Disclamer: Tout l'univers, les personnages etc appartiennent à J.K. Rowling et à la Wizarding World.

1er Décembre 1928

Il se baladait dans la vieille ville. Le bruit de ses pas était se répercutaient sur les pavés de pierres au formes aléatoires. L'avenue était cernée par des bâtiments pittoresques, mélange de pierres et de bois. À l'architecture, on consistait que nous nous trouvions dans un quartier aisé à la limite du bourgeois. Il fessait calme, comme si l'agitation du centre ville se trouvait à des milliers d'années-lumière d'ici. Pourtant, si l'on tendait l'oreille on pouvait entendre faiblement, les gens rire dans l'insouciance.

Jacob, resserra le col de son menton autour de son cou. Le froid lui brûlait le visage. S'était une nuit incroyablement glaciale. La neige avait commencé à se rependre autours de lui. Un nuage de buée se dégageait de lui à chaque inspiration tel un dragon cracheur de feu.

''Quel froid de canard...vivement de me réchauffer!'', se dit-il alors qu'un frisson lui parcourait l'échine.

Noël approchait à grands pas et cela le rendait mélancolique. Il s'en était passées des nuits depuis cette nuit. Il avait perdu beaucoup de poids, ses traits étaient tendus et fatigués. Même si de l'extérieur rien n'avait changé, il le sentait ; la flamme qui l'animait en temps s'était éteinte. Elle lui manquait définitivement. Envers et contre tout, malgré ses erreurs son coeur n'arrivait à la haïr. Bien sûr, il avait entendu ses amis la maudire un millier de fois. Il avait éprouvé de la colère, au début...Aujourd'hui aucun prix ne serait trop élevé pour son retour. Quand leurs regards se croisaient avec Tina, ils savaient tout deux que ils ressentaient la même choses. Ils ressentaient le même pincement quand Newt commençait une tirade contre elle.

Cette ambiance festive, lui rappelait leur rencontre. C'était le même froid, la même période, les mêmes chants de Noël, les mêmes décors. Mais c'était une autre ville, une autre époque, un autre contextes. Ça avait été la rencontre d'une femme et d'un homme, mais c'était devenu un autre homme et il supposait justement qu'il s'agissait également maintenant d'une autre femme.

''Reprends toi mon vieux...'' , soupira-il en passant une mains sur son visage.

Le temps n'avait pas atténué le manque ou l'amour, il n'avait réussi qu'à effacer l'esquisse de haine qu'il avait vis-à-vis de sa belle. Il avait essayé de refaire sa vie, mais rien n'y avait fait.

''Il n'y a qu'une seule comme toi.''

Cette réflexion le fit sourire autant qu'elle lui donna envie de pleurer. C'était sa phrase...Celle qu' elle lui avait dites avant de sceller, ses mots comme un ultime promesse de leur amour éternel, d'un baiser. Ils étaient voués à se revoir, il en était persuadé. Rien. Ni les lois, ni la magie, n'avaient jamais réussi à les séparer. Tout du moins, les mois ne l'avaient point fait cesser d'espérer. Comme un champ exotérique qui les entourait. Une volonté des cieux de les rassembler à nouveau. Ils n'avaient pas conclu leur relation, il n'avaient pas écrit le point final de leur histoire.

Soudain, alors que ses jambes l'avaient conduit à rejoindre le centre-ville, il cru apercevoir un visage familier. Il cessa de respirer tandis que ses yeux scrutaient la foule environnante.

''Bon Dieu...il n'y a personne. Cesse d'imaginer des choses, elle n'est pas ici. Elle est loin.''

Le bonheur des gens l'étouffait. Aussi décida-il de se diriger vers une rue plus calme ou seule quelque magasins demeuraient. Sa respiration était difficile. Il se dirigeait par instant Dieu sait où. Le chemin lui était inconnu mais il était incapable de s'arrêter. Une chevelure blonde. Voilà ce qui le fit bifurquer dans un sens complètement différent. Son cœur battait la chamade, il se dit que celui-ci allait exploser dans sa cage thoracique. Il accéléra la cadence. Le pire scénario lui vînt en tête.

