NDA : Bonjour / Bonsoir petit lilliputien qui lit ce chapitre. Tout va bien, la vie est belle, les amies, la famille, les amours ? J'espère que oui. Moi, en tout cas, je vais très bien puisque je reviens avec un nouveau chapitre. Donc comme expliqué dans le précédent, voici une petite interlude qui sera comme le chapitre 3, c'est-à-dire, avec des pdv de plusieurs personnages il y en aura 5 ou 6, ça dépendra clairement de mon humeur au moment de l'écriture et de mon inspiration.
Ce que je peux déjà te dire concernant ce chapitre c'est que tu y retrouveras la création de 2 couples, le Iwaoi ne sera pas présent, ils ont déjà eu leur petite part de cutitude à la fin du précédent chapitre mais on aura ici un ship plutôt connu et apprécié ainsi qu'un autre moins présent, enfin, qui est moins utilisés dans les fanfictions mais qui mérite quand-même d'avoir sa petite part. Donc, du coup, tu auras ma vision sur un couple que tu côtois peut-être souvent et ma vision d'un couple plus effacé. (?)
D'ailleurs, j'espère que ça ne te dérange pas que je te tutoie dans mes NDA, je me sens plus proche de toi, tu es plus accessible pour la médiocre écrivaine que je suis et j'ai l'impression d'être directement en contact avec toi, comme si je te parlais directement. Ce qui est le cas en fait, quand on regarde de plus prêt. Mais les auteurs ont pris l'habitude de s'adresser à la communauté qui les lit en entière donc c'était normale, mais finalement, moi, j'aime pas trop. Autant que je te parle directement, c'est moins distant, moins froid que si je disais « vous » à chaque fois. Juste pour te dire que si jamais tu as quelque chose à me dire ou à me reprocher, tu pourras toujours le faire car au final, avec le tutoiement que j'emploierai maintenant dans mes chapitres, je t'invite clairement à me parler de ce qui peut te tracasser à propos de l'histoire. Au contraire de certaines personnes qui pourraient mal prendre une critique ou un conseil, moi, avec le tutoiement, je te signale que tes critiques, conseils, etc… seront acceptés et pris avec gratitude.
À part ça, ce chapitre fait dans les environs de 15000 mots, j'espère qu'il va te plaire et je te laisse donc avec la suite.
INFOS IMPORANTES : Ceci est une histoire YAOI donc il y aura présence de relations homosexuelles (implicites et explicites), je ne peux donc que te conseiller si tu n'es pas à l'aise avec ça, de laisser tomber cette histoire. Bien sûr, les passages comportant des relations sexuelles entre deux hommes seront distinctes de l'histoire normal (donc possibilité de passer ces moments).
Rating : M (bien qu'on se rapproche plus du T sur la grande majorité de l'histoire)
Disclaimer : Je ne suis en aucun cas propriétaire de la fabuleuse histoire qu'est Haikyu!, celle-ci appartenant à notre cher Haruichi Furudate.
! L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, les boissons alcoolisées sont à consommer avec modération ! Ceci est une histoire, les personnages ne sont pas à prendre comme modèles.
PS : Je suis responsable de ce que j'écris et non de ce que tu lis. Peace.
Chapitre 5 : Un moment à deux
PDV Sakusa :
La balle fut lancée, rattrapée avec agilité par le passeur puis elle fut lancée à travers le terrain, sur la gauche, jusqu'à finalement atteindre son but ultime, proche de la ligne blanche signalant la limite du terrain. Arrivé au milieu de son but, je m'étais élancé à grande vitesse près du filet, avait sauté avec flexibilité et agilité, puis, de ma paume de main, avait frappé la balle qui avait alors pris une nouvelle direction afin d'atteindre sa nouvelle destination : le sol de l'autre côté du filet. Elle avait atterrit dans un grand bruit sourd, puis, elle avait rebondit avec violence avant de finir sa course plusieurs mètres plus loin, en dehors du terrain. De nouveau les pieds sur le sol, légèrement avachi, je regardais la balle qui continuait de rouler sur le sol du gymnase, puis, je m'étais relevé en douceur afin de ne pas me blesser d'une quelconque façon avant de prendre la direction du banc où je récupéra mes gants noirs et mon habituel masque.
Je venais de finir mon entraînement du jour, je n'avais plus besoin de rester dans l'environnement sale du gymnase où les diverses odeurs de transpirations de mes coéquipiers prenaient place, je pris donc la destination des vestiaires pour récupérer mes affaires. J'étais le seul à avoir fini mon entraînement, les autres devaient encore s'entraîner, prétextant devoir perfectionner des techniques. Bien sûr, ce n'étaient que des excuses bidons pour ne pas justifier leur nullité ou leur manque de compétences, cherchant à me suivre dans ma lancée.
J'étais excellent au volley, je n'étais peut-être pas le plus proche de mes coéquipiers mais j'étais le meilleur de mon équipe et les autres essayaient désespérément de me suivre. C'était peut-être courageux de leur part de tenter un tel exploit alors qu'il y avait un écart considérable entre eux et moi, mais ils continuaient à se cacher derrière des façades et des excuses. Au final, le seul qui était un minimum sincère avec moi était le passeur de l'équipe, alias le capitaine, mais aussi Komori, mon cousin et accessoirement libéro de l'équipe.
Celui-ci était la personne avec qui j'étais le plus proche de l'équipe, on se connaissait depuis toujours après tout, on était dans la même classe et on jouait dans la même équipe. On s'était toujours suivis, c'était l'une des personnes qui me connaissait le mieux, et l'une des seules personnes dont je supportais la présence et légèrement le toucher, même si la plupart du temps je le repoussais. Après tout, je ne pouvais pas tout simplement accepter son contact comme si de rien était alors que j'étais germaphobe.
La relation entre ma phobie et ma vie de tous les jours était compliqué, semée d'embuches, notamment avec mon équipe. Il ne pouvait pas me féliciter après une de mes attaques ou une fois le match terminé et gagné, je ne pouvais même pas serrer la main d'un joueur adverse à la fin des matchs, j'en avais eu plusieurs fois des reproches, mais qu'est-ce qu'ils veulent que je fasse ? Je suis germaphobe, le moindre contact avec une personne inconnue ou sale est intenable pour moi, je ne peux juste pas.
J'avais beau être impassible, le visage paraissant froid et indomptable, montrant une certaine forme d'invulnérabilité de ma part, je restais un adolescent qui avait des sentiments et des émotions. Je n'avais pas un cœur de pierre, je connaissais la colère, la tristesse, le dégoût, l'amitié, l'amour, le rire ou la joie mais il m'était difficile de l'exprimer. J'avais toujours mon masque sur la bouche, la bouche étant la partie du corps humain la plus explicite, même si je souriais, si on ne faisait pas attention à mes yeux, on ne pourrait pas le voir. Mes yeux étaient alors le seul pont existant entre mes émotions et les gens autour de moi.
Bien sûr, tout le monde dans mon entourage plus ou moins proches faisaient avec, ils n'avaient pas forcément le choix s'ils voulaient me côtoyer un minimum, bien que nos relations restaient basiques, avec un écart suffisant et sans contacts physiques. C'était que des paroles ou encore des regards et gestes échangés de loin.
Pour ainsi dire, ma vie était basée sur des relations simples, de simples discussions n'allant jamais au-delà. À-vrais-dire, la seule personne avec qui j'entretenais plus qu'une simple discussion était Komori, ou encore Atsumu quand on se voyait, et maintenant possiblement le petit groupe qui s'était formé à l'initiative d'Hinata Shoyo, le petit central de Karasuno. Même si nos relations restaient concentrées sur les soirées qu'il se plaisait à organiser, on s'était tous rapprochés les uns des autres, j'y avais rencontré des personnes dont j'ignorais l'existence, hormis ce que j'en savais à travers les articles de volleyball, et on avait tous fais connaissance. Ils savaient maintenant des choses confidentielles sur moi que même Komori ignorait et je savais des choses sur eux que certaines personnes plus proche d'eux que moi ne connaissaient pas.
D'un côté, c'était quelque chose d'agréable dans le sens où c'était de ce fait des personnes de confiances, puisque tout ce qui serait dit dans ces soirées resteraient dans ces soirées, et c'était en même temps perturbant. Ça l'était car on avouait tous des choses plus ou moins embarrassantes sur nous à des personnes qu'on venait de rencontrer. Bon, à la base, je ne voulais pas aller à ces soirées puisque c'était chez quelqu'un que je ne connaissais pas mais Atsumu avait insisté pour que je vienne et je n'avais pas pu lui résister.
Finalement, je n'avais pas été déçu d'avoir accepté d'y aller puisqu'Hinata avait fait beaucoup d'effort spécialement pour moi, j'avais eu le droit à un endroit impeccable, tout avait été nettoyé avec de la javel spécialement pour ma venue, c'était donc un espace sain et frais. L'air sentait bon, il sentait le propre et la pureté et, bien que pour certains ce n'étaient pas quelque chose de notable ou d'important, moi, ça me faisait du bien et me réconfortait sur le fait que j'y avais ma place. Un environnement sal m'aurait littéralement bloqué et je n'y serais probablement pas resté ni retourné alors que concernant la maison d'Hinata, s'il nettoyait comme cela à chaque fois, j'accepterais de venir pour autre chose que des soirées.
Hinata n'était qu'un ami à mes yeux, le petit était adorable une fois qu'on apprenait à le connaître, bon, j'avoue que ses petites attentions à mon égard ont clairement aidé à ce que je le trouve adorable, mais ensuite, c'était devenu plus sincère et naturel. Il était un petit soleil, il souriait tout le temps et ses actions et paroles reflétaient bien la personne qu'il était, il était sincère, innocent et pure, une vraie bouffée d'air frais. Et puis, ses soirées m'avaient permis de me rapprocher d'Atsumu, avait qui je devenais de plus en plus proches, j'apprenais à le connaître, lui aussi par la même occasion et je l'aimais de plus en plus à chaque révélation. J'étais fou amoureux de lui depuis le camp d'entraînement All-Japan Youth, j'y avais rencontré une personne incroyable, c'était un excellent passeur, il faisait attention à ses coéquipiers, s'adaptait à eux et en plus de ça, son caractère le complétait à la perfection.
On se ressemblait un peu sur les bords, bien qu'il était beaucoup plus sociable, plus tactile et souriant que moi, il était tout aussi fier et réaliste de l'autre. Il ne doutait pas de lui, faisait toujours de son mieux pour réussir et au final, ça marchait plutôt bien.
