BONSOIR, LA POPULACE !

C'est avec une grande joie que je vous présente le premier OS des défis de Noël du serveur Saint Seiya ! C'est un Rhadanon sans fioriture, avec un peu de citrons et un Guest Star de qualité... Voici les défis que j'ai remplis !

9. Intégrer un membre du Disord en tant que OC : vous vous créez votre propre petit OC basé sur un.e membre de notre fabuleux Discord et vous l'intégrez d'une façon ou d'une autre dans votre écrit. Il ne doit pas forcément s'agir d'un personnage principal qui détient un rôle important à l'intrigue, mais il doit être présent.

16. Cadeau à un.e autre : c'est Noël, faites plaisir à un.e de vos camarades !

Bonne lecture !


Kanon, ancien général de Poséidon, deuxième chevalier des Gémeaux, émissaire et ambassadeur du Sanctuaire de la déesse Athéna (loué soit son nom), manipulateur de génie, et lauréat du prix du frère le plus agaçant, posa avec soulagement le pied à terre.

La barque de Charon était une saloperie. Non seulement elle était glissante, humide et vaseuse, mais en plus, le passeur était une branque. Les âmes se fichaient peut-être d'être ballottées dans tous les sens lorsqu'elles traversaient l'Archéon, mais pas les vivants ! À chaque fois, Kanon se choppait un mal de mer bien peu digne de son rang. Il était le Dragon des Mers, que diable ! Pas un clampin qui prenait le bateau pour la première fois !

Bref, il était un peu gris, et apprécia fortement de retrouver la terre ferme. Enfin, ferme. La rive boueuse des enfers, quoi.

Il chercha des yeux le Spectre qui devait l'attendre quelque part. Il avait beau être ambassadeur depuis plus de deux ans, on ne le laissait toujours pas rejoindre Giudecca tout seul. « Les enfers doivent garder leurs secrets », avait justifié Rhadamanthe. Mouais. Lui pensait plus que ça permettait au Juge de le stalker dès qu'il mettait un pied aux enfers… Bref.

D'habitude, c'était à Queen que revenait cette tâche, mais aujourd'hui, le grec eu la surprise de ne pas reconnaître le surplis de la Mandragore. A la place, une silhouette moins imposante, et surtout, dans un surplis inconnu, attendait à quelques mètres.

Une nouvelle escorte, tiens tiens… Il s'avança jusqu'à l'inconnu, qui s'inclina comme son rang l'exigeait.

« - Ambassadeur Kanon. Je suis Sea de la Salamandre. Je serais votre escorte jusqu'au palais d'Hadès.

- C'est la première fois que je te vois, commenta le Gémeaux.

- J'ai obtenu mon surplis il y a peu de temps… Queen de la Mandragore s'excuse de ne pas pouvoir vous accueillir aujourd'hui. Il est cloué au lit pas une grippe assez violente.

- Tu lui diras qu'il est excusé. Chez nous aussi, cette saloperie fais des ravages. »

Le cosmos ne protégeait pas des microbes, malheureusement. À force de s'entraîner par n'importe quel temps, les chevaliers finissaient par chopper des microbes… Le tiers de la chevalerie était enterrée dans des mouchoirs et des dolipranes. C'était navrant. Milo, en particulier, avait été touché par le rhume maléfique ; et il avait beau adorer son meilleur ami, le voir débarquer la morve au nez et les yeux rouges n'avait rien d'agréable.

Il avait donc adopté une retraite stratégique vers les enfers. Dommage que le royaume des morts n'aie pas été épargné par l'épidémie… Tant pis. Maintenant qu'il était là…

« - Très bien, Sea de la Salamandre. Allons-y. Le chant de Charon me tape sur les nerfs. »

Exclamation outrée du passeur, rire de la sentinelle. Celle-ci ouvrit le chemin, et ils s'enfoncèrent dans les profondeurs des enfers.


« - Vous ne pouvez pas passer.

