Chapitre quatre nous y voici, toujours un peu de rigolade, une disparition, un peu de sérieux et des informations bref un bon chapitre à lire !


Une fois l'effervescence de la victoire des Poufsouffles descendue et la mise en couple soudaine de Démétria et Killian acceptée par les groupies de ce dernier, les cours reprirent normalement, enfin, aussi normalement que possible. Madison, Ashley et Rebecca, les trois colocataires des cousines Hawkeyes/Hepburn, eurent le droit à un cours de Divination extraordinaire.

Leur professeur, Fernand Vats dit Bridou, un homme dans la trentaine, chauve aux allures hippies qui semblait fumer autre chose que de la cigarette, leur fit un cours sur une sorte de divination à base d'un sort qui permettait de connaître une chose sur notre propre futur. Il avait fait une démonstration avec James Potter, qui suivait cette matière juste pour dire qu'il avait les trois options demandées. Et devant toute la classe, le professeur plongea Potter dans une sorte de transe. Le lanceur du sort voyait lui aussi l'image que percevait la personne en transe.

Quand, sorti de sa transe, on demanda à Potter ce qu'il avait vu, ce dernier balbutia avant que le professeur ne réponde pour lui : « des cheveux roux ». Bien sûr, cela fit rire tout le monde. Potter était un Weasley, une famille de roux, et voilà qu'il allait certainement finir avec une rousse, comme son père.

Le soir même après le repas, Emma remarqua vite qu'elle n'avait pas vu son frère ni aucun des deux première année qui trainaient avec lui. Elle en parla à Alice, et les deux filles partirent voir Tigan et Faith pour savoir s'ils les avaient vus, ce qui n'était pas le cas.

Ils décidèrent de les chercher. Démétria et Alexianna se proposèrent pour rejoindre le groupe de recherche, et ils prirent tous la direction des cachots en prenant soin de ne pas se faire voir par des élèves ou professeurs, le couvre-feu étant dans à peine trente minutes.

Alice sortit de son sac des talkies-walkies. Elle en expliqua le fonctionnement, et dut préciser à Alexianna comment des objets moldus pouvaient fonctionner à Poudlard. Pour faire court, si on simplifiait ce qu'Edward lui avait expliqué car c'était lui qui les avait fabriqués, des cristaux jouaient le rôle de batterie, un sort permettait de garder dans les cristaux de l'énergie magique, et tous les talkies-walkies munis du même genre de cristaux pouvaient communiquer entre eux. Les jumeaux Moon apparurent et Alice leur proposa d'aider, ce qu'ils acceptèrent vite.

Alexianna satisfaite, ils se séparèrent en groupes. Emma se mit équipe avec Tigan, qui en voyant la Poufsouffle frotter sa batte de Quidditch avec un regard un peu trop inquiétant, fit en sorte de rester le plus loin possible de la jeune fille. Alice accompagnait l'un des jumeaux Moon, chahutant aussi silencieusement que possible. Faith était avec l'autre, la dernière équipe étant de ce fait composée de Démétria et d'Alexianna.

Tous étaient dispersés dans les différents couloirs des cachots, donnant des nouvelles par les talkies.

— Allô ?! retentit soudainement une voix dans le talkie d'Emma.

— Qui que vous soyez, attention, cette fréquence est exclusivement réservée aux urgences, dit Emma alors que Tigan roulait des yeux.

— Sans blague ! s'exclama la voix d'Alexianna, qu'Emma reconnut après coup. Et tu crois que j'appelle pour commander une pizza ?! s'écria la métisse.

— À quoi, la pizza ? s'enquit Tigan derrière Emma.

— Qui est à Poufsouffle déjà ? ironisa cette dernière en regardant le jeune homme, blasée.

— Bon, vous avez fini, oui ? s'insurgea Démétria en prenant le talkie d'Alexianna.

— Bref oui, que voulez-vous ? demanda Emma.

— Rusard se balade pas loin, faites attention. Il a beau être sourd, sa chatte ne l'est pas encore, prévint la rouquine.