Alors que j'avais envisagé le fait de garder mes sentiments pour sa personne cachés jusqu'à ma mort, j'avais été forcé bien malgré moi à lui avouer mes sentiments à la dernière soirée organisée par Hinata il y a quelques jours. Bon, je ne lui avais pas directement dis que je m'étais amouracher de lui mais il savait quand-même que je l'aimais.
Après, ce qui restait un mystère pour ma part était ce qu'il pensait de moi. Il n'avait jamais exprimé de quelconques reproches ou sentiments à mon égard, je ne savais pas s'il m'appréciait, me détestait, m'aimait ou que sais-je. Les seuls indices qui me faisaient penser à de l'intérêt pour ma personne venaient de cette fameuse soirée où mes sentiments avaient été exposés. Comme après l'action imposé par Yamaguchi et que j'ai dû retirer mon haut, exposant mon torse à la vue de tout le monde, Atsumu l'avait longuement fixé, mais je n'avais pas su déchiffrer ce qu'il en pensait. Ou encore quand Bokuto a imposé à tout le monde de retirer une pièce de tissu de couleur noir, j'avais dû retirer mon précieux masque, révélant mes lèvres jusqu'alors toujours cachées. Il les avaient longuement fixé, c'était tout nouveau, je ne les montrais que rarement à part pendant le volley ou quand je mangeais mais en dehors de ces exceptions, j'avais toujours mon masque.
Après, il m'avait aussi forcé à lécher le bout de chocolat qu'il devait mangé après qu'il fut léché par quelqu'un. À mon grand plaisir et déplaisir, c'était tombé sur moi, enfin, il m'avait choisi pour le faire. Ça m'avait donc fait plaisir car au final, il avait mangé un morceau de chocolat avec ma salive dessus et ça m'avait déplu car ce n'était pas du tout propre. Non mais sérieux, c'était littéralement un échange de bave, il avait avalé la mienne, et rien que d'y repenser me fit pâlir. Vraiment ça me dégoûtait. (NDA : Même moi ça me dégoûte comment je l'ai formuler dans ma tête, imagine boire un filet de bave, tu vois, dans ton verre, c'est pas de l'eau chéri, mais de la bave de quelqu'un d'autre. Les images s'infiltrent par centaine dans mon esprit dépravé… À l'aide...)
Finalement, une fois avoir récupérer mon sac de cours et de sport dans les vestiaires, j'étais ressortis pour me diriger jusqu'à la sortie et rentrer chez moi. Je ne m'étais pas changé et n'avait pas pris de douche mais je ne voulais pas mettre de la sueur sur mes vêtements de cours et encore moins me laver dans des douches communes. Je prendrais un bon bain chaud une fois rentré chez moi, j'en profiterais pour mettre mes affaires à laver et désinfecter ce qui devait l'être.
Cependant, en sortant du gymnase et en avançant ma marche pour rentrer chez moi, j'ai pu apercevoir Atsumu le dos appuyé contre le mur, sifflotant gaiement. Me voyant arriver, il s'était redressé, m'avait fait un grand sourire avant de me rejoindre, m'étant arrêté dans ma marche silencieuse pour l'observer. Il m'avait pris dans ses bras, légèrement, pour ne pas me braquer mais comme j'avais finis par en avoir l'habitude, je l'avais laissé faire avant de le repousser et de lui demander pourquoi il était là à cette heure-ci.
- « Je voulais te voir, Omi-omi. Avait-il dit, me souriant timidement.
- On s'est vu il y a deux jours, Tsum tsum. Avais-je alors ajouté en employant le petit surnom que je lui avais donné. »
Puis, il s'était mis à bouder, son visage formant une moue mignonne et, finalement, je lui avais proposé de venir chez moi. Il était tard, il voulait me voir, je n'allais quand-même pas le laisser dehors à cette heure-ci et puis, c'était une bonne excuse pour le revoir et le garder auprès de moi un peu plus longtemps.
On se voyait quelques fois en dehors du volley mais c'était rare que ce soit en semaine, on se réservait quelques fois un petit après-midi durant le week-end pour sortir mais on était rarement seul, son frère et son ami s'incrustaient souvent dans nos sorties alors je n'allais certainement pas laisser passer cette chance.
On s'était donc dirigé jusqu'à chez moi, lui parlant de son début de semaine et moi qui acquiesçait silencieusement. C'était toujours comme ça, il était le plus bavard et moi j'écoutais en acquiesçant et, en nous voyant, certaines personnes pourraient penser que je m'en fichais de ce qu'il racontait mais, en vérité, j'y faisais attention et écoutait avec intérêt. Même lui il pensait que je ne l'écoutait pas, il tentait de me poser des petits pièges par-ci par-là dans la conversation mais il finissait toujours surpris en constatant que j'écoutais véritablement ce qu'il me disait. Ça lui faisait ensuite plaisir, il me faisait à chaque fois de petits yeux mignons en m'appelant « Omi-omi ».
Il était bien le seul qui était autorisé à m'appeler par un surnom et il en profitait parfois, faisant déchanter Komori qui n'avait pas le droit de m'appeler par autre chose que mon nom ou prénom. Intérieurement, ça me faisait rire mais bien-sûr, je ne laissais jamais entrapercevoir mon amusement face à ces situations bien que j'étais naturellement plus détendu en présence d'Atsumu.
On était finalement arrivé chez moi quelques minutes plus tard, mes parents n'étaient pas présents à la maison alors on était seul, puis, je l'avais abandonné dans le salon pendant quelques temps le temps que je prenne un bain afin de retirer tous les germes, la sueur et la saleté présente sur moi. Bon, il en avait l'habitude, ce n'était pas la première fois qu'il venait chez moi ni la première fois que je le laissais en plan pendant presque une heure spécialement pour me nettoyer de fond en comble.
J'étais un vrai maniaque sur la propreté, qu'elle concerne mon environnement extérieur comme ma maison ou encore ma personne, je devais être aussi propre que l'était une vaisselle tout juste sortie du lave-vaisselle. Bon, elle était constamment en contact avec l'air ambiant et donc les bactéries immondes qui étaient présent dans l'air, mais il était aussi propre que possible, plus propre que la normale au moins.
Finalement, après ma douche, j'étais ressortis de la salle de bain habillé avec un jogging noir et un t-shirt blanc, j'avais enfilé un nouveau masque sur le nez puis j'étais redescendu dans le salon avec mon fidèle désinfectant dans les mains. Je l'avais disposé en évidence sur la table dans une demande silencieuse envers Atsumu qui, habitué, s'était empressé de le saisir pour s'en prendre une lichette et se désinfecter les mains. Ensuite, je m'étais assis à ses côtés en prenant soin de toucher le moins possibles ce qui m'entourait, même si je sais que les meubles sont parfaitement propres.
Un petit silence gênant s'était ensuite installé entre nous, il ne parlait pour une fois pas et c'était bizarre, je n'avais pas l'habitude du silence quand j'étais en sa présence et je sentais que ça ne présageait rien de bon. Au bout de quelques minutes, il a finalement ouvert la bouche.
PDV Atsumu :
J'étais tranquillement accosté contre le mur près du gymnase du lycée Itachiyama en train d'attendre mon cher Omi-omi, il faisait pas trop froid pour une journée d'hiver mais il ne faisait pas non plus assez bon au point de ne pas porter de manteau bien chaud, mais j'avais connu pire comme temps.
De ma place pas du tout confortable, je pouvais entendre les balles rebondir à l'intérieur du gymnase, elles faisaient un son rauque et sec quand elles touchaient le sol et rebondissaient. J'aurais pu entrer à l'intérieur vous me direz mais je voulais faire la surprise à Omi-omi, il était rare après tout qu'on se voit en semaine, d'habitude, on sortait plus le samedi après-midi mais j'avais envie de le voir et suite à la soirée chez Shoyo d'il y a deux jours, nous devons parler de ce qu'il a avoué à la fin du jeu. À ce moment-là, j'ai vraiment été pris de court, je ne m'attendais pas à une telle déclaration, je m'étais toujours posé des « Et si… » le concernant et depuis ce fameux jours, les diverses hésitations se multipliaient dans ma tête.
Sakusa est un vrai mystère pour moi, enfin, je le connais très bien mais je le connais en tant qu'ami et rival, je ne sais pas du tout comment il se comporte en couple avec quelqu'un. Surtout avec sa phobie des germes, comment ça se passe avec ses petits-amis/petites-amies ? Est-ce qu'il les embrasse ? Il les prend dans ses bras ? Est-ce qu'ils ont couchés ensemble ? Omi-omi était un vrai mystère sur ce point-là, autant je pouvais connaître à l'avance ce qu'il prévoyait de faire et ses habitudes, autant en ce qui concerne cette situation, c'est comme si j'étais en face d'un nouveau-né en train de pleurer à ne plus savoir quoi faire pour le calmer.
Ne pas savoir quoi faire devant lui, quoi dire, quoi penser ou comment réagir est l'une de mes plus grandes craintes à l'heure actuelle. Et puis, Omi-omi paraît toujours froid, indéchiffrable et calme qu'il m'est difficile d'interpréter ses paroles, ses émotions et sentiments et encore moins ses actions. C'est un vrai mur, j'ai beau le côtoyer souvent, je n'arrive décemment pas à tout déchiffrer le concernant, pourtant, avec lui comme ami, il est nécessaire si ce n'est obligatoire d'être bon en interprétation des expressions faciales. Pourtant, ce n'étais pas comme si je n'avais pas essayé de tout mon soûl de le comprendre sans qu'il n'ait besoin de m'expliquer les choses, mais, je dois avouer que la pratique est plus difficile que la théorie.
Quand je me suis mis à lui parler et traîner avec lui les week-end depuis le fameux camp d'entraînement All-Japan Youth, je m'étais renseigné sur le net et avec des livres sur comment interpréter les expressions faciales des personnes en face de nous. J'avais plutôt bien compris en étudiant ces diverses sources parlant de ce sujet mais, une fois devant Sakusa, j'avais comme totalement tout oublié. Vous savez, c'est le genre de situation super stressante comme durant un examen, tu l'as appris par cœur, tu maîtrise le cour sur le bout des doigts mais devant ta feuille, trou de mémoire, incapacité à se rappeler le cours. C'est ce qui m'est arrivé devant lui, je n'arrivais plus à interpréter ses expressions, je passais véritablement comme un enfant perdu devant lui.