- Comment ça, on ne peut pas passer ? S'énerva la Salamandre. J'ai un ambassadeur sur les bras, que je dois emmener voir Hadès, je vais pas le renvoyer chez Charon ! Pas d'offense, Seigneur Kanon…

- Y'a pas de mal, répondit celui-ci. »

Il s'amusait follement. Son escorte était très divertissante. Et le.a voir s'énerver contre le spectre de la grenouille était un délice.

Kanon n'aimait pas Zélos. Personne n'aimait Zélos, en fait – le fait que ça soit un imbécile lâche aidait beaucoup. Milo, dans ses grandes soirées, aimait beaucoup inventer mille façons de le tuer, pour se venger de l'attaque sournoise qu'avait subit Camus pendant la guerre.

En arrivant aux enfers, il avait vite recroisé le faciès disgracieux de la grenouille. Quel dommage qu'un animal si mignon aie fini avec ce type comme représentant… Dès le début, le type lui avait foutu les jetons. Enfin non, il l'avait dégoûté, plutôt. Avec son regard vicieux et ses phrases mielleuses… Dégueulasse.

Donc, le voir se prendre une rouste par ses propres collègues était légèrement jouissif.

Là, le batracien leur avait barré l'accès à Giudecca, sous prétexte qu'Hadès recevait Pandore et ne devait surtout pas être dérangé, même pour la venue d'un ambassadeur.

« - Il n'était pas attendu avant demain, il ne peut pas rentrer, nasilla Zélos avec son sourire tordu. Et toi non plus !

- Me tutoie pas mocheté, on n'a pas élevé les cochons ensemble. »

Ol semblait n'éprouver que du mépris pour son collègue. Et une légère inquiétude, aussi. Qu'est-ce qu'ol allait faire de l'ambassadeur ? Ol ne pouvait tout de même pas l'emmener dans sa propre maison ! Maudit soi ce crapaud pustuleux qui leur barrait le passage.

« - C'est pas très sympa, pleurnicha la grenouille.

- Hé bah pleure. »

Sur cette dernière phrase pleine de mépris, la Salamandre se tourna vers Kanon et s'inclina.

« - Veuillez m'excuser pour cette… Scène, dit-ol avec une légère grimace. Il semblerait que sa Majesté ne soit pas disponible.

- Ce n'est rien. Je ne traite pas directement avec Hadès, cela n'impactera pas les décisions. Je reviendrais le saluer quand il sera disponible. »

En fait, ça l'arrangeais ! Il allait pouvoir filer directement à Caïna, retrouver le gardien des lieux… En espérant que lui, ne soit pas malade. Sinon, bah… Il le dorloterait à sa manière. Sois, très intimement. Quand étaient-ils passé de collègue-pour-rédiger-des-traités à amant-dans-toutes-les-pièces-du-palais ? Mystère.

« - Mes dossiers concernent surtout le Juge de la Wyvern. Peut-être pourriez-vous me conduire à lui ? »

Il ponctua sa phrase d'un sourire charmeur, et s'auto-serra la main quand il vit une petite rougeur envahir les joues du spectre. Son charme fonctionnait à chaque fois ! Personne ne pouvait lui résister, ni les dieux, ni les mortels ! Héhéhé…

Il repoussa les congratulations de son ego et pris le chemin du palais de la Wyvern. Il n'avait pas réellement besoin d'escorte, mais s'il arrivait tout seul, on allait encore lui casser les pieds.

Le palais de son amant n'était, heureusement, pas loin de celui d'Hadès. Comme à chaque fois qu'il s'en approchait, Kanon se fit la réflexion que le bâtiment était impressionnant. Son architecture ressemblait à celle d'un château-fort celtique… Étrange pour un bâtiment censé appartenir à la mythologie grecque…

Enfin, ils n'étaient plus à une contradiction près.

Les gardes les laissèrent franchir la porte, et ils furent bientôt devant le bureau du Juge. Comme toujours, la Wyvern sculptée au-dessus de la porte semblait les regarder méchamment. Sea pris l'initiative de frapper trois coups à la porte. Une voix grave leur fit signe d'entrer.

