Titre: Les fleurs du destin

Auteur: Axeliste

Disclaimer: Les personnages appartiennent a Square Enix

Rating: K

Pairing: ZackXCloud

Note de l'auteur: Yo ho! Dernière semaine de confinement, officiellement! J'attends encore de voir si je vais reprendre le travail ou pas, et j'espère que ça sera pas pour tout de suite: mes heures de transports et mes différents changements risquent juste de me tuer! J'espère que vous allez tous bien en cette période difficile! Pour l'instant j'ai encore quelques chapitres d'avances, j'essai réellement de finir cette fanfic avant la reprise de mon travail afin de pouvoir poster la suite une fois par semaine, mais pour l'instant, je suis tranquille jusqu'à fin mai! Bonne lecture!

Miss MPREG : Merci beaucoup pour ton commentaire, ça me permet vraiment de me motiver, donc vraiment merci! Ca aurait été trop facile que Cloud lui tombe dans les bras comme ça, doucement mais sûrement comme on dit! Tu pourras en découvrir un peu plus sur Aerith dans ce chapitre ainsi que par la suite, ne t'inquiète pas! Et pour Angeal, je ne le pensais pas hematophobique, mais il y a de l'idée, je vais peut être creusé cette piste! Enfin, dans tous les cas, ici c'était surtout parce que c'était Zack qu'il s'est évanoui, mais dans les tous les cas, vous pourrez en apprendre plus sur Angeal dans quelques chapitres, j'y arrive justement. En tout cas, merci beaucoup! J'espère que cette suite va te plaire! Bonne lecture!

Leptitloir : Merci pour ton commentaire plus que construcif, premièrement! J'ai essayé de corriger mes trois premiers chapitres hier -donc, j'espère qu'il y a moins de faute maintenant?- Sinon, contente que l'histoire te plaise! Zack est encore bien loin à se rendre compte de ses potentiels sentiments! Reno, Reno... Je l'aime. Beaucoup. Mais, lourdingue devrait sans doute être son deuxième prénom. J'espère que ça va continuer à te plaire, je fais de mon mieux! Bonne lecture!


Des répliques de Genesis avaient doucement commencé à attaquer le bâtiment de la ShinRa. Il avait prévenu Sephiroth de sa découverte quand il le croisa, et celui-ci l'informa que cela était sans doute l'oeuvre de Hollander. A l'époque ce nom lui était inconnu, un scientifique de la ShinRa parmi tant d'autres…

Ils avaient pris quelque temps pour réfléchir à l'implication de Genesis dans cette histoire, supposant que lui et ce scientifique étaient de mèche afin d'accomplir quelque chose. Quelque chose, mais quoi? Une vengeance envers la ShinRa? C'était une idée ridicule, le brun avait répliqué à ce moment-là au Général… L'optimisme envers et contre toute cette situation était sans nul doute bien trop présent encore dans sa tête…

Zack s'était par la suite dirigé vers le secteur 8, seul, afin d'être plus efficace, avant de se faire couper dans son élan par deux membres des Turks qu'il n'avait jamais eu l'occasion de réellement rencontrer. Un roux et un chauve. Reno et Rude. Le duo qui aurait sans nul doute la peau de Tseng, d'après ce qu'il avait pu entendre lorsque le plus vieux se mettait à marmonner dans barbe quand il se pensait seul.

Tous deux avaient été envoyés par Tseng pour s'occuper des ennemis qui les envahissaient… C'est aussi l'endroit où Zack avait pu faire la connaissance de Cissnei, une autre Turk. Il avait été rappelé à l'ordre par le brun, parce que le SOLDAT était peut être un peu trop sympathique et à même de commencer une conversation avec une jolie fille, et s'était finalement dirigé pour apporter l'aide qu'il était censé procurer.


Włodzimierz Boguslawiak, grand, devenu chauve bien trop tôt -si vous lui demandiez son avis-, et ayant un attrait particulier pour porter un costume tous les jours ainsi que des lunettes teintées en guise de lunette de vue, était un homme impressionnant au premier abord.

Plus connu sous le surnom de Rude, surnom attribué par son ami Reno lors de leur première rencontre : lorsque le chauve s'était présenté, le roux l'avait juste regardé comme s'il venait de l'insulter - ce qu'il aurait pu très bien faire et l'autre ne l'aurait jamais su-, et avait juste répondu par un:

"C'est… rude, mec. Je t'appellerai Rude plutôt, mon pote!"

