Routine Egoïste
Kakashi ne savait pas vraiment où il était. Enfin plus ou moins, il était dans sa ville, c'était déjà ça. Maintenant il fallait rentrer. Dire qu'il avait abusé de l'alcool était un euphémisme, sans pour autant l'être vraiment puisque sa vie se résumait à ça, alors était-ce réellement un abus ? Sa vie se résumait à boire et à baiser. Combien d'homme lui était passé dessus ? Il n'avait pas assez de doigt sur ses mains pour les compter... Pourtant il ne parlait que d'aujourd'hui. et même, de ce soir. Ce matin il n'y en avait eu qu'un, Tenzô. Ce dernier ne répondait pas à ses appels et il ne savait en conséquence pas comment rentrer chez lui.
Il y était peut-être allé un peu fort ce soir. Preuve étant la difficulté qu'il avait à mettre un pied devant l'autre tant ses hanches semblaient lourdes et ses chaires douloureuses, ou peut être était-ce l'alcool ? Ou les deux. Peut importe. Il aimait ça. Il aimait se sentir bafoué et méprisé, que ce soit dans une ruelle, dans un hôtel miteux ou bien un palace. Et ce soir il n'avait même pas pris la peine de les compter, quand ils s'étaient tous jeter sur lui en même temps tel une meute de loup affamé. Il aimait quand ils le baisaient à même le sol, qu'ils l'attachaient ou n'importe quoi d'humiliant tant qu'il pouvait voir dans leur regard à quel point il était désiré. C'est comme ça qu'il se sentait fort, quand il était faible.
De toute façon, il se fichait pas mal de l'état dans lequel il rentrait chaque soir, puisque Tenzô serait toujours là pour panser ses plaies et s'occuper de lui... Il faisait sans aucun tout ça pour recevoir cette tendre attention... Tout ce qu'il savait, c'est qu'il aimait passer ses soirées à boire plus que de raison, se faire souiller des heures durant par bon nombre d'hommes pour enfin rentrer s'endormir dans son lit après qu'il ait pris soin de lui.
C'était son quotidien. C'était sa dépendance. Et c'était très bien comme ça.
Et ce soir il en avait besoin. Car aujourd'hui, c'était le quinzième anniversaire de la mort de ses parents. Il était reparti de cette chambre d'hôtel sans même prendre ne serait-ce qu'une douche et s'était empressé de réenfiler ses vêtements souillés. Quel endroit de son corps n'avait pas été souillé ce soir ? Pas sa tignasse, il sentait une mèche collée sur son front, pas besoin de préciser que son visage l'avait été également puisqu'il sentait encore le goût sur ses lèvres gercées par le froid, et son œil gauche était collé. Probablement pas ses chairs intimes puisqu'il sentait encore et encore du liquide couler d'entre ses cuisses à chaque fois qu'il mettait un pied devant l'autre. Combien s'était vidé en lui ce soir ? Il n'eut pas le temps de terminer son état des lieux puisqu'à lors qu'il titubait sans vraiment savoir où il allait, il percuta un torse masculin.
« Si je t'offre mon cul genre euh... Il cherche un endroit du regard. Là, dit-il en pointant le cul de sac d'une sombre ruelle, est-ce que tu pourras me ramener 60 Avenue Mokuton ? »
C'est suite à cette demande qu'il s'était retrouvé plaqué contre un mur sale, avec juste son pantalon en jean clair sous les fesses, à se faire secouer farouchement le derrière par un inconnu aux cheveux gras. Ses gémissements incontrôlés étaient silencieux, apparemment, il avait déjà trop crié ou trop pris dans sa gorge quelques heures auparavant car sa voix n'était plus que l'ombre d'elle-même. Une poigne douloureuse dans ses cheveux le fit se mettre durement à genou et le sexe dressé se déversa de force entre ses lèvres.
« Hum, se raclant la gorge pour éclaircir sa voix, en se ressuyant nonchalamment le bord des lèvres après avoir rapidement avaler son seul repas du soir. Tu me ramènes maintenant ? »
— Non. Je rentrais chez moi j'habite juste là. Démerde toi. Répondit l'inconnu en rangeant ses attributs. Ou vient chez moi, j'ai quelques amis à la maison qui ne seraient pas contre ton cul serré. »
Il voulu poser le pour et le contre. Il ne voulait pas inquiéter son meilleur ami et colocataire Tenzô, et les douleurs qui lancinaient la totalité de son corps lui soulevèrent un doute quant à sa capacité à recevoir encore plusieurs hommes ce soir... Il sentait comme des bleues sur ses hanches et comme des brûlures dans son cuir chevelu. Peut-être qu'il avait trop donné de son corps aujourd'hui ? De toute façon, ses faibles jambes qui le lâchèrent quand il voulut se remettre debout pour refuser, le laissant tomber lourdement au sol, lui rappelèrent qu'il n'avait pas vraiment le choix s'il ne voulait pas dormir dehors en plein hiver. Il devait faire au moins quinze degrés en dessous de zéro et il n'avait même pas de manteau.
« Vas-y... souffla-t-il résigné. Par contre va falloir me porter. Demanda-t-il en tendant ses bras. »
C'est tel un vieux débris qu'il se laissa alors porter par l'homme qui venait de le souiller près d'une poubelle débordante. Au moins cette fois, il allait faire ça à l'intérieur. Pas sur qu'il en serait conscient par contre vu la lourdeur de ses paupières.
« Eh ! Lâchez cet homme ! »
Tiens, il connaissait cette voix. À qui appartenait-elle ?
« Je me fiche de savoir que c'est lui qui vous a demandé, c'est de la non-assistance en personne en danger. Posez cet homme ivre ou je vous arrête pour viol immédiatement ! »
Elle était douce et fluette, mais sévère. Il l'avait déjà entendu quelque part. Il voulu vérifier par lui-même mais ses yeux ne voulaient plus s'ouvrir. L'obscurité l'envahissait dans un tourbillon alors qu'il avait l'impression qu'une autre personne le portait. Une personne plus fine, plus grande, plus chaleureuse. La douce chaleur et les sièges moelleux de l'arrière d'une voiture eurent raison de lui alors qu'il avait vainement lutté pour ne pas partir. Il ne savait même pas qui venait de le mettre dans une voiture... mais peu importe, il avait chaud et advienne que pourra. Au pire il se fera prendre pendant son sommeil, il venait déjà de s'y préparer.
« Et ta priorité à droite abruti ! Franchement, les jeunes de nos jours c'est plus possible, si j'étais professeur permettez moi de dire que ça ne se passerait pas comme ça ! Non mais où va-t-on là ? Avec le verglas, il a bien eu de la chance que j'eusse assez de reflex pour... ».
Un unique œil s'ouvrit péniblement sur un homme à l'avant de la voiture qu'il reconnu tout de suite.
« Hum... Agent Umino, bonsoir... fit-il en se tenant la tête.
— Ah tu es réveillé ! Non mais tu as vu dans quel merdier tu t'es encore mis ? Je n'ose imaginer dans quel état tu serais si...
— Dites... Si je vous offre mon cul vous pouvez m'amener...
— La ferme ! Tu t'entends quand tu parles ? Tu n'es pas un prostitué Kakashi, non mais franchement ! Rugit l'agent de police marmonnant diverses injures sur les autres conducteurs.
— J'aime votre autorité Agent Umino, avez-vous des menottes ?
— Oui bien évidemment. Je te conseille de te taire ou je vais devoir te les enfiler, et arrête de me vouvoyer et de m'appeler comme ça espèce d'idiot !
— Mais... je n'attends que ça Monsieur l'agent. Roucoula l'Hatake en se redressant en position assise. Me faire un aussi bel homme que vous...
