NDA : Bienvenue pour ce nouveau chapitre mes petits lilliputiens. Je suis heureuse de vous retrouver aujourd'hui pour un nouveau chapitre de Falling Down. Alors comme convenue dans le chapitre précédent, ce chapitre consistera à regrouper différents point de vue de différentes personnes qui avaient participé à la soirée. Je ne fais ici évidemment que les personnages les plus intéressants à faire intervenir et ceux étant les plus intéressants à étudier plus en profondeur et qui ont reçu une plus grande attention de ma part dans le précédent chapitre.

Ce chapitre servira donc d'interlude entre deux jeux, je pense en faire clairement entre chaque jeux afin de recueillir les impressions de plusieurs joueurs (bien sûr, j'essaierai de faire intervenir des personnages différents pour chaque interlude même si certains interviendront plusieurs fois). J'ai évidemment des personnes que je préfère parmi ce groupe et j'accorderai possiblement plus d'attentions à ceux-ci (comme Tendou et Oikawa, qui, je trouve, ont vraiment matière à faire des choses intéressantes).

Le mot découverte pour le titre de ce chapitre, pour plus de précisions, veut ici définir plusieurs choses : la découverte peut être interne ou externe, je vais donc mélanger des découvertes plutôt sentimentaux ainsi que des découvertes externes, c'est-à-dire, des découvertes physiques voire même des découvertes concernant un espace extérieur (genre une chambre… un espace privée et intime quoi… Je vous avoue que j'ai réfléchis à une intervention intéressante de notre cher ami Ushijima qui m'a fait plutôt rire, vu ma perversité concernant ce personnage ainsi que celui de Tendou UwU).

Je vous laisse donc avec plus de 14300 mots, chapitre clairement le plus long de la fiction depuis le début, ainsi que mon blablas habituel, que vous commencez à connaître à force (si vous le lisez…).

LISEZ LE NDA DE FIN DE CHAPITRE, J'Y LAISSE DES EXPLICATIONS SUR LES POINTS DE VUES POUR ECLAIRCIR VOS POSSIBLES QUESTIONS LES CONCERNANT.

INFOS IMPORANTES : Ceci est une histoire YAOI donc il y aura présence de relations homosexuelles (implicites et explicites), je ne peux donc que vous conseillez si vous n'êtes pas à l'aise avec ça, de laisser tomber cette histoire. Bien sûr, les passages comportant des relations sexuelles entre deux hommes seront distinctes de l'histoire normal (donc possibilité de passer ces moments).

Rating : M (bien qu'on se rapproche plus du T sur la grande majorité de l'histoire)

Disclaimer : Je ne suis en aucun cas propriétaire de la fabuleuse histoire qu'est Haikyu!, celle-ci appartenant à notre cher Haruichi Furudate.

! L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, les boissons alcoolisées sont à consommer avec modération ! Ceci est une histoire, les personnages ne sont pas à prendre comme modèles.

PS : Je suis responsable de ce que j'écris et non de ce que vous lisez. Kiss.


PDV d'Oikawa :

Il était maintenant passé quelques jours depuis la soirée organisée par Chibi-chan et, je dois dire, que cette soirée avait été une véritable source de découverte pour ma part. En effet, j'étais à la base réticent d'y aller, sachant qu'il y aurait Ushijima, mais finalement, je ne pouvais pas ne pas y aller. Je voulais revoir Tobio-kun et Chibi-chan, de plus, Iwa-chan était avec moi alors, j'étais plutôt content. Je n'allais définitivement pas laisser Ushijima me priver d'une soirée avec des amis, et puis, je n'aurais jamais pu laisser Ushijima me devancer, je le suivrais à la traîne jusqu'à finir par le battre un jour, que ce soit au volley-ball ou à un simple jeu d'alcool.

Je n'aurais d'ailleurs pas envisager une seule seconde que durant cette soirée je découvrirais que j'avais autant de points communs avec Tendou. Celui-ci m'avait surpris, il était complètement différent dans la vraie vie que sur le terrain, c'était une autre personne même si sa personnalité restait inchangée, il était toujours aussi, je ne peux pas dire bizarre, mais comme vivant sur un autre monde tout en étant présent. Il imposait une certaine prestance, je devais l'avouer, qui mettais parfois mal à l'aise mais qui, une fois qu'on s'y était accommodée, on parvenait à percevoir la véritable personne qui se cachait derrière. Cette prestance faisait ainsi barrage entre les personnes indésirables et sa personne, ça faisait le tri entre les personnes malveillantes et celles qui, au contraire, étaient bienveillantes ou sans une quelconque once de malfaisance envers lui.

De plus, ce qui m'a véritablement surpris à son propos durant le jeu, c'était inévitablement son côté sincère et honnête concernant des questions qui pouvaient parfois paraître gênantes concernant sa vie intime et sexuelle. On avait les mêmes passe-temps, si je pouvais appeler cela ainsi. Il semblerait que sa personnalité soit aussi pervertie que la mienne sur certains points et à vrais-dire, j'appréciait ce côté chez lui. Sa transparence et son sang-froid par rapport à ses réponses avait été un véritable attrait pour moi. Cette confiance en soi qui émanait de lui était hypnotisante, presque fantasmagorique. J'ai vraiment été éblouit par cette personne, comme si j'étais en présence d'un diable puissant capable de vous soumettre à lui. Il avait été une réelle découverte, comme un joyaux rare, difficile à s'accaparer et fragile, qui pourrait se briser au moindre mouvement brusque mais qui attirait les gens à sa personne.

Outre Tendou, ce fut Chibi-chan qui m'étonna le plus parmi les autres. Ce petit était inévitablement effronté, franc, fourbe mais clairement adorable. Son innocence feinte, caché derrière ses traits d'enfant innocent, cachait un petit être manipulateur, conscient de ce qu'il faisait malgré ce qu'il laissait paraître de lui. Plusieurs fois durant le jeu, il avait tenté de me soutirer des informations, de me gêner et il avait même essayer d'inclure Iwa-chan dans son jeu. Hinata jouait les innocents petit garçon, insouciant et naïf face au monde qui l'entourait mais il savait plus de choses qu'il ne le laissait véritablement paraître. Bien que ses actions étaient noble et sa volonté de nous réunir afin qu'on apprenne à se connaître adorable, il était un marionnettiste contrôlant ses pantins voire même une araignée et comme cette affreuse bête, il tissait une toile bien tendu afin d'emprisonner ses proies et de les manipuler à sa guise sans qu'elles ne puissent trouver le moindre échappatoire.

Ainsi, Chibi-chan avait feint durant tout le jeu d'être trop saoul pour contrôler ses gestes, s'accrochant désespérément à mon bras comme à une bouée de sauvetage alors qu'il pouvait en réalité très bien tenir debout, penser et agir comme les autres. Je ne dirais pas qu'il n'était pas un minimum bourré mais pas au point de ne plus réussir à tenir debout et s'effondrer contre moi, comme il l'a été pendant la moitié du jeu. Je ne l'avais pas repoussé, il était vraiment mignon et sur le coup, je pensais vraiment qu'Hinata était sincère dans ses agissements, ses paroles et ses pensées, mais il me manipulait comme son pantin, des fils invisibles nous reliait lui permettant ainsi de me faire agir à sa guise. J'avais pour le coup été obnubilé par sa personne, n'étant plus capable de penser correctement. C'est d'ailleurs le lendemain de la soirée, alors qu'il était joyeusement debout, à sourire à pleine dent et à servir tout le monde en viennoiseries et boissons chaudes que mon esprit avait compris la manipulation dont il avait été victime. J'ai de ce fait, tout de suite regretté ma vulnérabilité à ce moment-là, le laissant ainsi complètement maître de ma personne.

C'est en me prenant un coup derrière la tête que je sortis de mes pensées, j'étais en ce moment en cours et en me retournant, je tomba sur Iwa-chan qui avait encore la main levé, preuve de son précédent mouvement qui avait consisté à me frapper avec le bout de ses doigts, comme on le faisait à un enfant pour le corriger doucement, sans y mettre toute sa force ou sa main.

« - Iwa-chaaan~ Pourquoi m'as-tu frappé ? Demandais-je, consterné, une moue boudeuse.

- Concentre-toi un peu au lieu de rêvasser, Flattykawa. Répondit-il froidement, sans émotions. »

Je continue de le regarder ensuite pendant de longues minutes, boudant toujours voire même encore plus suite au surnom avec lequel il avait fini sa phrase. Je savais qu'Iwa-chan le disait juste pour m'embêter et qu'il ne pensait pas un mot de la signification de ce surnom (NDA : qui vient rappeler ici en gros son manque cruel de fesses, pauvre babychou). Cependant, je ne pouvais m'empêcher de me renfrogner face à ce surnom, mon complexe concernant mes fesses revenant à vivre allure comme une baffe en pleine figure. Ça faisait mal, affreusement mal. Mais je ne dis rien pour autant, je ne pouvais pas m'apitoyer sur mon sort et laisser entrevoir mon insécurité face à mon corps à mon meilleur ami. Je ne voulais pas qu'il s'aperçoive de ma faiblesse intérieure, de mon manque d'estime de soi. Je détestais mon corps, je ne parvenais pas à vivre en harmonie avec celui-ci.

Le fait de me regarder dans le miroir les matins pour vérifier ma tenue et mon apparence devenait de plus en plus difficile, il m'arrivait même parfois de recouvrir chaque miroir de chez moi avec une serviette épaisse, juste histoire de ne plus me voir le temps d'un court instant. Je savais que mon comportement était irrationnelle, j'étais plutôt mignon, bien formé au niveau des muscles, mais ce complexe était difficile à surmonter, présent à chaque instant, imprégné en moi et je doutais de pouvoir un jour m'y faire, d'accepter le corps que j'ai et de l'aimer. Je pensais à la possible incapacité de quiconque à aimer mon corps, mon souhait d'avoir un petit-ami attiré par mon corps me semblait loin. Qui pourrait aimer un corps tel que le mien ? Certainement pas lui.

