Je suis ravie de vous apprendre que la fic est complète ! J'ai eu du mal à la terminer car certaines scènes ne voulaient pas s'écrire correctement, mais ça y est Behind the Wall est terminé. Je suis contente de l'avoir écrite finalement, malgré ma réticence des OCs, car elle m'aura permis d'écrire sur des thématiques différentes de d'habitude. Je vais donc publier la suite dans les jours qui arrivent alors n'hésitez pas à suivre la fic si l'histoire vous intéresse ;). Bonne lecture !
« Que… que s'est-il passé ? » murmura Sophia, stupéfaite.
Alice et Marie étaient toutes les deux bouches-bée. Alors que les trois jeunes femmes observaient le mur devant lequel les avait emmenées Marie, Alice s'était approchée pour l'examiner de plus près. Elle avait alors touché les briques marrons sur plusieurs endroits puis...
Le mur s'était ouvert devant elles.
La blonde n'avait pas appuyé de manière particulière sur les briques, au contraire. Ses doigts avaient à peine effleuré certaines d'entre-elles au hasard quand cela s'était produit. Les briques avaient semblé se réarranger d'elles-mêmes et un passage s'était ouvert.
« Je ne sais pas, répondit Alice. Il y a peut-être un mécanisme dans le mur ? Avec les nouvelles technologies je ne serais pas étonnée que ce soit possible. »
Marie observait l'ouverture, pensive.
« Je ne crois pas.
— Que veux-tu dire ? demanda Sophia.
— Il n'y avait pas de mécanisme qui reliait les briques entre-elles quand elles ont bougé alors je ne pense pas que ce soit ça. À vrai dire j'ai une autre théorie. »
La jeune femme ne leur fit pas part de sa pensée et s'avança dans l'encadrement pour observer ce qui se trouvait derrière le mur. Alice qui était la plus proche de l'ouverture remarqua soudain ce qui s'y trouvait.
« Une rue ? s'exclama-t-elle. Comment est-ce possible ? Il y a des maisons collées derrière ce bâtiment. »
Sophia allait de nouveau interroger Marie, mais celle-ci partit sans un mot dans cette fameuse rue à grande enjambée. Aucune des trois ne remarqua que la pluie s'était arrêtée.
« Hé, où vas-tu ?
— Explorer, répondit-elle sans arrêter sa course vers l'un des bâtiments.
— Nous devrions y aller également, je suis curieuse de comprendre comment on a pu atterrir dans une rue ainsi, fit Alice. Peut-être que le pub est plus grand qu'il n'y paraît et que nous sommes dans la rue derrière ? Mais il me semblait qu'elle était parallèle à celle d'où on vient, pas perpendiculaire… »
Sophia soupira.
« Suivons-la alors. »
Les deux jeunes femmes s'avancèrent alors au-delà du mur quand celui-ci se referma. Toutes deux sursautèrent, ne s'attendant pas à ce qu'il puisse se remettre en place tout seul.
« Bon… Heureusement que ce n'est pas dans une pièce ou l'on aurait pu être coincé… marmonna la brune.
— Ne parle pas de malheur ! »
Les deux amis se mirent à marcher pour rejoindre Marie qui s'était arrêtée devant une bâtisse à quelques centaines de mètres de là.
« Je vais regarder où nous sommes sur Maps, ça permettra de comprendre où est-ce que l'on se situe exactement » proposa la blonde.
Sophia hocha la tête en observant le rue. Les maisons semblaient anciennes et en bois, mais la jeune femme ne s'y connaissait pas particulièrement en architecture et ne parvenait pas à juger si de telles structures étaient normales. Cela lui semblait étrange malgré tout, toutefois ce qui la troublait le plus était autre chose.
« Tu ne trouves pas que c'est silencieux ? Il n'y a personne et il n'y a pas de… »
Alors qu'elle allait mentionner l'absence de voiture, Sophia cligna des yeux et regarda à ses pieds. Elle n'y avait pas prêté attention jusque-là, trop préoccupée par le mur qui bougeait tout seul, mais la route était constituée de pavé. Les rues de Londres n'étaient plus en pavé depuis longtemps maintenant. Cela datait d'un autre siècle. Et elle n'entendait pas non plus le bruit de la circulation de l'autre côté du pub.
