Disclaimer : The Crown est l'oeuvre de Peter Morgan et la propriété de Netflix.

Résumé : Diana n'était ni heureuse ni soutenue dans la famille royale mais elle se jura que cela ne serait pas le cas de son enfant à naître. Non, son bébé aurait toujours quelqu'un vers qui se tourner.

Note de l'auteur : Ceci est une réponse au défi d'écriture n°117 de la page Facebook « Bibliothèque de fictions ». Les conditions étaient : cent mots minimum, inclure les mots "vie" et "aide", écrire sur le dernier film/la dernière série/le dernier livre vu/lu.

Avertissement: SPOILERS SAISON 4 !

La promesse d'une future maman

Diana n'était pas heureuse. La jeune femme qu'elle avait été seulement un an plus tôt lui semblait n'avoir jamais existé, comme une chimère créée par son esprit pour la rassurer dans ses accès de mélancolie.

Où était-elle, cette adolescente qui était partie danser en boîte avec ses amies pour fêter ses fiançailles ?

Où était-elle, cette jeune fille qui avait vu le prince Charles comme un prince de conte de fée qui réaliserait la prophétie dont elle se croyait investie ?

Elle qui avait toujours agi comme si elle était destinée à des choses plus grandes !

Elle avait eu raison mais comme elle aurait aimé avoir tort !

Elle allait être reine un jour, mère du prochain roi.

Rien ne l'y avait prédestiné et désormais, elle aurait aimé ne jamais connaître ce destin.

Elle était malheureuse, seule, coincée dans un mariage sans amour avec un homme qu'elle connaissait trop peu et qui, même s'il avait sans doute un peu d'affection pour elle, ne cesserait jamais d'aimer celle qu'il avait dû sacrifier au nom de la raison d'état. Ce mariage était une prison, un caveau et l'anneau passé à son doigt un clou dans le cercueil où elle était censée reposer. Elle s'était imaginée une vie conjugale épanouie, remplie d'amour, de rires, de confidences, de tendresse. On l'avait envoyée à l'autel sans réelle préparation comme on l'aurait envoyée au front sans fusil. Ce n'était pas des cours d'étiquette de sa grand-mère dont elle aurait eu besoin, des cours profondément obsolètes. Non, elle aurait eu besoin d'une aide véritable, une aide qu'elle avait tenté de réclamer de nombreuses fois auprès de Charles, de la reine. Le baptême du feu l'avait tout simplement brûlée et personne n'était là pour soigner les dommages. Elle était seule, profondément seule, l'avait été du moment où elle avait emménagé au palais avant le mariage.

Elle caressa doucement son ventre rebondi qui tendait le tissu de sa robe de nuit. Son enfant ne se retrouverait pas dans une telle détresse. Non, ça jamais ! Son bébé saurait qu'il était aimé, soutenu, protégé, qu'il pouvait se tourner vers elle au moindre problème. Ses bras lui seraient toujours ouverts pour un câlin, ses épaules prêtes à recevoir ses larmes, son cœur et son esprit dévoués pour lui porter assistance. Elle ne serait pas l'une de ces mères qui confiaient leurs enfants à peines nés à une myriade de nounous. Non, son bébé, elle s'en occuperait elle-même au maximum. Son enfant n'aurait pas une vie facile, c'était certain. La presse, la pression des medias, le poids de la couronne... Mais il aurait de l'aide. Il aurait son aide. En soi, elle n'était pas différente de toutes les mères :

Une bonne maman offrait ou essayait d'offrir à son enfant ce qu'elle-même n'avait pas eu.

Et Diana était bien décidé à être la meilleure mère possible.

FIN