Rude ainsi donc, ami avec Reno depuis quelques années maintenant -de bien trop longues années- avait pu rapidement constater que le député connaissait beaucoup de monde, et il avait hâtivement conclu que c'était une bonne idée de ne jamais savoir comment il connaissait tout ce monde. Donc, quand le roux débarqua soudainement pour lui dire qu'ils allaient faire un tour, le chauve ne s'était pas plus posé de question que cela. Par contre, lorsqu'ils arrivèrent devant un café prénommé Le Chiot, le plus grand commença peut être à se poser des questions. Parce que clairement il connaissait Reno, et savait que ce n'était tout simplement pas Reno d'allait dans ce genre d'endroit? Sérieusement? Le café avait l'air tendance et coquet, ce qui en somme n'était pas du tout le style du roux. Son ami était plus du genre à traîner dans les coins malfamés et insécures que dans un café à l'ambiance chic et chaleureuse qui ferait le bonheur de la petite amie du chauve. Alors oui, Rude était peut être suspicieux en entrant dans la boutique, s'attendant presque à ce qu'un trafic illégal ait lieu derrière le comptoir, mais pourtant il s'agissait là d'un café tout ce qu'il y avait de plus normal. Il lâcha un regard de pure incompréhension à son ami, regard caché derrière ses lunettes teintées. Mais dans tous les cas, Reno ignora complètement le plus grand, se contentant de se diriger vers le comptoir et de demander à la jeune femme qui y travaillait de l'autre côté:

"-Eh ! L'est où le patron?"

La jeune employée regarda le roux avec méfiance et en fronçant des sourcils -en même temps le chauve ne pouvait pas vraiment en vouloir à la jeune fille, ils avaient plus l'air de créanciers ou de mafieux que d'hommes à qui on pouvait avoir confiance-:

"-Il est en pause… Pourquoi?"

Reno haussa des épaules, fit un clin d'œil et effectua un salut militaire en tirant la langue, avant de se retourner vers son ami en levant la tête:

"-Bon, bah go part'naire!"

Avant de ressortir du magasin et de se diriger un peu plus loin dans la rue. Rude avait, depuis longtemps, arrêté de chercher le cheminement que pouvait bien effectuer le cerveau du roux, mais à de rares occasions, le chauve tentait toujours de comprendre les actions du plus petit. Et comme souvent, il ne comprenait tout simplement pas le député. Ça devait être un truc de roux… Ou bien, c'était peut être juste Reno…
Ne cherchant guère davantage, il suivit son ami. Pour atterrir devant un fleuriste. Reno devait être soit malade, soit bourré pour l'amener ici:

"-Euh, pourquoi on est-"

Mais le roux avait déjà ouvert la porte, et salua la fleuriste comme s'il la connaissait. Ce qui, après vérification, était exact parce que devant eux se tenait Mlle Gainsborough.


Aerith Gainsborough était une jeune femme à l'allure pure, mais n'y croyez pas trop, elle n'avait rien de la personne innocente qu'on pourrait penser. C'était une dure à cuir, une du genre qui pourrait mettre K.O quelqu'un sans le moindre état d'âme, mais qui à la fois ne pouvait s'empêcher d'aider les gens dans le besoin. Elle était d'une grande générosité tout en étant inébranlable dans ses décisions, quand bien même cela pouvait nuire à autrui. Toujours souriante, et aimable, il était difficile d'imaginer la jeune femme différemment, mais pourtant…

Elle venait d'une famille plutôt aisée, qui vivait dans un de ces beaux quartiers avec une grande maison et un jardin assez grand. Elle avait été scolarisé dans une de ces écoles de bourges qui ne connaissaient ni les grèves ni des absences de professeurs sur une longue durée, de la primaire à la fin du lycée. Aerith avait toujours été une jolie fille: les adultes la trouvaient mignonne, les garçons lui tiraient les cheveux, et les filles voulaient devenir amies avec elles. Cependant, au fil des années, à mesure qu'elle grandissait – Aerith dégageait une certaine beauté, suscitant la jalousie de beaucoup de ses camarades. Ainsi, elle subissait des brimades, souvent silencieuses, de son entourage féminin. Des rires, des critiques dans son dos, étaient devenus son quotidien, cela était déplaisant certes, mais Aerith ne s'en plaignait pas. Elle préférait cela, que subir des violences physiques de la part de ses camarades. Plus les années s'écoulaient, plus la jeune femme s'était renfermée sur elle-même – petit à petit, elle s'effaçait…Son sourire et sa bonne humeur apparente étaient devenue ses derniers remparts, ne se permettant pas d'afficher son mal être.

Lorsqu'elle était arrivé en Première spé Biologie, chaque semaine des élèves étaient mandatés par leur professeur de spécialisation pour nettoyer et s'assurer de la propreté des paillasses afin d'éviter qu'un accident survienne lors d'un cours postérieur. Ce jour-là, Aerith était sortie de cours un peu plus tard que d'habitude, prenant soin de retranscrire sur ses feuilles le cours de son professeur, et une des élèves qui était de corvée de nettoyage s'était alors approché de la jeune fille:

"-Salut Aerith, je suis désolée de t'demander ça, mais j'ai vraiment un rendez-vous hyper important ce soir et tout, et j'me demandais si c'était possible que tu m'remplaces pour faire l'ménage?"