J'étais gay, amoureux de quelqu'un, un bel homme et parfait en tout point selon-moi, physiquement comme psychologiquement. Il n'avait pas un seul défaut, mais je sais que je manque d'objectivité, personne n'est parfait, mais il l'était pour moi. Il représentait l'homme parfait avec qui je voulais partager un bout de ma vie, voire même ma vie entière, jusqu'à ce que la mort nous sépare lui et moi. Mais je savais que c'était impossible alors j'enchaînais les histoires d'amour sans sentiments, avec des filles niaises à souhait me répulsant à chaque fois que j'en croisais une, qui me léchait littéralement les basques mais qui au final, s'en fichait totalement de qui j'étais réellement. Ne voyant en moi que mon physique et ma notoriété et mon talent pour le volley. Bien sûr, je ne pouvais pas tout remettre sur le dos de ces pauvres filles (NDA : ici, le pauvre est à voir comme une insulte), je pouvais très bien les ignorer, ne leur accorder aucunes importances mais elles me servaient à cacher mes sentiments envers lui.

Mais ça devenait de plus en plus dur, je le voyais tout les jours, on traînait toujours ensemble, nous étions inséparables depuis notre plus tendre enfance, nous côtoyant depuis de nombreuses années sans qu'on ait eu besoin de s'éloigner l'un de l'autre. Il représentait ma moitié et le perdre relèverait à perdre la moitié de moi-même. Mettre mes sentiments pour lui de côté était la meilleur solution pour moi de continuer à le voir et lui parler sans qu'une quelconque distance ne s'immisce à cause de mes sentiments pour lui.

Sortant une nouvelle fois de mes pensées, je reposa mes yeux vides de sentiments sur Iwa-chan, qui attendait sagement près de moi, faisant office d'une protection et d'un soutient infaillible. Il était mon gardien, ma première source de joie et je l'en remercierait jamais assez pour être constamment présent et de subir mes moindres caprices sans omettre le moindre signe de rejet. Il était mon tout, mon amour, mon meilleur ami et je me refusais de le perdre, de le laisser partir loin de moi. Il existait une alchimie invisible et solide entre nous deux, on se concordait l'un et l'autre, il n'y avait pas d'Oikawa sans Iwaizumi, pas de Tooru sans Hajime, on devait nous accepter comme un tout, nous prendre tout les deux ou alors nous laisser, c'était tout ou rien.

Penser à nous comme cela faisait battre mon cœur à vive allure et un sourire niais ne put s'empêcher de naître sur mon visage, faisant toujours face à Iwa-chan qui me regardait fixement, étonné de voir un tel sourire s'étendre sur mon visage. Il savait à quoi je pensais, il savait ce que je voulais lui dire, le remercier d'être présent près de moi, pour moi et avec moi, de ne jamais me lâcher la main, la gardant bien ancré entre la sienne, exerçant une pression réconfortante et solide. Je savais au fond de moi que sa présence me faisait souffrir, mais j'en avais quand-même besoin, cette souffrance me ramenait à la raison, me faisait garder les pieds sur terre, m'empêchait de battre des ailes au risque de me les brûler si je m'y risquais. C'était une souffrance bienveillante et bienvenue, je l'acceptais, elle m'aidait et moi je l'entretenais en restant aussi proche de l'homme que j'aimais plus que tout au monde. Elle m'empêchait de m'ouvrir à la réelle souffrance, je préférais souffrir d'être loin de la personne que j'aime en restant près de lui que de souffrir en étant loin d'Iwa-chan à cause de mes sentiments amoureux envers lui et de me faire rejeter par sa personne, refusant mes sentiments et me jetant loin de lui, de me faire sortir entièrement et complètement de sa vie.

Finalement, rouvrant les yeux que j'avais fermé pour penser à mes sentiments que j'éprouvais pour lui, je les posais sur sa personne, toujours près de moi, les bras croisés sur sa poitrine, me souriant tranquillement. Son sourire me réchauffa le cœur, il était tellement beau comme ça, ça faisait du bien, caressant de multiples caresse mon cœur et entretenant par la même occasion l'amour que je lui portais. Inconsciemment, il me faisait tomber de plus en plus amoureux de lui chaque jour, chaque heure, chaque minutes et chaque secondes qui passait.

PDV Ushijima :

Depuis la soirée que nous avons passé, Tendou et moi, avec les différents joueurs de différentes équipes samedi dernier chez Hinata Shoyo, nous ne nous parlons peu. En fait, nous sommes toujours aussi complices l'un envers l'autre mais nos discutions sont plus courtes et plus rares. J'ai l'impression que les révélations que Tendou a fait durant le jeu a mis un certain froid entre nous deux. Mais il est difficile de mettre de l'écart entre nous, si jamais c'est ce qu'il souhaite faire, nous sommes dans la même classe, nous faisons partie de la même équipe et en plus de ça, nous partageons la même chambre.

J'étais perturbé depuis cette soirée, je ne comprenais pas vraiment ce que je ressentais, c'était confus, je ressentais plusieurs sentiments et émotions à propos de cette soirée, certains étaient connus mais d'autre étaient nouveaux pour moi. J'étais en train de découvrir de nouvelles sensations, des agréables comme des désagréables. Avec Tendou, nous n'avons pas reparlé de ce qui avait été dit et avoué à cette soirée, notamment de ce que j'avais appris le concernant et qui attisait ma curiosité. Mais, même si Tendou ne lançait pas la conversation, je n'osais pour ma part pas lui poser de questions bien que ma curiosité était forte. J'ignorais beaucoup de chose, j'en avais conscience, mais j'avais connaissance de quasiment tout ce qui avait été objets durant cette soirée, même les sujets concernant la vie sexuelle.

Ce sont d'ailleurs les révélations que Tendou a fait à ce sujet qui me tourmentait le plus, je ressentais diverses choses en moi en y repensant, des frissons me remontait le long de la colonne vertébrale, des sensations que je ne connaissais alors pas du tout. Avant cette soirée, je n'avais pas une seule fois envisagé que mon ami et colocataire avait une once de vie sexuelle, même en solitaire. Nous sommes pratiquement toujours ensemble, il est rare qu'il soit seul dans la chambre que nous partageons et malgré tout, j'ai appris qu'il avait, finalement, réussi à trouver des moments d'intimité pour se faire du bien. Penser à cette idée me faisait monter le rouge aux joues, une chaleur agréable gigotait dans mon bas-ventre, encore une sensation qui m'étais alors inconnue. Je connaissais ce qu'était le plaisir solitaire, ayant déjà eu à recourir à cette situation, mais je n'arrivais pas à retirer les images que mon esprit imaginait quand j'envisageais Tendou en train de s'adonner à une pratique sexuelle. Notamment avec un mystérieux objet l'y aidant.

Concernant cet objet, je me demandais vraiment où est-ce que Tendou pouvait le cacher, je connaissais la chambre comme ma poche, je savais où telle chose et telle chose était, même les affaires de Tendou. Donc, le fait qu'il ait un tel objet en sa possession, sans aucun doute dans notre chambre, mais que je ne connaissais pas sa cachette attisait mon esprit de compétition et ma curiosité. Je prenais la découverte de cet objet comme un défi personnel, je n'avais pas réussit à mettre la main dessus depuis qu'il l'avait : je doutais en mon fort intérieur qu'il devait posséder cet objet depuis un certain temps déjà, si ce n'est depuis le début de notre scolarité à l'Académie. Certaines personnes diraient sans aucun doute que j'étais trop envahissant avec mon ami, mais je ne pouvais m'empêcher, malgré mon bon vouloir, de surveiller les agissements de mon colocataire.

Savoir qu'il se donnait du plaisir, alors que j'étais peut-être à quelques mètres de lui, avait la fâcheuse habitude de m'exciter. Penser de telles choses à propos de Tendou me dérangeait un peu tout de même, j'envisageais mon ami de plus en plus souvent sans vêtements, dans des positions pas du tout catholique avec un sourire pervers, des yeux remplis de désirs, attendant patiemment que je vienne régler son problème d'excitation. Je faisais en plus de cela de plus en plus de rêves érotiques le concernant, nous imaginant avoir des relations sexuelles ensemble. Ce qui m'était le plus déroutant était ma réceptivité à leurs propos, me réveillant toujours avec un problème d'érection douloureuse et bien présente, mais je ne pouvais décemment pas me soulager alors que Tendou était dans le lit au-dessus du mien, je devais donc attendre sagement que mon problème se calme, malgré mon envie irrépressible d'apposer ma main dessus afin de me satisfaire comme il se doit.

Je sortis finalement de mes pensées quand je vis Tendou passer devant moi alors assis à son bureau, une serviette sur les épaules, me signalant ainsi qu'il allait prendre sa douche. J'hocha négligemment la tête et fis comme si j'étais toujours en train de lire le manga qu'il m'avait prêté et me forçait à ne pas poser mes yeux sur sa personne et notamment sa silhouette. Tendou était un beau garçon, c'était indéniable, mon corps le réclamait sien dans mes rêves et je ne pouvais décidemment pas détourner mes yeux de son corps, et notamment une partie plus que visible quand il était de dos. J'avais conscience que la plupart des personnes me considérait comme innocent voire même complètement inexpérimenté et ignorant sur certaines choses de la vie, mais la sexualité n'en faisait clairement pas partie. J'étais même plutôt ouvert à cette optique, même si j'étais encore vierge, mon corps réclamait des choses que je ne pouvais pas lui refuser et il avait, depuis quelques temps maintenant, envie de se coller à celui de mon partenaire.

Je n'étais pas du tout rebuter face à une possible relation sexuelle entre deux hommes ou entre deux femmes. Selon moi, l'amour était juste un sentiment que ressentaient deux personnes l'une envers l'autre : qu'elles soient un homme et une femme, deux femmes ou deux hommes ne devaient pas empêcher cet amour de naître et d'exister. Même si mon esprit était attiré par les femmes, mon corps était indéniablement attiré uniquement par Tendou, un homme et surtout mon meilleur ami. La pensée d'une jolie femme déshabillée ne me faisait rien ressentir de particulier, mon corps ne réagissait pas à sa vue, au contraire de celui de Tendou. Mon corps réagissait entièrement à sa personne, à sa vue, à son toucher amical, à ses paroles. Un rien de sa part arrivait à me faire réagir. Mais j'ignorais si cela était de l'amour que je ressentais pour lui, je l'appréciais en tant qu'ami, mon corps le désirait mais je ne savais pas si mon cœur s'était amouracher (NDA : je trouve ce mot complètement bizarre…) de lui.