Le bureau de Rhadamanthe était grand, et richement meublé. Un long bureau de bois noir trônait au centre de la pièce, couvert de papiers organisés au millimètre. Dans le mur du fond, une étagère était chargée de volumes sans doute plus vieux que tous les spectres réunis. Un grand aquarium décorait le mur de droite. Des discus colorés nageaient paisiblement dans l'eau agrémentée de quelques algues.

Mais le plus intéressant, bien sûr, était l'homme derrière le bureau. Grand, blond, musclé, à la pilosité plus que fournie, Rhadamanthe de la Wyvern releva la tête à leur entrée. Il avait sur le nez une paire de fine lunettes en écailles, qui étaient complètement décalées avec son physique. Son surplis reposait derrière lui sous sa forme totémique, comme un gardien un peu sinistre, mais familier.

La Salamandre s'inclina devant son supérieur.

« - Veuillez excuser mon interruption. L'ambassadeur Kanon est arrivé, mais sa Majesté ne peut le recevoir pour le moment. J'ai jugé approprié de l'amener ici.

- Tu as bien fait. Merci, Salamandre. Tu peux disposer. »

Le spectre s'inclina et disparu. Lorsque la porte se referma, Rhadamanthe haussa un côté de son sourcil.

« - Tu n'était pas censé arriver demain ?

- Le Sanctuaire baigne dans la morve et les mouchoirs. Pas moyen que je reste là-bas !

- Charmant. Tu as donc décidé de venir m'enquiquiner à la place ?

- Moui, c'est un peu ça. »

Le Gémeaux posa son sac dans un coin et s'avança vers le bureau.

« - Le costume trois pièces, j'adore, ronronna-t-il en détaillant son amant des yeux. C'est pour moi ?

- Pour Dame Perséphone, s'amusa l'anglais. Nous sommes censés déjeuner ensemble ce midi. »

Une expression exagérément outrée s'étala sur le visage de Kanon. Quoi ? Comment ? On lui volait son amant ? Scandale !

« - Moi qui avait tant de plans pour aujourd'hui…

- Je croyais que tu avais des dossiers pour moi ?

- Mais je ne suis pas encore en service. Demain seulement ! »

Rhadamanthe leva les yeux au ciel. Franchement… Et ça se disait Grand Ambassadeur ? Ridicule.

« - J'ai du travail, moi.

- Mais rien qui puisse attendre quelques temps, hm ? »

Il contourna le bureau et vint s'asseoir à califourchon sur les genoux du Juge. Celui-ci inclina la tête dans sa main, un demi-sourire étirant ses lèvres.

« - Tu es bien joueur, dès le matin.

- Tu es bien sexy dans ton costume et tes lunettes de secrétaire, rétorqua le Gémeaux. Et on ne s'est pas vu depuis longtemps…

- Une semaine.

- Une semaine, c'est long. Long et dur... »

Quelle subtilité… Mais soit. Après tout, le corps de Kanon contre le siens était très agréable. Il retira les lunettes et passa une main autour de sa taille, sous sa tunique claire. Sa peau était chaude sous ses doigts.

Des lèvres voraces se lancèrent à l'assaut des siennes. Oublié les étreintes tendres – Kanon avait faim et il le montrait bien. Il avança son bassin pour le faire rouler contre celui du Juge, qui lui mordit la lèvre en retour.

« - Impatient, grogna l'anglais. La porte n'est même pas fermée à clef.

- Je m'en fous. T'as peur que Valentine débarque ? S'il ouvre la porte sans écouter avant, il ne pourra s'en prendre qu'à lui même…

- Par ce que tu comptes avertir tout le palais ?

- Ouais. Je veux que tu me fasses crier. »

Cette déclaration envoya une décharge directement dans l'entrejambe de la Wyvern. Oh le petit… Il croisa son regard vert et son sourire aguicheur.

« - Tu es le pire, gronda-t-il en saisissant ses hanches.