— Ferme là un peu, ordonna l'agent Umino. Tu te rends compte de l'état dans le quel tu vas rentrer encore ? Tu pue le... Hum. Grimaça l'agent, Tu dois le savoir. Tu penses un peu à ce que pourrait ressentir Tenzô ?
— Maah, ça, ce ne sont pas vos affaires agent Umino. Reprit Kakashi d'une voix soudainement plus grave.
— Tenzô est un collègue précieux et j'en ai marre qu'il doive faire ses rondes avec des poches sous les yeux car il doit s'occuper d'un dépravé comme toi ! Cria l'homme à queue de cheval en prenant un virage en faisant crisser ses pneus de voiture.
— Permets moi de te dire que si je n'étais dans un état si second, tu aurais déjà reçu mon point dans la gueule Iruka ! Gronda-t-il en se retenant à la poignée de la portière.
— C'est cela même oui. Râla ce dernier en sa garant sa voiture. Allez, viens la, pauvre idiot, fit-il d'une voix plus tendre en portant l'être pâle en dehors de sa voiture. On est devant chez toi, j'espère que tu réfléchiras au moins un peu à ce que je t'ai dit. »
Tenzô faisait les cent pas dans sa petite maison de fonction. Kakashi, son colocataire, meilleur ami, et accessoirement la personne qu'il aimait ouvertement à sens unique, n'était toujours pas rentré de sa virée du soir alors que les aiguilles affichaient deux heures du matin. Il lui avait pourtant promis qu'il ne rentrerait pas tard ce soir. Le brun avait même pris quelques jours de congés sachant que le funeste anniversaire approchait et il avait espéré pouvoir traverser ce moment douloureux à ses côtés. Ils avaient toujours été meilleurs amis, leurs défunts pères l'étaient également. Tous deux avaient étés tués le même jour, lors d'une intervention de police où leurs mères avaient été prises en otages, puis tuées à leurs tours. Depuis, Kakashi et lui avaient vécu séparés, de familles d'accueil en familles d'accueil, fuguant désespérément chacun leur tour à répétition pour se retrouver, même l'espace d'un instant. Ils se disaient souvent qu'ils ne pouvaient pas respirer quand ils n'étaient pas ensemble. Chacun avait toujours été la dépendance de l'autre. Mais le triste destin s'évertuait à mettre toujours plus de distance entre eux, leur comprimant douloureusement la poitrine.
Jusqu'à ce que Tenzô ne décroche le poste d'agent de police comme leurs pères. Depuis lors, ils vivaient enfin ensemble. Leur rêve le plus cher s'était réalisé et ils pouvaient enfin respirer librement.
C'était sans compter le fait que Kakashi s'était mis à passer le plus clair de son temps à fréquenter des endroits douteux et rentrait presque toujours dans un état déplorable.
Le cœur du brun se brisait à chaque fois qu'il voyait l'être chéri rentrer. Il était toujours soul, tenait à peine sur ses jambes, et son regard était vide à chaque fois. Tenzô prenait toujours soin de lui ensuite, il s'occupait de le laver, de le sécher, de soulager les blessures quand il y en avait, et le laissait dormir à ses coté puisqu'il le lui demandait à chaque fois. Et ce, peut importe à quelle heure il daignait rentrer, et peut importe à quelle heure son service commençait le lendemain. Ne pas fermer l'œil de toute la nuit et l'attendre au petit matin était même fréquent.
C'est fou comme on pouvait délibérément agir d'une façon qui nous ferait souffrir quand on aimait quelqu'un. Il serait beaucoup plus facile de le laisser se débrouiller et dormir dans sa chambre mais c'était toujours plus fort que lui. Comme si c'était possible de refuser quelque chose à cette gueule d'ange qu'il aimait tant...
C'était sans aucun doute cette raison égoïste qui le poussait à se pas s'opposer aux agissements du pâle... Il était dépendant de ses moments où il pouvait s'octroyer le droit de s'occuper de lui comme le ferait un amant.
C'était son quotidien, ça le faisait souffrir, mais c'était sa dépendance.
Un effort de sa part n'aurait pourtant pas été de refus. Au moins ce soir, alors que c'était le triste anniversaire de la mort de leurs parents. Il avait espéré l'avoir à ses côtés, au moins comme son meilleur ami, comme il lui avait promit ce matin même...
Un long soupir s'échappa de ses lèvres. Comment avait-il pu croire que cette fois ci serait différentes des autres fois ? Comment avait-il pu espérer une seule seconde qu'il tiendrait une fichue promesse ? On parlait de Kakashi Hatake, l'homme qui faisait maintenant passer le sexe devant ses propres principes.
Ils avaient couché ensemble le matin même. Comment résister quand une voix suave vous réveille, roucoulant sensuellement qu'elle a envie, osons le citer, « d'avoir sa grosse bite aussi dure que le bois le marteler comme Woody Woodpeker ? » Bien sûr, Tenzô ne l'avait pas martelé comme le ferait un pivert sur son arbre, il aimait le sexe tendre et sensuel, et s'imaginait bien par cette seule constatation, que quand bien même ses sentiments s'avèreraient réciproques, il ne pourrait jamais lui suffire.
Ce n'était pas la première fois qu'il couchait ensemble, en réalité, ils s'adonnaient régulièrement ensemble à l'acte charnel. Comme le ferait un couple normal, à la différence qu'ils n'en étaient pas un. Il se doutait bien que Kakashi le laissait coucher avec lui par pitié à son égard, Tenzô ne lui ayant jamais caché les sentiments qu'il éprouvait à son sujet, et sachant pertinemment que les performances sexuelles qu'il pouvait lui offrir ne correspondaient en rien à ce que le pâle aimait recevoir.
L'Hatake était probablement conscient de l'amour qu'il lui portait, et le brun savait aussi qu'il en profitait probablement mais ne parvenait pas pour autant à lui en vouloir.
C'était comme ça, il l'aimait. Et quand on aime, on souffre.
Combien de fois avait-il essayé de l'appeler ce soir ? Il ne les avait pas comptés, mais quand finalement quelqu'un qui n'était pas Kakashi avait répondu à son appel visio, il ne fut même pas surpris de le voir complètement nu, sous les mains de bon nombre d'hommes, crier à plein poumon le visage tordu de... douleur ou de plaisir ? Il ne savait même pas. Ni même surpris de ne pas pouvoir compter combien lui assenait des paroles salaces et mêmes des insultes. Il n'en fallu pas plus pour que son téléphone ne termine sa triste existence éclaté contre un mur. Raccrocher aurait pris bien trop de temp, et il était impossible pour lui de soutenir cette scène plus longtemps. Cette vision d'horreur de son doux Kakashi traité de la sorte était intolérable et c'est des larmes furieuses qui avaient alors rougis ses amandes sombres et rougis ses joues de colère. Il aimerait tellement pouvoir lui offrir l'amour qu'il méritait, mais ce dernier semblait ne plus en avoir besoin. Kakashi ne semblait plus avoir besoin de lui, depuis qu'il vivait ensemble. Tenzo lui, en avait besoin. Il avait besoin de le savoir en sécurité, de le savoir en bonne santé. Un besoin puissant de l'avoir près de lui... Il s'en était voulu d'avoir réagi si impulsivement car son téléphone en morceau, il ne pouvait plus ni tenter de prendre des nouvelles ni même lui répondre s'il essayait de l'appeler.
Raison pour laquelle, il faisait les cents pas.
Le son strident de la sonnette le fit sursauter alors qu'il s'était résolu à essayer de s'endormir dans le canapé pour l'attendre. Ça ne présageait rien de bon. En général, Kakashi ne sonnait bien évidemment pas puisqu'il s'agissait de son lieu de vie, et s'il n'arrivait pas à ouvrir la porte, il finissait par gueuler à plein poumon ou à taper dessus pour qu'il vienne vite lui ouvrir cette putain de porte. Ce qu'il fit en manquant de tomber deux fois tant il s'empressa.
