'écrire ?

"- Hermione, s'il y a bien un mot qui ne correspond pas, c'est bien idiote. Si je pouvais, je capturerais tous les moments de ma vie auxquels il appartient.

"- Tout ça m'échappe.

"- Nous t'expliqueront. Il y a pas mal de choses à dire, je comprends que tu sois perdue, dit Draco en rigolant légèrement."

La jeune femme sourit et continue de griffoner son livre. En dehors du moment, elle écrit quelques instants de la journée. Elle se rappelle d'un fait, que peu de personnes connaissent.

"- Draco… Pour Rogue…

"- Il va me raconter. Il va bientôt se réveiller !

"- Si cela prend plusieurs jours… Il faut que quelqu'un sache, enfin, quelqu'un d'autre que nous, pour son salut.

"- Il va se réveiller aujourd'hui.

"- Draco… Severus Rogue est mort, il y a quelques heures.

"-Tais-toi Hermione.

"- En fait, c'était assez tôt aujourd'hui. Ou hier peut-être, je n'ai aucune idée de l'heure. Nous étions, avec Harry et Ron, sur les quais. Il était tout proche, enfin, il y a… Voldemort… Rogue, et… Je ne sais plus qui… Ton père je crois.

"- Hermione. Je n'ai aucune envie d'entendre ça…

"- Mais il faut que tu l'entendes ! Parce que Rogue était - non est - un héros. Je… Il était espion, pour l'ordre du Phoenix. Et Voldemort l'a découvert. Il lui a lancé un sort, et il s'est effondré. Nous étions là, c'était horrible à voir. Puis, Voldemort a demandé à Nagini d'attaquer. Quand le serpent est reparti, Rogue était comme mort."

La jeune femme déglutit. Elle sait que l'épisode est ni évident à écouter, ni à raconter, mais il le faut. Parce qu'un homme de cette envergure doit être reconnu. Donc elle continue son discours.

"- Harry s'est approché de lui. Je crois que Rogue lui a donné une larme, pour la pensine. Puis il s'est éteint, après avoir dit quelque chose sur la mère d'Harry. Je crois qu'ils étaient amis. Juste après, Harry a couru jusqu'au bureau de Dumbledore, jusqu'à une pensine. Il n'a pas eu le temps de me raconter ce qu'il a vu, mais il se pourrait que c'était la clef. Quand il est revenu, il nous a dit qu'il devait se sacrifier. En fait, lorsqu'il est venu nous voir, il était hagard, il cherchait quelqu'un d'autre. J'ai essayé de l'en empêcher, mais c'est à ce moment qu'il a retrouvé Voldemort dans la forêt.

"- Si tu ne sais pas tout, pourquoi me le raconter maintenant ?

"- Parce que je sais que tu estimes beaucoup Rogue, et il fallait que quelqu'un entende ce récit, et puis, je sais que tu me croiras. Je pense aussi que tu as besoin d'entendre qu'Harry te cherchait, toute la journée."

Un sanglot se fait entendre. La brune lève la tête, et voit Draco, la tête posée sur la main du brun. En quelques minutes, il s'endort, et Hermione sourit en voyant ce joli tableau, qu'elle n'aurait jamais pensé voir.

And when I touch you

I feel happy inside

It's such a feelin' that my love

I can't hide

I can't hide

I can't hide

Quelques dizaines de minutes après ce passage, le rideau du box s'ouvre doucement. Des cheveux roux passent le textile, et Hermione lève les yeux vers l'ouverture. Elle sourit, et tend la main. Ron, qui venait d'entrer, s'approche de sa petite amie. D'un coup, il s'arrête.

"- Que fait Malfoy ici ? Dit-il un peu fort.

"- Chut, il dort, répondit Hermione. Je ne sais pas tout, mais c'est lui qui l'a sauvé. Faut croire que la haine entraîne une forme de loyauté.

"- Et tu es sûre qu'il ne lui veut pas de mal ? C'est Malfoy !

"- Crois moi, aucun mal ne sera fait à Harry.

"- Comment va-t-il ?

"- Il est très fatigué. Mrs Pomfresh pense qu'il rattrape le sommeil des dernières années.