C'est pas comme ça qu'il va m'aimer sérieux. Je ne comprends même pas comment il peut être amoureux de moi, je veux dire, je n'ai rien de spécial en dehors du volley, je suis même insupportable quand je le veux, je suis super tactile, bavard comme une pie et je suis arrogant comme pas permis. Et si, en réalité, il ne m'aimait pas et qu'il voulait juste se moquer de moi à la soirée ? Et s'il me trouvait moche, ennuyant, trop collant ? Je recommençais encore à douter de lui et de moi, ça devenait une réelle habitude depuis ces deux derniers jours même si cette habitude était ancrer en moi depuis plusieurs années, elle prenait de l'ampleur depuis quelques temps maintenant, depuis que j'avais réalisé mes sentiments pour Sakusa en fait.
Alors que je continuais de me poser divers questions en même temps que de me rabaisser, je fus finalement couper de ma rêverie et repris pied avec la réalité quand la porte menant à l'intérieur du gymnase s'ouvrit, laissant apparaître celui que j'attendais. Omi-omi était toujours en tenue de sport, elle lui allait bien et lui faisait des muscles parfaits, moulant à la perfection son corps, je pouvais aisément imaginer ses abdos, ses pectoraux et son v-line qui prenait délicieusement place sur lui. Il finit finalement par m'apercevoir, toujours le dos accosté contre le crépis et se stoppa dans sa marche, me regardant avec un semblant de trouble ou de choc, sûrement de me voir ici à cette heure et en pleine semaine.
Alors, voyant qu'il ne comptait pas reprendre sa marche de sitôt, je me mis à me diriger vers lui, puis, avec hésitation, je passa mes mains sous ses bras pour le serrer doucement contre moi, mettant ma tête près de son cou, sentant la légère odeur de parfum mélanger à l'odeur de sa sueur. Il sentait bon, c'était léger mais ça lui allait bien, pas trop artificiel, pas trop fort, juste présent sans être omniprésent et agressif pour le nez. Il finit cependant par reprendre contenance et me repoussa doucement, je m'y offusqua pas puisque j'avais au moins pu lui faire un petit câlin, c'était rare après tout qu'il me laissait le prendre dans mes bras aussi facilement alors je n'allais pas en profiter plus que ce qu'il pouvait me donner pour le moment.
Rapidement, il brisa notre bulle de silence pour me questionner sur ma présence ici à une heure si tardive :
- « Je voulais te voir Omi-omi. Ai-je dis, un sourire timide sur les lèvres, de peur qu'il ne me rejette et me demande de rentrer chez moi.
- On s'est vu il y a deux jours Tsum tsum. Il a finalement répondu. »
Malgré le petit surnom qu'il venait de me donner et qui me faisait immanquablement plaisir au plus profond de moi, je fis néanmoins une petite moue boudeuse afin de l'attendrir et qu'il ne me rejette pas. Finalement, ma petite moue finit par l'amadouer, assez du moins pour qu'il me propose d'aller chez lui. Acceptant joyeusement, je le suivis donc jusqu'à sa maison et, bien décidé à ne pas laisser le silence de cette nuit noire et froide prendre place entre nous deux, j'ai monopolisé la parole durant toute la durée de notre marche en lui parlant de mon début de semaine. Il ne faisait qu'acquiescer en silence si bien que je pensais souvent qu'il ne m'écoutait en fait pas du tout et que je l'ennuyais même plus qu'autre chose. Dans ces moments-là, mes doutes revenaient en force, assaillant alors mon esprit en paix qui essayait de se concentrer uniquement sur le moment présent. Alors, taquin et afin de savoir s'il m'écoutait réellement, je prenais un malin plaisir à lui tendre des petits pièges dans mes monologues, plaçant des petites phrases gênantes au beau milieu de la discussion du genre « Et ensuite Suna s'est dévêtu devant toute l'équipe et à danser dans le vestiaire, faisant bouger son sexe au rythme de ses déhanchements. ». Puis, il finissait par me regarder de manière choqué et me demandait si j'étais sérieux dans ce que je disais. C'était toujours pareil, il me sortait la même réplique mais j'avais la confirmation qu'il m'écoutait bel et bien et mes doutes finissaient par s'envoler, laissant la place à une joie pure.
Sur le chemin menant à la maison de la famille Sakusa, j'ai continué à faire la discussion tout seul, bien que ça ne me dérangeait pas tant que ça, habitué au silence de Sakusa quand il n'avait aucune raison selon lui de parler et de raconter ses ennuyeuses journées.
Après quelques minutes de marches, j'ai finalement profité d'un petit moment d'inattention de Sakusa pour mettre quelques pastilles de menthe dans ma bouche, les suçant ensuite sur le reste du chemin du mieux que je pouvais en même temps que de parler, ce qui était clairement compliqué. Mais je ne pouvais pas me résoudre à faire l'un ou l'autre, arrêter de parler aurait rendu la situation malaisante et Omi se serait posé des questions et je ne pouvais décemment pas laisser mes bonbons fondre sans que j'en profite un minimum.
Finalement, quelques minutes plus tard, étant à court de sujets de discutions et mes pastilles enfin dissoutes, nous sommes arrivés devant sa maison à ma plus grande joie. J'évitais de peu, pour ainsi dire, une situation gênante et je remercia le hasard d'avoir finalement bien calculé son temps pour intervenir et me sortir de mon long monologue qui perdait petit à petit de l'intérêt, ne servant alors qu'à meubler le silence entre Omi et moi.
À l'intérieur de sa maison, une fois qu'on se soit débarrassé de nos chaussures, il m'a rapidement laissé en plan dans son salon pour aller prendre un bain qui allait sûrement durer un bon moment, ses parents n'étaient pas là, on était donc que tous les deux ici. Il ne me restait donc plus qu'à attendre sagement le retour de mon ami, j'avais l'habitude de l'attendre, il prenait clairement tout son temps pour prendre son bain afin de retirer tous les germes présents sur lui, à ce qu'il disait. Bien qu'avant ça ne me dérangeait pas, aujourd'hui c'était différent, être seul, chez lui, dans un endroit où je pouvais discerner la moindre odeur lui appartenant ne me mettait absolument pas à l'aise. Son odeur était plaisante pour mes narines mais elle me rendait folle, son propriétaire était à quelques mètres de moi, dans un bain, nu, on était seul chez lui et en plus de ça, il partageait peut-être les mêmes sentiments que moi à son égard. C'était une pure torture. Bon, je n'allais pas me plaindre, ça me laissait malgré tout le temps d'envisager la manière dont j'allais lui parler de la fameuse soirée révélations de Shoyo, soi-disant passant organisé par Tooru, Satori et moi. Je ne savais pas comment entamer la discussion, je dois être direct ou alors détourné(1) ?
Malheureusement, je n'eut plus l'occasion de me poser plus de questions puisqu'Omi revenait de la salle de bain, ses cheveux encore légèrement mouillés retombait sur son front cachant légèrement ses yeux dans une tenue décontractée composé de seulement un jogging et un t-shirt moulant. Il était sexy, cette tenue lui allait vraiment bien et moulait délicieusement son corps et ses muscles. J'ai l'impression de trouver toutes ses tenues parfaites et moulantes sur lui, c'est pas croyable, il ne peut pas être moins sexy dans n'importes quelles situations ? Je suis sûr que même malade il doit être sexy.
Il finit par s'asseoir sur le canapé près de moi après avoir déposé une petite bouteille de désinfectant sur la table basse que je pris d'ailleurs rapidement afin de me désinfecter les mains. Sakusa avait pris l'habitude de prendre une petite bouteille de son produit favori avec lui afin de toujours nous permettre de nous désinfecter les mains, et puis, ça me permettait aussi de le rassurer en me désinfectant les mains en sa présence. Il ne le laissait peut-être pas entrevoir mais je sais qu'il tient à ses amis et qu'il ne souhaite pas qu'on tombe malade à cause d'un malheureux contact avec un malade. (2)
Il ne semblait pas vouloir commencer la discussion, ce qui ne m'étonna guère mais je n'avais pas non plus envie de parler en premier. On resta donc pendant de longues minutes dans le silence, à juste se regarder pour essayer de déchiffrer ce qui se passait dans la tête de l'autre. Mais je ne pouvais pas garder le silence indéfiniment, c'était moi qui avait voulu le voir pour discuter avec lui alors je dois prendre mon courage à deux mains et me lancer, advienne que pourra après tout.
- « Omi-omi, j'aimerais qu'on parle de la soirée de samedi chez Shoyo. Ai-je commencé, une moue gênée sur le visage.
- De quoi veux-tu qu'on parle ? Demanda-t-il ensuite, après deux bonnes minutes de silence pesantes.
- De ce que tu as dit à la fin du jeu. Répondis-je, jouant nerveusement avec mes doigts posés sur mes cuisses repliées contre mon torse.
- Qu'est-ce que tu veux savoir ? Je n'ai pas été clair ce jour-là ? Je suis amoureux de toi. Continua-t-il, le visage indéchiffrable. »
Sakusa était une vraie tombe, indéchiffrable, je ne sais pas s'il est sérieux dans ce qu'il venait de dire et je ne sais donc pas comment réagir, dois-je lui demander s'il est sérieux, si c'est vrai ou est-ce que je dois me lancer moi aussi dans une déclaration toute guimauve ? Je détestais perdre mes moyens dans ce genre de situations mais avec Omi, il m'était impossible d'être sûr de moi, la nervosité prit alors le dessus sur moi et je joua nerveusement avec les lacets de mon sweat à capuche.
Nous restons donc dans un silence gênant pendant quelques minutes pendant lesquelles j'essayais vainement de reprendre contenance et d'organiser mes pensées éparpillés dans mon esprit.
Finalement, prenant mon courage presque inexistant à l'heure actuelle à deux mains, je me redresse sur le canapé, enjambe ses jambes afin de m'asseoir doucement sur ses cuisses, le surprenant légèrement de mon geste. Puis, timidement, je passe mes doigts autour de son cou jusqu'à rejoindre ses cheveux noir dans lesquels je passe mes doigts afin de démêler les légers nœuds s'y trouvant. Avec deux doigts, je retire l'élastique de son masque passé autour de son oreille droite, fit de même avec l'autre élastique afin de retirer complètement le masque sur son nez, cachant ses lèvres. Durant mon geste, il ne bougea pas d'un poil, les mains posées sur mes hanches afin de me tenir en équilibre sur ses cuisses, les yeux fixés dans les miens.