Une fois qu'il fut sortis de la chambre, claquant légèrement la porte de celle-ci, je l'entendis immédiatement chantonner gaiement comme à son habitude en gagnant les sanitaires communs. Immédiatement, profitant ainsi de son absence en ces lieux, je reposa négligemment le manga sur le lit et me dirigea en direction de son armoire. L'ouvrant en grand, je laissa glisser mes yeux sur les vêtements qui s'entassaient dans celle-ci, puis, je glissa mes mains entre chaque panse de vêtement afin de rechercher l'objet qui me rendait tellement curieux. Je fis cela pendant deux bonnes minutes, massant tout les vêtements à l'intérieur du meuble afin de rechercher une potentielle forme ronde et dur, caractéristique de cet objet. Mais mes mains ne toucha aucune grosseur significative. Il n'était définitivement pas là. Ça diminuait au moins les endroits potentiels pour le cacher.

Je me dirigeas donc vers le second endroit possible dans lequel il pouvait l'avoir cacher : son lit. Je grimpe donc l'échelle et une fois totalement en haut, assis sur son matelas, je me mis à fouiller parmi les draps et les oreillers, malmenant même ceux-ci afin de, peut-être, y discerner l'objet. Juste pour que je ne puisse pas tomber dessus par hasard, il aurait très bien pu le glisser à l'intérieur, au milieu du duvet. À cette idée saugrenue envisagée, je m'arrêta soudainement dans mes recherches, plaquant ensuite mon visage rouge de gêne dedans, mon nez captivant immédiatement l'odeur corporel de Tendou. Je pris une grande inspiration par le nez, souhaitant m'imprégner le plus possible de cette odeur, puis, je le reposa délicatement à sa place, pour ne pas laisser une seule trace de mon passage sur son lit. Ne trouvant une fois encore rien du tout ici, je redescend rapidement de l'échelle.

Il ne restait alors plus qu'un endroit dans lequel je n'avais pas cherché dans la pièce : son bureau. Celui-ci était le plus rapproché de la fenêtre, tandis que le mien était le plus proche de la porte. M'y approchant donc doucement, à pas lent, envisageant ce que je pourrais y trouver de compromettant à propos de mon ami, je finis cependant par rapidement lui faire face, n'étant qu'à même pas deux mètres de celui-ci. Déridant légèrement mon visage remplie d'appréhension, je finis par ouvrir le premier tiroir qui le composait et après un méticuleux examen, je ne le trouva pas. M'accroupissant afin d'être plus proche des tiroirs, j'ouvris le second, y fit le même examen que pour le précédent. Même constatation que pour le premier, il n'y avait rien pouvant ressembler à cet objet que j'avais en tête. Il ne restait maintenant plus qu'un tiroir au bureau : il était donc mon dernier espoir de trouver l'objet qui attisait tant ma curiosité. L'ouvrant doucement, un sentiment étrange et inconnue m'assaillant alors, je zieuta rapidement dedans, mais n'y vit à premier vue rien. Fronçant les sourcils, j'y glisse ma main, fit le tour complet méticuleusement afin d'y discerner un possible objet dans le fond.

Mais ce fut autre chose qui attira mon regard, fronçant alors les sourcils de questionnement, je réussis à soulever ce qui semblerait ressembler à un double-fond dans le tiroir. Le retirant alors du tiroir et le posant sur le sol, à côté de moi, je finis par voir plusieurs objets différents dans le tiroir. Tout d'abord, j'aperçu un carnet, puis l'ouvrant pour comprendre ce qu'il contenait, je le referma bien vite, me refusant à le lire : c'était le journal intime de Tendou. J'acceptais peut-être de fouiller dans ses affaires mais je me refusais entièrement à lire son journal : écrire dans un journal était pour moi le plus grand coffre au trésor qu'une personne pouvait avoir, y mettre le nez dedans serait déloyal envers lui. Le reposant donc près du double-fond, en dehors du tiroir, je pu voir d'autres choses intéressantes, des photos, des lettres ou encore des bijoux. Mais ce que je vu par la suite était une confirmation face à ce que je pensais alors : j'approchais du but. Je vis tout d'abord un paquet de préservatif, celui-ci était neuf, il n'avait pas été utilisé ainsi qu'un tube de lubrifiant qui, quant à lui, était bien entamé, s'approchant même de la fin du tube me prouvant ainsi par la même occasion que Tendou devait se donner de plaisir assez souvent pour qu'il soit presque vide. Finalement, j'aperçus un sac en velours bleu nuit dans le fond du tiroir, celui-ci était doux au toucher et il y avait quelque chose de moyennement lourd à l'intérieur. Prenant mon courage à deux mains, respirant par la même occasion une grande goulée d'air, je l'ouvris prudemment afin de regarder ce qu'il y avait à l'intérieur.

Un gode. J'avais donc enfin trouvé l'endroit où Tendou cachait son objet sexuel. J'étais pas peu fière de cette découverte, souriant avec fierté, j'avais gagné. (NDA : UwU… non mais quel gamin sérieux… dit la femme écrivant l'histoire) Je le sortis alors prudemment de son sac, le tenant fièrement devant mes yeux : celui-ci était bleu translucide, d'une très belle couleur permettant alors à la lumière de traverser, sertit de microscopique joyeux au bout de celui-ci prenant place sur toute la surface du gland. Ces petites pierres devaient apporter une certaine sensation, je ne savais alors pas à quel point cela pouvait être agréable pour la personne l'utilisant. Il était plutôt long, d'environs 5 centimètres de largeur. Ce ne fut que quand j'entendis clairement la voix de Tendou dans le couloir, près de la porte de la chambre en train de discuter gaiement avec ce qui ressemblerait à Semi, je rangea prestement le tout et remit bien correctement le double-fond dans le tiroir. Me précipitant alors sur mon lit afin de me remettre en position normal, reprenant le manga que j'étais en train de lire précédemment, la porte s'ouvrit sur Tendou, souriant grandement et bougeant la tête de droite à gauche, au rythme d'une musique.

Essayant de me concentrer sur ma lecture, pour ainsi ne pas attirer les soupçons de mon ami, des pensées perverses m'assaillirent alors, imaginant sans mal Tendou se faisant du bien avec ce fameux gode sertis de joyaux. Face à ces pensées, je sentis rapidement mon bas-ventre chauffer ainsi qu'une grosseur compromettante apparaître dans mon jogging. Le rouge aux joues, je me mis donc sur le ventre, position plutôt inhabituelle pour moi, afin de cacher au mieux cette proéminence à mon ami qui me fixait étrangement, les yeux brillants de je ne savais pas quoi. Mais mes pensées ne purent s'empêcher de divaguer une nouvelle fois sur cet objet que j'avais pu admirer et tenir dans ma main. Un sentiment nouveau me prit les tripes, faisant se froncer mes sourcils inconsciemment. Ce sentiment inconnu était désagréable, me mettait dans une rage inconsciente, j'étais mécontent de ma trouvaille. J'avais pourtant réussit à le dénicher mais mon esprit ne voulait pas accepter que de tels objets avaient le droit de toucher à ce point mon Tendou. J'étais dans une rage silencieuse, inconnue mais incroyablement forte et douloureuse.

PDV Tendou : (NDA : pour faire sa partie, j'ai écouté Can we kiss forever (Kina) - slowed je ne peux que vous conseiller fortement de l'écouter, au moins une fois, avec ce chapitre car elle me fait invariablement penser au petit bébé Tendou de cette fanfiction et elle colle parfaitement bien à l'ambiance sombre et morne que je voulais donner à son point de vue).

Wakatochi était assis sur le bord de son lit, comme d'habitude, je l'entendais quelque fois feuilleter le manga que je lui avais prêté quelques heures plus tôt, il tournait les pages sans dire un mot. Quant à moi, j'étais assis à mon bureau et j'essayais de terminer des devoirs que j'avais en retard les pensées m'assaillaient trop depuis cette fameuse soirée chez le petit monstre pour me concentrer sur autre chose que tout ce qui avait pu être dit et découvert à cette soirée. Ainsi donc, les bras ballant le long du corps, je restais les yeux fixés sur ce qui se trouvait en face de moi à savoir le mur de la chambre très peu attrayant mais qui me permettait à cet instant précis de rester un minimum connecté avec la réalité. Je croyais pourtant connaître mon meilleur ami mais je prenais douloureusement conscience qu'en réalité, je ne savais pas tant de choses que cela à propos de lui. Wakatochi était devenu un mystère pour moi depuis dimanche, après la soirée, et je souhaitais au plus profond de moi le découvrir, transpercer sa carapace et son masque froid, dur et impassible qui composait son visage afin de voir ce qui pouvait se cacher derrière et découvrir les sentiments et émotions qui le traversaient.

Décidant de m'aérer un peu la tête et de sortir de cette pièce dans laquelle j'avais l'impression de suffoquer à force d'y rester, je récupéra une serviette étendu près de la fenêtre, la mit sur mes épaules et me dirigea vers la porte après avoir pris ma trousse de toilette dans laquelle y reposait soigneusement mes produits de douche. Je signala ma direction aux sanitaires communs à mon partenaire de chambre, ne recevant qu'un léger assentiment silencieux, puis, je gagna sans attendre le couloir pour me diriger ensuite jusqu'aux douches, chantonnant légèrement une musique que j'avais dans la tête, gardant mes yeux naturellement exorbités sur le couloir et les personnes qui y étaient parfois présentes. Esquivant des regards appuyés sur ma personne tout le long de ma marche. Gagnant les douches de l'étage de la résidence, je vis les différentes personnes présentes dans la salle partir à mon arrivée, me faisant légèrement sourire de consternation, pour eux. Leur incapacité à rester dans une même pièce que moi, les sanitaires qui plus est, m'amusait grandement. Entrant dans la cabine la plus loin de la porte d'entrée, je m'y déshabilla après avoir déposé mes affaires de toilettes et accroché ma serviette à un crochet présent dans la cabine : celles-ci étaient grandes, permettant ainsi d'y mettre des affaires sans risquer qu'elle ne se fassent mouiller par l'eau de la douche. Allumant et réglant l'eau pour qu'elle soit suffisamment chaude, je m'y glissa en-dessous, acceptant avec gratitude les goutes chaude tombant en cascade sur mes cheveux et mon dos. Restant les bras ballants dans le vide, les yeux fixant le sol à mes pieds, je laissa l'eau mouiller mes cheveux, les faisant perdre de leur hauteur, ceux-ci venant alors encadrer mon visage et caresser mes épaules. Puis, mes pensées revinrent au gallot, assaillant mon esprit déjà trop encombrés de diverses interrogations.