« Je n'ai pas de réseau c'est étrange, fit Alice interrompant ses pensées.
— Attends je vais essayer aussi. »
Après quelques manipulations le résultat fut sans appel.
« Moi non plus. »
Cette journée commençait vraiment à prendre une tournure de plus en plus étrange. D'abord la pluie, ce pub abandonné puis le mur et maintenant l'absence de réseau. Cela n'avait plus aucun sens.
Sophia et Alice arrivèrent derrière Marie.
« Que voulais-tu dire tout à l'heure par 'je ne crois pas' ? Qu'est-ce qui a pu ouvrir ainsi le mur alors ? »
Marie se détourna du bâtiment pour faire face aux deux autres avec une mine un peu contrite.
« Je ne sais pas trop comment vous expliquer ça… Théo saurait mieux expliquer que moi…
— Théo ?
— C'est un ami, l'une des personnes avec qui je pars en road trip. Pour tout vous dire je m'attendais à, ou du moins j'espérais, trouver quelque chose en venant ici. Je n'avais pas d'attente particulière, c'est pourquoi j'ai été tout aussi étonnée que vous quand le mur a bougé. »
Elle s'arrêta de parler quelques instants et observa la rue.
« Je ne m'attendais pas non plus à trouver une rue aussi ancienne avec des maisons en bois à colombage, continua-t-elle.
— Et pour le mur ? » fit Sophia qui sentait qu'elle allait s'égarer sur un autre sujet.
Marie inspira un grand coup avant d'ouvrir la bouche pour expliquer.
« Qui êtes-vous ? Comment êtes-vous arrivées ici ?! » s'exclama une voix derrière elles.
Toutes les trois se retournèrent en sursautant. Aucune n'avait entendu l'inconnu s'approcher. C'était un homme très grand, dépassant aisément le mètre quatre-vingt de Sophia, avec des cheveux châtains courts en bataille et un corps bien musclé. Un air sauvage semblait émaner de lui.
Toutefois aucune des jeunes femmes ne savait quoi répondre à cette étrange question. Elles étaient dans une rue n'est-ce-pas ? Un lieu public, rien de quoi s'interroger. Et dire qu'elles étaient passées par un mur qui s'était ouvert tout seul n'était pas très logique pour toute personne saine d'esprit.
« En marchant ? » répondit Sophia, stupéfaite.
— Impossible ! Dites-moi la vérité. »
La journée prenait belle et bien une tournure surréaliste pour Sophia, voilà que ce type bizarre s'ajoutait à sa liste. La brune avait très envie de lui répondre 'par soucoupe volante' mais elle n'était pas certaine qu'énerver un type de cette envergure soit une bonne idée.
Alice était également surprise par la tournure des événements, mais compris inconsciemment la situation.
Elle leva les yeux vers l'homme et tendit sa main vaguement en direction du mur, aussi bizarre que cela puisse paraître.
« Par-là. »
L'homme se tourna vers le mur et fut à son tour aussi stupéfait que les jeunes femmes l'avaient été un peu plus tôt.
« Impossible. Vous êtes des… »
Il s'interrompit et se retourna vers elles abruptement.
« Vous êtes vraiment passé par le mur ? Il s'est ouvert pour vous ?
— Oui, répondit Marie en s'adressant à son tour à l'homme. Vous connaissez aussi ce mur ? Pouvez-vous nous expliquer comment il fonctionne ? »
Il les regarda, encore perplexe, quelques instants sans répondre à la question. Il semblait indécis.
« Suivez-moi, je n'ai pas le temps d'expliquer ça à des enfants. »
Et sans plus attendre il partit à pas rapide à l'opposé du mur et s'enfonça dans la rue. Derrière lui les jeunes femmes étaient indignées par ce commentaire désobligeant sur leur âge.
« Des enfants ? Et puis quoi encore, vous avez à peine le double de notre âge ! »
Mais l'inconnu ne répondit pas et se contenta d'avancer.
