Chapitre 21

Breda venait de sortir du QG et se dirigeait à pied vers la gare qui était proche du QG quand il repéra une voiture. La voiture de l'oncle de Fuery. Intrigué par cette présence, il voulu aller lui parler. Mais son inquiétude pour ses frères d'armes fut plus forte. Il en parlerait à Fuery pour qu'il puisse résoudre le problème.


Xoxoxo


Dans leur planque, Havoc et le Prince se regardaient dans le blanc des yeux en silences. Seul des pleures provenant de la pièce voisine perturbait ce silence. D'un coup, les pleurs s'arrêtèrent alertant les deux hommes. Ils tournèrent la tête vers la porte de la chambre et virent sortir Roy.

- Elle dort. » Révéla Roy en entrant dans le salon.

Il s'installa sur un fauteuil et mit sa tête dans les bras. Il avait envie de tuer tous ses salopards.

- Qu'est-ce que l'on fait ? » Demanda Jean autant perturber que son supérieur.

- Je dois appeler Grumman. Hawkeye ne sort pas d'ici, tant que cette histoire n'est pas résolue. » Répondit

Roy en se ressaisissant.

Il allait se relever quand la main du Prince se posa sur son épaule. Surpris Roy le fusilla du regard. De quel droit ce crétin le touchait-il ?

- Je dois aller le voir. Donnez-moi votre message. Je lui transmettrai. Ainsi, vous resterez à ses côtés. » Proposa le Prince.

A cette proposition, Roy jugea du regard le Prince. Pouvait-il lui faire confiance ?

- N'ai-je pas prouvé que j'étais un homme digne de confiance ? » Râla le Prince qui lisait en Roy comme dans un livre ouvert.

- Ne me criez pas dessus. »

- Je ne vous hurlerais pas dessus, si vous arrêtiez de douter de moi ! » Rétorqua le Prince.

- Je vous hurle dessus car vous êtes le frère d'un des enfoirés qui ont a mis ma subalterne dans cet état. »

- Je l'ai aussi sauvé et plus d'une fois, pendant que vous, vous étiez où ? »

Roy allait rétorquer quand la porte d'entrée de l'appartement claqua. Roy et le Prince regardèrent autour d'eux et virent qu'Havoc était sorti.

- Vous êtes heureux ? » Demanda Roy furieux.

- Et vous ? » Rétorqua le Prince sur le même ton que Roy.

Ils se défiaient du regard. Puis, le Prince soupira et parti en invitant Roy à se démerder tout seul. Il descendit l'escalier et trouva Havoc sur le trottoir en train de fumée.

- C'est un crétin ! » Commenta le Prince en parlant de Roy.

- Vous n'êtes pas mieux ! » Rétorqua Jean.

- Merci de l'avoir sauvé et d'avoir été à ses côtés. » Fit le Prince calmement.

Jean regarda le Prince. De quel droit, il traitait au nom d'Hawkeye.

- Vous n'avez pas besoin d'agir comme-ci elle était proche de vous depuis des années. Vous venez tout juste de la rencontrer. » S'exclama Jean avec méfiance.

- Les heures que j'ai passées avec elle m'ont semblées des années. Si, je pouvais reviendrais en arrière, rien qu'une fois pour avoir le plaisir de la rattrapé une nouvelle fois. Mais dans cette version, au lieu qu'elle se réveille dans une chambre d'hôtel au milieu de cadavres. Je la ferais se réveiller dans le lit de l'homme qu'elle aime. » Avoua le Prince en mettant ses mains dans ses poches.

- Pourquoi elle fuirait l'homme qu'elle aime ? C'est idiot comme réflexion. » Demanda Jean perdu en réfléchissant.

- Vous n'avez aucune imagination. Peut être parce qu'il est marié. » Proposa le Prince.

- Le colonel ne sortirait jamais avec un homme marier. » Affirma Jean en réfutant cette théorie.

- Dans ce cas, parce que c'était un mauvais coup. Elle a tellement fantasmé sur lui, qu'elle a été déçue. » Proposa une nouvelle fois le Prince.

- Impossible. Le colonel, lui laisserait une deuxième chance. Elle est très généreuse. »

- Vous ne voyez jamais autrement que le Colonel Hawkeye ? Elle est humaine aussi et pas seulement un militaire sans cœur. » Fit remarquer Prince.