Emma la remercia et coupa la communication avant de se tourner vers Tigan. Elle décida qu'ils devaient se séparer. Dans le pire des cas, Tigan la retrouverait dans les cachots. Le blond accepta, content de s'éloigner d'elle. Il avança dans un des couloirs, parcourant plusieurs mètres avant de tomber sur la petite Andréa Belbly, l'une des disparus. L'enfant le regarda, apeurée, avant de le reconnaître et de soupirer de soulagement. Tigan l'observa rapidement, remarquant que la première année était trempée de la tête aux pieds. D'un sort, il la sécha, puis lui proposa de la raccompagner.

Andréa acquiesça en venant s'accrocher à son bras avant de relever la tête timidement.

— Il y a mon ami dans le placard, on peut aussi aller le chercher ? demanda la fillette, hésitante.

Tigan la regarda, étonné, hocha la tête à son tour et suivit la petite brune jusqu'au fameux placard. Celui-ci fut ouvert rapidement d'un alohomora, dévoilant le petit Ricky Slopper, deuxième disparu de la bande. Le garçon se releva de l'endroit où il était assis et prit vite un air joyeux en voyant Tigan et Andréa. Cette dernière lui sauta dessus en l'étreignant. Il se laissa faire, le lui rendant, avant qu'elle ne s'écarte.

— Allez, je vous ramène à la salle commune, vous deux, leur dit Tigan.

Après avoir rejoint Emma qui prévint les autres qu'ils avaient trouvés les deux première année, Alice leur annonça que de son côté elle avait retrouvé le frère d'Emma. Ils se donnèrent rendez-vous devant la salle commune. Emma s'enquit de l'état de son frère, ainsi du pourquoi ils étaient tous éparpillés dans les cachots. Une fois rassurée, elle ordonna presque aux première année d'aller se coucher, ce qu'ils firent rapidement, suivis de leurs aînés.

Le lendemain, plusieurs élèves furent surpris de voir Logan Slopper, le cousin de Ricky, arborer sur son visage plusieurs bleus. Il n'avoua à personne qui lui avait fait cela, mais les regards noirs d'Emma quand ils se croisèrent donnèrent la réponse à nombre d'entre eux.

Au repas, alors que Faith mangeait accompagnée de Kento, Tigan, son cousin Scorpius, le meilleur ami de ce dernier : le petit Potter, ainsi que les trois première année, un élève de Gryffondor lui lança une insulte. Faith ne réagit pas, ce qui ne plut pas à l'élève qui insulta ensuite sa mère. La jeune fille se leva brusquement. Le Gryffondor fit un pas en arrière, mais Faith passa simplement au-dessus du banc, sans même lui accorder un regard.

La Serpentard commença à partir quand elle remarqua que Tigan ne la suivait pas.

— Nott ! Ramène ton cul ! rugit-elle.

— Cul en route ! s'exclama le blond en trottinant vers elle à l'envers.

La métisse lui donna un coup sur la tête et il reprit sa marche normalement. Les deux sortirent de la Grande Salle. Ils furent vite rejoints par Alice et Emma.

— Il a dit quoi, l'idiot des lions ? Tu veux que je le castagne ? demanda Emma en sortant déjà sa batte de son sac.

— Non, pas la peine, c'est un idiot justement. Je ne vais pas entrer dans son jeu en répondant à ses insultes, affirma Faith en prenant le chemin des cuisines.

Ce fut là-bas qu'ils finirent leur repas.

— Il a insulté ma mère, lâcha d'un coup Faith.

Alice essaya de se souvenir de la mère de Faith, Daphné Zabini, née Greengrass. Elle ne l'avait vue qu'une fois à la gare, une blonde aux yeux bleus, assez grande, Sang-Pur, grande sœur de la mère de Scorpius. En résumé, elle ne savait que peu de choses sur elle.

