Voici la suite et fin !

J'espère que ça vous plaira. N'hésitez pas à me faire part de votre avis !

Disclaimer : Les persos ne m'appartiennent toujours pas et je ne gagne pas un kopeck :-)

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Chapitre 3

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Steve se réveilla, alerte. Sa main saisi derechef son arme posée sur la table d'appoint, accolée au canapé. Toujours à proximité. Ses yeux scrutèrent la pièce, doucement éclairée par l'écran de télévision. Conscient que quelque chose l'avait réveillé, sans savoir quoi.

Quand des coups résonnèrent sur sa porte d'entrée, il s'y dirigea en silence. Les bras tendus, le semi-automatique à hauteur des yeux, il ouvrit le panneau de bois d'un coup sec, mais fit un pas en arrière la seconde suivante.

Les mots lui manquèrent.

"C'est impossible !"

"Comment pourrais-tu être là ?"

"Comment m'as-tu retrouvé ?"

"Pourquoi ?"

Il n'avait plus aucunes certitudes sur ce qui était possible ou non, pas après ce qu'il avait vécu. Pour son adresse, le garage l'avait.

— Tu es vraiment là, souffla le brun.

— Oui ! répondit Jackson d'un ton prudent, mais un large sourire ornait son visage.

Steve restait sur ses gardes, ses muscles tendus. Ses yeux eux, reluquaient sans vergogne cette version du Californien. Bien plus attrayante que dans ses souvenirs. Ses cheveux blonds attachés dans lesquels il avait envie de glisser ses doigts, ses yeux d'un bleu hypnotisant, mais par-dessus tout ce sourire qu'il voulait faire disparaitre de ses lèvres.

Il se réprimanda et se racla la gorge.

— Bonsoir, le devança le blond.

L'Hawaiien s'écarta dans une invitation silencieuse.

Jackson lança un regard incertain à son hôte. Ce dernier, reprenant ses esprits, déchargea son arme et remit la sécurité.

— Désolé, s'excusa-t-il de son sourire tordu en reposant son Sig.

Rassuré, le Californien s'avança pour pénétrer dans la demeure. Leur corps se frôlèrent et Steve ne put se retenir plus longtemps. Il attrapa le visage de l'homme à pleine main et posa brutalement ses lèvres sur les siennes. Il relâcha la pression et le contact d'abord violent, devint léger. Leurs lèvres se frôlaient à peine. Steve posa son front contre celui de Jackson. Ce dernier ne sentait plus qu'un souffle caresser sa bouche. Les poils dressés par les frissons qui parcouraient leurs épidermes. Un besoin vital de se perdre dans l'autre.

Un désir incontrôlable, une attraction inexplicable poussait leurs à se rapprocher. Leurs bouches s'entrechoquèrent, s'apprivoisèrent. Un gémissement incontrôlable, mélange de désir, de soulagement et d'une multitude de sentiments, leur échappa.

Ils ressentaient tout intensément. Trop et pas assez à la fois. Assaillis par des sensations plus violentes les une que les autres, les sens exacerbés. Leurs peaux hypersensibles réagissaient au moindre contact.

Pourtant…rien n'était suffisant. Leurs corps n'étaient jamais assez proches. Deux mains c'était si peu pour toucher l'autre. Pour partir à la découvert de ce corps tant attendu. Conquérir ce territoire inconnu et le faire sien.

Steve enlaça plus étroitement Jackson. Son bras se resserra autour de sa taille, souhaitant pouvoir le rapprocher un peu plus. Tandis que ses doigts glissaient entre les mèches blondes. Sans parler, sans se séparer, leurs gestes se coordonnèrent. Steve recula dans le salon emportant avec lui le blond, les mettant à l'abris des regards. D'un coup de pied, Jackson claqua la porte d'entrée et la seconde suivante son dos rencontrait durement le bois.

Le Seal sentit deux mains se poser délicatement sur ses fesses. Il expira bruyamment, son ventre se contractant sous la caresse. Depuis combien de temps personne ne l'avait touché comme ça ?

Ses yeux se fermèrent et il se laissa submerger. Tout son corps semblait se réveiller d'un profond sommeil.

Un frisson parcourut son épine dorsale, faisant se contracter ses muscles. Ses doigts se resserrèrent autour des mèches blondes et tirèrent, exposant la gorge si tentante. Ses lèvres se posèrent délicatement contre la peau offerte avant de frôler la mâchoire avec ses dents. Il inspira cette odeur enivrante, noyant ses sens dans la fragrance.

Jackson ne pouvait cesser de gémir, ses mains rendaient coup pour coup. Empoignant fermement les deux globes sous ses doigts. Ces derniers glissèrent sous le t-shirt pour aller érafler la peau tendu par les muscles. Il ne désirait qu'une chose, déchirer les vêtements gênants qui lui bouchaient la vue.

En réponse à ses provocations, tout en maintenant la pression dans ses cheveux, du bout des doigts, Steve passa de sa taille à son entrejambe. D'abord un simple effleurement, il finit par poser toute sa main sur le renflement.

Jackson grogna à la sensation, avant qu'une alarme ne clignote dans sa tête.

— Arrêtes, bafouilla-t-il, ses mains se posant sur le torse du Seal. Un gémissement involontaire, telle une plainte, passa la barrière de ses lèvres en sentant les muscles sous ses doigts. Il faut qu'on parle, ajouta-t-il pour se reprendre.

Steve lui fit son sourire en coin, un sourcil arqué et un air moqueur.

— T'es sûr que tu veux parler ? Là, maintenant ? précisa-t-il en les pointant du doigt.

