Yokas reste quelques secondes sans rien dire…. Bosco sent son corps se raidir.

Yokas : Je ne vois pas de quoi tu veux parler !

Bosco : Je t'ai entendu l'autre jour à l'hôpital avec Cruz… Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?

Yokas (se met à pleurer) : Oh mon Dieu ! Je ne voulais pas que tu me vois comme la criminelle que je suis ! Je ne vaux pas mieux que ces gars qu'on arrête tous les jours dans la rue… Et puis, je voulais te protéger

Bosco : Calme-toi ! J'aimerais entendre de ta bouche ce qu'il s'est réellement passé !

Yokas : C'était le jour de la fusillade, je suis allée dans la chambre de ta mère pour lui annoncer que tu avais grièvement blessé… C'est la chose la plus difficile que j'ai faite de ma vie. Rose était couchée sur son lit d'hôpital, et je devais lui dire que sin fils était entre la vie et la mort à cause de moi, parce que tu avais voulu me protéger…

Bosco : Faith ce n'était pas...

Yokas : Laisse-moi terminer stp ! J'ai entendu des cris dans le couloir, et c'est là que j'ai vu Cruz se disputer avec Yoshi. J'ai entendu leur dispute et j'ai compris que Yoshi travaillait pour Donald Mann et que Cruz, comme d'habitude avait décidé de l'appréhender seule ! Je les ai suivis, Cruz avait passé les menottes à cet enfoiré qui se vantait qu'il ne passerait que quelques heures en prison. Que les gens comme nous ne gagnaient jamais, que cela était loin d'être terminé. Je savais au fond de moi que cette pourriture avait de grandes chances de s'en sortir avec n'importe quel avocat véreux…

J'avais ton sang sur mes vêtements, j'étais effrayée à l'idée que tu ne survives pas. C'était trop pour moi, j'ai sorti mon arme de service, et je l'ai descendu. Cruz n'avait rien à voir dans tout ça, elle a essayé de me couvrir, mais j'en avais rien à faire, pour moi j'avais fait ce qu'il fallait.

Bosco : Faith tu n'aurais pas dû…

Yokas : Tu aurais fait la même chose !

Bosco : C'est pas ce que je voulais dire, tu as débarrassé la ville de ce sale type. Mais tu as pris de gros risques ! Tu aurais pu aller en prison… Et les enfants, t'y as pensé ?

Yokas : Non pas un instant ! Tout ce que j'avais en tête c'est que tu allais peut-être mourir. Je revivais la scène tout le temps, c'était horrible ! Je suis désolée, j'aurais aimé te le dire, mais je ne pouvais pas !

Bosco : Ce n'est pas grave, on en reparlera plus tard…. Tu dois te reposer.

Au bout de quelques instants, les deux s'endorment.

Le lendemain, devant un lycée :

Bosco : Emily ! Je suis là !

Emily (en le prenant dans ses bras): Bosco ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Est-ce que maman va bien ? Je dois t'avouer que j'ai un peu peur depuis que tu m'as appelé ce matin pour qu'on se retrouve ici.

Bosco : Je ne vais pas te mentir, ta mère n'est pas u mieux de sa forme, mais elle va s'en sortir. Ton père n'a pas posé trop de questions ?

Emily : Non je lui ai dit que je devais rejoindre une amie. J'aimerais tellement la voir !

Bosco : Je sais. Ecoute, j'ai 2-3 questions à te poser au sujet de ta mère. Elle a changé, et je ne pense pas que ce soit dû à l'accident…

Emily : oui tout allait bien avant. Et du jour au lendemain, elle a changé ! Elle nous parlait à peine, elle s'en fichait de tout… Elle rentrait de plus en plus tard. J'avais l'impression de vivre toute seule. Pour la faire réagir, je lui ai dit que si ça continuait, j'irais vivre chez papa, elle n'a pas essayé de me retenir. Elle m'a même encouragé à partir. Je la sentais limite soulagée.

Bosco : tu te souviens quand c'était ?

Emily : c'était il y a peu près 2 mois. Elle est revenue un jour avec une blessure au visage, elle m'a dit qu'elle était tombée en essayant de poursuivre un criminel. Mais si tu veux mon avis, il y avait autre chose, à mon avis c'est une arrestation qui s'est mal passée, ce gars a dû essayer de se débattre parce qu'elle avait d'autres hématomes sur le corps j'ai fait comme si je n'avais rien remarqué : elle voulait certainement que je ne m'inquiète pas

Bosco : Oui c'est bien son genre ! Tu as remarqué d'autres choses ? Est-ce que tu sais si elle voyait quelqu'un ?

Emily : Non, elle ne sortait avec personne si c'est ta question ! Par contre, je viens de penser qu'à partir de ce moment, elle a commencé à faire des cauchemars presque tous les soirs. Mince, je vais devoir y aller si je ne veux pas être en retard en cours.

Bosco : Ok ! Tiens au fait, tu donneras ça à Charly… Un copain à moi a connait quelqu'un qui connait…

Emily : un maillot dédicacé par l'équipe des Yankees ? Il va être comme un dingue. Pourquoi tu ne vas lui donner toi-même ?

Bosco : Mieux je vois ton père et mieux je me porte… Embrasse-le pour moi !

Emily : aucun souci ! Merci pour le maillot et merci de prendre soin de maman !

Au commissariat :

Miller : Bosco, vous n'êtes pas avec Faith ? Alors comment va-t-elle ?

Bosco : Si mais je devais passer prendre 2-3 affaires !

Miller : Alors ?

Bosco : Je dirais aussi bien qu'on puisse aller quand on ne voit rien et qu'on a des côtes fêlées et un bras cassé.

Miller : Ecoutez ! Je sais que vous ne m'appréciez pas beaucoup, mais nous allons faire tout notre possible pour retrouver les responsables de son état.

Bosco : Nous ?

Miller : Oui, Cruz et moi !

Bosco : Cruz ? Je suis rassuré….

Miller : elle veut vraiment attraper ces gars. Elle est d'ailleurs dans le bureau de Faith, en train d'étudier le dossier.

Bosco : dans son bureau…. C'est pas vrai !

Bosco se précipite dans le bureau de Faith et trouve Cruz en train de fouiller.

Bosco : qu'est-ce que tu fais ?

Cruz : Oh voilà l'infirmier personnel de madame !

Bosco : ce sont ses dossiers, lâche ça tout de suite !

Cruz : J'ai besoin de ses dossiers pour faire avancer l'enquête !

Elle continue à regarder des dossiers et ….

Cruz : Oh mon Dieu…

Bosco : Quoi … Qu'est-ce qu'il y a ?

Cruz ( elle lui tend le dossier) : tu étais au courant de ça ?

Bosco regarde le dossier et à son grand étonnement, il concerne Faith. Il voit des photos d'elle, avec des hématomes sur tout le corps. Il constate que c'est ELLE la victime, il lit les mots « agression », « viol ». Il comprend enfin son comportement des derniers temps... une larme coule sur son visage, il prend le dossier, quitte le bureau, monte dans sa voiture et va voir sa mère.

Rose : Maurice ?

Bosco fond en larmes dans ses bras…