Finalement, une fois son visage dénudé de tout tissu encombrant, je me penche près de son visage jusqu'à poser doucement mes lèvres sur les siennes dans un baiser timide. Je n'osais pas faire plus qu'une simple pression de peur qu'il ne me rejette et surtout pour ne pas l'affoler concernant sa phobie des germes. Mais après quelques secondes d'inactivité, il passa ses bras autour de mes hanches afin de me rapprocher de lui, collant nos torses ensemble puis, la simple pression est alors devenu un long baiser.
À bout de souffles, on s'est écartés, nos fronts l'un contre l'autre, on s'est regardé dans les yeux puis il a repris mes lèvres humides dans les siennes et a tout de suite entamé un nouveau baiser, plus langoureux et aventureux que le premier. Sa langue est rapidement entrée en contact avec la mienne, prenant ainsi possession de ma bouche en entière, l'explorant avidement dans tous ses recoins. On s'est embrassé ainsi pendant de longues minutes, s'écartant quelques fois afin de reprendre notre souffle avant de refondre l'un sur l'autre pour continuer notre échange de baiser.
Il était impressionnant de voir à quel point Sakusa perdait toute notion de pudeur ou de gêne vis-à-vis des contacts physiques en ce moment-même. J'espérais que ce serait toujours comme ça maintenant, avec moi du moins, pas question que d'autres puissent en profiter. Sa phobie des germes paraissait loin de nous, incapable de transpercer notre bulle de tendresse et d'amour formée autour de nous. Finalement, après de langoureux baisers échangés, il a fini par s'écarter définitivement de moi afin de poser ses yeux brillants dans les miens et, me sentant pousser des ailes, je finis par rouvrir la bouche :
- « Je t'aime, Sakusa Kiyoomi. Je suis amoureux de toi. Lui avouais-je enfin, un sourire s'étendant alors sur son visage normalement impassible.
- Je t'aime aussi, Miya Atsumu. Finit-il par dire, redéposant ses lèvres sur les miennes afin de les ravir du mieux qu'elles le pouvaient. »
PDV Semi :
Alors que j'étais tranquillement en train de parler avec Tendou dans le gymnase de l'Académie, parlant principalement de volley et notamment de l'entraînement que nous venions tout juste de terminer avec l'équipe, Shirabu venait d'apparaître dans mon champ de vision, riant avec Goshiki. Le jeune aux cheveux noirs parlaient gaiement avec notre passeur tout en gardant un visage impassible sur le visage. Ce petit avait la fâcheuse manie d'imiter Ushijima, lui qui était d'habitude froid et imprévisible, était devenu le modèle et l'idole de l'attaquant qui souhaitait par-dessus tout arriver à sa hauteur.
Malheureusement, selon moi, imiter autant Ushijima lui faisait perdre son authenticité, ne faisant que copier, il manquait cruellement d'identité et d'unicité. Mais, comme si j'étais le seul à l'avoir remarqué, personne ne lui avait reproché son trop grand entrain envers notre ace et son jeu. Malgré tout, ce n'était pas moi qui allait le lui reproché s'il voulait à ce point ressembler à Ushijima au risque de perdre le peu de traits uniques qu'il avait, c'était son problème.
Shirabu quant à lui, parlait calmement à son coéquipier, ramassant par la même occasion les divers ballons qu'il croisait sur son chemin afin de ranger le gymnase. En se penchant afin de ramasser le ballon immobile à ses pieds, son dos se courbait agréablement et bombait un peu plus son fessier, enflammant mes joues plus qu'elles ne l'étaient déjà par l'effort passé. Heureusement d'ailleurs car l'entraînement qu'on venait de finir me donnait une parfaite excuse pour justifier les rougeurs sur mon visage si jamais on venait à me questionner là-dessus, ce qui ne devrait pas arriver.
À part ceux envers qui j'étais le plus proche, les autres membres du club de volley n'osait pas vraiment m'approcher pour me parler mon visage naturellement neutre et mon insociabilité coupait généralement toute envie aux autres de venir m'adresser la parole. Pourtant, je ne pensais pas que le fait d'être calme pouvait autant faire paraître une personne froide et insociable. Je n'étais pas froid, je ne pouvais pas dire que je l'étais, j'étais juste calme mais je ne trouvais pas que mon visage entraînait la peur ou encore le rejet comme pouvait l'être parfois le visage d'Ushijima qui imposait le respect, selon les plus jeunes de l'équipe.
Pour en revenir à Shirabu, il était toujours pencher en avant en train d'essayer d'attraper le ballon à ses pieds alors même qu'il avait déjà les bras plein de ballons. Il ne semblait malgré tout pas avoir envie de lâcher l'affaire, pourtant vaine, et luttait de toutes les manières possibles pour choper le ballon sans en faire tomber un seul ce qui était clairement mission impossible. Il lutta comme cela pendant de longues secondes pendant lesquelles je le regardais en souriant face à son audace et rigolant par la même occasion intérieurement. Mais je fus ramené dans la réalité par Tendou, toujours à mes côtés, qui me chuchota un petit « Mignon hein ? » au creux de l'oreille.
En me retournant légèrement pour l'apercevoir, il avait lui aussi le regard fixé sur la personne que j'admirais depuis que je l'avais aperçu dans mon champ de vision. Je ne répondis pas mais mon silence ne fit qu'apporter un semblant d'acquiescement puisque les yeux exorbités de Tendou se braquèrent sur moi, sans pour autant changer de position et un sourire statique se dessina sur les lèvres de mon ami aux cheveux rouges.
- « Semi-Semi, pourquoi tu ne vas pas une bonne fois pour toute le voir ? Demanda alors Tendou en reportant le regard sur mon fantasme depuis maintenant quelques mois.
- Je ne vois pas du tout de quoi tu parles, Tendou-san. Répondis-je, neutre sans quitter pour autant Shirabu des yeux qui venait de réussir miraculeusement son but premier : attraper la fameuse balle récalcitrante à ses pieds.
- Maintenant qu'il est au courant de tes sentiments, pourquoi tu ne vas pas le voir une bonne fois pour toute pour savoir ce qu'il en pense ? Continua-t-il malgré tout, bien conscient que je venais de mentir et que j'avais bien conscience du sujet dont il parlait.
- Je ne vois pas pourquoi j'irai le voir. Continuais-je, gardant un ton neutre et sûr de moi.
- Peut-être qu'il ressent la même chose envers toi. Finit-il de dire avant de se détourner pour rejoindre Ushijima qui l'attendait près de la porte du gymnase pour regagner les vestiaires. »
Désormais seul, à la même place et dans la même position du début, je ne pus m'empêcher de repenser aux paroles de mon coéquipier. J'aimais certes profondément et sincèrement mon ami passeur mais je ne pensais pas qu'il pourrait un jour avoir les mêmes sentiments que moi à mon égard. Je veux dire, déjà que j'avais du mal à créer de simples relations amicales, alors une relation amoureuse, c'était peine perdue. Je comprenais qu'on puisse tomber amoureux de certains de mes coéquipiers comme Ushijima qui était grand, svelte et intéressant en plus d'être incroyablement fort au volley, mais j'étais loin d'être comme lui. Je faisais certes du volley et j'y avais un certain skill ce qui avait permis d'ailleurs de dessiner mes muscles, mais j'étais comme inaccessible à cause de ma neutralité. Pire tombe que moi, je ne suis pas sûr que ça existe. Bon, face à Ushijima je faisais pâle figure, mais je me défendais bien sur ce terrain-là bien que mes émotions ressortaient plus souvent que les siens. Mais contrairement à lui, je n'étais pas froid, juste neutre. Être froid et neutre était complétement différent, neutre n'avait pas la même signification que froid, à mes yeux du moins. Alors que froid signifiait pour moi l'impassibilité ou encore l'austérité, neutre était moins glacial, plus comme quelqu'un d'impartial, qui ne prend pas forcément position. Voilà, Ushijima était clairement présent et il imposait le respect mais moi, je refusais de prendre une quelconque place dans un conflit, restant pour le coup neutre en ce qui concernaient les possibles querelles.
Regagnant finalement la terre ferme, je me détourna de Shirabu, cassant ainsi la bulle dans laquelle j'étais enfermé et où la seule chose qui m'importait était la silhouette de mon ami qui se courbait à chaque fois qu'il souhaitait ramasser un ballon. Je finis donc par moi aussi ranger le gymnase, nous étions quelques-uns à avoir été désigné pour ranger l'endroit pendant que les autres pouvaient donc en profiter pour aller se changer, prendre leur douche ou encore regagner leurs chambres ou maisons.
Calmement, en trottinant légèrement pour rapidement accomplir ma tâche de cette fin d'entraînement, je gagna l'autre bout du terrain, loin de mon ami toujours avec Goshiki et me mit à ramasser les divers ballons restant dans un calme olympien.
En levant les yeux et en regardant légèrement autour de moi, je pu remarquer rapidement que j'étais le seul dans cette zone du terrain, ce qui fait donc que j'avais pas mal de choses à ranger. Les autres désignés pour faire le nettoyage et le rangement étaient plutôt du côté de Shirabu et de Goshiki, profitant de leur présence ici pour discuter de volley avec eux, gagnant ainsi des conseils ou réponses à leurs questions.
N'y prêtant pas vraiment attention par la suite, je continua de ranger tranquillement le reste de ce côté de terrain qui semblait m'avoir été attribué par les autres du club. Je ne m'y offusqua pas, je n'avais pas vraiment la tête à ça et puis ça n'aurait servi à rien de faire une remarque là-dessus alors qu'on rêvait tous de manger un bout avant d'aller nous effondrer dans nos lits respectifs. C'est en pensant à cela que je me rappela avoir encore quelques devoirs à faire pour les prochains jours qui, malheureusement, ne devraient pas attendre plus longtemps avant d'être fait si je voulais être tranquille après. M'avancer ainsi sur les divers devoirs me permettra du coup de faire des choses plus intéressantes les prochains soirs, m'octroyant ainsi du temps libre bénéfique à ma vie privée et mes envies. J'essayais de garder un minimum d'organisation dans ma vie, je devais composer avec les entraînements de volley intensifs, les cours à l'Académie et les diverses activités que j'aimais faire en dehors. Je m'étais ainsi imposé une certaine routine mais elle me convenait plutôt bien la seule chose qui me sortait de cette vie paisible et monotone était Shirabu qui emplissait de plus en plus souvent mes pensées et qui du coup prenait du temps sur mon précieux temps libre.
