Note de l'auteur :

OS que j'ai en tête depuis que j'ai terminé d'écrire Mais tu ne voyais rien. Se déroule après Mais tu ne voyais et avant l'OS Arc‑en‑ciel.

Les descriptions de Griknot et Carmache du Pokédex affirment qu'ils aiment accumuler des objets brillants et des pierres précieuses. Je pense qu'il en est de même pour Carchacrok.

Avertissement :

Pokémon est la propriété de Nintendo. Seuls le scénario, Zoé (OC et mère d'Alain) et l'AU (Alain fils du professeur Platane) m'appartiennent.


Alain avance dans le couloir menant au salon, les bras chargés par un imposant paquet. Le passage n'est pas aussi chauffé que les autres salles du laboratoire. L'air froid s'infiltre légèrement sous sa chemise et son jean. L'adolescent songe qu'il aurait peut‑être finalement dû se vêtir d'un pull. Alain se hâte de rejoindre le salon.

Dracaufeu et Carchacrok sont déjà dans la pièce, près du sapin. Le lieu est assez grand pour que les imposantes créatures puissent rester, bien que l'espace leur soit restreint. Les deux dragons sont intrigués par divers paquets situés sous l'arbre de Noël. Alain sourit. Dracaufeu doit sentir l'odeur épicée de son cadeau, des pofiteroles aux baies tamato. Des confections sucrées dont raffole la majorité des Pokémon feu. Dracaufeu touche de son museau la boîte, il doit avoir compris qu'elle lui est destinée. Carchacrok agit de même façon avec la sienne. Alain sait qu'elle contient de multiples petits objets brillants qui lui plairont. Dissimulée dans une cache du laboratoire, la dragonne a déjà accumulé un véritable petit butin.

L'adolescent s'adresse à eux sur un ton joyeux.

– Un peu de patience.

Les deux dragons s'arrêtent et regardent dans sa direction. Dracaufeu se rapproche d'Alain et frotte sa tête écailleuse contre la sienne, poussant un petit grognement de satisfaction. Les mains chargées par son imposant paquet, Alain ne peut lui offrir de caresse en retour. Lorsque Dracaufeu arrête son geste affectif, Alain se dirige vers le sapin. Le salon et la majorité des pièces ont été décorés pour Noël. Le conifère se dresse fièrement, décoré de guirlandes, de pokéballs et de figurines à l'effigie de Pokémon de type glace. Des petits Marcacrin, Polarhume et Lamantine peuplent les branches couvertes d'aiguilles. Avoir un sapin lors des fêtes de fin d'année est une tradition typiquement kalosienne. L'arbre représente Xerneas. Une divinité qui, selon les croyances, disperse ses bienfaits à la terre à partir du solstice d'hiver. Xerneas lui redonnerait alors peu à peu la vie, après le passage néfaste d'Yveltal. Oiseau funèbre divin qui aurait semé le froid et rallongé les nuits obscures.

Alain a décoré le sapin avec son père. Il s'agit de son premier Noël avec lui. Le premier s'il ne compte pas celui où l'homme ne savait pas encore leur lien de parenté. L'adolescent est heureux de pouvoir passer cette fête avec lui, seuls avec leur dragon respectif. Les assistantes du laboratoire, Cosette et Sophie, sont retournées auprès de leur famille. Martine, l'amie d'Alain qui séjourne régulièrement avec eux, est auprès de ses parents avec son précieux Marisse.

Alain et son père ont veillé tard, bien au‑delà de minuit. Le repas a été long, entrecoupé de nombreuses discussions et de jeux de sociétés. Un moment chaleureux qu'Alain n'est pas prêt d'oublier.

L'adolescent se penche sous le sapin. Alain évite de regarder les paquets et dépose le sien, beaucoup plus grand et imposant. Les autres tiennent facilement dans une main. La boîte émet un léger bruit lorsqu'il la dépose au sol. Il s'agit du cadeau qu'il compte offrir à son père pour Noël. Alain est certain qu'il lui plaira et qu'il sera surpris. Il sourit doucement à la pensée de sa réaction, imaginant son expression de joie qui ornera son visage.