Mon ami ne se laissait que rarement aller à ses émotions ou sentiments, il avait une grande confiance en lui et en ses capacités, notamment au volley, mais il n'était pas si invulnérable que cela. Je le connaissais suffisamment pour le savoir, il ressentait lui aussi des sentiments comme la tristesse, la colère ou encore la joie. Il aimait jouer au volley, c'était sa passion et sa principal source de joie. Il n'aimait pas perdre, il n'aimait pas les personnes qui étaient trop sûr d'elles sans fondement et il n'aimait pas l'injustice, surtout si ça concernait ses amis. Ce dernier trait, j'avais pu le découvrir grâce à la soirée y découvrant un ami qui m'appréciait au point de me défendre devant des lycéens m'insultant dans mon dos. J'y avais pris l'habitude, même si personne ne devrait s'habituer à recevoir des regards peu aimables dans chaque couloirs, juste parce que cette personne est différente. En apprenant que mon ami s'était littéralement mis en colère au point de frapper un lycéen au visage parce qu'il m'avait insulté me touchait, je n'avais alors pas conscience d'à quel point je pouvais importer pour quelqu'un, comprenant bien depuis ma plus tendre enfance pourquoi personne ne m'aimait et pourquoi tout le monde me trouvait bizarre, ressemblant à un monstre à cause de mon apparence ou encore de mes capacités au volley.

J'avais cruellement accepté ma condition au fils des années, acceptant d'être seul, mis à l'écart à cause de qui j'étais, acceptant les insultes, les comprenant même, approuvait l'éloignement de toutes ces personnes inconnus qui voyait en moi que le monstre que j'étais, acceptant par la même occasion l'éloignement de mes parents, remarquant eux aussi ce que j'étais, me rejetant sans même m'accorder un regard. Leurs yeux ne se posaient plus sur moi, ils restaient à l'écart de moi, ne me croisant que lorsque c'était nécessaire pour le lycée ou encore lors de réunions de familles du moins à celles où j'étais invité. En entrant dans ce lycée et notamment au club de volley le constituant, j'y avais rencontré Wakatochi, l'avait admiré pour ses capacités innées au volley, avait souhaité jouer un match avec lui, en tant que coéquipier, puis, de fil en aiguille, nous étions devenus amis. Il avait été le seul à ne pas me regarder étrangement, m'accordant des regards plus ou moins longs, ne m'insultant pas de monstre. Il était une réelle source de joie dans ma vie, il me faisait sourire, mes yeux pétillaient constamment quand je pensais à lui. Il était le seul ami dont j'avais besoin, je ne pense pas que je pourrais un jour accepter qu'il s'éloigne de moi.

Tout le monde avait besoin d'une personne comme Wakatochi dans sa vie, je pensais que je n'en avais pas le droit avant de le rencontrer, ayant été fourvoyé toute ma vie pour qui j'étais, j'avais finis par le penser et le croire. Il n'y avait que cette possibilité pour que personne ne souhaite me parler ou me regarder. Toutes les personnes que j'avais pu croiser dans ma vie n'avaient pas poser leur yeux sur moi, si ce n'est pour me regarder avec une expression de peur, de choc et de dégoût dans leur regard. Je pouvais très bien me passer de cette vision d'horreur, je n'avais pas besoin de leurs regards horrifiés quand ils voyaient ma personne. Je n'en avais définitivement pas besoin. Le seul regard dont j'avais besoin dorénavant était celui de Wakatochi, celui-ci n'était jamais méchant, il ne me regardait jamais avec un regard horrifié ou dégoûté.

J'avais, durant cette soirée, pu découvrir de nouvelles personnes comme Wakatochi, qui, elles aussi ne me regardaient pas la peur dans les yeux, personne n'avaient posé des regards horrifiés sur ma personne, personne n'avait détourné les yeux quand je parlais ou quand je les regardais aussi. Le plus remarquable a été la joute verbale du petit monstre de Karasuno quand Ushiwaka avait parlé des personnes qui m'avaient insulté de monstre récoltant pas la même occasion un poing de sa part. Hinata avait été remarquable, le petit était si innocent que ça m'avait réchauffé le cœur, je l'avais admiré pour être si candide mais je l'avais aussi remercié chaleureusement au plus profond de moi pour ses paroles si sincères, celles-ci apportaient en moi une chaleur réconfortante et une sécurité que je n'avais alors jamais connu. Je m'étais sentis soutenu, compris, accepter tel que j'étais et personne ne l'avait contredit, recevant même des approbations de quelques personnes comme Oikawa par exemple. Celui-ci faisait aussi parties des plus belles rencontres et découvertes que j'avais pu faire durant le jeu, on s'était trouvé d'innombrables points communs, celui-ci avait aussi été étonné, je l'avais lu dans ses yeux.

À force de rester silencieux, seul à observer les personnes constituant le monde dans lequel je vivais, j'arrivais à lire tout ce qui pouvait traverser les yeux de ceux qui me regardait y discernant ainsi leur peur, leur dégoût et mêmes leurs pensées. C'était facile quand on vivait constamment avec de telles personnes leurs âmes transperçaient littéralement leurs corps, les laissant à découvert, me permettant ainsi de les agripper, de les malaxer à mon bon vouloir, les regarder sous toutes les coutures, de les briser petit à petit et de plus en plus, jusqu'à la voir être anéantit, incapable alors de regagner son corps elle était devenue vulnérable, avait perdu la tête à mon contact. Cet instant de vulnérabilité chez ces personnes leur paraissait alors durer des heures, alors que moi, ce n'était que quelques secondes des secondes bienfaitrices me permettant ainsi de rejeter ma colère, ma rage et ma tristesse face à leur comportement. J'y avais découvert la solution pour me défendre face à leurs insultes et leur mépris face au monstre que j'étais. J'adoptais alors le costume du monstre qu'ils pensaient que j'étais, je leur donnais pour le coup une vraie raison valable de me détester, d'avoir peur de moi. Ce n'était que le juste retournement des choses, selon moi. Si c'était pour me détester alors il valait mieux que ce soit pour de vrais raisons je leur avait fait ce cadeau empoisonné.

Le seul en qui je n'avais pas réussit à lire avait été Ushiwaka, il était impénétrable, même pour moi. Se dressait devant moi, à son contact, le plus grand mur de fer du monde. Si je pouvais voir l'âme sortir du corps de mes victimes, je ne voyais qu'une aura surpuissante et intouchable, indomptable même, sortir de son corps. Son âme était pure comme de l'eau de roche, elle ne m'aurait jamais laissé l'approcher, la caresser du bout de mes ongles, il m'était incapable de les enfoncer en elle. J'avais été heureux de cette constatation au moins une personne dans toute ma vie allait se dresser face à moi, calmant ainsi mes pulsions sadiques et blessées, pour laisser entrer dans mon cœur une nouvelle émotion : la joie pure. C'était comme être entouré d'un ange gardien, sa présence réchauffant mon cœur meurtri par le monde, criblé de balles à cause des insultes, lacéré et sanguinolant à cause des coups de fouets reçu, résultat des regards de dégoûts perçus. Sa présence apportait des bandages avec elle, elle bandait mon cœur, calmant ainsi le sang qu'il perdait, laissait cicatriser les plaies qu'il arborait jusqu'au prochain coup, jusqu'à la prochaine blessure qui rouvrirait inlassablement les anciennes plaies, me faisant souffrir continuellement.

Je luttais constamment avec moi-même, refusant par-dessus tout laisser les émotions dévaster mon esprit et mon cœur, je me refusais de craquer, je ne pouvais pas leur laisser l'opportunité de voir mon âme, d'y planter des pieux pointues et pointer des croix en ma direction souhaitant ainsi m'exorciser. J'étais possédé, le démon avait pris possession de mon corps c'est ce qu'ils pensaient tous. Mais je savais, j'étais normal, personne ne possédait mon corps ou mon esprit, j'arrivais à bouger et penser comme je le souhaitais. Mon corps et mon âme m'appartenait, j'avais le contrôle sur eux et pourtant, je n'arrivais pas à empêcher les larmes de couler, elles s'étalaient sans discontinus sur mon visage pâle, faisant rougir mes yeux ternes, se mélangeant avec l'eau qui continuait de couler. Je n'avais rien demandé à personne, je souhaitais juste être compris par quelqu'un, être accepté pour ce que j'étais. J'avais trouvé en Ushiwaka cette personne, sa présence adoucissait mes songes, calmait mon cœur meurtri, Il le faisait aussi battre à tout rompre, la joie sortait par jets puissants, remplissant mes veines de bonheur et d'amour.

Posant mon front brûlant contre le carrelage de la cabine froid ce qui contrasta agréablement avec ma chaleur corporel, je pris conscience de ce que je ressentais vraiment pour Wakatochi : j'étais incontestablement amoureux de lui. Mais cette constatation ne m'étonnait guère, à-vrais-dire, je savais que je ne ressentais pas que de l'amitié pour lui surtout pas quand on imaginait son ami nu ou qu'on se faisait plaisir en pensant à lui ou sur sa photo. Quand ces questions intimes étaient sortis durant le jeu, j'avais ris intérieurement en pensant que la personne concernée par mes réponses se trouvait être mon voisin de gauche et accessoirement mon meilleur ami. Repensant à cela, un léger rire cristallin sortis de mes lèvres, rencontrant le froid du carrelage et le vide de la pièce, résonnant ainsi dans tout l'espace clos.