— Ma mère a été élevée comme beaucoup de Sang-Pur, avec la supériorité du sang… Jamais elle ne m'a élevée avec ces idéaux-là. Petite, elle me bordait en me lisant des contes moldus, elle porte autant des robes sorcières que des vêtements moldus, elle a fait installer la télé à la maison, même mon père a accepté. Tous pensent que parce que nos parents ont eu l'éducation des leurs, qui pour la plupart était mangemort ou simple partisan à la cause de Voldemort, nous, leurs enfants, avons forcément eu la même éducation et les mêmes idéaux. Ma mère s'est mariée à mon père par amour, non par obligation, moi et mon frère n'avons jamais entendu nos parents parler des nés-moldus ou moldus comme des gens voleurs de pouvoir ou autres insultes utilisées par leurs parents et eux-même auparavant.

Il y eut un bref silence, alors que chacun méditait sur les paroles de Faith.

— Mes grands-parents étaient partisans à la cause de Grindelwald dans les années quarante, commença Alice. La famille Harkaway, nom de ma famille à cette période, fut l'une des plus loyales, comme les Malefoy ou les Lestranges avec Voldemort, mais jamais on n'accusa mon père, mon oncle ou ma tante. On leur témoigna beaucoup de pitié d'avoir été élevés par de telles personnes. Aujourd'hui, mon père est ambassadeur au ministère et tous ont confiance en lui.

— Moi, je dis qu'on devrait castagner la tête des idiots tels que ce Gryffondor ! s'exclama soudainement Emma pour faire partir le malaise qui s'était installé suite à la déclaration de sa cousine.

Tigan leva les yeux au ciel.

— Tu vas menacer tout le monde d'un coup de batte à chaque fois ? demanda-t-il, blasé.

Emma lui tira la langue pour seule réponse alors qu'ils finirent de manger avant de rejoindre leur salle commune. Alice suivit les Serpentards pour rejoindre la classe d'Anderson où elle ferait sa colle. Elle fut surprise de voir Potter assis à un pupitre et ne put dire quelque chose avant qu'Anderson n'entre à son tour et lui indique une chaise. La rouquine s'installa rapidement, alors que le professeur les regardait l'un après l'autre.

— Le professeur Slughorn a plusieurs chaudrons à nettoyer. Vous avez deux heures sans baguette. Anderson tendit la main et Alice ainsi que Potter lui donnèrent leur baguette avant que le professeur ne s'en aille, les laissant seuls avec les chaudrons posés plus loin.

Alice se leva et attrapa une éponge et un produit moldu pour nettoyer, choppant le premier chaudron qui passait et commença à le nettoyer. Potter fit de même à ses côtés, et commença à parler de tout et de rien, tapant rapidement sur le système de la rouquine qui aurait bien voulu avoir la batte d'Emma à cet instant.

Deux heures plus tard, alors qu'il ne restait que deux chaudrons à nettoyer, Alice soupira, essayant d'ignorer Potter qui parlait encore pour ne rien dire. Elle le stoppa d'un coup, n'en pouvant plus.

— Tout le monde a l'air d'un tueur, selon moi, lâcha-t-il.

— Tu trouves que j'ai l'air d'un tueur ? demanda-t-il curieux, en se tournant vers elle.

— Oui, tu tues ma patience ! clama-t-elle en finissant de nettoyer son chaudron.

Anderson entra à ce moment-là, avisa les deux élèves, puis ordonna à Alice de partir si elle avait fini, ce qu'elle fit rapidement mettant vite de l'espace entre elle et Potter. Elle ne tarda pas. Elle ne fit aucun détour pour rejoindre sa salle commune, et monta à son dortoir. Emma qui l'avait attendue s'enquit de sa colle. Elle en rit plusieurs minutes essayant d'être aussi silencieuse que possible pour ne pas réveiller les autres. Alice la bouda et alla se changer pour se mettre au lit, se plaignant à Kai de sa cousine débile. La blonde pouffa en lui souhaitant bonne nuit.

Le lendemain, Alice et Emma ne furent pas surprises de voir Démétria à la table des Poufsouffles, assise à côté de Killian avec qui elle parlait joyeusement. Alice restait tout de même curieuse. Jamais Démi ne lui avait parlé de sentiments envers le septième année.