- Tu adores ça, sourit le Gémeaux en roulant à nouveau du bassin. »

Oh oui, il adorait ça, en témoignait l'érection qui déformait à présent son pantalon de costume. Et l'autre qui continuait son manège…

« - Arrête de jouer.

- Ce que Monsieur le Juge veut... »

Il glissa lentement de ses genoux jusqu'au sol du bureau, et poussa un peu ses jambes pour l'inciter à les écarter – ce que Rhadamanthe fit bien gentiment. Il y avait quelque chose de terriblement excitant à le voir là, agenouillé devant lui, à descendre sa braguette avec un air gourmand.

« - Du tartan ? Demanda-t-il en découvrant ses sous-vêtements. Vraiment ?

- Tu n'était pas censé être là, je te rappelle. J'aime être confortable quand je travaille. »

Le regard moqueur de son amant ne lui laissait aucun doute sur ses pensées, mais il retourna bien vite à sa tâche. Il écarta le tissu disgracieux et sortit de sa cachette le sexe tendu qui retenait son attention. Il se jeta aussitôt dessus pour le déguster comme une friandise. Il le lécha d'abord de haut en bas, appréciant le frisson qui parcourut son amant à son passage. Il prit ensuite le membre dans sa bouche et joua de la langue, pour le presser contre son palais, ses joues et aspirer la chaire qui palpitait.

Un grognement lui fit relever les yeux. Son amant avait les joues rouges et la mâchoire crispée. Il s'empêchait de faire du bruit, sans doute… ça n'allait pas. Il voulait l'entendre gémir sous ses attentions, qu'il perdre le contrôle… Lentement, très lentement, il engloutit le sexe tendu, en gardant son regard vert planté dans celui du Juge, qui se voilait au fur et à mesure qu'il avançait. Quand il eu tout pris en bouche, il fredonna doucement, faisant vibrer sa gorge.

« - Putain de merde, bafouilla-t-il. Merde, Kanon... »

Il passa une main tremblante dans les cheveux bleus du Gémeau, et avança un peu plus les hanches. Kanon pouvait le supporter, il le savait… Oh bordel. C'était tellement bon… Il pouvait lui baiser la bouche à volonté, jamais il ne reculait où s'étouffait. Il sursauta lorsqu'une main taquine vint caresser ses bourses au même rythme où on l'aspirait.

« - Stop, fit-il soudainement. Stop, ça suffit. »

Kanon recula, libéra son sexe et fit la moue.

« - Pourquoi ?

- Je n'aurais pas le temps de me refaire pour un deuxième round si tu me fais jouir maintenant. Si tu veux que je te fasse crier, il faut faire ça en moins de… Dix-sept minutes, dit-il en jetant un œil à sa montre. »

Kanon grogna. Foutue déesse et foutus repas d'affaires ! Lui, il voulait passer des longues heures à baptiser toutes les pièces du palais lui, pas une baise rapide qui ne le laissait qu'à moitié satisfait !

Rhadamanthe dut deviner ses pensées, puisque son regard doré s'assombrit. Il tira vicieusement sur les cheveux qu'il avait dans la main pour faire remonter son amant jusqu'à son visage.

« - Tu crois que je ne peux pas te faire couiner comme une pucelle en si peu de temps ? Tu crois que je ne suis pas capable de te prendre ici, sur ce bureau, et te faire gueuler jusqu'à ce que tu ne puisses plus parler ? »

Un halètement franchit les lèvres du Gémeaux lorsque son amant prit rudement possession de ses lèvres. Il l'embrassa férocement et le repoussa après une seconde.

« - Déshabille-toi, ordonna-t-il d'une voix rauque. »

Il s'empressa d'obéir, et envoya valser ses vêtements un peu partout dans le bureau. Ainsi nu et exposé au regard de la Wyvern, il déglutit. Ce regard de prédateur l'excitait fortement.

« - Sur le bureau. »

Il s'assit sur le bureau, mais une tape sur la cuisse le fit sursauter.

