Titre: Les fleurs du destin
Auteur: Axeliste
Disclaimer: Les personnages appartiennent a Square Enix
Rating: K
Pairing: ZackXCloud
Note de l'auteur: Bon. Le déconfinement à commencer, mais la reprise du travail est pas encore pour tout de suite pour ma part, du coup j'en profite encore un peu! La fanfic devrait se terminer sur 16 chapitres (j'en suis à l'écriture du chapitre 13 là), et un nouveau chapitre devrait sortir tous les mardis! Sans compter que si j'ai des idées en plus, je sortirais des chapitres "extra"!. Oui, j'ai une idée pour un extra, à voir par la suite.
Je me sens clairement pas dans l'abus dans mon nom d'hôpital: j'ai pris le premier truc qui me venait à l'esprit, c'était du Haikyuu! désolée.
Miss MPREG : JPP, le nom de Rude est entièrement Polonais, j'ai voulu prendre quelque chose d'assez "imprononçable"? Je n'ai littéralement aucune connaissance en polonais, mais en tant que française ce nom m'avait l'air plutôt long et assez difficile à lire, donc voilà notre cher Rude d'origine polonaise ici! Député, c'est un élu qui siège au Parlement, c'est-à-dire un politicien (j'ai rajouté une petite précision dans le chapitre 1 du coup). Désolée? C'est juste vu qu'on peut supposer que tous les Turks ont un surnom, j'ai essayé de reprendre cette idée? Après, Rude, Reno ou Tseng je vais pas m'embêter à utiliser leur prénom ou leur nom de famille. Enfin, pour l'instant j'en ai pas encore eu l'occasion. Et je suis désolée d'avoir donné un tel passé à Aerith? J'espère que ça va continuer à te plaire en tout cas! Bonne lecture!
Beuah : JPP Oupsie doupsie comme on dit? Je n'ai aucun regret?
Sur ce, bonne lecture!
Un silence pesant régnait dans la chambre d'hôpital d'Aerith. Personne n'osait dire quoi que ce soit - ses parents étant encore sous le choc- et on pouvait entendre grésiller la lampe au mur. La mère d'Aerith ouvrit plusieurs fois la bouche avant de finalement réussir à parler pour détendre l'atmosphère:
"Il paraît que les repas ici ne sont pas très bons, je vais te découper quelques pommes, d'accord?"
Elmyra découpa des quartiers de pommes tandis que son père se leva et quitta la pièce un instant.
"-Aerith… Ma chérie… Es-tu vraiment si malheureuse?"
La lycéenne ne répondit pas, restant silencieuse. Qu'était-elle même supposée répondre à ce genre de question? Oui? Non? Elle se contenta donc d'éviter le regard de sa mère. Son père rentra de nouveau, posant une main sur l'épaule de sa femme, tout en secouant la tête. Les deux adultes enfilèrent leurs manteaux, et à la porte, la mère de la jeune fille chuchota ses quelques mots:
"-Chérie, nous t'attendons à la maison.
-Oui."
La femme se retourna à la réponse de sa fille, pour se diriger soudainement vers elle et la serrer dans ses bras:
"-Je t'en prie, ne nous fais plus jamais une peur pareille! Je sais que cela est difficile, mais nous sommes là pour toi et nous te soutiendrons toujours. Toujours."
Des larmes commencèrent à couler des yeux de l'adolescente aux mots de sa mère, et repensa à ces nombreuses brimades qu'elle avait subies. Elle allait s'en sortir. Elle se le promit à cet instant-là.
Elle resta quelques semaines à l'hôpital Shin Ratorizawa, doucement mais sûrement, elle commençait à s'en remettre. Combattant son addiction - parce que c'était une addiction - avec l'aide du Docteur Tseng -oui, le surnom était resté -, elle retrouva doucement un vrai sourire et une joie de vivre naturelle et non feinte. Elle sympathisa sans mal avec son médecin, lui qui était réputé pour être difficile d'accès et peu aimable d'après les infirmières, et elle lui conseilla même d'arrêter les répliques cassantes qu'il semblait faire automatiquement.
Et c'est quelques jours avant sa sortie officielle de l'hôpital, que Aerith put comprendre un peu mieux Tseng. Elle se baladait près de l'accueil, quand elle remarqua le docteur courir. En trois semaines, elle ne l'avait jamais vu se presser. Il semblait toujours serein, à maîtriser parfaitement tout. Mais ce jour-là, il courrait. Curieuse, elle l'avait suivi, pour débouler sur une scène auquel elle ne s'attendait pas du tout: un homme, chauve, soutenait un autre homme, roux. Celui qui se faisait soutenir avait littéralement une cuisse ensanglantée. A la vue de tout ce sang, elle faillit s'évanouir, mais avant que cela n'arrive, Tseng s'exprima d'une voix polaire:
"-Bordel de dieu, mais pourquoi je suis ami avec vous?"