- Au début, je voyais comme une femme qui n'avait pas sa place dans l'armée. Une garce froide, sévère et même terrorisante qui été arrivé là par la promotion canapé. Elle ne passait jamais de temps avec nous en dehors des heures de travail. Elle était très difficile à cerner. Après trois ans de travail à ses côtés, j'ai compris qu'elle n'était pas arrivée là grâce une promotion canapé mais parce qu'elle travaillait dure. Elle m'intriguait. Je n'avais jamais rencontré une femme comme elle. Puis, un jour, elle a adopté un chiot et m'a fait douter de ce côté froid et sévère. Ce n'ait que quand j'ai été blessé lors d'une mission que j'ai découvert son côté doux et adorable. Quant, j'ai été hospitalisé, elle venait tous les jours me voir. Elle me ramenait des cigarettes, des magazines, et des gâteaux pour survivre à cette horrible nourriture. De collègue, elle est devenue mon amie. Moi aussi, j'aimerais monter le temps et revenir à ce vendredi soir. J'étais parti tôt car j'avais des heures à récupérer. Si, j'étais partit à l'heure habituelle, j'aurais fait le chemin avec elle et j'aurais empêché cette historie. Elle ne serait pas dans cet état. Elle souffre tellement que je ne sais pas quoi faire pour l'aider et ça m'énerve d'être si impuissant. »

Tout en parlant, Havoc broyait sa cigarette dans sa main. Le Prince le regarda et annonça :

- Vous n'êtes pas le seul à vous sentir impuissant. Le Général et moi-même, nous sommes dans le même état. Mais, il y a une différence entre vous et nous. »

Le Prince s'arrêta pour mettre plus de sensation dans son discourt. Ne comprenant pas où, il voulait en venir, Havoc l'observa du coin de l'œil impatient d'avoir la suite. Il allait dire : c'est que nous l'aimons et pas vous ? Voilà à quoi Jean pensait.

- Vous l'avez aidé aujourd'hui. Au moment, où elle en avait le plus besoin. Le Général et moi, nous avons échoué alors que vous avez réussi. Le résultat n'est peut-être pas à la hauteur de vos exigences, mais vous avez été là pour elle. Alors ne vous reprochez pas votre soirée de vendredi. » Révéla le Prince en tapotant sur l'épaule de Jean de manière amicale.

- Qui êtes-vous ? Qu'avez-vous fait de ce crétin qui paniquait à la vue d'une vieille femme ? » Demanda Jean en admirant le Prince de Drachma.

- C'était une vieille dame à la carabine. » Précisa le Prince en partant.

Il marcha dans la rue en faisant en revoir de la main droite. De dos, la ressemble de cet homme avec le Général Mustang était impressionnante.

- Quand je vais raconter ça, à Breda… Merde, Breda ! » Ce rappela Jean en courant vers la cabine téléphonique la plus proche.


Xoxoxo


Rebecca était assise au bureau et remplaçait Fuery qui avait été demandé pour réparer un problème de radio. L'amie de Roy étant partie aux toilettes, elle était seule dans le bureau à regarder Black Hayate dormir dans son panier. Elle sursauta quand le téléphone sonna. Elle se jeta dessus à la première sonnerie.

- Bureau du Général Mustang. »

Elle explosa littéralement de joie en entendant la voix de Jean à l'autre bout du fils. Avant que ce dernier se mette à s'expliqué, elle l'engueula.

- Pauvre crétin ! Ça ne va pas la tête de me faire une peur pareille ! T'es qu'un débile ! Une triple andouille de… »


Xoxoxo


Ne supportant pas d'être seul dans le salon de l'appartement, Roy revenu dans la chambre de Riza. Il s'installa dans le lit à côté d'elle au dessus des couvertures et l'observa dormir. Malgré le sommeil, ses traits étaient tirés.

- Je suis un idiot ! J'aurais dû accepter la proposition de ce crétin. Maintenant, je vais être obligé de te laisser. Mais, je n'en ai aucune envie. » Déclara-t-il tristement.


A SUIVRE…


Merci d'avoir lu. A très vite. Miaou Miaou