Je pouvais me laisser aller à pleurer et à rire ici, j'étais seul, personne pour m'entendre ou me voir. Ça me libérait plus que je ne l'aurais cru de laisser sortir mes émotions et mes sentiments, remplissant mon cœur de bonheur, de liberté. J'étais en ce moment bien loin de l'être duquel j'adoptais l'apparence lorsque je transperçaient les âmes de mes victimes. Mes ongles n'étaient plus couverts de sang, ils étaient propre, au bout de doigts longs, blancs comme neige. (NDA : je fais plusieurs fois allusions à ses ongles dans ce PDV, il faut donc envisager Tendou avec des ongles un peu longs, permettant de ce fait une meilleur prise sur ses victimes UwU). Un sourire béat pris possession de mon visage, je laissa mes mains encerclés mes épaules, mes ongles s'y plantèrent légèrement, j'aurais sûrement des marques par la suite mais ça m'importait peu à ce moment-là j'avais l'impression d'être vivant et d'être, pour la première fois de ma vie, un être humain normal.

PDV Iwaizumi :

Oikawa était bien silencieux depuis le début de la journée, il était souvent dans ses pensées, ne réagissait pratiquement à rien de ce qui pouvait l'entourer. Pendant que moi j'étais debout près de lui pendant la pause, attendant sagement en l'observant, les bras croisées sur ma poitrine. Je constatais que, depuis la soirée chez Hinata samedi dernier, Oikawa était de plus en plus dans ses pensées, il n'écoutait presque pas et il faisait moins le mariole chose quasiment incroyable quand on le connaissait. J'avais l'habitude depuis notre première rencontre quand on était enfant de ses humeurs changeantes, de son humour grotesque et de ces petits surnoms « Iwa-chan » qu'il se plaisait à me donner alors le voir maintenant calme me perturbait un peu. Oikawa avait instauré une sorte de routine entre nous une routine qui m'allait très bien d'ailleurs, même si j'avais beau me plaindre à chaque fois par pure fierté et ne souhaitant pas avouer à voix haute mes pensées et mes sentiments. Il passait la plupart de son temps avec moi, me rabâchant les oreilles de ses éternelles « Iwa-chan~ » enjoué ou encore de ses petits sourires qu'il me donnait, la main derrière sa tête en signe d'innocence et la langue tiré sur le côté ainsi qu'un œil fermé en un clin d'œil.

Dans notre duo, Oikawa n'était clairement pas connu pour son calme ou son innocence, au contraire même, il était toujours celui qui souriait le plus, rigolait le plus, faisait le plus de bêtises aussi. Il était plus ouvert que moi, qui, de nature, était réservé, un visage indéchiffrable me permettant ainsi de me protéger d'une certaine manière du monde extérieur et de ses problèmes. Je n'aimais pas les problèmes, je souhaitais juste rester tranquille, loin de tout ça, mais avec Oikawa je me retrouvais souvent à faire le gendarme, devant le chercher quand il partait je ne savais où ou encore devant jouer les grands-frères et le gronder quand il faisait une bêtise. Je pourrais dire que cette situation m'allait mais je ne voyais pas Oikawa comme mon petit frère, il était certes mon meilleur ami d'enfance mais maintenant, nous avions grandis et mes sentiments avaient évolué en même temps que mon corps. Ce qui avant ressemblait à une profonde amitié envers un jeune garçon se trouvait maintenant transformer en un fantasme inavoué pour celui-ci, désirant plus que tout posé mes mains sur des parties plus intimes de mon ami et dériver ma bouche de sa joue à la sienne.

Évidemment, je ne lui avais jamais dit à propos de mes sentiments, je n'étais pas habitué à ressentir ce genre de chose, j'étais bien sûr sortis avec des filles auparavant mais comme je l'avais à proprement parlé avoué durant la soirée, ces relations étaient fausses : il n'y avait jamais de sentiments, ça n'allait pas plus loin que de faux baisers sans saveur particulière. Aucunes de ces filles ne me plaisaient ou m'attirait sexuellement parlant j'avais même finis par constater que seul Oikawa m'attirait physiquement, mon corps réagissait à sa vue ou encore à la simple pensée de celui-ci torse nue ou même complètement dévêtu. Il m'était donc de plus en plus difficile de contrôler mes ardeurs et mes réactions physiques quand nous étions à un entraînement de volley et encore moins dans les vestiaires. Flattykawa, comme j'aime bien l'appeler pour le taquiner, ne m'y aidait d'ailleurs aucunement, celui-ci avait la fâcheuse tendance à me coller à la moindre opportunité, m'aguichant inconsciemment en collant son corps au mien pour s'amuser ce qui réveillait incontestablement mon corps qui désirait alors plus que tout à ce moment-là le corps de mon partenaire.

Oikawa changeait, plus les années s'écoulaient et plus je le remarquais de plus en plus. À mon grand plaisir, il changeait en bien que ce soit physiquement parlant ou psychologiquement bien que son caractère soit quelques fois difficiles à cerner ou encore à contrôler. Il avait mûri en tout point, son corps avait pris en forme, du moins pas toutes ces parties du corps, avait aussi pris du muscle, dessinant à la perfection son apparence, sculptant agréablement ses abdominaux, ses pectoraux, ses bras et cuisses puissantes ou encore son v présent au niveau de son bas-ventre. Son corps s'approchait de la perfection, bien qu'il l'était amplement selon moi, mais j'avais conscience bien malgré moi de ses complexes notamment celui concernant ses fesses. Alors que j'avais été plutôt bien aidé de ce côté-là de la part de mère-nature, mon coéquipier avait au contraire été abandonné par elle, ne lui laissant que des fesses plutôt plates et malgré ses efforts pour les développer, rien n'y faisait. Mais j'aimais bien ses petites fesses moi, ça me suffisait amplement pour me satisfaire ou pour aguicher mon corps qui réclamait alors de s'y loger avec délectation.

Vivre à ses côtés, lui parler, m'entraîner avec lui, recevoir ses regards gaies ou encore ses sourires, ses caresses légères qu'il prétendait être innocentes alors que j'avais bien compris son petit manège m'électrisait à chaque fois, me procurant des frissons agréable, ravivant ainsi ma frustration, le long de la colonne vertébrale jusqu'à une partie bien précise et sensible de mon corps. La position que j'adoptais en ce moment-même, les bras croisées sur ma poitrine, m'empêchait alors de poser mes mains sur lui, je gardais ainsi le contrôle de mon corps bien que ça me démangeait continuellement. J'avais finis par constater, à mon plus grand désarroi, que cette position revenait de plus en plus souvent, mes sentiments et mon désir pour sa personne ne faisait que s'accentuer jours après jours et je devais lutter avec moi-même pour ne pas lui sauter dessus et le proclamer mien. Je me laissais aller que quand j'étais chez moi, en sécurité dans ma chambre et surtout loin de lui pour laisser parler mon désir et ma frustration. Mes rêves faisait aussi une bonne manière pour soulager cette frustration le temps d'une nuit mais sitôt réveiller, mon esprit et mon corps réclamaient leur dû.

La soirée d'Hinata n'avait fait qu'accentuer ce désir que je ressentais depuis quelques temps déjà, j'y avais découvert un Oikawa plus pervers que je ne l'aurais pensé et avait mis le doigt sur des petits secrets plus que perturbant et révélateur de sa sexualité en solitaire. Le plus intéressant à alors été de découvrir sa possession de plusieurs objets sexuels, ce qui avait électrisé tout mes sens et embrumé légèrement mon esprit qui ne faisait alors que de ne penser qu'à ça : un objet long se logeant dans une partie plus qu'étroite de son anatomie mon corps ne rêvant que de prendre sa place.

La cloche sonnant la reprise des cours, je retourna m'asseoir à ma place, lançant un dernier regard indéchiffrable à Oikawa, celui-ci me rendant mon regard bien que plus de sentiments pouvaient être lu dans ses yeux marron clair. Il finit par se détourner, les joues légèrement rosies, pour diriger son regard sur le professeur qui rentrait dans la salle, fermant la porte lâchement. Le cours passa à une lenteur exécrable, je m'étais donc autorisé à retourner dans mes pensées. Ceci était plutôt rare normalement mais depuis cette fameuse soirée, j'étais plus lâche avec moi-même, m'accordant plus de libertés et de relâchement qu'avant, accordant plus de temps à ma propre personne et notamment à mes pensées, essayant ainsi de comprendre tout ce que je pouvais ressentir pour mon ami d'enfance.

Oikawa avait changé mais il me changeait aussi en même temps, j'avais beau être le même avec les autres extérieurement, mais intérieurement, je remarquais de plus en plus les changements qui s'opérait dans ma personnalité, surtout si ça le concernait lui. J'avais la fâcheuse habitude de le recadrer avec un beau coup de pied aux fesses avant, mais maintenant, j'essayais le moins possible de le toucher, afin d'épargner mon corps d'une souffrance inutile causer par la tentation irrésistible que représentait son corps et la frustration qui en découlait. Plusieurs joueurs de l'équipe m'en avait d'ailleurs fait la remarque, mais mon visage fermé répondait assez aisément à leur curiosité ou plutôt, elle repoussait cette curiosité, les empêchant de ne poser ne serait-ce qu'une question à ce sujet. Le seul qui n'avait rien remarqué de particulier était Shittykawa, il avait beau être intelligent et rusé en ce qui concernait le sens du jeu au volley, en dehors de cela, il restait un ado qui souhaitait s'amuser, mettant de côté ce qui lui paraissait futile.

C'est aussi une caractéristique de sa personnalité que j'appréciais particulièrement puisqu'elle me forçait ainsi à faire attention à lui, à le recadrer parfois même et ça me permettait donc de garder un semblant de contrôle sur lui, accentuant ainsi notre proximité et notre complicité. Il me laissait de ce fait entrer dans sa zone de confort, me laissait littéralement pénétrer à l'intérieur de son cercle vital, m'entourant ainsi d'une chaleur agréable et tentatrice mais que je ne repousserais pour rien au monde. J'imaginais parfois Oikawa et moi autrement, plus que de simples amis et j'appréciais fortement cette vision de nous en couple, réalisant alors que notre complicité ne se verrait que renforcer mais que son caractère ne changerait pas, il restait l'insupportable et aguicheur joueur de volley, il ne cesserait pas de me taquiner, de me séduire, de me tenter pour que je lui cède enfin et le comble de toutes les manières possibles et inimaginable.