– Déjà réveillé Alain ?

L'adolescent se retourne, surpris. Son père est à l'entrée du salon, un plateau contenant deux tasses entre les mains. Sa tête manque de heurter les branches de houx accrochées tout le long du dormant de la porte. Alain ne l'a pas entendu arriver. Son expression est radieuse, bien plus qu'à son habitude. Augustin attendait avec hâte les fêtes de fin d'années, voyant là l'occasion rêvé de passer du temps avec son fils. Et surtout de vivre leur premier véritable Noël ensemble.

– Bonjour Papa.

– Bien dormi ? Pas trop fatigué de notre veillée ?

– Non. Et toi ?

– Je suis parfaitement en forme.

Augustin avance dans la pièce. En ce jour de fête, il a délaissé sa blouse et porte une tenue plus décontractée. Il est vêtu d'un pull de Noël rouge, orné d'un Haydaim au pelage hivernal. Les parties blanches du cerf sont représentées avec du tissu duveteux, leur donnant un effet de relief. Augustin contourne le canapé pour déposer son plateau sur la table basse, juste à côté d'emballages de papillotes non jetés de la vieille. Il l'installe juste à côté d'un gâteau de Noël au massepain entamé. Quelques miettes blanches de sucre‑glaces sont éparpillées autour. Des odeurs de café se répandent dans la salle, se mêlant à celle du sapin.

Le professeur Platane jette ensuite un regard à Alain. Il aperçoit aux pieds de son fils une grande boîte recouverte de papier cadeau bleu. L'homme comprend qu'il s'agit d'un présent pour lui.

– J'espère que tu n'as pas dépensé tout ton argent pour moi Alain.

– Non, ne t'inquiète pas.

Augustin se rapproche du sapin. Carchacrok parvient à lui soutirer une caresse en penchant sa tête dans sa direction. L'homme passe sa main sur ses écailles violettes râpeuses. Le cou de la dragonne est orné d'un collier sur lequel est serti une carchacrokite. La gemme brille sous les éclats de la guirlandes électriques accrochée dans les branches de l'arbre.

Le professeur Platane est curieux de savoir ce que son fils a bien pu lui offrir. Lors du premier Noël qu'Alain a passé au laboratoire, l'adolescent lui a offert une tasse. Un cadeau dont il se sert régulièrement pour boire son café. À l'époque, Augustin ne comprenait pas pourquoi le garçon tenait à être avec lui lors des fêtes de fins d'années. Il lui avait demandé, naïvement, s'il ne préférait pas passer ce moment avec ses parents. Alain avait détourné la question, incapable de surmonter la crainte de lui révéler la vérité.

Et lui, stupidement, ne réalisait pas son lien avec Alain. Son fils unique.

Augustin s'est promis d'être un bon père pour lui. Ce qui n'a pas été évident pour lui au début. Devenir parent n'est jamais aisé. Et dans son cas, plus encore. Il a eu du mal à prendre ses marques au début. Alain est mature et se rapproche tant par l'âge que du comportement d'un adulte. Comprendre son rôle de père auprès de lui a été délicat.

Alain n'a pas besoin de lui comme d'un jeune enfant. Il est autonome. Alain sait s'occuper de lui‑même, bien qu'il ait parfois tendance à vouloir tout prendre sur lui.

Les deux Pokémon recommencent à s'intéresser aux paquets, maintenant que leur dresseur sont présents.

Augustin est amusé par leur comportement. Carchacrok et Dracaufeu sont aussi agités que des enfants qui veulent découvrir leurs nouveaux jouets.

– Je crois qu'ils ne peuvent plus attendre.

– Tu peux l'ouvrir Dracaufeu.

– Toi aussi Carchacrok.