Je n'allais pas me plaindre, ça cassait un peu cette routine qui pourrait paraitre barbante aux yeux des autres mais ces pensées intervenaient un peu trop souvent à mon goût et dès fois dans des moments inadéquates pendant les cours par exemple ou en plein milieu d'un examen. Pendant mon temps libres, je ne disais pas non, j'avais le temps de me laisser transporter par mes pensées, mais j'avais des choses importantes à faire en dehors et être ainsi interrompues par des pensées parfois malsaines et perverses était dérangeant. Même maintenant, je n'avais pas encore finis de faire ma tâche du soir que j'étais encore et toujours dans mes pensées celles-ci dirigée toujours ou presque sur la même personne. Pourtant, ramasser des ballons ne prenaient généralement pas longtemps, mais étant dans mes pensées, j'ai l'impression que cette tâche est rallongé de minutes en minutes, je n'en vois pas le bout, c'est comme si les ballons se multipliaient sur le sol du terrain, me narguant de mon incapacité à faire les choses bien.
Me reprenant donc, je finis par ramasser les divers ballons encore présents et en sous-nombre, par rapport à ce que j'aurais pu imaginer auparavant. Une fois que le terrain fut vide de ballon, je détacha le filet des deux poteaux encore ancrés dans le sol du terrain et le plia impeccablement afin qu'il ne s'emmêle pas pour la prochaine fois. Ensuite, une fois que j'eut déposé le filet à son emplacement dans le local à rangement destiné aux affaires de volley, je me dirigea vers les poteaux. Cependant, réalisant alors qu'ils étaient trop lourds juste pour une personne, je laisse mon regard faire le tour du reste du gymnase afin de voir s'il restait encore quelqu'un sur le terrain. Une fois que mon regard capta un minime mouvement sur la gauche, il se braqua sur la personne qui était en train de plier un filet, à genoux sur le sol afin de faire rouler un panse du filet jusqu'à l'autre bout afin d'en faire un beau boudin. Une fois que j'aperçu la personne en train de se redresser, son travail finit et le boudin bien placé entre ses bras, je pu finalement remarqué qui était cette personne : Shirabu.
Je n'avais pas envie de tomber sur lui aujourd'hui ou de lui parler mais malheureusement, il était le seul encore présent dans le gymnase en dehors de ma personne, je n'avais donc pas le choix que de l'interpeller afin qu'il vienne m'aider à finir de ranger cette partie du gymnase. Je trottina donc légèrement jusqu'à lui puis, une fois qu'il a relevé la tête dans ma direction, il se figea brusquement, une main sur le cœur.
- « Mon dieu, tu m'as fait peur Semi. Fais plus de bruit la prochaine fois sinon je vais définitivement faire une crise cardiaque. Débuta-t-il de lui-même la conversation après avoir pris une légère inspiration afin de sûrement calmer son cœur surpris.
- Excuse-moi. J'aurais besoin d'aide pour ranger les deux poteaux qui restent, tu viens m'aider ? Demandais-je alors serein après m'être excusé calmement.
- Bien sûr. Finit-il par dire après avoir jeté un léger coup d'œil au reste du gymnase, remarquant par la même occasion la présence de deux poteaux à l'autre bout du terrain. »
On marcha donc côte à côte dans le silence jusqu'aux fameux poteaux que je maudis par la même occasion dans mon esprit à cause d'eux, je devais rester près de Shirabu alors même que je fantasmais sur sa personne. Shirabu ne m'attirait pas que physiquement, loin de là même, mais je ne peux pas non plus démentir le fait qu'il était beau, même vraiment sexy à mes yeux et je suis quand-même un adolescent dans la fleur de l'âge donc j'avais des besoins comme tout le monde. Bon, je ne peux pas non plus omettre le fait que Shirabu était bien le seul garçon qui m'intéressait physiquement parlant depuis maintenant un long moment, mon corps était attiré que par un seul corps et c'était celui présent à quelques mètres de moi qui portait en ce moment même le poteaux à un bout pendant que je portais l'autre bout.
On finit donc par rapidement ranger les deux autres poteaux et une fois fais, on a dû finir de nettoyer le gymnase à nous deux, devant passer le balais dans toute la salle en entière. Cependant, la salle était loin d'être petite mais si on se débrouillait bien à deux, on pourrait finir en dix minutes dix minutes qui paraissaient quand-même interminable tant notre corps réclamait du repos bien mérités.
Comme je l'avais prédit, nous avons fini de nettoyer le gymnase en entier au bout de dix longues minutes et une fois qu'on eut tous les deux rejoints le milieu du gymnase, clamant la fin du nettoyage, on s'autorisa à souffler longuement de fatigue. Notre réaction simultanée et similaire nous fit rigoler légèrement, trop fatigué pour rire vraiment puis nous rangeâmes donc les balais dans le local et après avoir fermé celui-ci à clé, on regagna en silence, toujours côte à côte les vestiaires.
PDV Shirabu :
Alors qu'on se dirigeait tranquillement, côte à côte avec Semi jusqu'aux vestiaires, je ne pus m'empêcher de frissonner au léger frôlement de son bras gauche dénudé contre mon bras droit. Ce n'était pourtant qu'un léger contact mais ça m'électrisait plus que je n'aurais pu le penser. En fait, je me rends compte que ça fait depuis quelques jours, depuis la soirée chez Hinata précisément, que je ne peux pas m'empêcher de réagir à sa présence, plus ou moins proches. Pourtant, je n'avais jamais eu de réaction spécial près de lui avant, c'était donc tout nouveau, j'avais l'impression d'être un puceau réagissant au moindre contact trop rapproché et intime.
Avant la déclaration forcée de Semi à cette soirée, je n'avais jamais pris le temps de regarder mon ami, du moins autrement que juste amicalement. Ce qu'il avait à demi-avoué lors de ce fameux soir était sans aucun doute sincère, je n'avais pas à me préoccupé de cela ou d'avoir peur que ce qu'il avait révélé était qu'un mensonge, je connaissais assez Semi pour savoir que c'était quelqu'un qui ne mentirait jamais sur ce genre de choses. Bien qu'il paraissait parfois en dehors de la réalité, un peu écarté et éloigné de tout ce qui pouvait se passer autour de lui, je savais que même s'il n'intervenait pas, il prêtait malgré tout attention à ce qui l'entourait. J'ai conscience que certaines personnes sont dérangés par son manque de présence et son manque d'initiatives, mais il était comme ça, il est comme ça depuis le début du lycée, depuis la première fois que je l'ai rencontré. J'avais su faire avec, m'en accommoder, il était le genre de personne exceptionnelle qui paraissait tellement distant de tout problèmes, ceux-ci semblant rebondir contre une paroi invisible l'entourant. Ça rendait le tout parfois incroyable.
La soirée m'avait plus perturbée que je ne le pensais vraiment, j'avais l'impression que ma vie pesait une tonne, celle-ci pesant lourdement sur mes épaules fatiguées. En y allant, je n'avais jamais envisagé que de telles révélations y seraient faites, autant sur les autres que concernant mon voisin. Bien qu'apprendre qu'on était aimé par quelqu'un flattait l'ego chez certaines personnes, moi, c'était tout le contraire. Je ne sais pas comment fonctionner avec, dans le sens où je ne sais pas forcément comment je dois interagir avec Semi alors qu'il m'a avoué à moitié ses sentiments. Il ne m'avait pas dit qu'il m'aimait, juste qu'il avait un béguin pour moi, mais ça ne voulait rien dire. Peut-être qu'en réalité il ne m'aimait pas, qu'il prenait ce qu'il ressentait pour moi pour des sentiments amoureux alors qu'en fait, il était juste attiré physiquement. Fin, qu'est-ce qui me garantissait que ses sentiments étaient réels ? Rien, absolument rien. Je ne pouvais que faire confiance au jugement de Semi, il était le seul capable de déterminer si ce qu'il ressentait pour moi était réel ou non.
Malheureusement, cette situation ne m'arrangeait pas, ce n'est pas avec des non-dits et des questions sans queues ni tête que je vais parvenir à trouver une solution à mes problèmes. Semi était si proche de moi, actuellement, juste à quelques centimètres mais pourtant, il me paraissait si loin, si inaccessible, plus distant qu'habituellement. Je ne sais pas s'il est comme ça réellement, et si ça l'est, si c'est à cause de moi, à cause du manque de réaction de ma part par rapport à sa confession. J'aimais beaucoup interagir avec Semi quotidiennement, il était calme et parler avec lui était facile, il écoutait attentivement, comme un confident et voir qu'entre nous était en train de se créer une distance m'était inconcevable.
Il était la seule personne avec qui je pouvais parler de tout et de rien sans me prendre la tête, sans recevoir de reproches ou même des conseils. Semi avait la fâcheuse manie de ne se mêler de rien, même concernant ses amies, ce qui en faisait, selon moi, un confident exceptionnel. Tu pouvais clairement lui parler de tout tes problèmes, il t'écouterait d'une oreille attentive, il te laissera te plaindre autant que tu le voudras, mais jamais il n'interviendra…
Dis comme ça, ça paraissait un peu ignoble, un peu je-m'en-foutiste mais je trouvais que c'était plutôt une qualité. On se plaint souvent que les autres se mêlent trop de ce qui ne les regarde pas mais on se plaint aussi quand les autres ne s'en mêlent pas. Je veux dire, c'est quand-même contradictoire tout cela. Quand quelqu'un ose de trop s'intéresser à notre vie, on en a marre, mais si on cherche des conseils auprès de quelqu'un, on se plaint si on n'en reçoit pas. Je me demande parfois où va le monde. Si vous ne voulez pas qu'on se mêle de vos affaires, pourquoi vous en parlez ? Semi était clairement une personne qui ne s'en mêle pas et qui ne s'en mêlera sûrement jamais. Tant que ça ne le touche pas personnellement, il n'a pas le besoin de s'en préoccuper ou d'intervenir d'une quelconque façon, c'est clairement un fait que j'apprécie chez lui.
L'humain est compliqué, il ne sait jamais ce qu'il veut, toujours perturbé par ci ou par ça et il cherche toujours de quoi se plaindre, il n'est jamais content quand quelque chose ne l'arrange pas, ou plus. Même si je suis pareil que tout le monde, au final, je me rends compte que nous sommes insupportables. Vraiment, on se plaint tout le temps même quand on ne le souhaite pas. Le seul qui semble en dehors de cette matrice (3) est, selon moi, Semi. Il ne semble hors d'atteintes des problèmes, je ne l'ai jamais vu en colère, triste ou que sais-je, pourtant, vu que c'est bien un humain, c'est sûr qu'il a déjà au moins une fois ressentis l'un de ses sentiments et plus d'une fois. Pourtant, sa personnalité ne me permet pas de l'envisager, je n'arrive pas à concevoir un Semi en colère, triste ou que sais-je autre émotion.