« Iruka ! Qu'est-ce que...
— Dis-moi merci, je ne serais pas intervenu il se serait probablement fait violer cette fois, et par plusieurs de ce que j'ai entendu ! Gronda le plus jeune en lui tendant le corps mou de l'Hatake.
— Oh... Kakashi... »
Le brun accueilli, les lèvres pincées, son tendre ami dans ses bras, le portant tel un prince charmant porterait sa princesse.
« Iruka, je te remercie, tu veux rentrer boire un café pour tenir ta nuit ?
— Non merci. Et à son propos, tu sais ce que j'en pense.
— Et tu sais ce que je vais te répondre.
— Oui, c'est vrai. Mais laisse-moi te dire que même si d'après moi Kakashi ne mérite pas l'amour que tu lui portes... Dit-il en regardant tristement ce dernier à peine conscient, Il ne mérite pas non plus ce qu'il lui serait arrivé ce soir si je n'étais pas intervenu... Au choix, se faire violer dans son sommeil par plusieurs hommes, ou s'endormir dehors avec le peu de vêtements qu'il porte, en cette nuit glacée... Essai d'être un peu plus dur avec lui. C'est pour son bien.
— Je... Merci, Iruka... Balbutia le brun. Bon courage pour ta nuit. Tu as raison... fit-il en fermant la porte de l'entrée. Je suppose... Chuchota-t-il pour lui-même. »
Une larme douloureuse fissura sa joue alors qu'il se remémorait les paroles de son collègue, allongeant délicatement l'Hatake dans le canapé, en s'accroupissant au sol face à lui. Quel aurait été le pire entre passer une nuit dehors si peu habillé par moins quinze degrés et se faire violer ? La mort ou le viol ? Les deux étaient inacceptables et tout était de sa faute. Par égoïsme, il ne lui avait jamais posé de limites dans le simple intérêt de pouvoir s'octroyer le droit de s'occuper de lui. Son être aimé aurait pu mourir cette nuit par sa faute.
Sa dépendance malsaine aurait pu avoir raison de sa moitié.
C'est la pulpe des doigts d'une chaude main tremblante glissant sur sa joue gelée et le triste son d'un sanglot qui avait réveillé le gris de son sommeil alcoolisé. Le visage de son Tenzô s'était alors dessiné doucement devant lui. Déformé par les sanglots qui le secouait, rougit par les larmes qui le dévoraient, secoué par sa respiration qui s'envenimait. C'était intolérable, et tout était de sa faute. Il lui avait promit ce matin. Il lui avait promit d'être là ce soir, à ses côtés. Et il ne l'avait pas tenue. Il n'avait pas tenue sa promesse, car sa dépendance l'avait rappelé à l'ordre.
Rentré souillé, soul, et laisser égoïstement Tenzô s'occuper de lui.
Sa dépendance malsaine faisait pleurer l'être qu'il chérissait le plus en ce monde.
Le brun vit un œil s'ouvrir. Un seul... l'autre étant collé par un liquide visqueux séché appartenant à un inconnu, qui n'avait rien à faire sur son visage d'ange ! Puis une main gelée vint se poser sur sa joue brulante de rage, ressuyant les larmes qui le brulait.
La main gelée apprécia la chaleur de la joue, tandis que cette dernière qui brulait, apprécia le soulagement froid que la main lui procura.
« Tenzô... Je suis tellement désolé... »
Kakashi avait la voix complétement cassé et avait loupé quelques syllabes.
« C'est moi qui suis désolé... Souri tristement le brun »
La main de Tenzô décolla doucement la mèche de cheveux gris qui était agglutinée de liquide masculin sur le front pâle, tandis que sa mâchoire se serra pour tenter vainement réprimer un nouveau sanglot de rage qui le secoua.
Les sermons d'Iruka s'entrechoquaient dans les souvenirs du pâle. Il était un dépravé qui profitait de son doux Tenzô... La larme qu'il venait de verser, c'était une larme de dégout de lui-même. Pas quant au fait de ses agissements, il les assumait totalement. C'était le dégout de se savoir responsable des larmes qui sciaient son doux visage, des sanglots qui étaient en train de le dévisager. Le doux visage de Tenzô, le garçon qui a toujours été à ses côtés au plus loin que remontait ses souvenirs. Le garçon qui l'aimait d'un amour sans faille.
« Tenzô... murmura faiblement Kakashi en regardant son corps secoué de bruyants sanglots, en versant une seconde larme silencieuse. Tenzô...
— Aller, viens... fit ce dernier en se redressant. On va nettoyer tout ça. Il le souleva sans mal dans ses bras puis déposa un baiser sur son front. Comme d'habitude, d'accord ? »
Se tenant la tête, Kakashi se redressa du canapé pour se diriger difficilement en direction de la salle de bain, heureusement soutenu par les bras musclés du brun. Ce dernier le fit s'assoir sur une chaise présente dans la salle de bain. Ses bras se levèrent machinalement quand la peau froide senti les mains chaudes glisser doucement sur son ventre, les laissant le débarrasser de sa chemise blanche. Tandis qu'un bras habile s'était emparé de sa taille pour soulever le corps moue de la chaise, une main s'était faufilée naturellement sur ses fesses pour faire glisser le reste de ses vêtements au niveau de ses chevilles. Une nouvelle fois assis sur la chaise, il tendit ses jambes chacune leur tour pour aider le brun à défaire ses chaussettes et terminer de retirer son jean et son caleçon. Seuls les reniflements de Tenzô brisaient ce silence quasi religieux, tandis que le regard sombre suivait celui qui triait machinalement les vêtements dans les paniers à linge sale.
Malgré la révélation de divers bleus sur ses hanches, le brun aurait pu réussir à tout de même tarir son flot de larmes, s'il 'n'avait pas vu un filet de sang couler d'entre ses cuisses quand il l'avait soulevé pour le mettre dans la baignoire.
« Dans quel état tu t'es mis Kakashi... pourquoi tu fais tout ça... se murmura-t-il pour lui-même, sans attendre de réponse. »
L'eau du bain fit souffler le gris de contentement. C'était son moment préféré quand il rentrait. Apprécier le gant de toilette de la main de Tenzô qui partait nettoyer ses souillures. Apprécier ses mains qui s'agitait dans sa chevelure mousseuse. Sa main qui ensuite protégeait tendrement ses yeux de la mousse, quand après que Tenzo ne se soit installé derrière lui dans la baignoire, elle effectuait une légère pression sur son front pour que sa tête soit confortablement accueillie dans le creux des ses larges épaules, pour venir de son autre main passer le pommeau de douche. Le pommeau de douche qui déversait encore et toujours l'eau à la température et pression parfaite, lui rinçant agréablement le front et le cuir chevelu, d'une caresse apaisante. Oui, c'est bien le moment qu'il préférait dans sa routine égoïste. Tenzô qui l'enlaçait possessivement. Le paradis, l'enfer. Le paradis parce qu'il se sentait aimé après avoir été bafoué et méprisé, l'enfer parce qu'il se trouvait égoïste de profiter de ses sentiments. Le paradis parce qu'il aimait la sensation de ses lèvres douce dans sa nuque, l'enfer parce qu'il se trouvait dégoûtant de ne pas s'en satisfaire. Le dégoût d'apprécier ces instants qui étaient le fruit même de ce qu'il méprisait le plus : la souffrance de Tenzô. Mais c'était plus fort que lui. C'était sa dépendance égoïste.