« - Dans l'autre sens, gronda le Juge. »

Une excitation nouvelle raidit les reins du Gémeaux. Sil s'empressa de se retourner et d'appuyer ses coudes sur le bois noir du bureau. La position aurait pu être humiliante ; penché en avant, les fesses exposées, les jambes légèrement écartées et une impressionnante érection qui effleurait son ventre. A la place, elle était terriblement excitante. Il savait ce qui venait. Quand Rhadamanthe se montrait aussi directif, le sexe était toujours délicieusement rude.

Deux grandes mains attrapèrent ses fesses pour les presser et les masser. Il gémit quelque peu. Son amant était quelque peu obsédé par ses fesses… Et il ne s'en plaignait pas, loin de là. Il poussa un cris de surprise quand un coup de dent marqua sa peau. A la fin de la semaine, il en aurait toute une collection.

Un liquide huileux coula soudain entre ses jambes. Il jeta un coup d'œil en arrière et osa un sourire de canaille.

« - Tu dis que tu es là pour travailler, mais tu gardes du lubrifiant dans ton bureau… Ah ! »

Deux doigts impérieux avaient pénétré son intimité, et écartaient les chairs dans un rythme soutenu. Ils explorèrent tant et si bien qu'ils trouvèrent ce petit point qui le rendait complètement dingue. Il geignit lamentablement et laissa tomber sa tête sur le bois du bureau, le souffle court.

« - Putain ouais, souffla-t-il avec une voix tremblante. »

Il faillit protester quand la sensation disparue, mais quelque chose de bien plus gros pressa contre son corps. Son amant prit tout son temps pour le prendre, pour s'enfouir de ton son long dans sa chaleur. Il eu un râle lorsque son bassin se pressa contre les fesses du Gémeaux. Bordel. Cette pression et cette chaleur étaient débilitantes. Il agrippa les hanches devant lui et se retira doucement, avant de revenir d'un coup.

Kanon eu un hoquet qui le fit sourire. Il faisait beaucoup moins le fier là, pas vrai ? Le Juge envoya une nouvelle fois son bassin en avant, et tira un nouveau geignement à son compagnon.

« - Plus fort, Rhada, gémit celui-ci en remuant le bassin avec un rien de désespoir. »

Il aurait pu faire durer le plaisir. Le faire mourir de frustration et le faire supplier. Rien que l'imaginer envoyait des frissons dans son dos… Mais il n'avait pas le temps.

Il plaqua le grec sur le bureau et entama un pilonnage dans les règles, fort et vite. La voix de Kanon retentit très vite, pleine de cris et de trémolos, alors qu'il subissait les assauts de la Wyvern sans pouvoir bouger. Des vagues de plaisir envahissaient ses entrailles et le rendaient à moitié dingue. Le bureau bougeait à chacun des coups de reins donnés et les doigts de Rhadamanthe s'enfonçaient dans ses hanches à lui en faire des bleus. Des râles s'élevaient de sa gorge au même rythme que les cris de Kanon. Il n'allait pas tenir longtemps. Il se pencha pour coller son torse au dos de son amant, et posa un genou sur le bureau pour le prendre plus vite, plus fort.

Le Gémeaux essayait tant bien que mal de bouger le bassin pour l'accompagner, mais le poids du Juge sur son dos et le plaisir qui le ravageait rendait la mesure hasardeuse. Il balbutia quelques mots incohérents quand une main se glissa entre ses jambes pour le caresser avec rudesse.

« - Gnnn… Oui, comme ça ! Avec ta main, allez, plus ! »

Une vive douleur lui envahit l'épaule alors que les dents de la Wyvern se plantaient dans son épaule pour étouffer un cri de jouissance. Il sentit une chaleur familière envahir son bas-ventre. Rhadamanthe avait pris son plaisir dans son corps et continuait pourtant de le besogner avec la dernière énergie. Cette pensée suffit à l'envoyer au bord de l'orgasme, et un coup de rein bien place le noya complètement. Il jouit dans un flash blanc et un cri puissant. Il s'affala sur le bureau, essoufflé, alors que le juge glissait hors de lui et se laissait retomber sur son siège.