On ne s'en rend pas forcément compte comme cela, mais pourtant, je peux clairement citer une situation qui peut le confirmer. C'était justement durant la soirée d'Hinata, durant l'un des tours, Semi a été désigné victime et Tanaka était le juge, il a choisi action et il a reçu comme action de devoir se laisser masser par un gars de la pièce et si jamais il appréciait le massage, il devrait ensuite embrasser le masseur. Finalement, le groupe s'était concerté entre eux et avait décidé, sans me demander mon avis, de me laisser être le masseur. Je savais bien à ce moment-là que cette solution les amusait bien et ils ne s'en cachaient pas d'ailleurs, ils rigolaient tous silencieusement pour ne pas que Semi entendent quoique ce soit pouvant faire pencher la balance vers un nom. Finalement, je n'ai pas pu me libérer de cette contrainte et j'ai dû faire cette action. Encouragé par certains, j'ai dû m'asseoir sur ses fesses afin d'avoir une meilleur position pour le masser puis je l'ai massé.
À ce souvenir, je ne pus malheureusement pas m'enlever la douceur de sa peau au contact de mes mains de la tête. Sa peau dorsale était vraiment douce, comme la peau d'un bébé et c'était vraiment agréable à toucher. J'y avais donc pris plus de plaisir que j'aurais dû, sa peau divinement douce glissait parfaitement sous mes doigts huilés, j'aurais pu rester comme ça indéfiniment, ça ne m'aurait pas si dérangé que cela. Concentré par ma tâche, j'avais fait en sorte de m'appliquer dans ce massage, massant délicatement ses épaules et son dos, remontant de bas en haut sur sa colonne afin de dénouer le moindre nœuds que j'avais pu découvrir en parcourant son dos.
Trop rapidement à mon goût, mon massage s'était finit et j'ai finis par me décoller de ses fesses particulièrement moelleuses. Semi s'était alors redressé puis après de longues secondes d'attentes, il m'avait attiré par le cou pour un long baiser. J'avais été étonné de son initiative, il avait donc apprécié mon massage, j'étais plutôt fier de moi à ce moment-là. Finalement, en repensant aux sensations que j'avais ressentis au contact de ses lèvres contre les miennes, ça ne m'aurait pas dérangé de les embrasser de nouveau.
Pendant que j'étais dans mes pensées, Semi et moi avions finalement atteint les vestiaires du gymnase. En y entrant, on constata sans grands étonnement qu'on était les derniers d'encore présents. Tout le monde était déjà partit, on était donc seul, dans les vestiaires de notre gymnase. En constatant ce fait, je me rendis compte qu'on nous avait littéralement planté pour le rangement et le nettoyage du gymnase. Non mais sérieusement, on était quand-même plusieurs à avoir été désignés pour le ranger et le nettoyer mais Semi et moi avons quasiment tout fait seul même Goshiki s'était enfuit, ce lâche. Pourtant, il en avait bien profité pour me demander des conseils pour ses techniques, ce profiteur. (NDA : je t'aime quand-même Goshiki.
Râlant dans ma barbe sous le regard curieux de Semi qui ne comprenait pas forcément ma réaction, je me dirigea vers mon casier afin de sortir mes affaires propres et mes affaires de toilettes. J'avais chaud et j'étais fatigué, je n'avais pas envie d'attendre d'être dans les dortoirs pour prendre une douche, c'était maintenant ou jamais. Une fois en caleçon, je gagne les douches adjacentes aux casiers pour enfin prendre une bonne douche chaude et dégourdir un minimum mes épaules fatiguées et courbaturées. J'avais bien bossé aujourd'hui, mes bras avait été constamment sollicités, j'ai bien besoins de les laisser se reposer un peu après ce long entraînement intensif.
Je me mets donc dans l'un des coins des douches puis, une fois protégé par le petit muret séparant chaque douches, je retire ma dernière barrière de tissu entre l'air environnant et mon anatomie avant d'allumer la douche. Cependant, ce ne fut pas de l'eau chaude qui en sortit mais bien de l'eau glacé, me faisant lâcher un petit cri suite au contact de l'eau froide avec ma peau chaude. Ma réaction m'avait fait reculer de quelques pas, m'éloignant de ce fait de l'eau qui coulait encore sur le carrelage des douches communes.
J'entendis au loin le rire de la seule personne encore présente avec moi : Semi. En me tournant légèrement vers lui, toujours un air bizarre sur le visage, je vis mon coéquipier qui me tournait le dos, à l'autre bout des douches en train de sourire face à mon cri de fillette.
Ma bouche s'ouvrit alors en forme de o, laissant alors s'exprimer mon étonnement sur mon visage. C'était la première fois que je l'entendais rire et il riait en plus grâce à moi. Ravi de ce son qui est pour moi, extraordinaire, je me replace sous le jet d'eau après avoir pris soin de changer la température de celui-ci. Accueillant avec joie l'eau chaude tombant sur mes épaules engourdies, je laissa échappé un gémissement de contentement, réellement ravi de cette douce chaleur humide dans l'air.
- « Shirabu ? M'interpella mon ami en train de se doucher lui aussi, un peu plus loin.
- Mhm ? Répondis-je, un peu dans les vapes, essayant malgré tout de me concentrer sur ce que voulait me dire mon coéquipier.
- Est-ce que c'est à cause de ce que j'ai dit à la soirée Samedi que tu t'éloignes de moi ? Demanda alors Semi, un léger doute transparaissant dans sa voix. »
Je fus encore une fois étonné de mon ami. C'était la deuxième fois en quelques minutes que Semi laissait transparaître des émotions d'abord, il rit puis maintenant, il doute ? C'était la première fois depuis que je le connaissais qu'il laissait percevoir ses émotions, ça changeait de la personne qu'il laissait toujours entrapercevoir. J'appréciais beaucoup le Semi habituel mais, étrangement, j'aimais encore plus ce Semi qu'il me laissait apercevoir actuellement.
Ne donnant aucune réponse, encore troublé par le nouveau Semi que je venais de rencontrer, l'homme à l'autre bout de la pièce reprit donc la parole prenant apparemment mon silence pour une affirmation.
- « Écoute, je ne veux pas que tu sois gêné par ce que j'avais avoué. Je ne veux pas que mes sentiments envers toi mette un froid entre nous deux. Je n'attends pas de réponse, tu es mon ami avant tout et je n'aime pas cette distance entre nous. Avoua à mi-voix Semi, vraiment contrarié de cette distance entre nous.
- Moi aussi, je n'aime pas cette distance. Avouais-je ensuite, sincèrement. »
Le silence remplit ensuite la pièce, seul le bruit de l'eau qui coulait et qui s'entrechoquaient sur le carrelage se faisait entendre, remplissant l'endroit d'une certaine gêne. Seulement, au bout de quelques minutes, je sentis une présence derrière moi, un regard plutôt insistant était dirigé sur ma nuque. Le cœur battant à tout rompre, je me retourne lentement pour finalement tomber sur Semi qui me fixait d'un air calme. Il était légèrement plus grand que moi alors je devais lever les yeux pour pouvoir le regarder. On resta dans un silence gênant pendant quelques secondes avant que Semi ne comble la distance entre nous deux en déposant timidement ses lèvres sur les miennes, attendant une quelconque réaction de ma part.
Étonné de son geste intime mais appréciant malgré tout le contact entre nos deux lèvres, je répondis tout aussi timidement à son baiser, c'était juste un contact entre nos deux paires de lèvres qui se mouvaient entre elles et pourtant, j'eu l'impression que nos lèvres étaient faites pour être l'une contre l'autre. Elles semblaient avoir été moulés dans le même moule. Ce sentiment de compatibilité entre nos deux bouches me fit découvrir de nouvelles sensations inconnues, c'était incroyable, ce baiser était doux, nouveau, timide mais aussi tellement agréable. Il embrassait bien, bien mieux que la dernière fois.
Semi passa ses deux grandes mains autour de ma nuque, les croisant à l'arrière de ma tête, dans mes cheveux, afin de me rapprocher timidement de lui et de continuer le baiser. J'avais quant à moi mes deux mains sur ses épaules, les pressant timidement, ne sachant pas trop quoi en faire. Après s'être écarté de moi pour reprendre sa respiration, il refond finalement sur mes lèvres entrouvertes qui quémandaient un autre baiser de la part de l'argenté devant moi.
Ravissant ainsi mes lèvres pour une seconde fois en quelques minutes, je ne pus que me rendre compte que j'appréciais peut-être plus que je ne le pensais mon ami. Cependant, un doute ne pouvait que persister en moi. Et s'il m'attirait seulement ? Et si je ne l'aimais pas comme lui m'aimait, si c'était juste une attirance physique ? Mes pensées étaient toutes embrouillées, je n'arrivais pas à penser, je ne pouvais que me laisser emporter par ces nouvelles sensations que je découvrais en compagnie de mon ami.
PDV Kageyama :
Je remettais un peu nerveusement mes gants qui étaient en train de coller à la peau de mes mains tellement celles-ci étaient moites, puis, je laissa échapper un petit soupir de mes lèvres gercées. J'étais encore à l'intérieur du bâtiment, plus précisément dans l'un des couloirs du premier étage, et pourtant, j'avais froid comme si j'étais à l'extérieur. Le bâtiment était clairement mal isolé non mais sérieux, comment ça se fait qu'il fasse aussi froid alors qu'on était en intérieur. Je vais finir congelé si ça continue et le pire, c'est que je ne peux pas bouger de trop pour me réchauffer j'attends Hinata qui discute avec l'un de ses professeurs devant sa salle de cours.
Cette après-midi nous n'avions, tous les deux, miraculeusement pas cours, nos profs étaient absents sûrement de maladie avec ce froid de canard, alors que nous ne sommes pas dans la même classe. Je lui ai donc proposé de nous retrouver cette après-midi pour notre rendez-vous rendez-vous que je lui avais donné durant sa soirée de Samedi. On était actuellement mercredi, soit 4 jours après ce fameux soir et j'ai déjà tout d'organisé dans ma tête, même si c'est prévu que depuis quelques heures.