Kakashi, allongé sur lui dans la baignoire. Le paradis. L'enfer. Le paradis parce qu'il avait tout contre lui l'être qu'il chérissait. L'enfer parce que s'ils en arrivaient là, c'était parce qu'il était souffrant. Le paradis parce qu'il se sentait alors indispensable. L'enfer parce qu'il se trouvait dégoûtant d'apprécier ce moment. Le dégoût d'apprécier ces instants qui étaient le fruit même de ce qu'il méprisait le plus : les hommes dégoûtants qui souillaient le corps de celui qu'il voulait être le sien. Le dégoût d'apprécier la peau contre la sienne alors que l'inévitable aurait pu se produire sans l'intervention de son collègue et ami Iruka.
« Tenzôô~... tu as fait tomber le gel douche entre nos deux corps ou tu as simplement envie de mon cul ? Plaisanta faiblement celui dont la voix était cassée. »
Vint ensuite le dégoût d'avoir envie de le souiller à son tour alors même que l'eau se teintait de rouge pâle, preuve que son corps ne supportait plus d'être brutalisé de la sorte. Le dégoût de réaliser qu'il n'était pas mieux que tout ceux qui le prenait pour une poupée gonflable à fourrer.
« Ne te gêne pas pour te faire plaisir, marmonna l'Hatake en baillant. Je suis tout à toi, mais je ne serai pas très entreprenant, excuse-moi, souffla-il faiblement en fermant les yeux. »
Et enfin, le dégoût d'inspirer de la pitié à celui pour qui il aimerait inspirer de l'amour. Mais c'était plus fort que lui. C'était sa dépendance égoïste.
Après le bain venait ensuite la séance de séchage ou une nouvelle fois installé sur la chaise, les mains de Tenzô massait tendrement son cuir chevelu a travers une serviette qu'il avait précautionneusement fait chauffer avant. La sensation était telle qu'il laissait toujours un long soupire s'écraser sur le torse musclé qui lui faisait face. Il en profitait toujours pour s'amuser à parier sur quelle goutte d'eau atteindrait en premier le bas de son ventre, pour venir la goûter ensuite de ses lèvres. Puis comme cela semblait toujours réveiller un être semi endormi, il aimait bien le goûter lui aussi. La petite gâterie qui en suivait était un peu sa façon de remercier le brun pour avoir prit soin de lui, même s'il devait s'avouer qu'il appréciait lui aussi beaucoup cet instant de complicité intime. C'est ce qu'il voulu faire comme à l'habitude mais une main ferme l'en empêcha.
« Pas ce soir.
— Et pourquoi ? Demanda-t-il simplement en suivant du regard le brun qui enfila son peignoir chocolat. »
Il ne reçut aucune réponse sinon être enveloppé à son tour dans son peignoir gris qui était lui aussi agréablement chaud. Ses paupières étaient lourdes et être enveloppé dans cette douce chaleur le fit longuement bailler. Il avait hâte d'aller s'endormir aux côtés de Tenzô.
« Parce-que tu es fatigué. Finir par répondre celui qui aida l'homme faible d'ivresse à se redresser.
— Si ce n'est que ça je resterai éveillé pour toi. Tu peux profiter de mon corps cela ne me dérange pas. ».
Sans répondre à cette proposition qui le fit soupirer tristement, il amena alors le gris dans sa chambre, et l'installa confortablement sous les chaudes et épaisses couvertures en prenant bien soin de l'habiller d'un chaud pyjama avant. Il s'assit au bord du lit et passa tendrement sa main dans la chevelure qui commençait déjà a défier une nouvelle fois les lois de la gravité, de celui qui luttait pour ne pas s'endormir.
« Pourquoi tu ne t'allonges pas près de moi Tenzô ? Chuchota-t-il en maintenant difficilement ses paupières qui semblaient peser une tonne chacune.
— Tu es dans ton lit. Répondit ce dernier en retirant sa main.
— Qu'est-ce que je fais dans ma chambre ? Râla faiblement le gris en tentant de se redresser.
— Eh bien, c'est ta chambre. Tu es fatigué. Et tu dois dormir.
— Je t'ai dit que tu pouvais coucher avec moi quand même.
— Je n'en ai pas envie ce soir.
— Menteur. Tu as eu une demi-douzaine d'érections dans le bain, alors fais-toi plaisir.
— Non... C'est avec toi que j'aime coucher, pas avec une enveloppe vide. Alors endors-toi. »
Le brun se redressa du lit à l'entente d'un énième bâillement de celui qui ne parvenait plus à rester éveiller.
« Comme tu veux... On aura qu'à juste dormir. Tu peux me porter ? Je n'arrive plus à me lever.
— Non, tu dors dans ta chambre ce soir. Répondit fermement le brun en se dirigeant vers la porte de la chambre. Bonne nuit, dors bien Kakashi.
— Mais je veux dormir avec toi comme d'habitude.
_Non. S'il te plait, dors maintenant. Soupira tristement le brun en se mordant l'intérieur de la lèvre, posant sa main sur la poignée de porte.
— Tu m'en veux c'est ça ? Murmura le gris en fermant les yeux. Je suis désolé... Tenzô... Souffla-t-il en s'endormant, le sommeil ayant finalement eu raison de lui.
— C'est à moi que j'en veux, et surtout pas à toi, murmura-t-il en ouvrant la porte. »
Un dernier regard attendri à l'encontre de celui que venait d'attraper les bras de morphée, puis il quitta la pièce, en s'adossant à porte ensuite, pour y laisser son dos glisser jusqu'à ce que ses fesses ne touchent le sol froid. Il replia ses genoux contre son torse pour les enlacer de ses bras, et y enfoui ensuite sa tête bouillonnante de réflexions, bouillonnante d'une rage humide qui était venue souiller son visage.
Iruka avait raison. Cette situation ne pouvait plus durer. C'était pour leur bien à tous les deux.
« J'espère que tu sauras me pardonner pour la décision que je m'apprête à prendre. »
La lumière froide du matin était venue transpercer les rideau et illuminer le visage pâle endormi. C'est cette lumière désagréable qui l'avait happé de force de son lourd sommeil. Ses yeux papillonnèrent douloureusement. Il était si bien installé sous les couettes chaudes alors qu'au plus loin que ne remontait ses souvenirs, il était en train d'expérimenter combien de sexes masculins son corps pouvait accueillir en même temps. Est-ce qu'il était resté dormir à l'hôtel ?
L'odeur familière de son chez lui, lui confirma que non. Il y avait quelque chose de différent. Il se réveillait d'habitude les lendemains de débauche dans un lit plus chaud et confortable, dans des linges de lit qui dégageait une odeur boisée, l'odeur corporelle de Tenzo. Dans la chambre de Tenzo. Et là, il était... dans sa chambre. Sa chambre, quelle drôle de constatation alors qu'il n'y dormait presque jamais.
Le verre de paracétamol fut bu d'une traite alors que Kakashi cherchait son brun du regard. Il haussa des épaules en partant chercher de quoi déjeuner.
« Parti me racheter un téléphone »
Était le mot déposé sur la cafetière. Pourquoi Tenzo rachetait un téléphone ? Peut importe. Il se fit couler un café, la cafetière instantanée rompant le silence religieux qui régnait dans la maison, pour se réveiller. Il glissa sa main dans ses cheveux en pagaille. Il constata qu'ils avaient au moins été lavé. Il sourit pour lui-même en partant enfiler ses pantoufle, sa tasse de café à la main pour s'installer dans son canapé.
Il faisait drôlement froid ce matin, et Kakashi fit glisser le plaid présent sur le canapé sur lui en calant ses jambes dessous. Alors qu'il s'apprêtait à se réchauffer en amenant ses lèvres frissonantes sur la tasse brulante, une encoche dans le mur et un téléphone brisé au sol attira son attention. La tasse fut posée sur la table basse tandis qu'il se redressa en prenant bien soin de s'enrouler du plaid pour aller ramasser ledit téléphone. L'écran était en effet brisé et il s'écorcha même le doigt en le déverrouillant. C'était étonnant qu'il fonctionne encore. Personne n'aurait pu le deviner vu l'état dans lequel il était. Mais Kakashi était du genre têtu.
