Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas malheureusement, ni l'univers. Seulement la petite histoire.Pairing : Salazar Serpentard/Godric Gryffondor. Personnages OOC.Bonne lecture !


Allongé sur le carrelage froid de la cuisine, l'homme halète rapidement et par petits coups, le fait même de respirer le fait souffrir car il a reçu des coups dans les côtes. Il a les yeux clos, la peur de les ouvrir et de voir son propre sang est grande. Il entend des pas lourds à côté de lui, une respiration profonde et des murmures haineux atteignent ses oreilles. Il frissonne de peur.

"Tu n'as jamais été fidèle, une petite salope qui voit ailleurs quand je ne suis pas là pour te surveiller ! J'ai toujours été sympa avec toi mais maintenant tu vas filer droit !"

Un coup dans le ventre lui fait cracher du sang, son amant devient fou de rage, il ne sait pas ce qu'il dit... Lui a toujours été sage, il ne comprend pas son comportement qui a commencé à se détériorer depuis des années... C'était des gifles, des câlins trop serrés, de l'enfermement, des mots montrant sa supériorité, des rapports non consentis... Mais ça, il n'a jamais fait ! Godric, car c'était son nom, se baisse et tient fermement le visage de son mari par la mâchoire.

"Tu me déçois beaucoup Salazar."

Il frappe la joue de son amour et se lève. Il le regarde avec colère, on pourrait croire qu'il ressent une grande haine envers lui. Il le frappe une dernière fois puis se lave les mains. Il doit aller bosser pendant que l'autre a la belle vie à la maison.

"Je reviens ce soir. J'espère que le repas sera prêt."

Encore des pas lourds, une porte qui s'ouvre puis se ferme, un bruit de clef qui verrouille la maison. Plus de bruit. Salazar tremble sur le carrelage, il n'ose plus faire un geste. Il attend quelques minutes en silence pour retrouver quelques forces puis ouvre lentement les yeux, c'est très douloureux. Il se lèche les lèvres, elles sont recouvertes de sang.

"Accio..."

Il finit le sortilège en informulé, c'est sa baguette qui arrive dans sa main droite. Qu'est-ce qu'il est faible sans celle-ci... Il essaye de s'asseoir mais la douleur au ventre est assourdissante. Il reste allongé et essaye du mieux qu'il peut de se soigner avec quelques sorts. Il pense ensuite à son frère qu'il n'a pas vu depuis des mois, à cause de Godric... Il frémit, est-ce que Alcazar voudrait lui reparler ou même l'aider ? Il ne sait pas... Mais c'est son seul espoir... Il se concentre de toutes ses dernières forces et lance un incroyable Patronus corporel, un serpent, son emblème... Et sa position sur le sol le lui fait rappeler. Salazar serre les dents et envoie son message. Il fait tomber sa baguette sur le sol et réussit à se mettre sur le côté, sa main gauche se dirige vers son ventre sous ses vêtements, celui-ci est poisseux de sang, le sol et certaines parties de son corps aussi. Un sanglot de douleur et de chagrin sort sans qu'il arrive à le contenir. Salazar caresse longuement son ventre.

"Louis..."

Louis aurait pû naître dans quelques mois, mais son second géniteur en a décidé autrement...