Le médecin se tourna vers le chauve après avoir soufflé:
"-Qu'est-ce qu'il a encore fait?"
Ces mots sortaient dépités, sans espoir, comme s'il en avait l'habitude, comme si le docteur se demandait ce qu'il avait pu faire dans une vie passée pour mériter cela. Aerith n'écouta pas tout, se rapprochant simplement des hommes. Quand elle arriva à leur niveau, Tseng et du personnel médical s'occupaient de l'homme roux qui semblait sous l'effet de l'alcool en ce début de soirée, tandis que le chauve s'assit sur un des sièges de l'accueil. Le pauvre semblait lessivé. Elle s'assit à côté de lui, penchant la tête sur le côté pour regarder l'homme:
"-Ca arrive souvent?"
L'homme en costard releva la tête vers elle, et soupira. Elle rit doucement à cette réaction.
"-Je suis Aerith! Tu es un ami de Tseng?"
L'homme la regarda sans une expression quelques secondes, avant de décocher un maigre sourire:
"-Je suis Rude. Le crétin qui saignait c'est Reno. Il a trouvé le même surnom à Tseng que toi. Il doit bien t'aimer, il ne laisse personne lui trouver des surnoms d'habitude…"
Reno était resté à l'hôpital peu de temps, étant une calamité auprès des infirmières et des infirmiers: il les draguait sans vergognes. Aerith et lui étaient donc sortis le même jour de l'hôpital, le peu de temps qu'ils avaient passé ensemble, ou avec Rude et Tseng avaient été d'agréables moments pour la jeune lycéenne. Aucun des deux hommes n'avaient demandé la raison de son séjour ici, et elle savait que Tseng ne dirait rien en raison du secret médical. Les trois hommes la faisaient rire, surtout Reno qui avait un humour pipi-caca qui ne faisait rire que lui, tandis que les deux autres regardaient le roux en se parlant par télépathie afin de questionner si enterrée vivant leur ami ne serait pas une solution à tous leurs problèmes.
Cependant, bien que Aerith commençât à aller mieux, avec ses parents ce n'étaient pas encore ça. Ils étaient encore choqués: choqués que leur fille puisse se droguer, choqués qu'elle ait failli mourir sans qu'ils n'en sachent rien. Quand Aerith rentra donc, l'ambiance n'était pas aussi joyeuse que ses derniers jours à l'hôpital. Elle s'était cependant promis que ça allait mieux se passer, et demanda donc de l'aide à ses parents. De retour au lycée, par contre, les brimades continuaient. Mais était-elle en droit de redemander de l'aide avec tout ce qu'elle avait bien causer comme problème? Non, elle ne pensait pas.
La fin d'année arrivait enfin, et avec ça, la cessation des violences psychologiques. Aerith aura deux mois de tranquillité. Elle voyait Tseng une à deux fois par semaine depuis son départ de l'hôpital il y a quelques mois à présent, et avait aussi revu Reno et Rude plusieurs fois. Le chauve lui avait présenté sa petite-amie, Tifa, et elle avait eu un coup de foudre pour la jeune femme. La brune était un peu plus âgée qu'elle et bien qu'un peu brutale au premier abord, Aerith avait très vite pu découvrir que Tifa était en fait une jeune femme très gentille et un brin timide.
Mais c'était aussi la première fois qu'elle tombait amoureuse et ne savait pas comment se comporter, alors elle ne fit simplement rien. Elle devint l'amie de Tifa, et resta celle de Rude et Reno.
Tseng lui avait émis une idée, il y a quelques semaines, -en plus de l'inscrire à un cours d'autodéfense qu'il gérait durant son temps libre - et Aerith avait décidé qu'avec la fin des cours, il s'agissait là du moment idéal pour tester cette proposition: le médecin lui avait conseillé de se détendre à l'aide d'huiles essentielles.
Elle s'était donc dirigé, en ce début de vacances scolaires, vers une boutique où elle pourrait en trouver: c'est-à-dire au centre commercial. Une fois arrivé, elle s'était mis à sentir les différents parfums: framboise, vanille, menthe, citron. La jeune femme se rendit rapidement compte qu'elle avait une préférence pour les senteurs florales, et voyant la sélection qu'elle avait faite, le vendeur lui avait proposé avec humour de se diriger vers les fleurs, directement. Ce qu'elle avait fait, la boutique proposait de maigres bouquets, et elle s'était mis à les sentir:
"-L'odeur est plus apaisante…"
Prise d'une bonne impulsion, la jeune femme s'était donc dirigée vers le fleuriste le plus proche de chez elle -qui était à quelques rues de son lycée. Cependant arrivée sur place, elle n'osait plus rentrer. Le fleuriste qui la voyait hésiter et zieutant sur les tournesols, s'était approché:
"-C'est la saison des tournesols en ce moment, vous aimez?