L'historique d'appel apparu derrières les fissures de l'écran, et il fut stupéfait de voir qu'il avait répondu à un appel visio car il ne s'en souvenait pas. Pourtant l'heure à la quelle il avait effectivement répondu, il se souvenait très bien avoir les idées bien claires à ce moment de la soirée. C'était justement quand il avait expérimenté combien son corps pouvait...
« Oh mon dieu. »
S'il y avait bien une chose que Tenzo ne voudrait jamais voir, c'était bien ça. Le gris connaissait les sentiments qu'il éprouvait pour lui et il n'avait pas du supporter. Le brun avait alors probablement juger que raccrocher mettrait trop de temps.
C'est la date qu'il vit en second qui frappa sa pitoyable existence de la totalité des souvenirs de la veille. Le gars qui l'avait secoué contre un mur, l'intervention d'Iruka, les paroles d'Iruka, les sanglots incessants de Tenzo, le bain, le sang dans la baignoire, puis le refus de Tenzo de dormir avec lui...
Le dépravé qu'il était pour avoir fait souffrir la personne la plus chère à ses yeux.
Il souffla en balançant doucement le téléphone sur le canapé. Puis se dirigea dans la chambre de l'être a la chevelure cacao en traînant des pied, rompant une nouvelle fois le silence par le frottement des chaussons au sol.
Il se glissa sous les couettes après avoir lâché le plaid au sol et huma cette odeur qu'il aimait tant. Il avait hâte qu'il ne rentre pour s'excuser d'une partie de jambe en l'air qu'il allait lui offrir. En s'offrant ses lèvres qu'il aimait tant savourer. Le sommeil l'emporta une nouvelle fois, la caféine ayant été abandonnée dans le salon.
Il ne savait pas combien de temps il avait encore dormi mais c'est l'affaissement du matelas qui l'avait cette fois-ci sorti du sommeil.
« Allonges-toi près de moi... souffla l'Hatake sans même ouvrir les yeux. »
Le silence comme réponse le força à ouvrir les yeux. Tenzo était assis sur le bord du lit et lui faisait dos.
« Pourquoi es-tu en tenue de travail ? Tu étais censé être en congé aujourd'hui.
- Je suis allé voir mon responsable.
- Pourquoi ? Demanda Kakashi en baillant, s'enfonçant dans le matelas.
- Pour déménager.
- Tu veux qu'on déménage ? Elle est cool cette maison, y a même une piscine. Répondit nonchalamment le gris en fermant ses yeux une nouvelle fois.
- Non, toi tu pourras rester ici. Je peux payer. »
Une chose n'allait pas. Mais cette seule et unique chose eu l'effet d'une douche froide pour le gris qui réouvrit ses yeux de stupeur.
- De quoi ? Je crois que j'ai mal entendu, j'ai mal dormi cette nuit.
- On va vivre séparément. Ce sera mieux pour toi et mieux pour moi. Répondit simplement le brun.
- Quoi ?! Se redressa le gris. Ose me dire droit dans les yeux que tu ne veux plus vivre avec moi. Ordonna la voix sévère et menaçante qui fit déglutir le brun.»
Le brun obéit alors et lui fit face, puis répéta sans rompre le contact visuel.
« On va vivre séparément. Ce sera mieux pour toi et mieux pour moi.
- C'est cet abruti d'Iruka qui t'a mis ça dans la tête ?
- Non.
- Je sais... C'est ce que j'ai fais hier. Je suis désolé que tu ais du voir ça ce n'était pas...
- Il ne s'agit pas de ça.
- Alors pourquoi ? ».
Le brun baissa les yeux, comme pour essayer de ne pas croire ce qu'il allait dire.
« Parce que... à l'inverse de moi, toi, tu n'as plus besoin de moi. Alors... ça ne sert plus a rien de vivre ensemble. C'était un stupide rêve d'enfant, rien de plus. Je souffre, tous les jours, de t'avoir à mes côtés. C'est à la fois égoïste de ta part de m'infliger ça et égoïste de ma part de réclamer ta pitié. Ce déséquilibre dans l'attente que l'on a de l'autre est néfaste et malsain. »
Comment ça il n'avait pas besoin de lui ? Comment ça il le prenait-il en pitié ? C'est tout ce que le brun pensait de lui ? Qu'il le prenait en pitié et qu'il n'avait plus besoin de lui ? Mais Tenzô était son oxygène et il était le sien ! Depuis toujours ! Mais il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même... Si seulement il avait pu se montrer plus attentif à ce que ressentait son Tenzo. Il savait qu'il l'avait fait souffrir hier mais l'entendre de ses lèvres lui trancha le cœur en deux.
Une peur soudaine de le perdre à jamais comprima douloureusement sa poitrine comme si l'air le quittait pour ne jamais revenir. La dernière fois qu'il avait ressenti ça, c'est à la mort de leurs parents, puis quand ils avaient été séparés. C'était insoutenable. Tellement insoutenable que les crises d'angoisse qu'il faisait tout le temps exaspéraient les familles d'accueil qui s'étaient mises à le jeter à d'autres encore et encore.
Est-ce que Tenzo ressentait ça quand il partait voir d'autres hommes le soir ? Des centaines de sensations et réflexions désagréables se livraient une bataille dans le corps du gris alors que le brun se redressa du lit.
« Couche avec moi maintenant. »
Kakashi retient le brun par le bras. Il n'avait rien d'autre à proposer dans l'instant. Il fallait vite qu'il trouve une idée et celle-ci fut la première à germer, comme d'habitude.
« Je suis sûr que tu en as envie, murmura l'hatake en abaissant la couverture pour se toucher sensuellement les boutons de chairs devant ses yeux.
- Je ne veux plus de ta pitié Kakashi. Protesta Tenzo en reprenant fermement l'usage de son poignet
- Allez... Je sais que tu meurs d'envie de posséder mon corps. »
Regarder l'homme qu'il aimait, ondulant sensuellement sous la couverture en imaginant son érection naissante qui dessinait comme un chapiteau était effectivement un supplice pour le brun, qui prenait pourtant cette décision pour leurs biens.
« Ne rend pas les choses si difficiles... Tu sais que je ne peux pas te résister... déclara tristement le brun en détournant le visage.
- Tu crois peut-être que de te voir vêtu en agent de police ne me fait aucun effet ?
- Peut importe. Ce n'est pas avec moi que tu as envie de coucher mais avec « l'agent de police », répondit-il fermement en insistant sur les trois derniers mots. Et je ne veux plus coucher avec toi. Déclara stoïquement le brun en quittant la chambre, laissant le pale peneau dans son lit. »
Kakashi regarda tristement le brun quitter sa chambre. Alors... c'était finit ? De toute façon, qu'est-ce qui était finit puisqu'il n'était pas un couple ? L'angoisse était revenue une nouvelle fois lui comprimer la poitrine. Il avait toujours pris pour acquis l'amour du brun sans jamais lui montrer qu'il en éprouvait également à son encontre. Par pure égoïsme. Se demandant s'il s'occuperait si bien de lui s'il n'agissait pas comme un dépravé comme l'avait si bien dit Iruka. C'est probablement pour cette raison que le brun pensait qu'il le prenait en pitié.
En réalité il aimait plus que tout quand ils couchaient ensemble. Le sexe tendre et sensuel, comme aimait le décrire Tenzô, il n'aimait pas ça en dehors de la maison, mais quand c'était Tenzô qui lui offrait, ça lui faisait du bien. C'était probablement parce que c'était Tenzô... Ça apaisait les maux qu'il s'infligeait délibérément pour bénéficier égoïstement de son attention.
