Chapitre 3

Riza était allongée sur le ventre, nue. Son corps baignait littéralement dans une mare de sang. Ne reconnaissant pas l'odeur la lessive qui était mélanger à celui de l'hémoglobine, elle tenta d'ouvrit les yeux. Mais, ce fut impossible. Etrangement son corps ne lui répondait pas. Aucuns muscles ne lui obéissaient. Elle avait beau essayer, elle avait l'impression d'être totalement anesthésier. Elle avait des picotements dans les membres comme après une opération ambulatoire. Après plusieurs tentatives, elle réussit enfin à remonter ses paupières. Ses yeux ambre se posèrent sur le visage d'une femme. Cette dernière avait les cheveux rouges et était plutôt jolie. Cependant, son teint blanc et ses yeux violets et livides la faisait ressembler à un cadavre. Ne sentant aucun souffle sortir de la bouche, elle comprit que c'était bel et bien un cadavre. Paniquer par la situation, elle tenta de se relever mais, impossible. Les picotements diminuèrent trente minutes plus tard et elle put enfin se redresser. Son visage se décomposa en découvrant un second corps. Celui du président d'un parti politique du Sénat. Un vieillard du même âge que son grand-père. Un vieux pervers qui lui avait ouvertement fait une proposition avant de lui faire du chantage, pour enfin tenté de profité d'elle. Elle l'avait gentiment remit à sa place en le frappa dans l'entrejambe et lui avait conseillé de passer son chemin, si tenait encore à bander. Cet homme avait comprit le message. Alors que faisait-elle ici avec lui et cette inconnue ? Pourquoi elle était la seule vivante alors que les deux étaient morts ? Egorger ? Elle ne souvenait de rien. Elle était au bureau, il y à peine une heure. Alors qu'aujourd'hui, il était pratiquement neuf heures et on était lundi. Qu'avait-elle fait durant son week-end ? Pourquoi elle n'avait aucun souvenir ? Comprenant qu'elle était tombée dans un piège, en entendant frapper à la porte de la chambre. Elle décida de faire semblant de dormir. Un employé entra et se mit à hurler avant de partir en courant. Paniquer. Il allait donner l'alerte dans peu de temps. Elle devait vite fuir et trouver qui l'avait piégé. En faisant très attention, elle entra dans la salle de bain et nettoya tout le sang qu'elle avait sur elle. Une fois douché, elle vérifia dans le miroir qu'il n'y ait pas de rester de sang dans ses cheveux quand elle vit un suçon dans son cou et sur son sein droit. Prise d'un sentiment d'inquiétude, elle se demanda si, elle n'avait pas été abusée. N'ayant aucun souvenir, il n'y avait qu'un seul moyen de vérifier cela et ce n'était pas en restant devant ce miroir. Elle sortie dans la chambre dans l'espoir de trouver des vêtements propre mais ne trouva rien. Désespérer, elle attacha un des draps de bain autour de son corps et se dirigea vers la porte menant au couloir. A l'instant où elle allait poser ses doigts sur la poignée, elle vit la poignée bouger. Rapidement, elle chercha une sortie et ne trouva que la fenêtre. Elle courut et l'ouvrit aussi discrètement que possible. Elle monta sur le rebord et marcha en faisant attention à ne pas tombée dans le vide dans la direction opposé à la chambre. Alors qu'elle marchait, elle vit assise sur le rebord d'une fenêtre : un homme. C'était plutôt un bel homme. Il avait le profil des habitants de Xing. Yeux sombre et bridé. Cheveux noirs et très court. Il était vêtu d'une chemise en soie blanche. L'inconnu prenait son petit déjeuner en observant Central City.

- Décidément, ce n'est pas une journée banale. Voilà qu'un ange, se trompe de chemin et arrive à moi. Vous savez mademoiselle, une serviette n'est pas une paire d'aile. Si vous tombez de cette hauteur, votre mort est certaine. » Déclara l'inconnu en regardant Riza d'un œil intéresser.

Riza décida de l'ignorer et fit demi-tour. Malheureusement son pied glissa et elle perdit l'équilibre. L'inconnu la rattrapa par le poignet. La serviette glissa le long de son corps et elle se retrouva nue pendue dans le vide, maintenu par le bras par un inconnu qui se rinçait l'œil sur sa poitrine.

- Il est un peu tôt pour mourir. » Continua l'homme en la hissant vers l'intérieur de sa chambre.