Bien que ce rendez-vous est le fruit d'un gage donné durant la soirée, j'avais vraiment hâte d'y être. Ce date était plus qu'un gage pour moi, c'était clairement la réalisation d'un vœu prononcé à une étoile filante. Ce geste clairement enfantin révèle pourtant bien mon envie d'un tel souhait. J'avais été sincère avec Hinata quand je lui ai proposé ce date même sans gage, j'aurais voulu un rendez-vous avec lui. À ma plus grande joie, il avait accepté ça m'avait rendu extatique, fier et j'avais remercié mentalement tout les dieux que je connaissais.
Je ne suis pourtant pas croyant mais à ce moment-là, j'ai vraiment remercié toutes le divinités qui existent pour ce merveilleux cadeau. Hinata est un petit soleil, éclairant tout sur son passage rien qu'en un seul sourire et, alors que ma vie semblait terne depuis le collège, son apparition a illuminé le ciel ombrageux qui couvrait qui j'étais réellement. J'étais alors comme un étranger, perdu dans la plaine incommensurable qui s'étendait devant moi, ne trouvant plus le moyen de me dépêtrer des sables mouvants dans lesquels j'étais tombé. Il était alors apparu, une main tendu en face de moi pour m'aider à en sortir et, m'en saisissant à pleine main, il m'avait tiré à lui, me déliant de ces lises (4).
En parlant du loup, le voilà qui sortait enfin de sa salle de classe, toujours un large sourire sur son visage, s'étirant jusqu'à ses yeux. Il s'excusa maladroitement pour l'attente, ce dont je l'excusa rapidement. Il avait une large écharpe autour du cou, mal mise, donc je m'empressa de la remettre correctement afin qu'il n'attrape pas froid. Rougissant, il me remercia timidement avant que je ne le traîne littéralement derrière moi pour notre fameux rendez-vous, les joues rosies par la gêne. Cessant de le traîner par le poignet, celui-ci me suivant docilement légèrement en arrière, me stoppa dans ma marche en entamant la discussion.
- « Alors, où allons-nous Kageyama ? Demanda-t-il avec curiosité, sans lâcher ses yeux de ma personne.
- C'est une surprise, boke (5), tu verras ça quand on y sera. Répondis-je sans le regarder. »
Je l'entendis faire un petit son de mécontentement. Ça ne m'étonnerait pas de le voir bouder derrière moi, sauf que j'ignore alors si c'est à cause de mon manque de réponse à sa question ou à cause du petit « boke » que j'ai rajouter dans ma phrase. J'espère sincèrement que ce n'est pas la deuxième proposition car je ne l'ai pas dit pour l'agacer ou le démoraliser. Je ne le trouve pas idiot, mais c'est une manière comme une autre pour moi pour cacher mes sentiments envers lui.
Je sais qu'il y a des manières moins méchantes pour y parvenir mais je n'ai pas trouver mieux pour cela, c'était instinctif la première fois que je l'ai appelé comme ça, c'est venu naturellement. Pourtant, il m'a été difficile d'agir naturellement suite à ce fameux évènements au collège (6) mais avec Hinata, j'arrive de mieux en mieux à être naturel. C'est son pouvoir, personne ne peut le détester comme personne ne peut jouer un jeu devant lui. Il sait révéler la vraie personnalité d'une personne rien qu'en l'approchant, je l'ai remarqué avec certains joueurs d'autres équipes comme Kenma par exemple.
Je continue malgré tout à marcher, dans une démarche un peu plus lente qu'au début pour lui permettre de me rejoindre à mes côtés. C'est d'ailleurs ce qu'il finit par faire rapidement, me rejoignant à petit trot, frôlant par la même occasion mon bras gauche. On continua donc de marcher côte à côte dans le silence pendant quelques minutes, puis, comme si de rien était, une fois la gêne passé, il se mit à parler de tout et de rien avant de finalement dériver sur le volley le meilleur sujet de discussion qui soit. On débattit comme cela pendant le reste du trajet sur les équipes qu'on connaissait qu'on devra peut-être affronter durant les nationales, sur celles que nous avions déjà battu ou encore sur des équipes mondiales seulement connu grâce aux magazines de volley.
Finalement, on finit par enfin arriver à l'endroit prévu pour notre rendez-vous c'était un joli parc enneigé dans lequel plusieurs familles se baladaient avec leurs enfants en bas-âge. Dans ce parc, il y avait un grand kiosque à musique au milieu d'une place dallée au centre du parc. Tout autour, il y avait des chemins délimitant des parties herbées recouvertes d'une couche blanche et poudreuse qui faisait le plaisir des jeunes enfants s'amusant dedans. C'était un endroit idéal pour se balader en hiver et pour faire des pique-niques en été. Plus loin dans le parc, il y avait un grand lac maintenant gelé, malheureusement pas encore praticable avec des patins à glaces.
Toujours côte à côte, Hinata et moi marchons pendant quelques minutes empruntant chemin après chemin, une fois à gauche, une fois à droite, jusqu'à finalement arriver à l'endroit prévu pour notre rendez-vous. Dans un coin reculé du parc, qui était assez grand pour préciser, il y avait une grande allée d'arbres blancs, les branches gelées et comme figées dans le temps à cause du froid hivernal. Alors qu'au printemps c'était de beaux arbres fleurit, en hiver, ils revêtaient une couche de glace. C'est deux paysages différents mais tout aussi enchanteur l'un que l'autre alors qu'on profite des oiseaux chantants au printemps, on retrouvait le silence hivernal seulement interrompus par nos bruits de pas dans la neige craquantes sous nos semelles. C'était envoutant, le paysage avait l'air déconnecté avec la réalité, figé dans le temps comme si rien ne pouvait altérer avec son existence.
Alors que le printemps signifie le renouveau de la nature, saison pendant laquelle les fleurs commencent à éclore, le monde se revêt de diverses couleurs et les animaux sortent de leur hibernation l'hiver est tout son contraire. Il représente la mort, le repos des plantes (7) et l'hibernation des animaux. L'hiver représente l'arrêt du temps, on stoppe tout en hiver pour tout reprendre après la fonte de la neige, au printemps. L'hiver est incontestablement ma saison préféré, les plantes se recouvrent de neiges ou de givres, le paysage est alors tout blanc, signe de pureté, l'environnement est alors calme et nouveau.
Je voulais emmener Hinata dans cet endroit pour lui faire découvrir ma vision de l'hiver ce paysage dénué de couleurs et pourtant reposant, la neige blanche comme les ailes d'un ange. En me tournant vers lui, j'ai pu apercevoir que l'endroit dans lequel nous étions avait eu l'effet escompté sur mon ami il était silencieux, les yeux brillants dirigés dans toutes les directions possibles. Il semblait si calme à cet instant, si libéré et ça faisait vraiment plaisir de le voir comme ça, comme un enfant découvrant le monde pour la première fois.
Alors qu'on marchait dans la longue allée d'arbres gelés dans un silence des plus libérateurs et calme, voluptueux, seulement interrompus par notre respiration et nos pas dans la neige, de petites goutes de pluies commençaient à se faire sentir sur nos têtes. Il ne manquait plus que ça tient, alors qu'on était tranquillement en train d'apprécier ce paysage des plus éblouissant et reposant, il fallait que la pluie se ramène et gâche tout. Heureusement, j'avais prévu un parapluie en cas de mauvais temps donc j'avais de quoi nous protéger Hinata et moi mais maintenant, le rendez-vous était complètement fichu. Du moins, je ne pouvais pas continuer notre rendez-vous avec ce que j'avais prévu de base, je dois donc revoir mon plan.
À mon grand plaisir, nous n'étions pas très loin d'un endroit que je connaissais bien et que j'appréciais tout autant que celui-ci. Cependant, au contraire de celui-ci, il n'était pas en extérieur donc nous pourrons continuer notre rendez-vous dans un endroit couvert à l'abri de la pluie et du froid glaçant de l'hiver. Je pris donc la main d'Hinata dans la mienne afin qu'on reste ensemble sous le parapluie et le tira vers une nouvelle destination.
Après quelques minutes de marches collé l'un à l'autre, main dans la main, on arriva finalement dans une rue de quartier typique au Japon. Il y avait divers petits magasins dans celle-ci allant du classique restaurant de ramen au petit konbini de quartier. On continua à marcher comme cela encore pendant deux trois minutes, essayant par la même occasion de ne rentrer dans personnes parmi les passants présents dans celle-ci. Puis, enfin arrivé à destination, on s'arrêta devant une façade décrépite et mal-entretenue encadrée par de la lierre grimpante qui cachait presque toute la façade. On arrivait cependant à voir la porte en bois foncé au milieu du mur et, alors que la pluie commençait à tomber de plus en plus, je poussa la porte de l'endroit et tira Hinata à ma suite pour le faire entrer.
Bien que l'extérieur ne donne pas très envie, l'intérieur était complètement différent. En effet, l'extérieur décrépit laissait la place à un intérieur cosy et chaleureux aux lumières tamisées (8). J'étais tombé sur cet endroit par pur hasard un jour de pluie comme aujourd'hui. Je recherchais un endroit pour m'abriter et en avisant le panneau « ouvert » accroché à la porte, j'étais entré sans réelles attentes concernant l'endroit mais j'avais été grandement étonné de la beauté de l'espace. Il s'avérait que c'était un petit café qui sert des pâtisseries et divers boissons (chaudes et froides) tenu par un couple de français.
L'endroit est plutôt grand comparé à ce qu'on pourrait le croire, il y a une mezzanine avec des banquettes et des tables et au rez-de-chaussée se trouve un bar, une cuisine, des toilettes pour les clients ainsi que d'autres coins banquettes. Le café est assez sombre, dans des couleurs chocolat, grises et noirs seulement agrémenté de couleurs un peu plus vives comme du vert, du bleu, du bordeaux ou encore du blanc. Alors que les murs et les sols sont marron chocolat, les banquettes sont en tissus noirs et les tables rondes en bois foncé (en wengé). Nous retrouvons aussi des tapis sous chaque table de couleur gris, des coussins de diverses couleurs foncés sur les banquettes, des plantes vertes dans des pots de couleurs.