"- Et bien mon pote ! Tu n'es pas prêt de te réveiller…

"- Comment va ta famille ? Demande Hermione très délicatement."

Le jeune couple est maintenant debout, face à face, mains jointes. A cette question, le jeune homme prend son amie dans ses bras. Celle-ci pose la tête sur l'épaule du roux.

"- Georges pleure encore, Maman est inconsolable. Je crois que Ginny s'est endormie de chagrin. Papa essaye de s'occuper, tout en s'occupant de maman, par peur de craquer. Bill et Fleur se soutiennent. Je n'en pouvais plus de l'ambiance pesante, et puis, le corps… Enfin, Fred… Il est encore là…"

Avec toute la délicatesse possible, Hermione embrasse Ron, en lui donnant toute la force, tout le courage et tout l'amour qu'elle possède encore. Décidant qu'il était déjà tard, et qu'eux aussi ont sommeil, le couple part, main dans la main, laissant les deux endormis.

Yeah, you got that somethin'

I think you'll understand

When I say that somethin'

I want to hold your hand

I want to hold your hand

I want to hold your hand

Près de trois jours plus tard, Draco est encore au chevet d'un Harry endormi. Leurs mains sont toujours serrées, mais, après avoir dormi de longues heures, Draco ne dormait plus depuis deux jours. Il espérait encore et encore que Harry se réveille. Il avait tout tenté, des baisers amicaux aux baisers plus langoureux, des gouttes d'eau sur la tête aux discours salaces. Mais rien. Alors, il lui raconte ce qu'il peut. Des souvenirs joyeux d'enfance, des moments passés tous les deux, ou bien des espoirs futurs. Étonnamment, il n'avait presque pas de visite. Mais bon, c'est certainement dû à la présence de l'ancien Serpentard.

"- Tu penses que McGonagall acceptera que l'on reste un peu à Poudlard ? Enfin, je ne sais pas ce que tu veux faire, mais je ne suis pas certain que les Weasley m'accueillent. Ou alors, il faudrait que je trouve un petit appartement, peut-être à Pré-au-lard, pour pouvoir trouver un boulot correctement. Je ne pense pas faire d'études, donc bon… Je n'ai pas envie de m'enfermer dans des cadres je crois. Donc il faudra que tu trouves quelque chose pour toi ! Je pourrais te prêter mon canapé.

"- Soif… Chuchote une petite voix.

"- Bon un peu plus que le canapé. Mais… Harry ?"

Le blond surpris lâche la main du nouvel éveillé. Il regarde attentivement, et voit les yeux du brun légèrement ouvert. Le vert couleur jade semble déjà brillant et pétillant. Le sourire de Draco est lui d'un blanc éclatant.

"- Soif… Répète Harry.

"- Oui bien sûr ! Attends, voilà !"

Très doucement, Draco tient le verre à Harry pour l'aider à boire. Gorgée par gorgée, pas trop vite, comme l'avait conseillé Pomfresh. Quand le verre est vide, Draco en remplit un deuxième, au cas où.

"- Merci.

"- Comment vas-tu ?

"- Il est mort ?

"- Oui.

"- Je… D'accord.

"- Tu as d'autres questions ?

"- Que fais-tu là, Malfoy ?"

Sous le choc, Draco s'assit brutalement sur la chaise qui l'a accueilli ces derniers jours. Il regarde Harry au fond des yeux, et n'y lit que de l'incompréhension. Pas une once d'amitié, d'amour, de tendresse comme avant. Non, rien du tout.

"- Tu… Enfin, Harry…

"- Depuis quand ne m'appelles-tu plus Potter ? Tu as eu pitié, Malfoy ? J'étais si mal en point ?

"- Enfin… Je… Que t'arrives-t-il ?

"- Tu es débile Malfoy ou tu ne comprends pas ? Je te demande, que fais-tu là bordel ? Et où sont Hermione et Ron ? Et Ginny ?

"- Je… Vais chercher Hermione."