Ils tombèrent l'un sur l'autre. L'homme en dessous et Riza au-dessus. Quand sa tête toucha accidentellement le cou de cet homme en sentit la même odeur de mousse à raser que celle de son supérieur. Bizarrement, elle aurait aimée que ce soit lui. Au moins, elle aurait pu pleurer sur son épaule. Après tout, elle avait peut être été abusé. Et cette peur était pire que tout. Retenant ses émotions, elle se releva et répondit :

- Croyez-le ou non, mais je n'avais pas l'intention de mourir. »

- Oh ! Vous vous entrainiez à devenir funambule ! Si, vous voulez un conseil, vous allez trop vite. Commencez par une poutre dans une école de cirque avant de tenté de vous déplacez à cette hauteur. » Rétorqua l'homme avec le sourire en regardant Riza de haut en bas.

- Merci de votre conseil et de votre aide. Je tacherais de m'en souvenir, la prochaine fois que je tenterais de me déplacer sur une corniche. » Rétorqua Riza en se dirigeant vers la porte.

- De rien. Mais, si je peux me permettre. Malgré votre corps sublime, je ne pense pas que votre tenue soit des meilleures pour sortir. »

Riza se mit à réfléchir. Elle attrapa le drap qui trainait sur le lit et s'enroula dedans. L'homme explosa de rire et répondit :

- Le look, toge drapé n'est pas à la mode en ce moment. Je crois que vous étiez mieux nue. »

Tout en disant ses mots, il se retenait de rire. Cette femme décidément était fantastique.

- Je sais le look serviette passait mieux. Malheureusement, je suis obligée de faire avec ce que j'ai. » Rétorqua avec sarcasme Riza.

Elle posa la main sur la poignée quand un caban noir lui arriva sur la tête. C'était le même que celui de son supérieur.

- Ce sera mieux pour fuir. Je sais ce que l'alcool peu nous faire faire comme erreur. On croit coucher avec le Prince Charmant mais le lendemain, on se réveille à côté d'un crapaud. La prochaine fois, buvez moins cela évitera ce genre de situation. »

- Merci. » Murmura touché et troublé par cet homme qui décidément était comme l'homme qu'elle aimait.

- Allez ! Partez avant que le crapaud ne se décide de vous courir après. » Rétorqua l'homme en lui faisant un clin d'œil.

Le cœur de Riza ne fit qu'un bond. Elle était troublée par cet inconnu qui lui rappelait son Roy Mustang. Elle se ressaisit. Enfila le caban noir en laine et quitta la chambre. Arrivé dans le couloir, elle marcha jusqu'à l'escalier afin de quitter ce Palace le plus rapidement possible avant que son secteur ne soit bouclé. Une fois dehors, elle passa à droit de policiers en mettant les mains dans les poches du manteau. Secrètement, elle espérait que ses hommes soient des incompétents et ne remarqua pas qu'elle était nue sous ce manteau et sans chaussure. En prenant une pose relâcher, elle senti dans les poches un portefeuille. Elle passa sans aucun souci quand l'un des policiers l'arrêta.

- Mademoiselle ! »

- Oui. » Fit Riza comme-ci tout allait bien et que tout était normal.

- Où avez-vous trouvé votre caban ? Il est super beau et classe. » Déclara-t-il alors que ses collègues continuaient leur chemin.

- Hum… Dans une boutique du Central Ville appelé : « Au bonheur des hommes ». » Répondit Riza en partant.

- Merci. Passez une bonne journée, Mademoiselle. »

- Vous aussi. » Répondit Riza en partant aussi vite que possible.

Elle passa dans une ruelle et parti loin pour essayer de trouver Madame Christmas. Elle était la seule ici à pouvoir l'aider.


Xoxoxo


Accoudé à la fenêtre de sa suite. L'homme qui avait aidé Riza l'observait partir. Il porta sa tasse à sa bouche et avala une gorgée de son café.

- Adieu, Ange sans aile. » Déclara l'homme en voyant Riza disparaître dans les rues.


A SUIVRE...


Merci d'avoir lu ce chapitre. J'espère avoir répondu à certaine de vos questions. Merci pour vos reviews.

J'avoue avoir un peu de mal pour la suite. Je sais ou je veux aller, mais l'écriture n'arrive pas ! Cela se

débloquera en temps voulu... Passez une bonne journée à très vite. Miaou Miaou.