La jeune femme avait sourit, et répliqué un peu timidement, parce que ce contretemps ne l'arrangeait pas vraiment:

"-Euh, ouais, mais je-"

L'autre fille, lui avait pris les mains en s'exclamant toute joyeuse:

"-Oh, c'est super! Merci beaucoup!"

Et s'était précipité vers la sortie de la classe. Aerith, s'était dirigé vers elle pour lui dire qu'elle n'avait pas vraiment accepté, avant qu'elle ne s'arrête en apercevant une autre camarade de classe qui attendait l'autre jeune fille et qu'elles s'étaient déjà mises à discuter pour sortir de l'établissement:

"-T'as r'filé l'bébé à Aerith, sérieux?

-Bah, elle est toujours toute seule, au moins, ça l'occupera!

-Haha, t'es méchante!"

Aerith avait juste laissé tomber en entendant ses paroles, et avait entrepris de nettoyer les paillasses, blessée.

Au fil de l'année scolaire, une grosse majorité des élèves avaient commencé à fumer ce qu'ils appelaient des "bedos". Quand bien même ça ne l'intéressait pas du tout, elle avait été malgré tout assez curieuse de savoir de quoi il s'agissait. Elle avait fumé son premier bedo durant une de ces soirées lycéennes, où tout le monde invitait tout le monde, elle-même ne savait pas vraiment pourquoi elle était là, et ce soir-là, elle avait voulu se retrouver dans la peau de n'importe quel autre lycéen. Cela n'avait guère été une expérience agréable - elle avait crachoté, s'étouffant à moitié avec la fumée du mélange tabac/weed - mais pourtant, elle avait recommencé, jusqu'à ce que doucement, cette petite habitude de soirée devienne une habitude tout court. Et avant même qu'elle ne sache, elle avait appris à rouler, mettant au fur et à mesure moins de tabac et plus d'herbes. Et puis, un jour, elle s'était réveillée avec ce besoin de fumer au réveil. Et elle l'avait fait, ne se posant même pas la question, le sentiment de puissance, et de supériorité qu'elle ressentait était bien trop agréable pour qu'elle n'y réfléchisse. Et puis un jour, il s'était peut être passé quelques jours ou quelques semaines, elle n'en savait rien, et se fichait de tout, réfléchissant au ralenti. Etant à court de tabac, elle en était venue à la conclusion tout à fait logique de ne mettre que de la ganja: elle s'était donc roulé un joint, comme d'habitude depuis quelque temps, et avait tiré une première taffe. Et une sorte de coup de poignard l'avait asséné à la nuque, un sentiment désagréable de chair de poule et de forte fièvre l'avait traversé. Elle s'était alors mise à paniquer, ne comprenant pas pourquoi cela lui faisait cette effet là, lâchant son bedo et se concentrant pour tenter de reprendre une respiration correcte, mais cela ne l'a fait que plus paniquer. Pourquoi? Comment? Que se passe-t-il ? s'étaient les seules questions auxquelles elle pouvait penser. Elle était au milieu de la rue, en pleine après-midi, et avait l'impression qu'elle allait mourir. Elle était convaincue qu'elle allait mourir en fait, elle voulait seulement appeler les pompiers, qu'importe ce que pourraient penser ses parents - ils seraient déçus, c'est indéniable - elle voulait vivre. Il lui était cependant impossible de contrôler ses mouvements, et soudainement elle se sentit faiblir: elle s'écroula au sol. Elle sentit qu'on la souleva quelque temps plus tard, mais ne pouvait rien faire: ni parler, ni bouger. Elle était coincée dans son propre corps. Elle ne comprenait même pas ce qu'elle voyait: des formes floues, des lumières bizarres et juste une envie de hurler. Et finalement, elle s'évanouit.


Elle ne se réveilla que deux heures plus tard, dans un endroit qu'elle ne connaissait pas, bien trop lumineux pour elle. Fronçant des sourcils, elle finit par réaliser qu'elle était en fait à l'hôpital, ses parents à ses côtés discutant avec un médecin. Celui-ci se tourna vers sa patiente quand un des internes fit une remarque comme quoi la jeune femme s'était réveillée, il se présenta:

"-Bonjour Mademoiselle, vous êtes à l'hôpital Shin Ratorizawa, je suis le docteur Tsui Feng, et je vais m'occuper de vous, vous avez fait un-

-Tseng?"

Aerith, pas vraiment en état de réfléchir, avait simplement fait une contraction du nom du docteur, en fronçant des sourcils. Elle se releva d'un mouvement brusque et avant même de n'avoir pu quitter son lit, elle vomit.