Les deux cousines mangèrent avec leurs camarades de dortoir, puis Alice dut rejoindre Démétria pour parler des derniers détails de leur club. Emma suivit la rouquine par ennui et les trois filles se rejoignirent donc dans la salle du club, installées à l'un des bureaux.

Démétria écrivait on ne sait quoi sur une feuille alors qu'Alice vérifiait les différentes machines à écrire magiques.

Emma parcourut d'un œil absent la liste des membres du club de journalisme, elle tiqua à un nom.

— Qui c'est, Ramsey ? demanda la blonde. Ça me dit quelque chose.

— La cousine de Victoria Boot de Serdaigle, confia Démétria en continuant ce qu'elle faisait, c'est-à-dire pas grand-chose d'utile.

Emma haussa un sourcil et brusquement, sa batte fut dans sa main droite, tapant doucement sa main gauche.

— On va lui exploser le nez pour lui souhaiter la bienvenue, proposa la jeune fille qui avait un sourire de psychopathe.

Alice la regarda quelques secondes, et haussa les épaules, pas emballée par l'idée de castagner le nez de quelqu'un, alors que Démétria regarda la blonde, hébétée, avant de se tourner vers la rouquine.

— Toujours aussi charmante, ta cousine, dit-elle ironique.

— On a le sens de l'hospitalité, dans la famille ! s'exclama Alice, amusée.

Démétria leva les yeux au ciel.

— Au fait, Bull ! s'exclama la rouquine, comment as-tu pu me cacher que tu étais amoureuse de Jones ?!

— Eh bien, tu n'es pas ma meilleure amie. Cette place revient à Alexianna. De plus, je ne suis pas amoureuse, je l'aime bien et j'ai beaucoup parlé avec lui à la bibliothèque, là où tu vas assez rarement, sinon tu aurais vu notre rapprochement.

— Oh… Mais tu aurais pu m'en parler quand même, bouda la Poufsouffle.

Démétria l'ignora et les deux cousines partirent pour essayer de trouver Tigan et Faith qui étaient, selon elles, bien plus amusants que la Gryffondor.

Une fois leurs camarades serpents retrouvés, la petite bande s'ennuya vite et Alice leur proposa d'aller faire chier Molly. Après tout, jouer avec les nerfs de la préfète n'était pas réservé aux jumeaux Moon. Tigan haussa les épaules, à moitié endormi debout. Emma fut tout de suite emballée, et Faith soupira, espérant qu'il n'y ait pas trop de casse. Ils trouvèrent la préfète dans la bibliothèque et se posèrent à deux tables d'elle.

— Alors, on fait quoi ? demanda Emma, toute excitée.

— Laisse-moi réfléchir, dit Alice.

— Parce que tu sais réfléchir ?! s'étonna la blonde.

— C'est pas parce que tu as une batte que j'ai peur de t'en foutre une tu sais, lui fit remarquer sa cousine.

— Oui oui, réfléchis donc.

— On peut lui faire la blague du dico, proposa finalement Alice.

— Blague du dico ? la questionna Tigan.

— Celle où tu choisis pour une autre personne un mot dans le dictionnaire moldu et l'autre doit le placer dans une phrase.

— Hum non, ça serait bien pour Trupin, mais Molly, c'est plus du genre à envoyer des papiers, ou faire des bruits d'animaux, dit Faith.

— Ou on peut lui tacher ses fringues, avec de jolies boules de peinture made in Hawkeyes !

— Faisons ça, accepta Faith.

Alice sortit donc ses projectiles de peinture et, avec Emma et Faith, passa dans la rangée de livres derrière Molly. Faith et Emma aidèrent toutes deux Alice à monter sur la plus haute étagère avant que la rouquine ne finisse de gravir seule, pendant que les deux autres surveillaient les alentours.