-Oui… Elles sentent bon.
-Vous saviez que les tournesols signifiaient "Éblouissement", mademoiselle?"
La lycéenne regardait la fleuriste surprise:
"-Vraiment? Et chacune d'entre elles ont une signification?"
La fleuriste avait rit, enchanté par l'entrain de la jeune fille:
"-Oui.
-Oh. Est-ce que je pourrais en acheter une?
-Tenez, c'est cadeau."
Après cette rencontre, Aerith passa presque tout son temps libre chez la fleuriste, l'aidant, apprenant la signification de chaque fleur, chassant les petits voyous, bien décidée à se servir de fleurs pour se taper dessus. Elle se rendit rapidement compte qu'être entourée de végétaux la mettait à l'aise, et c'est ainsi que passa les vacances pour débuter cette nouvelle et dernière année à l'école. Avant de rentrer en secondaire.
Les cours reprirent donc, ennuyeux comme toujours, et les brimades avec. Ses seuls bons moments étaient les jours où elle pouvait passer à la boutique de fleurs, ou bien quand elle avait rendez-vous avec Tseng. Les rendez-vous avec Tseng s'étaient divisés en deux parties: les rendez-vous globaux avec Reno, Rude et Tifa pour passer un bon moment, et les cours de self-défense.
Un soir, alors qu'elle était en train de changer l'eau d'un pot de tulipes, elle remarqua un garçon, d'à peu près son âge, qui semblait regarder les fleurs avec incompréhension:
"-Ouah, mais qu'est-ce-que c'est cher, les fleurs!"
Elle le regarda, ne sachant comment réagir à ces mots, et décida de se montrer professionnel le temps que le véritable fleuriste ne réapparaisse de son arrière boutique:
"-Bonjour, je peux vous aider?"
Le brun sursauta violemment, ne l'ayant pas vu précédemment, et se retourna précipitamment, manquant de renverser plusieurs pots contenant des plantes dans la manœuvre.
La jeune fille sourit, d'un sourire désolé, alors qu'elle ne l'était absolument pas:
"-Oh, pardon, je vous ai fait peur…? Vous cherchez quelque chose?"
Le jeune homme fronça les sourcils, avant de se concentrer sur le but premier de sa venue:
"-Ouaip'! Je me suis engueulé avec ma copine, du coup mon frère m'a conseillé de lui offrir des fleurs pour me faire pardonner… Une idée?"
La jeune fille réfléchit un petit instant pour conseiller au mieux le client, et lui proposa un bouquet d'hortensias pour s'excuser. Le garçon lui sourit vivement, la remerciant, et après avoir payé, il repartit un grand sourire aux lèvres.
Quelques jours plus tard, c'est le fleuriste qui accueillit Aerith avec le sourire, en lui tendant un petit emballage:
"-Un bien joli jeune homme m'a demandé de donner cela à la "jolie fille avec un noeud dans les cheveux". Je crois que c'est pour toi."
La lycéenne prit le petit paquet, et y découvrit un cupcake décoré d'un "Merci" avec des vermicelles colorés sur le glaçage. Elle sourit doucement à l'attention, et mangea la pâtisserie. En voulant jeter l'emballage, elle trouva un petit mot sur un post-it girly : "Pour la jeune fille au noeud, merci beaucoup! Zack(c'est mon prénom)". Elle était plutôt émue, quelqu'un de son âge l'avait remarqué, et pas d'une mauvaise manière.
Plusieurs jours passèrent avant qu'Aerith ne croise de nouveau la route du jeune homme -Zack-. Celui-ci s'était approché de l'adolescente, un sourire aux lèvres, et s'était planté devant elle:
"-Hey! On a rompu de nouveau!"
Aerith haussa un sourcil:
"-Encore?"
Mais Zack ne se préoccupa pas le moins du commentaire de la jeune fille, et embraya:
"-Bon, cette fois-ci, c'est totalement la faute de mon frère. Qui va dire des trucs comme "Oh, mais Zack est déjà sorti avec un garçon." à la copine de son frère, hein? Alors qu'en plus, c'est lui qui-"
Aerith regarda le brun déballer ses histoires, sans aucun filtre ni arrêt. Comment est-ce qu'il arrivait à respirer en débitant autant de mots à la seconde? Et était-elle réellement en train de proposer des idées pour rabibocher le couple? Elle s'en étonnait elle-même. Au bout d'un moment, le brun s'arrêta dans son récit pour regarder fixement la jeune fille:
"-Au fait, j'ai oublié de te demander, mais tu t'appelles comment?