Au début il ne le faisait pas pour ça, il le faisait car il avait appris juste de temps en temps à apprécier cette façon d'apprivoiser le sexe à plusieurs. Mais il avait fini par remarquer une chose. Tenzo prenait tellement bien soin de lui quand il rentrait qu'il était devenu dépendant de cette routine. Alors, il avait continué à se donner à plusieurs hommes, et était allé de plus en plus loin jusqu'à tester les propres limites de son corps, dans la simple optique de bénéficier des soins du brun.
Il n'avait posé qu'une limite. Personne n'avait le droit de l'embrasser. Et c'est ce matin même qu'il s'était rendut compte d'une chose qui était pourtant évidente :
Il n'avait jamais embrassé personne d'autre que son doux Tenzo. Et l'idée de le perdre lui donna soudain envie de vomir. Et presque envie de mourir.
« Tenzo ! S'écria-t-il en quittant le chambre, le cherchant du regard. Tenzo, allez quoi... souffla-t-il en collant son dos a son torse. »
Le brun était debout en plein milieu de salon, droit comme un piquet.
« Si je te dis que... j'en ai envie aussi... chuchota le gris en mordillant son oreille. Tu veux bien coucher avec moi ? Demanda-t-il en partant lécher sa nuque, tout en partant déboucler la ceinture de son uniforme.
- Je te dirais que tu dis ça a chaque fois pour me faire plaisir. Et que tu n'as jamais eu envie de coucher avec moi, pour la simple et bonne raison que ce que tu aimes dans le sexe, je ne serai jamais capable de te l'offrir, car te faire souffrir est pour moi impossible. Maintenant lâche moi ! »
Tenzo tenta de se défaire de l'étreinte, mais il fallait avouer que la musculature pâle n'avait rien à envier à la sienne. Et par-dessus tout, il était du genre têtu.
« Et si je te disais que... »
Les fines lèvres de l'être pale se pincèrent. Comment avouer qu'il se faisait souffrir exprès pour récolter ces tendres moments sans se prendre un marron dans la figure ensuite ?
« C'est avec toi que j'ai envie de coucher Tenzo, juste une dernière fois. Allez... J'en ai vraiment envie de j'assure. »
Il n'avait clairement pas envie que ce ne doit la dernière fois mais il aurait tout le loisir de le convaincre après, quand les brume de l'orgasme qu'il s'apprêtait à lui offrir serrait encore assez plaisante pour lui faire promettre de ne jamais l'abandonner.
Face à la non réaction du brun, il termina de déboucler la ceinture tactique pour faire glisser sa main sur la bosse déjà dessinée sur son caleçon.
« Je confirme, tu ne pourras jamais me résister... murmura le gris en le faisant pivoter pour s'agenouiller devant sa convoitise. »
Docilement, l'être a la chevelure de cacao le laissa faire ce qu'il voulait dans une résignation évidente. Il avait raison. Il ne pourrait jamais lui résister... Il en eu presque envie de gémir quand il le vit sortir sa future sucette au cœur coulant de l'emprise de ses vêtements de police. Les lèvres roses qui soufflaient sur sa bougie brûlante étaient à croquer. Le plus difficile était de savoir que cette langue habile qui s'enroulait goulûment autour de sa boule de glace saveur Tenzô s'enroulait également autour de beaucoup d'autres boules de glace aux saveurs fades et amers. Il aimerait être sa seule et unique banane pour apprécier pour toujours cette gorge étroite qui la dégustait entièrement avec une facilité déconcertante, salivant abondamment face à la friandise qu'elle s'offrait, décuplant les sensations alors qu'elle se resserrait dans des petits sons de déglutition.
Sa petite tête grise qui allait et venait si bien sur son sexe comme si elle le connaissait par cœur. Son regard envoûtant qui kidnappait le sien, ses pupilles sombres qui reflétaient les siennes, ses joues pales subtilement rosées par l'excitation...
« Ahh... Kashi... gémit-il en partant déposer délicatement une main dans sa nuque pour y déposer de douces caresses amoureuses. »
Les caresses buccales étaient parfaites, adroites et habiles comme si elles ne savaient faire que ça. Chaque fellation qu'il recevait était meilleur que la précédente, avec comme bonus l'effet d'un boumerang lui rappelant la réalité en pleine figure : il n'était pas sien. Et il s'entraînait même régulièrement à déguster d'autres sucettes saveur poubelle au cœur coulant périmé. Il se trouvait dégoûtant d'apprécier. Et ça lui donnait soudain envie de vomir et presque envie de mourir.
« A... Arrête ! Demanda-t-il en se rattrapant au buffet derrière lui, les jambes fébriles de l'arrivée imminente d'une jouissance malsaine qu'il s'interdisait. Aahhh...
- D'accord, acquiesça le gris en se léchant les lèvres. Je n'avais de toute façon pas l'intention de te faire jouir avant que tu ne me prennes avec cette magnifique queue que j'ai préparé. »
Ce dernier se redressa et vint déguster les lèvres pulpeuses saveur Tenzo de ses lèvres encore humides. Elles étaient si douces, si fermes, si chaudes, si savoureuses. Jamais, Ô grand jamais, il ne voudrait goûter d'autre lèvres. Cela donnerait un arrière-goût désagréable et viendrait gâcher ces sucreries exquises que sont les lèvres de son Tenzo. Elles étaient si hésitantes que ça les rendirent encore plus appétissantes. La langue finalement résignée étaient venu chercher la sienne pour l'attirer dans une danse qui mêlaient leurs saveurs, donnant un goût aigre doux à ce sublime baisé. Il mit fin à ce dernier dans un petit bruit attendrissant en reculant doucement son visage pour le dévorer des yeux.
Ses yeux en amandes aussi sombre que la nuit, encore mi-clos, battant joliment des cils, ses grandes lèvres aussi pulpeuses que délicates encore rougies par cette danse passionnée, cette mâchoire carrée et masculine qu'il avait envie de dévorer de ses lèvres. Et cette chevelure joliment chocolatée qui lui rappelait que devant lui se dressait... Tenzô. Tenzô, ce garçon qui était sa moitié.
Comment avait-il pu oublier qu'il était sa moitié depuis toujours ? Comment avait-il pu s'amuser avec lui au point qu'il veuille vivre séparé, eux, Kakashi et Tenzô, les petits garçons qui s'étaient juré de vivre ensemble pour toujours quand ils seraient grands ? Bravant les interdits et les dangers du monde des adultes pour ne serait-ce qu'une seconde à respirer dans les bras de l'autre ? Il était un monstre pour l'avoir fait souffrir, mais ne pouvait pas se résigner pour autant.
Sa peur de le perde était si grande qu'une idée germa dans son esprit.
« Monsieur l'agent, il semblerait que vous ayez fait tomber quelque chose... roucoula le gris en faisant tournoyer une paire de menottes autour de ses doigts.
- Je ne t'attacherai pas, Kakashi. Souffla le brun. Allez, ça suffit. J'ai dit que je ne voulais plus... hmm »
Les hanches pressées contre les siennes eurent vite fait de le faire taire.
« Je suis désolé de vous l'apprendre, mais vous êtes en état d'arrestation Monsieur l'agent.
- Quoi ? »
Le brun n'avait pas eu le temps de comprendre ce qu'il se passait puisque sentir les mains pales le toucher partout à la fois pour le déshabiller était trop hypnotisant pour réfléchir. Et c'est de cette façon qu'il venait de se rendre compte qu'il avait les poignets liés au dessus de sa tête, de ses propres menottes, dans son propre lit.
« A quoi tu joues ?
- Je t'empêche de quitter cette maison. Susurra l'Hatake en le chevauchant sensuellement en tenue d'Adam. »
La main pâle eu vite fait de placer le sexe encore humide entre ses fesses quémandeuse.