Une fois en haut, Alice se déplaça pour être juste au-dessus de l'endroit où était installée Molly, et sortit les boules de peinture. Elle en choisit trois puis les jeta sur sa cible. La première atterrit sur le cahier de Molly, la deuxième sur son dos, et la troisième sur sa tête. Molly ne bougea pas pendant quelques secondes avant de lever la tête, Alice eut tout juste le temps de se cacher et commença à descendre rapidement. Elle sauta dès qu'elle put, rattrapée par les deux autres et elles s'enfuirent alors que Molly criait leurs noms.

Elles se séparèrent et alors qu'Alice courait, quelqu'un lui attrapa le bras et elle fut amenée dans une salle de classe vide. Elle se tourna et fit face à un des jumeaux Moon qui la regardait, amusé. Ils entendirent Molly passer, jurant contre Alice et ses deux camarades.

Alice se tourna et observa le jumeau.

— Merci, Moon, le remercia-t-elle sans arriver à déterminer qui il était.

— Mavin, je suis Mavin, l'aida-t-il, toujours aussi amusé.

— Oh, et bien merci Mavin. Je serais devenue de la chair à pâté sans toi.

— Pas sûr que Molly laisse des restes. En tout cas, tu l'as bien énervée.

— Je ne suis pourtant pas au niveau de ton frère et toi.

— On a un jeu entre nous qui consiste à énerver Molly, puis s'enfuir avant qu'elle ne nous désintègre. Celui qui est le plus rapide pour la faire rager l'emporte.

— Et qui a le plus de points ? demanda Alice, curieuse.

— Et bien bizarrement, aucun de nous deux, mais Louis Weasley. Alors que la plupart du temps, il ne participe même pas.

— Ce gosse me fait peur, il parle aux murs !

Les deux Poufsouffles se regardèrent avant d'exploser de rires en regagnant leur salle commune et en évitant Molly.

Le lendemain eut lieu le cours de Défense Contre les Forces du Mal très attendu par les cinquième année, celui du Patronus. Le professeur Anderson les accueillit comme d'habitude dans la salle de classe. Tous s'installèrent en silence. Une fois sûr que tout le monde soit assis, Anderson commença son cours.

— Le charme du Patronus est sûrement l'un des plus difficiles et puissants sortilèges existants. C'est la seule protection contre les Détraqueurs. Il existe deux charmes de Patronus : le non-corporel, qui n'a pas de forme définie, et le corporel, qui est le plus souvent sous forme de l'animal totem du sorcier qui le lance. Le charme non-corporel n'a aucune efficacité contre les Détraqueurs, contrairement au corporel. Un sorcier peut, s'il maîtrise correctement le sort, choisir entre lancer un Patronus corporel ou non-corporel. Albus Dumbledore, l'un des plus puissants sorciers de sa génération, contourna le sortilège pour en faire un charme de communication, pouvant envoyer des messages grâce au Patronus parlant avec la voix du sorcier lançant le sort, récita Anderson.

Il regarda les élèves pour voir si tout le monde l'écoutait avant de reprendre.

— Le Patronus représente ce qui est caché, inconnu, mais nécessaire au sein de la personnalité du sorcier. Quand un sorcier est confronté à un mal inhumain, tel que le Détraqueur, il doit puiser dans des ressources dont il n'a jamais eu besoin, et le Patronus est le soi secret éveillé qui reste endormi jusqu'à ce qu'il soit nécessaire, mais qui doit maintenir lumière. Chaque Patronus est aussi unique que son créateur et même des jumeaux identiques sont connus pour produire des Patronus très différents. Les sorciers qui produisent un Patronus qui prend la forme de leur animal préféré sont un indicateur d'obsession et d'excentricité, relata Anderson.

Tous les élèves étaient pendus à ses lèvres, buvant ses paroles ; même Tigan, qui d'habitude serait endormi sur son livre de défense.

— La grande majorité des sorciers est incapable de produire une forme de Patronus. Ceux qui y arrivent sont souvent considérés comme des sorciers aux capacités magiques supérieures. Pour réussir à lancer le sortilège, il faut penser au souvenir le plus heureux que vous ayez. Plus le souvenir est joyeux, plus le charme sera puissant. La confiance en soi peut également jouer un rôle important dans le lancement du sort. La formule magique pour le sortilège est Expecto Patronum, finit-il.