Blême, Draco sort du box. Il sait que la jeune femme est encore dans le coin : elle a été une grande aide, presque à seconder Mrs Pomfresh depuis la bataille. D'un coup d'œil, il la voit. Et lorsqu'elle le regarde, elle sait que quelque chose cloche. Elle pose les couvertures qu'elle avait dans les bras, et va rejoindre son ancien camarade.

"- Il s'est réveillé, dit le blond d'une voix tremblante. Mais… Il ne sait pas…

"- Ne panique pas, allons chercher Pomfresh et les autres, et retournons le voir."

Lorsque Ron et Hermione entrent dans le box de Harry, ils sont accueillis d'un grand sourire. Après une longue accolade, ils s'assoient tous les deux d'un côté du lit. De l'autre côté, Mrs Pomfresh examine le brun. D'une voix sereine, elle annonce à tout le monde qu'il n'y a plus aucun risque pour la santé du sauveur, que tout va bien. Draco se tient en retrait, par peur d'une réaction semblable à la précédente.

Lorsque Harry remarque Draco, son air s'assombrit.

"- Quelqu'un va m'expliquer ce qu'il fait là, lui ? Dit-il d'un ton agressif.

"- Enfin Harry ! S'exclame Hermione. Il a veillé sur toi depuis des jours, et c'est lui qui t'a sauvé ! Donc ne soit pas si vindicatif !

"- Et bien justement, pourquoi il fait tout ça ? Nous n'avons jamais été amis !

"- Je… Je vais partir… Annonce Draco d'une voix terriblement chargée.

"- Harry ! Cri presque Ginny, qui entre dans le box en poussant Draco."

La rousse s'approche du brun, qui lui sourit très franchement. Les deux se regardent pendant longtemps, avant que Harry parle.

"- Ginny ! Je… Pouvons-nous parler, tous les deux s'il te plait ?"

Lorsque Draco regarde les yeux du brun, il sait. Il sait qu'il est perdu, et que jamais il ne le retrouvera.

And when I touch you

I feel happy inside

It's a such a feelin' that my love

I can't hide

I can't hide

I can't hide

Du haut de la tour d'astronomie, il observe cette pièce qu'il hait tant. Ici, il a tout fait foirer pour la première fois. Et c'est ici que ça se terminera. Ses mains tremblent, ses joues sont humides. Ses jambes peinent à le porter, et il s'effondre. A genoux, il ne retient pas ses sanglots, et frappe le sol de ses poings. La fatigue, la détresse et le chagrin se cumulent, tout doit s'évacuer. L'écho de ses larmes ne fait qu'augmenter son envie de pleurer, et couvre les bruits alentour. La main qui se pose sur son épaule le surprend donc.

"- Draco…"

Il reconnaît la voix d' Hermione, mais il se sent incapable d'émettre le moindre son, de faire le moindre geste, ni même de se retourner. Il n'entend même plus, si la jeune fille parle, le console. Il ne sait même pas si elle est encore là. C'est lorsqu'il sent des doigts autour de ses poignets qu'il sait. Elle est dorénavant en face de lui, à genoux également.

"- Draco, tu dois te reprendre. Ce n'est qu'une absence. Je ne sais pas ce qu'il y a entre vous, mais ce que j'ai vu, ces derniers jours, il ne peut pas l'avoir oublié si facilement. Et à en croire ta réaction, ce n'est pas une relation futile. Alors reprends toi.

"- Je ne peux pas… L'avenir… Sans…

"- Ne penses pas à l'avenir ! Pense à la prochaine minute, à la prochaine heure, à la prochaine journée, et ainsi de suite. Ne penses pas à lui, penses à toi.

"- Je ne peux pas…

"- Alors, apprends à pouvoir le faire."

Et d'un geste, elle le serre tout contre lui, et Draco laisse tomber chacune de ses larmes, échapper chacun de ses cris, fuir chacune de ses peurs.

Yeah, you got that somethin'

I think you'll understand

When I say that somethin'

I want to hold your hand

I want to hold your hand

I want to hold your hand

Voilà pour le premier chapitre ! J'espère qu'il vous a plu !

Le deuxième s'appelle "Jealous Guy", qui est une chanson de John Lennon, post-Beatles, mais on peut dire que ça compte quand même ? :D

A bientôt !