Mon esprit et mon corps réagissaient de concert, s'accordant ensemble à la même vision que renvoyait l'un à l'autre et je devais lutter contre moi-même pour ne pas avoir d'érection face aux nombreuses images qui s'infiltraient alors dans mon esprit, réveillant mon désir. Je serrais fortement de mes mains les bords de mon bureau, souhaitant plus que tout rester dans la réalité surtout pendant qu'on était en classe, je pourrais après tout me laisser aller une fois que le lycée serait fini et que je serais paisiblement installé sur mon lit, préalablement découvert de tout vêtement. Je me concentra donc sur le cours, mettant de côté mes pensées pour le moment, ne souhaitant pas avoir de problème physionomique ici, devant tout le monde. J'étais malgré tout connu pour mon self-control, ma froideur et mon côté indéchiffrable, je ne pouvais pas laisser tomber ce côté-là maintenant, surtout pas ici devant tout ces gens.

La sonnerie finit donc par sonner, me libérant ainsi de cette torture et ramassant en vitesse mes affaires, je sors de la salle et du lycée par la même extension sans attendre mon ami avec qui je rentrais habituellement tout les soirs. Mon corps ne pourrait malheureusement pas se contenir si je marche avec Oikawa jusqu'à chez moi et il m'était inconcevable que je lui saute dessus alors que mes sentiments n'étaient probablement pas partagés. Notre amitié était plus importante pour moi que de satisfaire mes désirs avec lui, je risquais de perdre plus de chose que d'en gagner, en fin de compte. Ainsi, je ne fis pas gaffe au « Iwa-chan ? » lancé par Oikawa qui ne comprenait pas ma réaction distante et ma fuite du lycée parce que oui, je fuyais littéralement, mais ce n'était pas le lycée que je fuyais, mais bien Oikawa lui-même. Je ne pouvais décemment pas lui dire, d'un ton neutre : « Shittykawa, couchons ensemble tu veux ? », je passerais pour un fou et un pervers à ses yeux, ce qui m'était inconcevable. Je m'excuserais par téléphone à celui-ci plus tard en lui donnant une fausse raison comme un rendez-vous médical par exemple, mais je ne lui dirais jamais la vérité, le fait que mon corps le réclame et souhaite le posséder de toute part.

Mais alors que je sortais du lycée, je finis par tomber sur quelqu'un à qui je ne m'attendais pas à voir aujourd'hui : Tendou. Celui-ci me sourit alors en me voyant, s'approchant gaiement jusqu'à moi afin de me parler. M'arrêtant à sa hauteur, je me mis à le questionner immédiatement après lui avoir dit bonjour :

« - Tendou, que fais-tu ici ? Demandais-je, plutôt pressé.

- Iwaizumi-kun, j'aurais souhaité parler avec Oikawa-kun, est-ce qu'il est là ? Me questionna-t-il, un sourire timide aux lèvres, les joues rougissantes.

- Il ne devrait plus tarder. Qu'est-ce que tu lui veux au juste ? Lui dis-je, le fixant d'un regard sombre.

- Oikawa-kun et moi avons rendez-vous ce soir, nous sortons prendre un verre. Dit-il, le plus naturellement du monde. »

Sa réponse me perturba plus que je n'aurais pu le croire et, prenant mes jambes à mon cou, je m'éloigne le plus vite possible de lui, une lueur jalouse grondante dans mes prunelles vertes. Une simple constatation était à faire : Tendou et Shittykawa avaient rendez-vous ensemble.

PDV Hinata :

J'étais tranquillement posé sur mon lit quand tout à coup la sonnette de la maison sonna. Je n'y prêta d'abord pas attention, mes parents étaient présents alors je les laissaient se charger d'ouvrir à l'opportuniste qui venait sonner chez les gens alors qu'il était quasiment 22 heures du soir. Non mais sérieusement, qui venait déranger des familles à cette heure-là ? Ça devait sûrement être un voisin ou alors un collègue de boulot de mes parents venant régler un problème de dernière minute. Je n'en savait rien et je m'en fichait un peu à-vrais-dire, moi, ce que je voulais c'était juste profiter de ma fin de soirée, appeler mes amis comme Kenma afin de prendre des nouvelles ou encore dormir afin de rattraper le sommeil que je perdais à force de jouer au volley. Non mais je ne faisais que ça, avec Kageyama, depuis qu'on a découvert notre nouvelle attaque, on ne cherche qu'à la perfectionner et la maîtriser du bout des doigts. De plus, j'essayais de mon côté de perfectionner ma vision du jeu et mes réceptions, d'ailleurs, ça choquait tout le monde que j'arrivais, à peu près, même si je prenais la plupart des ballons dans la tête, à tant bien que mal réceptionner les services.

Non mais j'étais vachement soutenue dans cette équipe, tout le monde semblait ahuris à chaque fois que je tentais quelque chose que juste sauter, ça en devient vraiment déprimant. Je ne suis pas bon qu'à sauter quand-même et puis, si je voulais devenir plus fort et un jour détrôner Kageyama de son trône, je ne peux me contenter que de mes attaques, je dois aussi m'améliorer dans les autres rôles. Je dois prouver que j'ai mérité ma place sur le terrain en tant que central pas que grâce à ma détente surhumaine ou mes réflexes et mes sauts hors du commun pour une personne de ma taille. Bon, je dois avouer que je dois aussi ma place à Kageyama, sans ses passes parfaites qui s'adaptent à n'importe quelle position, n'importe quel endroit du terrain, j'aurais bien du mal à déployer tous mes talents c'est d'ailleurs pour cela que j'aime autant jouer avec lui en tant que partenaire, je sais que peu importe où je suis, la balle viendra à moi. Et puis, je sais aussi que je suis indispensable pour Kageyama, même s'il ne l'avouera jamais têtu comme il est, mais grâce à ma rapidité et ma polyvalence. Après tout, je peux très bien être à l'autre bout du terrain et finir de l'autre côté en un rien de temps comme un appareil multifonction, comme un robot de cuisine. (NDA : cette comparaison me fait rire… imaginez Hinata en autocuiseur… uwu)

Finalement, je sors de mes pensées quand j'entends quelqu'un toquer à la porte de ma chambre, qui c'est qui vient me voir à cette heure-là ? Natsu serait bien capable de venir réclamer un câlin mais normalement elle est déjà couché à cette heure-là, en train de rêver du beau prince charmant comme toutes les petites filles de son âge. Après, ça m'étonnerait pas qu'elle soit en train de rêver du dragon gardant la tour de la princesse, tellement contraire aux normes comme elle. Non mais franchement, c'est un petit monstre, à la limite d'un garçon manqué, je la vois plus être le méchant dans un conte de fée que la fée elle-même. Finalement, j'invite la personne à entrer et constate que c'est ma mère qui me souris en s'excusant de me déranger, je lui indique alors qu'elle ne me dérange pas du tout, c'est ma mère après tout, puis elle me signale que des amis à moi sont en bas et souhaitent me parler.

Des amis à moi ? À cette heure-là ? Alors c'était pas des collègues à mes parents ou un voisin un peu trop impertinent. Mais qui ça peut bien être ? À part mes amis de Karasuno, je ne sais pas qui pourrait avoir l'envie soudaine de venir me voir à 22h, surtout qu'on s'est quitté il y a seulement quelques heures. Alors qui d'autre ? Bon, je n'avais qu'à aller voir, comme le dit le proverbe, on n'est jamais mieux servis que par soi-même après tout. Donc, soupirant de mécontentement d'être ainsi tiré de mon lit bien chaud, je rejoins le rez-de-chaussée de la maison et me dirige vers le salon dans lequel j'entends des voix en train de discuter tranquillement avec mon père alors encore présent. Arrivé là-bas, je remarque alors 3 silhouettes de dos, plutôt grandes. Finalement, c'est quand je remarque une chevelure particulièrement rouge et en hauteur que je comprends qui est venu me voir : Tendou, ainsi qu'à ses côtés Oikawa, dont je reconnais la voix, mais aussi Atsumu Miya, l'ami invité par Kageyama à la soirée qui s'est passé il y a quelques jours.

Je finis donc par me racler la gorge afin de signaler ma présence à ces trois intrus, puis, se retournant dans ma direction, je pu apercevoir les sourires plus ou moins grands sur les visages de mes amis. Celui d'Oikawa était grand et sincère, celui de Tendou comme à son habitude, présent mais ses yeux exorbités naturellement le faisait ressembler à un poisson hors de l'eau, bien que je n'oserais jamais le qualifié de tel dans la vraie vie et celui d'Atsumu qui me souriait timidement mais sincèrement. Je leur fis donc signe de me suivre après qu'on a échangé les formules de politesses de base à savoir « Bonsoir » et « Vous allez-bien ? ». Les menant ainsi jusqu'à ma chambre, j'allume la lumière alors éteinte, ferme prestement la porte derrière moi et une fois sûr que personne ne pourrait nous interrompre, je me retourna d'une manière lente et robotique dans leur direction, lançant des reproches avec mes yeux.

« - Qu'est-ce que vous venez faire chez moi à cette heure-là bon sang ? Dis-je, la colère pulsant dans ma voix.

- Nous sommes désolé de venir aussi tard Chibi-chan, mais nous avons besoin de ton aide. C'est une extrême urgence. Répliqua Oikawa, souhaitant me calmer.

- Excuse-nous de venir aussi tard, Hinata-kun, mais Oikawa-kun a raison, nous avons vraiment besoin de ton aide, une chose importante nous a sauté aux yeux durant ta soirée et on a besoin de toi pour nous aider dans notre démarche. M'expliqua calmement Tendou.

- Quel est le problème qui requiert mon aide si précieuse ? Demandais-je alors, voyant visiblement qu'ils avaient vraiment besoin de moi.

- Eh bien, te souviens-tu de la soirée et en particulier la question posé qui a été : Je n'ai jamais… joué à action ou vérité ? Me questionna à son tour Atsumu qui n'avait alors pas encore parlé.

- Évidemment que je me souviens, Sakusa-san et Ushijima-san avaient répondu n'y avoir jamais joué. Où est le problème ? Demandais-je, ne voyant clairement pas où était le problème.