D'un coup de baguette, il fit bouger chaises et tables, surprenant plusieurs élèves qui tombèrent au sol.

— Nous allons commencer à nous exercer. Tout d'abord, prononcez correctement et distinctement le sort sans votre baguette.

Au signal du professeur, tout le monde prononça le sort. Anderson le fit répéter deux autres fois avant d'être satisfait.

— Bien ! Vous allez vous mettre par groupes de cinq et essayer de lancer le sortilège.

Alice rejoignit vite Tigan et Faith. Emma ayant eu la même idée, la rouquine regarda autour d'elle pour trouver leur cinquième membre et aperçut plus loin Kento, et le chopa par le bras quand il passa devant elle.

— Bonjour, cinquième membre de notre groupe ! le salua Alice.

— Salut, répondit Kento en les regardant un à un.

— Bien, maintenant, réfléchissez au souvenir le plus heureux que vous possédiez, leur indiqua Anderson en regardant chaque groupe.

Alice ne savait pas quel souvenir choisir. Elle sentit dans sa poche Kai bouger et sourit. Elle n'avait jamais été aussi heureuse que lorsque son oncle lui avait offert Kai. Elle brandit sa baguette et les membres de son groupe la regardèrent prononcer le sort tout en pensant à son souvenir. Une vive lumière blanche apparut, formant un nuage vaporeux.

— Bien, Miss Hawkeyes, 10 points pour Poufsouffle, la félicita Anderson.

Plusieurs élèves formèrent eux aussi un nuage lumineux plus ou moins grand, celui qui forma le plus massif fut Tigan. Emma lui demanda à plusieurs reprises le souvenir choisi, mais le jeune Nott ne lui répondit pas. Au repas, les discussions furent, pour la plupart, sur le cours du Patronus. Certains imaginaient quel Patronus ils pourraient avoir.

La deuxième semaine de décembre, Trupin fit la liste des élèves partant du château pour les fêtes de fin d'année, puis ce fut le jour du départ. Les jumeaux Moon et les deux cousines avaient fini leurs malles une heure avant le départ, ils furent donc en retard. Ils eurent aussi la grande idée de faire la course sur leurs malles, arrivant dans un grand bruit et percutant presque Trupin qui leur hurla dessus, avant de les envoyer dans l'une des dernières diligences pour rejoindre le Poudlard Express.

Alice et Emma rejoignirent un compartiment où étaient déjà installés Olivier, Isaac, les deux amis de ce dernier et Tigan, déjà endormi contre la vitre.

— Faith a abandonné Tig' ? demanda Alice, curieuse et surprise.

— Elle est dans le compartiment d'à côté avec Scorpius et Albus, il n'y avait pas assez de place dans le nôtre et Tigan dormait déjà.

Les jumeaux Moon rejoignirent d'ailleurs le compartiment suivant après avoir gentiment rempli celui de Molly Weasley de confettis.

Une fois à la gare, les plus vieux aidèrent les plus jeunes à descendre leurs valises. Alice trouva rapidement sa tante et sa mère, se jetant sur elles avant de leur laisser sa malle pour chercher les autres et leur dire au revoir. Elle trouva rapidement Tigan avec sa famille, les saluant et souhaitant bonnes fêtes d'avance à Tigan, qui la remercia. Elle vit quelques mètres plus loin Faith, non pas en présence de ses parents, mais de son oncle Drago Malefoy et sa tante Asteria Greengrass. Alice trottina jusqu'à eux, ébouriffant au passage les cheveux de Scorpius qui râla.

— Râle pas, blondis, j'te donne un nouveau style ! s'exclama la rouquine, amusée.

— Qu'est-ce que tu fous là, Hawkeyes ? lui demanda Faith.

— Je viens pour toi ma belle, pour te souhaiter en avance de bonnes fêtes !

La Poufsouffle l'enlaça rapidement et rejoignit sa famille qui l'appelait pour partir.