Les dragons commencent alors à déchirer le papier de leurs griffes acérées. Carchacrok découvre son cadeau la première. Sa queue s'agite, heureuse d'avoir de petites pierres. Elles n'ont pas de valeur réelle, mais leur éclat est vif. Carchacrok songe immédiatement à les dissimuler avec les autres qu'elle possède. La dragonne frotte son menton contre, les marquant de son odeur.

Dracaufeu termine de déchirer l'emballage de son présent. Une large langue émerge de sa gueule et passe sur ses crocs lorsqu'il aperçoit enfin les friandises. Sucreries qui taquinaient son odorat à travers le papier et le carton. Son dresseur les a commandées spécialement pour lui auprès d'un pâtissier spécialisé en pofiteroles. Le dragon en dévore immédiatement une, appréciant énormément le goût puissant se déversant sur sa langue. Alain est heureux de le voir se régaler ainsi. L'arôme est si puissant, que pour un humain, cela reviendrait à manger un piment trempé dans de la moutarde et saupoudré d'une pincée de sucre.

– Ils semblent contents.

L'adolescent ne réagit pas au commentaire de son père. Il regarde les deux boîtes restantes. La plus petite est son cadeau. Elle est quasiment plate et doit mesurer une douzaine de centimètres de longueur et de largeur. Alain n'a aucune idée de ce qu'elle peut contenir. Il songe quelques instants à son cadeau d'anniversaire reçu pour ses quinze ans. Son Dracaufeu, alors qu'un Salamèche, et dont la pokéball était dans un écrin de taille similaire. Il était néanmoins beaucoup plus épais. Mais le premier présent de son père est l'écharpe bleue duveteuse de laquelle il ne sépare jamais en extérieur. Alain ne la porte néanmoins pas aujourd'hui. En général, il préfère garder son cou nu lorsqu'il est vêtu d'une chemise, vêtement dont les cols montent suffisamment haut pour le couvrir contrairement à ses T‑shirts.

– Alors, à qui le tour Alain ?

Le garçon n'hésite pas un instant dans sa réponse.

– Vas‑y, Papa.

– Tu es sûr, tu ne veux pas voir le tien d'abord ?

Alain hoche la tête, confirmant son choix. Augustin ramasse le paquet sous le sapin. En réalisant son poids, l'homme décide qu'il est plus prudent de le déballer sur la table de la salle. Il le pose sur la nappe et commence à retirer le papier cadeau. Alain se rapproche, désirant voir sa réaction. Près d'eux, Dracaufeu continue de manger ses pofiteroles tandis que Carchacrok admire l'éclat de ses pierres.

Le professeur Platane retire l'emballage, mettant à nue une boîte en carton montrant des signes de second usage. Il devine qu'Alain a utilisé l'une de celles gardées en réserve.

– Je me demande vraiment que c'est Alain.

L'adolescent reste silencieux et attend. Son père ouvre la boîte en carton et découvre son contenu. Augustin marque un temps de pause en souriant avant de l'extraire délicatement et de le poser sur la table. L'homme examine le gramophone.

– C'est celui...

– Oui. Je l'ai fait réparé.

Augustin caresse le pavillon de l'objet dont il ne s'est plus servi depuis des années. Il a toujours aimé les objets anciens. Lorsque le scientifique a emménagé son laboratoire à Illumis, son gramophone a été endommagé lors du transport. Il ne pouvait plus lire de vinyles. Augustin l'a conservé par nostalgie, incapable de s'en débarrasser. Étant un objet passé de mode, il ne pensait pas trouver quelqu'un qui puisse le réparer facilement. Il n'a jamais réellement pris le temps de chercher un réparateur. Les années ont passé et la gramophone est resté dans le grenier, à se recouvrir lentement de poussière et de toiles d'araignées.

Alain a dû faire preuve de discrétion pour le sortir du laboratoire et le ramener une fois réparé. Contrairement au cadeau de Dracaufeu, l'adolescent a préféré ne pas le mettre avant de se coucher sous le sapin. Il préférait que son père n'ait aucun indice jusqu'au dernier moment.