-Oh. Aerith.
-C'est un joli prénom!"
Après cela, Zack passa assez souvent à la boutique, parlant de ses histoires d'amour, ramenant des gâteaux qu'il avait fait en trop, ou bien se servant d'Aerith pour tester ses derniers essais en pâtisserie. Au fur et à mesure des passages du brun, la jeune lycéenne s'était détendue, et n'avait aucun mal à être cash dans ses propos.
Ce jour-là, le jeune homme débarqua avec un gros tupperware, et un sourire rayonnant:
"-Aujourd'hui, j'ai fait un fraisier! Il est plutôt cool, tiens une part!
-Si tu continues à me faire manger autant de pâtisseries à chaque fois qu'on se voit, je vais finir par devenir obèse…"
Elle disait ça, mais ça ne l'empêchait pas de manger avec entrain ses gâteaux à chaque fois…
"-Ah?
-Je plaisante, c'est délicieux.
- Je me disais aussi. T'es plutôt jolie. Tu dois vraiment être populaire
-Pas tant que ça…"
La jeune femme afficha une mine plus sombre à ces mots, et sentit que Zack lui tapota le dos sans en rajouter plus. Elle releva la tête, fronçant les sourcils et donna un coup au brun pour plaisanter. Et ils commencèrent à se battre gaiement.
Zack était revenu plusieurs fois à la boutique, mais aucune trace d'Aerith. Il voulait lui faire goûter une de ses dernières créations -une tarte citron/fraise/café meringuée-, alors notre charmeur numéro un se permit de demander des nouvelles au fleuriste: apparemment la jeune fille avait choppé une "bonne vieille grippe qui te mettait bien K.O sa mère".
N'ayant pas son numéro de téléphone, le brun se rendit devant son lycée où il croisa plusieurs camarades d'Aerith. Il interpella deux filles, et demanda à l'une d'entre elles, si elle connaissait Aerith:
"-Aerith, c'est pas la fille invisible, là?"
-Ce que tu es bête, en même temps elle fait tout pour !"
Les deux jeunes filles rigolèrent devant Zack:
"-Comment ça invisible ?
-Disons que c'est la bonne à tout faire…"
Zack décida d'en parler à la jeune fille dès qu'il en aurait l'occasion, s'il y avait bien une chose qu'il ne supportait pas: c'était l'injustice. Et clairement la jeune fleuriste subissait cette injustice.
Ce ne fut que quelques jours plus tard, qu'il put la revoir. Comme d'habitude, il la salua d'un grand sourire, mais ce jour-là, elle semblait plutôt énervée. Énervée contre lui:
"-Tu es venue devant mon lycée!
-Comment tu sais ça ?
-Yuuki, une de mes camarades m'a demandé pourquoi il y avait, je cite " Un putain de beau gosse qui te cherchait, c'est ton petit-ami ?" devant le lycée à ma recherche!
-Ah... désolé?"
Personne ne pouvait réellement se fâcher face à l'arme secrète du brun: les yeux de chiot de Zack-du moins, à l'époque-, et elle finit par soupirer.
"-Ils ne sont pas vraiment gentils avec toi, n'est-ce pas ?
-Sans blague? C'est bon, j'ai l'habitude, ça fait des années que ça dure maintenant…"
A ces mots, le brun fronça un peu plus des sourcils. Et puis, lui vint l'idée du siècle:
"-Tu sais quoi ? Je vais être ton petit ami.
-Zack, je suis lesbienne.
-Je sais. Je veux juste les faire chier.
-Oh bon sang..."
Sur ces mots, les deux jeunes se regardèrent et explosèrent de rires.
Grâce à leur faux statut de GFF/BFF, Aerith avait eu un peu plus la paix, les autres filles ne se servaient plus d'elle comme d'un larbin, mais cela n'empêcha en rien les médisances par derrière. Et ainsi finit l'année de terminale d'Aerith.
Ils se perdirent cependant de vue à la fin de l'année de la jeune femme: Zack étant concentré sur sa carrière professionnelle, et Aerith, bien décidé à changer de voie pour travailler en tant que fleuriste. C'est par un total hasard qu'ils se retrouvèrent quelques années plus tard dans le même cours de comptabilité, et à partir de ce moment-là, ils ne se quittèrent plus.