Il y eu quelques secondes de silence, le temps que tout le monde reprenne son souffle, puis le bruit d'une braguette qui remontait fit que Kanon jeta un œil derrière lui.

« - Sérieux ? T'as même pas retiré ton froc ?

- Optimisation temporelle on a dit, répondis le Juge. Ne t'assieds pas sur mes papiers, s'il te plaît.

- Que… ça n'avait pas l'air de te déranger il y a deux secondes !

- Tu avais les coudes sur les papiers, pas les fesses. Vire de là. »

Kanon s'exécuta en bougonnant. Il récupéra son caleçon, qui pendait sur l'aquarium, et l'enfila sans chercher à récupérer ces autres vêtements. Il observa son amant lisser sa chemise et remettre de l'ordre dans sa chevelure. Il était beau, quand même. Dire qu'il n'avait jamais mis de costume trois pièces pour lui ! Un scandale.

« - Perséphone reviens pour combien de temps ?

- Plusieurs années, on espère. On est en pleine négociation avec Demeter.

- Je dois m'inquiéter de te voir tomber sous le charme d'un autre ambassadeur ? »

Il posait la question sur un ton innocent, mais ça l'embêterais vraiment… C'est qu'il s'y était attaché, à cet enfoiré de juge trop poilu. Il aurait détesté le partager. Il avait partagé toute sa vie, bien souvent avec son frère, et là, il n'en était pas question.

Son Juge. À lui. Tout seul.

Bon, un peu à Hadès, aussi. Mais à Kanon surtout !

« - Ne dit pas de bêtises, répondit Rhadamanthe. Elle n'a pas les qualités requises pour te remplacer.

- A savoir ?

- Des fesses à tomber et un service trois pièces fonctionnels.

- Je savais que tu n'en voulais qu'à mon corps. Rustre.

- Seulement amateur de belles choses. »

Roooh. C'est qu'il allait le faire rougir, l'imbécile… A la place, Kanon sourit et vint poser un baiser claquant sur la joue parfaitement rasée de la Wyvern.

« - Va rejoindre ta Reine, maintenant. Je m'en voudrais de te mettre en retard.

- Et te laisser fureter dans mon bureau ? C'est cela, oui.

- Homme de peu de foi. »

Il soupira d'une manière dramatique.

« - Mais puisque sa Seigneurie le Jude d'Hadès le désire, j'irais m'alanguir dans ses appartements, et profiter honteusement de son immense salle de bain. »

Le Juge d'Hadès en question leva les yeux au ciel, mais hocha la tête. Il n'y avait aucun document sensible, dans ses appartements. Il refusait de mélanger vie privée et travail… Même si Kanon était le contre-exemple parfait.

Celui-ci ramassait ses vêtements, sans faire mine de les enfiler à nouveau. Il prit même la direction de la porte, le bruit de ses pieds nus étouffés par l'épaisse moquette pourpre.

« - Tu ne va pas y aller comme ça, quand même ?

- Tu l'as dis, je suis une belle chose. Je me dois de partager un peu de beauté dans ce château de Dracula. À plus tard, chéri ! »

Sur ces fières paroles, il disparut dans le couloir. Rhadamanthe resta là un instant, avant d'étouffer un rire. Ce type, quand même… Il termina de lisser ses vêtements et s'assura dans le reflet de son aquarium qu'aucune trace de leurs galipettes ne subsistait dans son apparence. Il redressait sa cravate lorsque trois coups sec retentirent à la porte.

« - Entrez ! »

Sea de la Salamandre passa timidement la tête par l'encadrement de la porte. Au vu de la couleur de ses joues, ol avait dû croiser Kanon…

« - Seigneur… Il y a, euh, un ambassadeur nu dans vos couloirs ? »

Soupir. Coup d'oeil à la pendule.

« - Ça va, je m'en occupe. »


Des bisous Sea, et les autres aussi !