« Arrête ça, tu vas te faire mal ! Rugit le brun en tentent vainement de se défaire de l'emprise de ses propres menottes. Tu n'es pas préparé et je ne veux pas te faire mal ! S'énerva-t-il.
- Tu ne pourras jamais me faire mal, Tenzo... sourie tendrement l'être pâle en s'empalant dans un long souffle de satisfaction. Ça fait tellement de bien...
_ Bien évidement puisque tu aimes souffrir dans tes rapports. Ça suffit hmmm... Arrête ça je ne veux pas te faire souffrir ! Se debatait le brun, mais une grande main pâle faisait pression sur son torse pour le maintenir.
_ Tu te trompes... souffla l'Hatake en entamant de lent mouvement de hanches. Laisse-moi te montrer une dernière fois à quel point ton corps a besoin du mien. »
Bien évidemment que son corps avait besoin du sien. Pourquoi rendait-il sa décision si difficile ? Ses mouvement de hanches qui accueillait si bien son plaisir étaient si exquis qu'il ne pu une nouvelle fois rien lui refuser. Comme il le disait si bien, comment refuser quelque chose à cette gueule d'ange qu'il aimait tant ?
Ses hanches ondulant divinement bien en réponses aux siennes qui s'étaient mises à l'accompagner dans cette danse érotique, son visage tombant en arrière, ses lèvres pincée de désir, ses gémissements sensuels et ce corps si tentant étaient là définition même de la luxure et il n'avait envie que d'une chose pour rendre cet instant parfait.
« Kashi... laisse-moi... de toucher... demanda-t-il d'un mouvement de bassin qui électrisa le pâle.
_ Aah ! Dis moi... Dis moi où tu veux me toucher ? Lui répondit Kakashi en le dévorant des yeux.
_ Ton visage... »
Kakashi partit poser une main sur le visage du brun, caressant les joues brûlantes, et sa deuxième main sur sa propre joue.
« Ton torse... haletait le brun en enveniment ses mouvements de hanches sous le bassin du pâle. »
Les mains glissèrent sur leurs torses tel un miroir, partant dessiner chaque recoin de leurs muscles luisants.
« Tes hanches... souffla dans un gémissement de frustration le brun en dévorant les dites hanches des yeux qui dansaient sur les siennes. »
Le pale se pencha pour voler un baiser à l'être chocolaté, en partant le délivrer de ses chaînes. Il lui murmura près de ses lèvres avant de se redresser dans sa position initiale :
« Fais nous danser comme tu sais si bien le faire, Tenzô... »
Ses mains finalement libres partirent alors empoigner fermement les hanches pales pour les faire aller au rythme qui le ferait vite venir. C'est-à-dire ni trop lent ni trop rapide, un rythme qui faisait chanter leurs bassins dans une danse ou s'entrechoquaient délicieusement leur peau. Une danse ni trop douce, ni trop forte, juste ce qu'il fallait pour ressentir parfaitement la chaleur l'envelopper dans une étreinte divinement étroite et parfaite comme s'ils étaient faits pour s'assembler.
Les caresses charnelles les plus sensationnelles sont sans aucun doute celles offertes par la personne que l'on aime.
« Kakashi... C'est si bon... Je vais... hmmm»
Les mains qui empoignaient possessivement ses hanches avec félicité, les soulevant et les rabaissant à un rythme parfait dont seul le brun connaissait le secret, mêlaient subtilement comme à chaque fois, tendresse et fermeté, tel un cocktail explosif de sensualité qui lui faisait perdre complètement pied. Et il se jura à cet instant que plus aucune autre main ne touchera son corps ensuite. Quitte à rester chaste pour le restant de ses jours s'il venait effectivement à l'abandonner, comme il le méritait.
Son empreinte restera alors sur ses hanches comme la signature de l'amour du seul homme qui ne l'a jamais aimé et respecté : Tenzô.
Car les caresses les plus sensationnelles sont sans aucun doute celles offertes par les mains de la personne... que l'on aime.
« Tenzo... Aaaah... je t'... hmmm ».
La jouissance qui les emporta tout deux aux dessus même du septième ciel ne le laissa pas finir sa phrase. Et c'est comblé comme il ne l'avait jamais été qu'il se laissa ensuite tomber aux côtés du torse haletant et luisant de sa venue, de l'être à la chevelure cacao.
Tout deux appréciant les vagues de plaisir qui remuaient encore dans leurs bassins telles une tempête de sensations.
Sachant pertinemment que le brun venait de faire l'amour pour la toute dernière fois à celui qu'il aimait tant, il s'octroya le droit d'aller enfouir son visage dans son cou, pour humer une dernière fois la seule et unique chose qu'il pouvait véritablement respirer : l'odeur enivrante de Kakashi. L'odeur de celui sans qui respirer sera une véritable souffrance maintenant qu'ils allaient vivre séparément.
L'argenté accueilli avec tendresse le visage qui venait de s'enfouir dans son cou. La main pâle parti se poser telle une plume dans sa nuque, et se mit à trembler à l'idée que ce serait la dernière fois. La dernière fois qu'il sentait son corps contre le sien.
Ils ne prendraient plus de petit déjeuner ensemble. Ils ne riraient plus ensemble. Ils ne se moqueraient plus des railleries d'Iruka avec complicité. Ils ne se retrouveraient plus autour d'un déjeuner que le gris aurait préparé pour le retour du brun. Ils ne regarderaient plus leurs séries favorites en s'empiffrant plus que de raisons de noix et de poissons grillés. Ils ne partiraient plus en vacances ensemble, ne prendraient plus de selfies débiles, ne flâneraient plus au parc comme deux vieux le dimanche, ne s'amuseraient plus à s'éclabousser dans la piscine comme des enfants, ne feraient plus la vaisselle ensemble, ne partageraient plus toutes ses choses qui paraissent si insignifiantes mais qui les rendent si heureux d'avoir réalisé leur rêve.
La main pâle se resserra dans la chevelure brune et les amandes se comprimèrent pour retenir les larmes douloureuses.
« Je refuse... Je refuse tout cela. »
Le brun ne répondit pas. Il savait à quoi il faisait allusion. Ils avaient toujours su savoir quand l'autre pensait la même chose que lui. C'est comme ça que fonctionne les moitiés. La décision était douloureuse mais nécessaire. Kakashi ne l'aimait pas du même amour que lui, et vivre à ses cotés était un véritable supplice qui l'avait amené à mettre sa vie en danger par pur égoïsme.
« Je n'ai pas envie que ce ne soit la dernière fois. Déclara fermement la voix rauque en partant enfouir sa deuxième main dans les cheveux bruns.
- J'ai déjà pris ma décision Kakashi. Protesta Tenzo en tentant de retirer sa tête de sa nuque, en vain car elle était fermement maintenue par la poigne de Kakashi. Lâche-moi.
- C'est hors de question. Protesta-t-il aussi tendrement que sévèrement. Tu ne bougeras pas de là. On est trop bien l'un contre l'autre, tu ne trouves pas ? »
Le brun se mit à déglutir. Il se laissa docilement caresser ses cheveux par la main pâle et habile. Il souffla de contentement en enfouissant encore plus son visage dans son cou. Il avait l'impression d'être aimé pour la première fois. C'était autant satisfaisant que douloureux, car il savait qu'il faisait ça dans l'unique but de lui faire plaisir. Et que c'était... la dernière fois. Il ne put retenir plus longtemps la larme qu'il retenait jusque-là et qui partit chatouiller la peau dans sa nuque. Il n'aurait jamais dû accepter de coucher avec lui une dernière fois, au moins, la séparation qui arrivait n'aurait pas été si douloureuse. Pas autant...