''Elle a probablement déjà transplané ou elle est avec sa clique de dégénérés de fanatiques...''

Dans la pénombre d'un cul-de-sac, il l'aperçu. Il avait l'impression de la voire pour la première fois. Rien n'avait changé. Il déglutit difficilement. Ses yeux clos, il n'osait plus les ouvrir par peur qu'elle ne soit qu'un mirage, une illusion de son âme meurtrie. Mais elle était toujours face à lui. Ses cheveux étaient plus long, son visage plus sombre sans doute affecté par la guerre, sa beauté en revanche était inchangée.

''Tu ne peux pas être réelle...''

- Je n'ai jamais été aussi réelle!

Sa voix résonnait à ses oreilles comme une prière. Elle lui souriait et cela lui réchauffait le cœur. Ils avaient plongé leur regard l'un dans l'autre et le temps s'était arrêté. Aucun d'eux n'osait bouger, comme s'ils eurent pris peur de rompre le charme. Ses sourcils se froncèrent sur son faciès d'ange. Sans doute tentait elle de suivre le cours de sa réflexion.

- Peux-tu...peux-tu cesser de...

- De lire tes pensées ?, elle l'avait interrompu en rigolant.

Il avait rit aussi. Cela lui avait échappé. Seigneur ce qu'elle lui avait manqué. Ses yeux se voilèrent de larmes et il ne pu retenir l'une d'elle de se frayer un chemin acide sur sa joue. Il baissa les yeux et il sentit une mains délicate et froide. Un courant électrique parcoura leurs peaux. Elle entrouvit les lèvres sans doute pour dire quelque chose, mais les mots moururent dans sa bouche.

Il fut le premier à franchir le pas. Ses lèvres avaient un goût de miel. Une chaleur se répandit dans le froid de l'hiver. S'était une sensation délicieuse après tout ce temps. Comme retrouver une partie de soi-même, ils se sentaient complet ensemble. Comme deux pièces de puzzle. Ils avaient besoins l'un de l'autre, s'était enivrant de combler le manque.

La nuit était avancée désormais. Les premières lueurs de l'aube commençaient à percer. Le paysage dehors était comme une douce aquarelle de couleurs. Il ne trouvait pas le sommeil. Ce n'était pas pour autant dérangeant. En réalité il l'observait depuis des heures, il avait toujours adoré la regarder dormir. Elle semblait si paisible. Ses doigts parcouraient sa peau dénudée douce comme du satin. Il ne voulait pas la réveiller, mais il voulait encré dans sa mémoire jusqu'à la dernière courbe de ce moment, il voulait que son souvenir soit si net qu'il pourrait dessiner jusqu'à la dernière courbe de sa silhouette embrumée par le sommeil. La femme à côté de lui, poussa un soupir bruyant et il eut un petit sourire en coins.

Sans doute s'était-il endormi car quand il ouvrit les yeux, le soleil inondait la pièce. Il avait passé une bonne nuit. Mais à son grand regret, le lit était froid. Il n'eut pas besoins de se retourner pour voir qu'elle était partie, il l'avait senti. Son départ était plus que prévisible. Il ne s'était attendu à rien de plus que cette nuit. Mais quand sur la table de chevets il trouva une ultime rose rouge comme le sang, un sourire ainsi qu'une larme apparurent sur son visage. Il joua avec la rose jusqu'à s'enfoncer une épine dans la doigt. Elle trouva sa place dans un verre d'eau qu'il déposa sur l'appui de fenêtre. Et son regard s'attarda sur cette fleur, sur la promesse de sa bien aimée de son retour.

Le serment qu'ils se retrouveraient toujours...

[End]


J'espère que ce chapitre vous aura plu!