Le café a privilégié un espace sombre et chaleureux avec des couleurs foncées pour ses meubles et ses murs, sols et plafonds mais ils ont aussi optés pour des couleurs plus vives (qui restent foncés comme du bordeaux, du vert forêt ou encore du bleu marine) pour les détails de décorations comme les coussins, les couverts (tasses, assiettes…) ainsi que pour les diverses plantes vertes disposées dans la pièce. Certains pourraient croire que ça manque de luminosité et de clarté, mais j'aime plutôt cette ambiance-là. Les seules sources de lumières sont les différentes lanternes et bougies disposées un peu partout dans la pièce qui diffusaient une lumière tamisée et orangée.
Après avoir refermé la porte d'entrée, Hinata et moi saluons les propriétaires du café présents dans l'entrée puis je conduis mon ami jusqu'à l'endroit que je préfère ici alias la mezzanine. C'est un endroit identique au rez-de-chaussée en ce qui concerne les meubles et décorations mais c'est un peu plus intime, il y a plus d'espace entre chaque coin banquette donc on a plus de tranquillité. Rapidement, vu qu'il n'y a presque personnes dans le café, la propriétaire vient prendre notre commande : alors que j'ai pris un thé noir au citron avec un brownie chocolat/noix pour ma part, Hinata a prit un chocolat chaud viennois avec une part de cake aux framboises.
Bien que je n'ai fais que peu de cafés dans ma vie, je sais que les boissons et pâtisseries servis ici sont excellentes. Les pâtisseries sont toute faites maisons et les boissons sont faites avec des produits de qualité. Dit comme cela, on pourrait croire que le prix revient à cher mais pourtant, au contraire, c'est très abordable pour des lycéens voire même collégiens. C'est l'endroit idéal selon moi pour des rendez-vous entre amis, amoureux ou pour tout simplement étudier ou se détendre. Le peu de monde présent dans cet endroit en fait un espace calme et reposant, loin de ce que ça peut être dans certains cafés et restaurants. Je suis plutôt fier de ma découverte d'un tel endroit. Hinata me le confirma d'ailleurs pendant qu'on attendait notre commande :
- « C'est un endroit génial Kageyama, comment connais-tu cet endroit ? Demanda-t-il, intéressé.
- Je me baladais un jour dans le coin et il s'est mit à pleuvoir alors j'ai recherché un endroit pour m'abriter et je suis tombé sur ce petit café. Je reviens ici souvent quand j'ai le temps. Lui révélais-je sereinement.
- Ça fait combien de temps que tu viens ici ? Continua-t-il de demander.
- Ça fait plusieurs mois, j'étais encore au collège quand j'ai découvert ce café, c'était à peu près en janvier. Répondis-je après avoir réfléchi quelques secondes.
- Et tu connais quoi au sujet de ce café ? Dit-il, le sourire aux lèvres.
- C'est un café assez récent, il a 2 ans tout au plus, il est tenu par un couple de français venu habiter au Japon pour connaître la culture du pays. Depuis, ils ne souhaitent plus partir, ils sont rapidement tombé amoureux du pays, de sa nourriture et de sa population. Alors, ils continuent de gérer leur petit café de quartier. C'est un endroit peu connu par les personnes extérieurs au quartier mais ils m'ont expliqué que si personne n'ose y rentrer, alors ils ne peuvent pas connaître l'endroit. Il y a peu de monde qui en parlent alors que c'est un endroit génial, selon-moi, mais ça garde le mystère complet sur cet endroit. Comme tu as pu le remarquer, l'extérieur du café est assez détérioré pourtant, l'intérieur c'est tout le contraire. Quand j'ai demandé pourquoi ils n'ont pas changé la devanture, ils m'ont tout simplement répondu que ça gardait l'endroit secret et intime. Ainsi, on ne risque pas de rencontrer plus d'une quinzaine de personnes dans ce café, et encore, c'est assez rare d'avoir plus de dix personnes. Expliquais-je calmement, en essayant d'omettre aucune informations sur cet endroit.
- Waw, c'est incroyable, merci de m'avoir emmené ici. Finit-il par dire, les yeux pétillants de joie. »
Alors que je venais de finir mes explications sur l'endroit depuis quelques secondes et qu'Hinata avait entamé un nouveau sujet de discussion tout à fait banal, on finit par recevoir nos commandes amenées par la propriétaire sur un plateau. Elle déposa d'abord nos boissons puis elle finit par nos pâtisseries. Comme expliqué avant, nos boissons étaient pour ma part dans une tasse blanche et celle d'Hinata dans un mug rose pastel, mon brownie dans une assiette verte pomme et le cake de mon compagnon sur une assiette orange, comme ses cheveux. Les couleurs des couverts dénotaient sur la table foncé mais ça donnait un peu de vie à l'endroit sombre.
Ravi, on commença à déguster nos délicieuses pâtisseries Hinata confirma mes pensées puisqu'il laissa échapper un petit gémissement de plaisir d'entre ses lèvres procuré par la première bouchée de son gâteaux. Je souris satisfait de voir qu'il aimait la pâtisserie puis commença à mon tour mon brownie. J'eu la même réaction que lui en bien plus discret, laissant seulement un visage de satisfaction transparaître au goût chocolaté de ma pâtisserie.
On reprit donc notre discussion gaiement tout en mangeant et buvant nos boissons chaudes. Contrairement à ce qu'à dit Tsukishima pendant la soirée, j'espère ne pas être un mauvais rendez-vous comme celui-ci le pense. Seulement, seul Hinata pourrait confirmer cette pensée mais, malheureusement, je ne peux pas lire dans son esprit.
(1) Détourné : antonyme/contraire de direct.
(2) En cette situation de covid, je vous encourage à n'utiliser le désinfectant que 4 fois par jours maximum, inefficace au-delà, privilégié un bon lavage des mains au savon.
(3) Matrice : à voir comme une famille d'éléments en gros, Semi est unique et n'appartient pas à cette famille (famille regroupant toutes les autres personnes).
(4) Lises : autre nom des sables mouvants.
(5) Boke : idiot (c'est plus méchant qu'un simple Baka)
(6) Fameux évènements : fait référence au rejet qu'il a subi de la part de son équipe durant le collège
(7) Repos des plantes/repos végétatifs : c'est le moment où les plantes stoppent leur croissance pendant l'hiver afin d'emmagasiner les réserves nécessaires à leur développement futur
(8) Tamisées : ici, je vous conseil d'aller voir sur internet ce que donne une ambiance tamisée si vous ne connaissez pas ce que c'est
NDA : LISEZ S'IL VOUS PLAIT (même si c'est une grosse NDA)
Voili voilou mon lilliputien d'amour. Ce chapitre est maintenant terminé et j'espère qu'il t'a plu comme ça m'a plu de l'écrire.
Désolé de le poster si tard, ça fait bien une semaine depuis le précédent mais j'ai commencé entre temps mes cours à distance (des cours universitaires) donc j'ai passé pas mal de temps dessus au détriment de cette histoire. Mais, voici le nouveau chapitre de cette fanfiction.
Vu mon rythme de travail que je dois découper entre diverses occupations, je publierais qu'un seul chapitre par semaine, que ce soit le dimanche ou le lundi, à voir de mon avancement. Mais à moins à cause de gros entre-temps, un chapitre ne mettra jamais plus d'une semaine à sortir.
Bref, du coup je t'ai proposé ici 5 points de vue différents dans cette interlude et je me suis concentré sur 2 couples : SakuAtsu et SemiShira. J'ai aussi mis le rendez-vous d'Hinata et Kageyama mais j'ai pris la décision de ne mettre que le point de vue de Tobio.
Du coup, nous avons maintenant deux couples de construit : en plus d'IwaOi, nous avons maintenant le SakuAtsu. Cependant, même si ça avance du côté de SemiShira et de KageHina, ils n'ont pas encore franchi le cap de la mise en couple. Ça sera donc dans les prochains chapitres que ça se concrétisera de plus en plus. J'ai clairement l'impression de jouer les cupidons dans cette fanfiction mais j'adore ça.
Peut-être que tu ne comprend pas la difficulté d'un tel chapitre, mais même si c'est plus court qu'un jeu c'est tout aussi voire même plus compliqué de l'écrire puisque c'est un enchaînement de 5 points de vue. Donc, en fait, il faut que j'arrive à écrire dès fois la même situation (comme pour le SakuAtsu) selon deux personnalités différentes, donc je ne dois pas entré dans du fait et refait, je dois trouver de nouvelles choses à dires, je dois jouer plus sur tel ou tel traits de personnalités.
Par exemple : pour Sakusa, on a eu un personnage plutôt introverti mais malgré tout sûr de lui alors qu'Atsumu qui est plutôt extraverti était un peu plus hésitant dans ce qu'il souhaitait. J'ai opposé les deux personnages et ils ont chacun une personnalité qui leur sont propres et avec laquelle j'ai joué. Sakusa l'introverti sûr de lui et Atsumu l'extraverti sceptique. Ils ont chacun deux traits de caractères qui diffèrent complètement mais ça permet ici de créer une belle histoire entre les deux et deux bons points de vue.
En ce qui concerne SemiShira, ça a été à peu près pareil mais comme je n'ai pas encore fais conclure le couple, j'ai dû trouver des parades à cela donc ça passe particulièrement par Shirabu qui ne comprend pas encore ses sentiments pour Semi qui, lui, connaît ses sentiments.
En ce qui concerne Kageyama, j'ai aimé jouer avec sa personnalité notamment avec cette idée d'hiver : pour moi, Tobio a une personnalité assez sombre et incomprise alors que l'hiver et notamment le blanc représente la clarté et la pureté, son opposé quoi. Mais je voyais bien ce petit bonhomme aimer l'hiver donc ça fait un beau contraste entre ce qu'il laisse voir et ce qu'il pense vraiment. J'ai donc voulu faire découvrir un personnage très libéré et passionnel dans ce qu'il pense et aime l'interprétation de l'hiver dans ce chapitre me l'a particulièrement permis (alors que je n'aime pas l'hiver dans la vraie vie).
Bref, voilà un petit peu sur quoi je suis partis dans ce chapitre j'espère en tout cas que ça t'a plu malgré le fait que ça reste des points de vue très psychologique comme j'aime bien le dire.
De plus, j'ai remarquée que plus j'avance dans l'histoire et plus ma façon d'écrire change je modifie ma façon d'écrire les dialogues, je rajoute des notes (1,2,3…) et je suis sûr que ça va progresser un peu plus selon l'avancement de l'histoire.
En tout cas, je vous laisse là pour cette semaine et je vous dis à dans quelques jours pour le prochain chapitre et donc par conséquent le prochain jeu. Dont vous connaîtrez le nom qu'à ce moment-là. :p
C'était Hypatie. KISS.