L'avoir à ses côtés comme ils se l'étaient promis étant enfant, était sans l'ombre d'un doute ce qu'il aurait voulu. Pourquoi n'a-t-il pas été capable de tenir cette fichue promesse ? Sa dépendance égoïste venait de tout foutre en l'air. Il venait de briser lui-même la seule promesse que Kakashi n'avait jamais brisé. Celle de vivre ensemble. Les écumes restantes de l'orgasme eurent vite fait de laisser la place aux flots de larmes qu'il ne pouvait décidément jamais retenir et qui souillaient maintenant la peau pâle sur laquelle il était installé. C'était impardonnable.
« Tenzô tu...
- Tais-toi.
- Tenzô, laisse-moi parler s'il te plaît. Demande l'Hatake en enlaçant possessivement le bas de son dos de ses deux bras, faisant naitre des frissons sur la peau. »
Kakashi prit une grande inspiration dans les cheveux du brun. Il aimait tellement cette odeur boisée qu'il avait l'impression de respirer comme s'il était resté des années en apnée.
« Si je te promets que je ne coucherais plus jamais avec d'autres hommes, et que même plus personne ne posera la main sur mon corps ! Et que je deviendrais maître chien comme mon père pour ne plus vivre a ton crochet... Est-ce que tu peux me promettre à ton tour de ne jamais, jamais... jamais ! Quitter cette maison. Et de... il prit une deuxième inspiration senteur Tenzo dans les cheveux chocolat pour se donner du courage. Et de toujours prendre soin de moi ? Demanda-t-il en retenant difficilement un sanglot, reprenant une bouffée d'air boisée pour le contenir dans un reniflement discret. Comme tu l'as toujours fait... »
La chevelure brune quitta cette fois-ci facilement le cou dans laquelle elle s'était nichée, laissant derrière elle une caresse apaisante sur la peau pâle. Et alors qu'il allait lui répondre qu'il ne tenait de toute façon jamais ses promesses, la sévère détermination mêlée à la douloureuse détresse dans les yeux de son Kakashi lui soulevèrent douloureusement le cœur. De telles paroles venant du pervers le plus flemmard qu'il n'a jamais connu, ça ressemblait complètement à... « Une déclaration d'amour », pensa-t-il.
« Kakashi, tu...
_Tais-toi, ricana-t-il nerveusement en détournant son visage rosé par la déclaration détournée qu'il venait de faire. Si je rentrais comme ça tout les soir c'était... juste pour que tu t'occupes de moi. Tu as le droit de me frapper juste pour ça, je le mérite.
- Qui serais-je pour te frapper alors que... je te laissais délibérément agir égoïstement de la sorte juste pour pouvoir m'occuper de toi... espèce d'idiot ! J'aurai même pu te perdre hier soir à cause de ça...
- On est tout les deux des idiots alors ? Renifla le gris en partant ressuyer les larmes impardonnables qui dévalaient les joues de son brun.
- J'imagine que oui... pouffa le brun parmi ses larmes en partant également essuyer l'unique larme qui était déjà de trop sur le visage d'ange de son Kakashi.
- Alors... ta décision ? »
Le brun souffla longuement en nichant une nouvelle fois sa tête dans le cou du gris. Prenant une bouffée d'air senteur Kakashi qu'il aimait tant.
« Tu sais bien que je ne pourrai plus jamais rien te refuser après ce que tu viens de me promettre... alors promets moi de tenir ta promesse ! »
Kakashi acquiesça en pouffant tout de même que cela ne voulait rien dire, tout en entamant de douce caresse dans le dos de celui qui était devenu son petit ami par cette révélation. Il avait d'ailleurs bien l'intention de fêter ça après avoir échangé leur promesse dans doux baiser.
« On fait l'amour ? Demanda-t-il en quémandant un nouveau baiser qui ne put lui être refusé. »
Leurs langues s'unirent sensuellement dans le premier vrai baiser de leur relation amoureuse. La langue taquine apprécia l'ivresse de sa jumelle et la fougue prit vite la place à la tendresse, réveillant les êtres jusque-là endormis.
« Aah... Kakashi, tu es insatiable... articula le brun entre deux baiser...hmm
- Je sais... Si tu es fatiguée on peut échanger les rôles roucoula sensuellement le gris en inversant rapidement les positions d'un mouvement souple et maitrisé.
- Quoi ? Sursauta Tenzô en fronçant les sourcils.
- Je veux dire... qui dit changement de vie, dit changement au lit non ?
- Non, je suis totalement sûre que cette expression n'existe pas.
- Elle existe par le simple fait que je viens de la prononcer.
- Tu racontes n'importe quoi.
- Maah, Je suis pourtant certain que ton cul tendre comme le bois de sapin saura devenir dépendant de ma queue déjà dure comme l'acier à cette idée... fit Kakashi en amenant un doit près de l'anneau de muscle du brun, après s'être servir de sa propre venue comme lubrifiant.
- Kakashi ! Gronda le brun en écarquillant ses amandes sombre. Tu n'es qu'un perv... aaaah ! Gémit Tenzô en agrippant les draps.
- Je te pressente ta prostate, tu peux lui donner un petit surnom, j'ai appelé la mienne...
- Je ne veux pas le savoir ! Aaah... fit le brun en ondulant ses hanches sous les caresses habiles du gris. Hmm... arrête ça... aaah..
- Bon d'accord, j'arrête. Fit l'Hatake en retirant son doigt. Ah moins que tu ne souhaites que je continue ? Demanda-t-il en tournant son doigt devant son entrée avec supplice.
- ... Peut... peut être... Balbutia Tenzô en détournant le regard.
- Demande le moi. Et je te ferai découvrir un plaisir dont tu n'as pas idée...
- Continue Kakashi, s'il te plaît ? Rougit le brun en détournant le regard.
- Hmmm... Je m'attends à quelque chose de plus explicite. Taquina le gris en mordillant un bouton de chair. »
Tenzo souffla d'exaspération face à ce qu'il s'apprêtait à dire et attrapa brutalement le visage surpris de Kakashi pour le fixer dans les yeux.
« Je suis certains que ton sexe aussi dure que l'acier saura tout autant être dépendant de l'accueil chaud et étroit que lui réservent mes vierges fesses tendres comme le bois de sapin ! Non mais tu te rends compte de ce que tu viens de me faire dire ? Espèce de pervers !
- Un pervers que tu aimes... chuchota Kakashi en repartant faire découvrir les plaisirs de la chair à son Tenzô, le préparant à l'arrivée de son membre impatient titillant la boule de nerf avec délice.
- Un pervers que j'aime oui... souffla le brun en tendant ses lèvres dans un sourire aimant, ondulant ses hanches, soutenant difficilement un gémissement face à ce plaisir nouveau.
- Et que j'aime aussi... »
Kakashi s'empressa d'attraper les lèvres tendues et de les déguster avec amour et appétit.
Ils unirent ensuite leurs corps dans un cocktail de tendresse et de sensualité. Ondulant leur corps l'un contre de l'autre, sans jamais les séparer. Chacun découvrant un nouveau plaisir charnel pour débuter cette nouvelle vie, qu'ils vivraient ensembled et amoureux.
Ensembles et heureux.
C'est à l'arrivée de la jouissance explosive que les larmes de joie coulèrent enfin sur leur visage et qu'ils se murmurèrent à l'unisson, liés par l'amour charnel, front contre front, lèvres contre lèvres, respirant l'air de l'autre comme s'il n'avait jamais pu respirer autre chose :
« Je t'aime, et tu es ma dépendance. »
F I N
J'espe sincèrement que ce One Shot vous a plus :) N'hésitez pas à la fav fz's ce cas et à le dire ce que vous en pensez :)
Comme d'habitude je vous préviens que je suis beaucoup plus active sur Wattpad :)
Bien à vous, Sweetysamaa