- Justement, Chibi-chan, c'est ça le problème ! Ils n'y ont jamais joué. Ils ont sûrement loupé le meilleur jeu de tous les temps à jouer entre amis durant une fête. Ils ont esquivés toutes les questions et les actions tordus que leurs amis auraient pu leur poser. Répliqua instantanément Oikawa sous les acquiescement des deux autres, comme si la question ne se posait pas

- Il a raison Hinata-kun, c'est pour cela que nous souhaitons solliciter ton aide dans la préparation d'une autre soirée tous ensemble avec pour cette fois-ci comme jeu le classique jeu de la bouteille, action ou vérité quoi. Continua Tendou d'une voix neutre, attendant ma réponse.

- Je vois. Pourquoi moi ? Vous ne pouviez pas vous en charger que tous les trois ? Et surtout, c'était vraiment important pour venir sonner chez moi à 22 heure ? Vous n'auriez pas pu attendre demain par hasard ? Dis-je, las.

- Une invitation de notre part n'aurait pas eu autant d'impact que venant de toi, Shoyo. Disons que tout le monde semble t'estimer et t'adorer, alors que moi quasiment personne ne me connaît, Oikawa est un emmerdeur pas finit selon les dires de Kageyama et Tendou, bah c'est Tendou quoi, tu le vois demander une soirée aux autres ? Me questionna-t-il, et voyant ma négation de la tête, il continue sur sa lancée. C'est pour cela qu'on te demande de nous aider, tu es si mignon que personne n'osera te refuser cette nouvelle soirée, même ceux que tu connais le moins. Tu sais toucher les gens rien qu'avec ta présence, alors ça ne m'étonnerait même pas que Sakusa t'apprécie aussi, et le connaissant, c'est exceptionnel. Finit-il, calmement, souhaitant me convaincre de les aider et évitant ainsi toutes mes autres questions.

- D'accord, je vais vous aidez, si c'est ce que vous voulez. Mais nous verrons cela plus tard, repassez demain si vous souhaiter, je prendrais du temps sur l'entraînement de volley spécialement pour vous. Maintenant, merci de votre visite mais il est quasiment 22h30, j'aimerais aller me coucher. Leur dis-je, ouvrant la porte pour souligner mes paroles. »

Les trois garçons s'excusèrent prestement avant de sortir de la chambre, descendant les escaliers avec moi derrière eux pour ainsi pouvoir les raccompagner jusqu'à devant la maison. Je les vi se pencher en avant afin de s'excuser de leur dérangement et souhaiter une bonne fin de soirée à mes parents qui leur rendirent leur courbette avant de se redresser pour gagner l'entrée de la maison. Passant devant eux, je leur ouvre la porte, recevant en plein visage le froid extérieur puis, les laissant passer devant moi, je les interpelles une dernière fois alors qu'ils étaient en train de sortir de la cour :

« - Oikawa-san, Tendou-san, Atsumu-san, envoyez-moi un message pour me prévenir si vous venez demain, d'accord ? Leur souris-je, malgré tout content d'avoir eu leur visite, même si c'était relativement tard. »

Après leur signe positif de la tête ainsi qu'un signe d'au revoir de la main et quelques sourires des trois garçons, je referme la porte, refusant de laisser entrer plus de fraîcheur dans la maison. Puis, je me dirige vers le salon où discutent encore mes parents, assis sur le canapé. Je m'avance alors et viens me positionner entre leurs deux corps, me saucissonnant pour m'intégrer entre eux, recevant une étreinte de la part de ma mère et un sourire bienveillant de mon paternel.

« - Ces trois garçons sont des amis du lycée mon chéri ? Me questionna ma mère. Je ne les ai jamais vu.

- Non, ils font partis d'autre lycée mais je les connais grâce au volley et aussi grâce à la soirée de samedi dernier pour l'un d'entre eux. Ils étaient venu pour me demander de l'aide pour une affaire importante. Je leur ai dit de repasser demain vu l'heure tardive qu'il était. Leur expliquais-je, timidement.

- Tu as bien fais Shoyo, c'est vrai qu'on ne s'attendait pas à voir quelqu'un venir à la maison à cette heure-là. Mais bon, s'ils avaient besoin de toi, c'est bien que tu leur vienne en aide, même si ça devait être à 3 heure du matin. Répliqua mon père, me souriant.

- Et donc, si ce n'est pas indiscret, qu'est-ce qui est si important pour venir aussi tard ? Demanda ma mère, incertaine de sa question.

- En fait, ça concerne la soirée de samedi dernier. Ce soir-là, on a joué à « J'ai déjà / Je n'ai jamais » et deux de nos amis ont alors avoué n'avoir jamais joué à action ou vérité. Bien sûr, ça nous a tous choqué donc, ils sont venu me voir pour organiser une autre soirée avec tout le monde afin de régler ce petit problème. Ça semble vraiment important pour eux alors j'ai accepté de les aider. Dis-je, alternant entre mes deux parents.

- Tu auras donc besoin de la maison un autre week-end ? Demanda mon père, pas plus perturbé que cela par ma réponse.

- Je ne sais pas, il faut que je vois les détails avec eux mais je vous dirais tout une fois qu'on aura pris une décision concernant cette prochaine soirée. Et puis, je ne voudrais pas vous faire vous déplacer encore une fois. Expliquais-je, baissant légèrement la tête de honte à cause du fait de les faire partir de leur propre maison juste pour pouvoir partager une soirée avec mes amis.

- Ce n'est pas grave mon chéri, à-vrais-dire, nous hésitons avec ton père à rendre visite à tes grands-parents un peu plus souvent, ils se font vieux après tout et toi, tu deviens grand, donc tu es assez responsable pour t'occuper toi-même de la maison et de toi. Regarde, nous t'avons laissé tout le week-end dernier tout seul afin de faire une soirée et nous avons retrouvé la maison propre à notre retour. De plus, tu t'es beaucoup investis pour organiser cette petite fête pour tes amis, tu as utilisé toutes tes économies juste pour pouvoir satisfaire tout le monde. C'est la moindre des choses pour nous que de t'aider dans tes requêtes. M'expliqua ma mère, souriant sincèrement, les yeux brillant de fierté à mon encontre.

Pour remercier mes parents et leurs mots réconfortants, je les prit dans mes bras chacun leur tour et une fois une longue étreinte avec chacun d'entre eux, je leur souhaite une bonne nuit et remonte dans ma chambre, la fatigue ma rattrapant soudainement. Une fois ma tête touchant la surface douce de mon oreiller, Morphée vient immédiatement me prendre dans ses bras, me plongeant dans de doux rêves.

~ Lendemain ~

Alors que j'étais en cours, essayant du mieux que je pouvais de comprendre ce qu'expliquais la prof d'anglais, matière dans laquelle j'avais pas mal de difficultés, mon attention se fit intercepter par mon téléphone qui venait de vibrer, signalant un nouveau message. Malheureusement, je ne pouvais pas répondre pour le moment au risque de me faire confisquer mon téléphone par la prof si jamais je tentais et qu'elle me voyait en train de l'utiliser en classe. Je dû donc attendre calmement, aussi calme que je pouvais l'être malgré la curiosité qui me prenait aux tripes, la fin de l'heure afin de pouvoir enfin répondre à celui qui venait de me contacter par message. Ce n'est que quand la cloche sonna ma libération que je m'empressa de récupérer mon cellulaire afin de lire le message c'était Oikawa qui me prévenait de leur visite, de Tendou, Atsumu et lui, en fin d'après-midi, après les cours. Je lui répondis donc positivement par message, signalant en même temps mon empressement de les retrouver chez moi plus tard.

Reposant mon téléphone sur la table une fois qu'on a terminé notre petite conversation, je me plongea immédiatement dans mes pensées, repensant à la soirée de samedi dernier et des paroles dîtes par mes parents la veille au soir. Il était vrai que je m'étais beaucoup investis dans cette soirée, je voulais qu'elle soit parfaite, que tout le monde s'amuse et apprennent à se découvrir, apprenant des petits secrets quelques fois tabous sur telle ou telle personne mais je trouvais gênant de devoir demander une nouvelle fois à mes parents de nous prêter la maison. J'avais bien compris leur position face à cela quand il m'avait expliqué être plutôt enclin à me laisser la maison, mais je ne pouvais pas m'empêcher d'éprouver de la gêne à les mettre littéralement à la porte de leur propre maison. Mais, grâce à leurs paroles réconfortante ainsi que leur confiance en moi dont ils ont fait preuve la veille, j'étais plus détendu face à ce fait.

En ce qui concernait la soirée, je m'étais particulièrement amusé ce soir-là, j'avais appris beaucoup de choses sur mes amis les plus proches, les nouvelles personnes que j'avais pu y rencontrer comme les amis de Kageyama ou encore mes anciens rivaux maintenant devenus amis. J'avais découvert de nouvelles personnalités, des secrets intimes et inavouables et j'avais notamment découvert un Oikawa et un Tendou plutôt, comment dire, pervers ? Ou plutôt, devrais-je dire, sexuellement expérimenté pour leur âge. De plus, j'avais été plutôt choqué et touché en même temps par leur sincérité devant des personnes qu'ils ne connaissaient pas pour la plupart. J'avais voulu organiser cette soirée afin que les langues se démêlent, que la gêne de l'inconnu soit dépassé par la bonne entente et l'ambiance décontracté de la soirée. Je n'avais pas été déçu, tout le monde avait joué plus ou moins le jeu bien que Sakusa et Ushijima avait menti au moins une fois durant le jeu, mais je ne peux pas forcément leur en vouloir. Certaines questions qu'avaient préparés Nishinoya étaient parfois très intimes ou gênantes j'avais moi-même hésité à mentir sur certaines questions mais ça aurait clairement été hypocrite de ma part de le faire alors que j'avais été le principal investigateur de cette soirée. Mais je devais néanmoins applaudir la sincérité de dernière minute des deux garçons ils avaient avoué avoir menti, après tout une faute à moitié avouer était de ce fait à moitié pardonné, non ?