– Merci beaucoup Alain.

L'homme marque une pause. Son fils voit dans ses yeux que cela lui plaît énormément. Un sentiment de joie et de satisfaction parcourt l'adolescent. Alain sait que lorsque son père avait son âge, il passait de longues heures à écouter de la musique avec ce gramophone plutôt que d'utiliser des appareils plus modernes, comme un lecteur CD, ou même de cassettes.

– Je passais des après‑midi à m'en servir. Quelques fois même avec ta mère...

Augustin se souvient très bien être adolescent, allongé sur son lit, à écouter ses musiques préférées, parfois en compagnie de Zoé. Ils l'utilisaient parfois pour avoir plus d'intimité et s'isoler du reste, de tous. Depuis qu'Augustin sait être le père d'Alain, il pense beaucoup plus souvent à son premier amour. Augustin aimerait la revoir, pouvoir la remercier d'avoir pris soin d'Alain seule. De s'excuser auprès d'elle.

L'homme s'éloigne quelques instants vers sa bibliothèque. Même si son gramophone était endommagé et stocké au grenier, ses vinyles ont toujours été dans son salon, leurs pochettes alignées soigneusement sur une étagère. Augustin en choisi un et la rapporte. Délicatement, il sort le trente‑trois tours de son étui et l'installe sur le plateau de l'appareil. Il pose la pointe sur la surface avant de tourner plusieurs fois la manivelle.

Une voix féminine et grésillante s'élève alors de l'appareil et envahit la pièce. Alain la reconnaît comme appartenant à une vieille chanteuse du nom d'Edith Piafabec. Augustin écoute avec plaisir et nostalgie les notes, si familières et ferme les yeux quelques instants. Carchacrok agite doucement la tête sur le rythme. La musique déplaît néanmoins à Dracaufeu. Il grimace, le bord de la gueule couvert de crème à la baie tamato, lui donnant une expression amusante. Alain ne peut s'empêcher de se dire que son dragon lui ressemble. Il préfère sans doute la musique plus moderne, comme lui.

– Merci Alain, c'est un très beau cadeau.

– De rien Papa.

Augustin sourit en regardant son fils.

– C'est à toi d'ouvrir ton cadeau.

Alain retourne vers le sapin, suivi de son père. Augustin a hâte de voir l'effet que procura son présent à son fils. Dracaufeu a mangé toutes ses pofiteroles, n'en laissant pas une seule. Carchacrok récupère l'intégralité de ses pierres et s'écarte avec Dracaufeu, laissant la place à leur dresseur. L'adolescent s'agenouille quelques instants pour ramasser le dernier cadeau. Alain laisse s'écouler quelques secondes avant de se décider à retirer le nœud qui l'entoure et de déchirer le papier cadeau rouge flamme. L'emballage révèle un écrin de couleur sombre et doux au toucher, recouvert d'une sorte de tissu.

Le garçon n'a aucune idée sur l'objet qu'il peut contenir. Il craint que celui‑ci ne soit précieux. Alain l'ouvre. Son cœur s'accélère.

– Cela te plaît ?

Alain observe le bijou reposant dans la petite boîte. Un pendentif, orné d'une gemme‑sésame autour de laquelle est enroulé un petit Dracaufeu métallique. Le dragon l'enlace comme un trésor. L'adolescent reste sans voix.

– Alain ?

La gemme‑sésame, l'un des deux objets nécessaires à la méga‑évolution. Alain en a déjà possédé une, reçue d'un homme qui l'a manipulé en répandant son poison en lui et qui a bien failli le détruire mentalement. Aujourd'hui encore, le garçon ne peut prononcer son nom et continue d'avoir des cauchemars à son sujet. Alain portait la gemme sur un bracelet lourd d'une couleur sombre. Alain ne l'a pas conservée. Il ne supportait pas de garder quelque chose provenant de ce criminel. Son poids était devenu si pesant au bout de son bras. Les forces de l'ordre en avait également besoin comme preuve et l'ont récupéré. Alain s'en serait débarrassé dans tous les cas.