« On devrait le suivre » fit doucement Marie avant de s'engager à pas rapide derrière lui.
Alice hocha la tête et en fit de même, laissant Sophia soupirer avant de les suivre à son tour. Tout cela ne lui disait rien qui vaille…
Ils marchèrent sur plusieurs centaines de mètres en suivant la rue qui tournait légèrement pour arriver devant un immense bâtiment en pierres blanches immaculées qu'elles n'avaient pas pu distinguer depuis l'angle où elles se trouvaient plus tôt, près du mur.
« Voici Gringotts. Le… banquier au comptoir vous expliquera de quoi il en retourne. »
Un bip émana de sa poche.
« Je dois y aller. Vous n'avez qu'à entrer et on répondra à vos questions, enfin je suppose. »
Il s'approcha de l'entrée grande ouverte, ignorant le bip qui continuait de retentir, et entra juste à l'embouchure de la porte.
« Gripsect, j'ai des clients pour vous. Je les ai trouvés près du pub, mais j'ai un appel qui provient de Julius. Je ne peux pas m'occuper d'eux… »
Elles entendirent une autre personne répondre mais pas suffisamment fort pour comprendre ce qu'elle avait dit.
« Merci. Le devoir m'appelle. »
Et sans tarder il fit demi-tour et continua sa route à pas rapide, s'éloignant très vite de ce qui était apparemment une banque.
Marie, Alice et Sophia se retrouvèrent une nouvelle fois seule, au plus grand damne de cette dernière qui semblait agacée que chacun se refile le bébé pour expliquer le fonctionnement de ce fichu mur.
Si tout ceci était une caméra cachée, elle allait hurler.
Décidée, Marie monta les marches qui les séparaient de l'entrée, suivie des deux autres. Elles entrèrent dans la banque et se retrouvèrent dans un immense hall où se trouvait simplement quelques bancs entre des colonnes toutes aussi blanches que l'extérieur. Elles observèrent l'intérieur de la bâtisse avec intérêt, puis Alice se tourna vers la droite en direction des comptoirs. Ceux-ci étaient aligné en un seul bloc en bois massif qui semblait être de l'acajou. Les décorations et l'armature qui séparaient les différents comptoirs étaient en or.
C'est alors que la blonde remarqua ce qui se trouvait derrière le troisième comptoir. Il y avait… quelque chose. Elle eut un hoquet de stupeur.
« Mais, qu'est-ce que… ? »
Sophia et Marie eurent la même réaction quand elles se tournèrent également.
Derrière le comptoir se trouvait une créature humanoïde. Elle avait une tête en forme de dôme et de grandes oreilles pointues, sa peau semblait rugueuse et de couleur basanée. Elle était trapue et ses mains posées sur le bois se terminaient par de longs doigts fins. Et surtout… elle parlait.
« Et bien qu'avons-nous là ? Cela fait bien longtemps que cela n'était pas arrivé.
— Que voulez-vous dire ? commença Alice. C'est un déguisement que vous portez ?
— Absolument pas, répondit-il l'air vexé.
— Ce n'est pas possible… » murmura Sophia.
Marie semblait trépigner d'impatience suite à la réponse de la créature.
« Bien-sûr que si, pour qui te prends-tu espèce de... »
Des pas se firent entendre et l'homme qui les avait accompagnées jusqu'à la banque apparu essoufflé dans l'encadrement de la porte.
« Gripsec ! J'ai eu des nouvelles de Julius ! »
Il semblait sous le choc.
« Qui a-t-il Romulus ? demanda la créature.
— À pré-au-lard, il y en a d'autres !
— D'autres ? C'est vraiment curieux… Que Julius les amène ici. Il semble le monde soit de nouveau en train de changer. »
Il regarda les jeunes femmes d'un drôle d'air. Gripsec se leva sur son siège et fit sonner une cloche au-dessus de lui par trois grands coups secs.
« Il ne reste plus qu'à découvrir si cela est une bonne ou une mauvaise chose. Emmène ces humaines dans le premier bureau. Si c'est ce que je crois nous avons beaucoup de chose à discuter. »
