Alors … J'avais un petit projet de Calendrier de l'Avent cette année, mais que je n'aurai pas le temps d'écrire finalement. J'ai quand même deux/trois textes écrits donc je les poste ici, et si j'écris des OS courts en décembre je les posterai ici aussi ? Le principe de base c'était 24 jours pour 24 heures. Anyway.
Voilà.
Cinq heures du matin
(1er décembre)
« Allez, hop hop hop, tout le monde dehors ! Revenez demain ! »
Larxène tape dans se mains, regarde les fêtardes quitter le lieu avec un soulagement indicible. Quand la pièce, enfin est vide elle coupe la musique, ferme à clefs. Le sol est recouvert de bière et honnêtement, elle n'a pas le courage de nettoyer maintenant. Elle veut dormir.
Deux mains se glissent autour de ses hanches, et elle s'appuie contre le torse. S'il n'était pas là, aucun doute qu'elle tomberait en arrière. Un baiser qu'on dépose sur sa tempe et elle ferme les yeux.
« J' suis claquée.
— C'est ta technique pour éviter le ménage ? »
Elle grogne, se retourne pour faire face à sa compagne. Aqua la fixe en souriant. C'est fou. On dirait que la fatigue n'a pas d'emprise sur elle.
« On peut le faire demain.
— C'est une très, très mauvaise idée. »
Larxène fait la moue. Non, elle n'a pas envie. Et si elle n'a pas envie, elle ne fait pas. Elle s'écarte à regrets, croise les bras sous sa poitrine.
« Faire le ménage est toujours une mauvaise idée.
— Va te coucher, alors. »
Larxène hausse un sourcil, et Aqua dépose un baiser sur sa joue, un autre dans son cou. Elle ne va pas la laisser partir comme ça, si ?
« Je pensais faire des pâtes au pesto avant de me coucher, mais il t'en restera peut-être pour demain. »
Larxène serre les dents. C'est. Pas. Juste.
« Je veux des pâtes au pesto maintenant. »
Elle a le menton haut, et elle espère bien que ça ressemble à un ordre. Mais Aqua sourit seulement. Parfois, Larxène regrette. Le coup du regard hautain, ça marchait bien avec son ex. Mais Aqua est immunisée, depuis le temps.
« Et moi je veux nettoyer. Tu peux essayer d'attendre si tu veux. Mais vu que je suis toute seule, ça va prendre beaucoup plus de temps. »
Aqua s'enfuit déjà vers l'arrière du bar, où les produits d'entretien sont stockés, et Larxène la suit, une fureur cassée de fatigue sur le visage.
« Juste le sol.
— Qu'est-ce que tu dis ? »
C'est Larxène qui décide. Toujours. Elle ne va pas se laisser faire, à, ça, non.
« On fait juste le sol, et après tu fais des pâtes.
— Et les cendriers, alors ? Ils sont pleins à craquer. »
Larxène fronce les sourcils, dangereuse. Il ne faudrait pas qu'Aqua abuse non plus. Elle a dit les sols, ce sera les sols. Rien d'autre.
« Il y a aussi les poubelles qu'il faut sortir, et les pintes à laver. Le vestiaire aurait bien besoin qu'on fasse la poussière, aussi, et …
— Aqua !
— Tiens, ça me fait penser que j'ai pris une bouteille de lambrusco, pour aller avec les spaghetti. »
Larxène ouvre grand les yeux, outrée. Aqua ne peut pas faire ça. Et surtout, elle ne peut pas sourire en le faisant.
« C'est de la manipulation. »
Aqua hausse les épaules.
« A toi de me dire. Il me semble que tu connais bien le sujet. »
Et Larxène tape du pied au sol, enfonce les mains dans les poches.
« Et bien sache que ça ne marche pas sur moi ! Pour qui est-ce que tu me prends ? On nettoie tout à fond et après, t'as intérêt à me préparer le meilleur pesto de l'année ! »
Aqua retient un rire d'éclater, lève seulement les mains à la place.
« D'accord, d'accord. T'as gagné. »
Et Larxène la précède dans l'arrière-salle, le menton haut, la mine fière. Elle gagne toujours.
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Hm ? Anyway.