J'avais aussi énormément apprécié me moquer d'Oikawa et même d'Iwaizumi à cette soirée, ces deux-là se plaisaient, ça se voyait comme le nez au milieu de la face, je pense que seuls les principaux concernés n'avaient pas conscience des sentiments que lui portait leur partenaire et meilleur ami. Même le reste du groupe avait compris cela au fil de la soirée et des questions, y compris ceux qui ne les connaissaient alors pas avant cette soirée. Je me suis donc amusé toute la soirée à les charrier à ce propos, plus ou moins explicitement, Oikawa a été particulièrement facile à gêner puisqu'il était mon voisin bien que mes coups bas n'ont peut-être pas eu l'effet souhaité, celui-ci restait normal au fil de mes interventions gênantes et ne semblaient pas particulièrement touché par elles.

En ce qui concernait Tendou, je rencontrais véritablement la personne qu'il était dans la vie de tout les jours, en dehors des terrains et j'avais compris, à mon grand désarroi, l'injustice dont il était victime à l'académie Shiratorizawa. Quand j'étais intervenu pour le défendre face au cercle, j'avais été particulièrement sincère sur mes paroles, appuyant bien chaque mot afin de faire comprendre mon incompréhension et ma colère face à de tels mots le concernant. Tendou ne méritaient pas qu'on le considère comme un monstre, il ne faisait pas peur, il était intimidant mais ça imposait plus le respect que la peur, il était incroyablement fort au volley et il était plutôt mignon, je devais l'avouer. Bon, il était un peu bizarre sur les bords notamment quand il chantait sa chanson fétiche afin de déstabiliser les autres équipes, mais ça faisait partie de sa personnalité et une fois qu'on le connaissait, on apprenait rapidement à aimer cette partie de lui et même à en rigoler joyeusement et amicalement.

Finalement, sortis de mes pensées par le professeur de mathématique qui prenait la place vacante de la prof d'anglais au-devant de la classe, je ne m'attarda pas plus sur mes pensées, j'aurais assez de temps libre plus tard pour m'y attarder.

~ Fin des cours ~

Pressé, je rangea rapidement mes affaires une fois que la cloche sonna la libération tant attendue depuis le cours d'anglais puis, rapidement, j'alla récupérer mon vélo où je l'avais attaché ce matin et me mit en route pour mon chez moi. J'aurais normalement dû avoir entraînement de volley mais j'ai signalé mon absence au coach Ukai et à Daichi, donnant comme excuse un problème familial. Puis, une fois arrivé à destination, je rangea mon vélo et entra immédiatement à l'intérieur de la maison, souhaitant rester le moins longtemps possible dans le froid hivernal de cette fin d'année. Dans le salon, Atsumu, Oikawa et Tendou étaient déjà arrivé et sirotait une boisson chaude auprès de ma mère qui discutait joyeusement avec eux afin d'apprendre un peu plus à les connaître. J'en profita donc pour me déshabiller dans ma chambre, restant en tenue décontracté puis je regagna le salon dans lequel ma mère me tendit une tasse de chocolat chaud. La remerciant pour la boisson, elle s'éclipsa par la suite pour nous laisser de l'intimité et regagna son bureau pour travailler un peu sur ses cours. (NDA :étant donné qu'on ignore quoique ce soit sur la famille d'Hinata, j'ai décidé que sa mère serait professeur de collège).

Je pris par la suite rapidement connaissance de leur condition avec des questions banals puis, je dévia vite fait sur la véritable raison de leur venu ici à savoir la prochaine soirée qu'ils souhaitaient organiser avec mon aide.

« - Bien, alors, je pense que vous avez déjà pensé à la soirée avant de venir me voir hier soir, je vous écoute donc. Dis-je, sans passer par quatre chemins.

- En effet, Chibi-chan, à-vrais-dire, nous en discutons depuis plusieurs jours si ce n'est depuis le lendemain de la soirée de samedi dernier. Commença-t-il sous les hochements de tête des deux autres.

- C'est pour cela qu'on a décidé d'organiser la même soirée que toi la dernière fois, tu avais tout bien préparé que nous ne voyons pas ce qui devrait être changé pour celle-ci. La seule chose qui change c'est le jeu en lui-même puisqu'on partirait du coup pour un jeu de la bouteille. Enchaîna Tendou, gaiment, me fixant de ses yeux exorbités et son sourire timide.

- Bien sûr, ça devra être un nouveau jeu d'alcool, puisqu'il faut pouvoir passer les vérités et les actions si on ne veut vraiment pas y répondre ou les faire. Continua Atsumu, calmement.

- Évidemment, je m'en doutais un peu en fait. Et puis, ça permettra de dénouer les langues un peu trop fermés de certains. Répliquais-je instantanément, pas plus perturbé que cela à la réponse d'Atsumu.

- De ce fait, si tes parents veulent bien évidemment, on aurait penser l'organiser une nouvelle fois chez toi Chibi-chan. Tu as assez de place pour nous accueillir, tout le monde connaît l'adresse de ta maison et tu as déjà tout ce qu'il faut ici pour nous recevoir convenablement. On t'aidera évidemment pour tout organiser, mettre en place ainsi que tout ce qui concerne les boissons etc… Continua finalement Oikawa, entrant dans la partie la plus intéressante de l'organisation de la soirée, c'était ce qui m'importait le plus en fait.

- Très bien, dans ce cas, je vous laisse vous occuper des alcools et boissons non-alcoolisées, quant à moi, je m'occupe de les inviter et de les convaincre comme il se doit de venir. Ça vous va comme ça ? Demandais-je aux trois garçons, attendant patiemment leur assentiment ou non face à ma réplique.

- Ça nous convient parfaitement, Shoyo. Finalisa Atsumu. »

Par la suite, nous avons discuté joyeusement pendant de longues heures, parlant de tout et de rien dérivant parfois sur les sentiments d'Oikawa pour Iwaizumi et ceux de Tendou pour Ushijima, m'amusant de ce fait à les gêner le plus possible. Mon but n'était pas de les embarrassés avec leurs sentiments, mais ma curiosité était trop forte pour la garder enfouie en moi. Nous avons aussi parlé de la photo prise le soir de la soirée par Suga sur laquelle on nous voit tous dormir, plus ou moins collés à nos voisins comme c'était le cas pour moi, Oikawa, Tendou ou encore Atsumu qui collait étrangement Sakusa qui le tenait contre lui, la tête découverte de tout masque enfouie dans les cheveux de son voisin. Ces deux-là se complétaient plutôt bien ensemble, ils formeraient un beau couple, bien qu'un peu étrange vu que Sakusa était germaphobe, mais ça ne m'étonnerait pas plus que cela après avoir vu cette photo.

Finalement, la soirée proposé par les trois garçons n'étaient pas une si mauvaise idée, ça me permettra de pousser certaines personnes dans les bras des autres et de possiblement commencer à créer de nouveaux couples. Je me trouvais plutôt en harmonie avec le rôle de cupidon que je me plaisais à prendre dans mes pensées. On verra bien ce que cette soirée nous réserve comme surprise.


NDA :

Voili voilou en ce qui concerne ce chapitre mes petit lilliputiens. J'espère que comme d'habitude ça vous a plu, bien que celui-ci soit clairement plus long que les 3 précédents.

Je me suis plutôt bien amusé à écrire ce chapitre, j'ai souhaité adopter plusieurs points de vue différents qui prenaient chacun un thème plutôt différent des uns des autres, même si quelques petites choses revenaient d'un point de vue à l'autre.

J'ai particulièrement aimé écrire celui d'Oikawa puisque j'ai pu vraiment faire ce que j'aime avec la psychologie des personnages, je me suis laissé emporté à travers sa personnalité, j'ai beaucoup aimé mettre des mots sur ses pensées et son caractère ainsi que ses sentiments pour Iwa-chan, ça a été un petit tableau délicat à peindre que j'ai chérit de tout mon cœur en l'écrivant.

En ce qui concerne celui d'Ushijima, je me suis clairement laissé allé à le rendre un peu plus insouciant mais aussi moins innocent que semble le penser la plupart des gens. Bien sûr, je n'occulte pas son innocence qui est quand-même un point important de sa personnalité d'origine, mais j'aime malgré tout lui rajouté une touche de perversité et de curiosité obsessionnelle concernant Tendou.

Justement, le pdv de Tendou a été un petit bébé à pondre, j'aime plus que tout lire son pdv bien que l'écrire a été un peu dur pour mon petit cœur d'artichaut, mais j'ai aimé écrire son quotidien difficile, la personnalité de victime qui s'en fou et qui accepte tout sans rechigner me plaît particulièrement, c'est un petit bébé à chouchouter selon-moi, qui a une vie difficile à cause des personnes cruels qui l'entoure et qui le délaisse. J'ai clairement opté pour un thème plus sombre de la vie qui ne mérite pas d'être laissé de côté, c'est un pans de la vie de certaines personnes qui subissent des préjudices dans la vie quotidienne qui mérite d'être lu et entendu, donc faire passé un certain message par ce chapitre, faire comprendre le côté cruel de certaines personnes m'a beaucoup plu.

En ce qui concerne Iwa-chaaan~ son pdv est étonnamment normal, bien que Iwa-chan apparaît clairement dévergonder dans ses pensées. Cet homme habituellement si froid et impassible se révèle être en réalité un garçon avec des pulsions sexuelles plutôt intenses concernant son meilleur ami, mais sinon, c'est plutôt normal selon-moi.

Enfin, celui d'Hinata a été une vraie bouffé d'air frais dans ce monde de testostérone, je n'ai pas aborder son attirance pour Kageyama dans ce chapitre-ci car selon moi, il est plus judicieux pour le moment de conserver son innocence et de prendre le temps de développer son attirance envers Tobio. Hinata est encore un bébé, il n'a que 15 ans dans la fiction, donc je préfère prendre mon temps, c'est un petit bébé qui ignore beaucoup de choses de la vie donc autant continuer encore un peu sur ce côté-ci. Mais je ne vais pas tarder à le dévergonder un peu ce petit.

Sinon, vous l'aurez compris, le prochain chapitre sera une nouvelle soirée donc un nouveau jeu : pas de suspens cette fois-ci concernant le jeu, ce sera un classique jeu de la bouteille.

Sur ce, je vous laisse et je vous dis à dans quelques jours (je préfère pas donné de date car je ne la respecte jamais, mais vous aurez un chapitre toute les semaines donc, voilà…).

KISS.