– Oh non, Alain, je suis désolé... Je ne voulais pas...

Augustin est inquiet. Ses mains se crispent sous le stress naissant. Il a longtemps hésité en se procurant la méga‑gemme. Le choix du bijou a été mûrement réfléchi. Un bracelet aurait sans doute rappelé de trop mauvais souvenirs à Alain, raison pour laquelle il a opté pour un collier. Alain aime énormément les Dracaufeu et le sien plus particulièrement. Comme son fils s'est déjà remis à la recherche d'une autre dracaufite, Augustin pensait que cela constituerait un beau cadeau.

Ce premier Noël, Augustin le voulait parfait et il redoute d'être en train de le gâcher. Ce n'est pas que pour lui, mais aussi et surtout pour Alain qu'il désirait que ce moment soit magique.

– Cela a dû te coûter une fortune...

– C'est... cela qui t'embête ?

– Tu n'as pas besoin de faire ça pour moi.

Un profond soulagement parcourt Augustin, répandant en lui une onde de bien‑être. Son corps se détend aussitôt. Il a un instant vraiment cru avoir ravivé des blessures psychologiques. Alain n'est encore pas complètement guéri mentalement et son père sait que cela sera long.

– Ne pense pas à cela Alain.

– Mais...

L'adolescent trouve le cadeau magnifique. Il l'extrait de l'écrin et la pose dans la paume de sa main pour mieux l'examiner. Le pendentif est splendide et Alain aime énormément le petit Dracaufeu qui lui évoque son meilleur ami. Le dresseur ne peut plus utiliser la méga‑évolution. Et le voici en présence de l'un des deux objets qu'il recherche pour pouvoir l'utiliser à nouveau. Il sent que son père s'est vraiment appliqué pour lui trouver le présent idéal.

Mais, il s'inquiète des efforts financiers que son père a fourni. Après le vol de la gemme‑sésame et l'ampharite l'ayant poussé à partir en voyage à travers Kalos, Alain a vu les factures des gemmes. L'ampharite était chère, la gemme‑sésame l'était bien plus encore. Le cambrioleur et son larcin n'ont jamais été retrouvés.

– Alain, laisse‑moi t'offrir ce cadeau. Je n'ai pas été là pour toi durant toutes ces années. Je sais que ce n'est pas cela qui changera ce qui s'est passé. Mais je tiens vraiment à te le l'offrir.

– Tu n'as pas besoin de faire ça pour que je...

L'adolescent ne termine pas sa phrase, mais la fin de celle‑ci est claire pour son père.

– Je sais Alain. Je le sais parfaitement. Et j'en suis heureux.

Alain a un petit sourire. Il se laisse persuader. Alain glisse le médaillon à son cou et accroche les deux extrémités derrière sa nuque. Le métal est si léger contre sa peau. L'adolescent sent à peine son poids. Il joue quelques instants avec, du bout de ses doigts. Dracaufeu se rapproche de son dresseur. Il passe son museau contre son torse, pour sentir l'odeur de la gemme dont l'apparence lui est familière. Le dragon relève ensuite sa tête qu'il frotte un instant contre les cheveux d'Alain. Dracaufeu se recule, approuvant la présence du pendentif. La gemme‑sésame luit doucement et chaleureusement autour de son cou, baignée par les reflets des guirlandes du sapins et de la flamme de Dracaufeu.

– Merci Papa.

– Je suis content que ça te plaise Alain.

Augustin se rapproche de son fils et le serre quelques instants contre lui dans une étreinte paternelle. L'adolescent se sent si bien en cet instant, dans la douceur de son foyer et avec son père. Le cœur d'Alain est léger, autant que le médaillon qui repose contre son torse.