Le brun n'était pas contre, mais il avait imaginé le faire après. Ils auraient tout le temps de parler, nan ? Une peur panique lui tordit le ventre. Et si ce n'était pas le cas ? Si leur temps ensemble était compté ?

— Je sais, ça fait très cliché, sourit Jax ne semblant pas avoir vu le trouble dans les yeux de Steve. Crois-moi, il vaut mieux que l'on parle avant d'aller plus loin. Je ne voudrais pas que tu regrettes.

Un peu décontenancé, le Seal se gratta la nuque et s'éloigna de son invité. Il se racla la gorge.

L'envie de se gifler le démangea. Il se sentait ridicule. À peine arrivé, il lui sautait dessus et maintenant il ne savait plus quoi dire. Pas vraiment gêné…ou peut-être juste un peu intimidé.

En prenant du recule, il réalisait enfin. Il était là, devant lui. Cet homme qui avait ravi ses pensées. Celui qui s'était si profondément encré sous sa peau sans qu'il ne s'en rende vraiment compte. Il était là, et il lui souriait.

Ce sourire !

Sa simple présence lui paraissait chimérique.

— Tu veux boire quelque chose ? il n'avait rien trouvé de mieux pour rompre le silence.

— La même chose que toi, répondit Jax en pointant la bière oubliée sur la table basse.

Son regard accrocha l'enveloppe posée non loin.

— C'est un de tes gars qui l'a glissée dans mes affaires, se justifia Steve.

— Je sais ! Je lui avais demandé. Je n'étais sûr de rien, mais j'espérais que tu me cherches. Te connaissant, tu allais vouloir des réponses, sourit-il en baissant la tête mal à l'aise.

Une fois seul dans la cuisine, le brun prit le temps de souffler. Il devait se calmer, ne souhaitant pas avoir cette conversation avec une érection difficilement contenue par le tissu fin de son short.

Quand il revint près de son invité, il était prêt à parler.

Face à face, l'un sur le canapé, l'autre sur le fauteuil. Il était plus sage de conserver une certaine distance.

— Je ne l'ai pas fini, précisa le brun en désignant l'enveloppe.

— Je ne l'ai jamais lu, mais je suppose que c'est pas du Shakespeare, rit le blond.

Steve sourit. Il n'avait pas lut le dernier chapitre, incapable d'affronter le dénouement attendu. Dès les premières pages, il l'avait ressenti. À l'instant où Jax avait entamé l'écriture de ce manuscrit, il en connaissait déjà la fin.

— Tu comptes m'expliquer ou tu attends que je t'interroge ? plaisanta le natif.

Un sourire insolant lui répondit et Steve lui adressa un regard faussement menaçant.

— La dernière fois que je t'ai vu, tu étais inconscient allongé au pied de…la mort, souffla-t-il pas à l'aise de le dire à voix haute. J'apprends par la suite que tu es mort depuis plusieurs années…

— Je vais commencer par le début, même si je ne saurais dire quand ça a commencé exactement. Je dirais que le retour de Tara après dix ans d'absence, la naissance de mon premier fils et la découverte du manuscrit laissé par mon père, font un bon point de départ. Tu en sais déjà beaucoup, il te manque ce que je n'ai compris qu'après ma mort, releva Jax.

Et il se mit à lui conter dans les grandes lignes, les sept années qui ont précédées sa mort. Les innombrables fois où son chemin a croisé celui d'une SDF. Cette fameuse couverture comme fil conducteur entre leur première et leur dernière rencontre.

— Je l'ai revue à plusieurs reprises, toujours à des moments particuliers, mais jamais de façon assez rapprochées pour que je réalise. La dernière fois fut quelques heures avant ma mort. Il me restait des détails à régler et j'allais enfin mettre un terme au merdier dans lequel le club était plongé depuis bien trop longtemps, mais ça tu le sais déjà. Elle s'est approchée, ma tendu la couverture et m'a dit qu'il était temps et en une fraction de seconde je savais ce que je devais faire. Quand je suis mort, elle était là, à…

— C'est toi, le coupa Steve. Pourquoi m'as-tu sorti de l'obscurité ? Pourquoi moi ?

— Je te l'ai dit, ce n'était pas ta place. Une mauvaise blague d'une de mes faucheuses. Quand je suis mort, mon âme s'est fractionnée et je devais recoller les morceaux si je voulais revenir. Je savais que je pouvais compter sur toi. Les gens pensent à tort, que tu ne sais pas ce qu'est la peur ; moi je sais ! Ce qui fait toute la différence, c'est que même quand tu as peur, tu fonces et tu fais ce qui doit être fait. Ce que personne d'autre ne fera.

— Tu parles comme si tu me connaissais.

— Pour commencer, je sais tout sur tout le monde et…je suis mort la même année que ton père…

— Oui, j'avais remarqué, répondit Steve cyniquement. C'est toi qui l'a emmené, réalisa-t-il.

— Ce fut mon premier "travail", la première âme que j'ai récupérée. J'étais là quand tu lui as parlé. Quelque chose dans le ton de ta voix m'a attiré. Cette force, cette détermination et cette souffrance qu'on pouvait percevoir quand tu as compris. Elle m'était si familière. Elle était encore si vive à cette époque. J'avais perdu ma femme, mes enfants, Jax baissa la tête, je suis désolé !

— Pourquoi ?

— Pour tout un tas de chose, mais à cet instant je suis désolé parce que tu dois avoir des questions et que je ne peux pas y répondre, souffla-t-il.

— Je n'en ai pas. Pas à ce sujet. Je sais ce que je dois savoir et je n'ai aucun doute sur l'endroit où se trouve mon père, le rassura Steve.

— Après ça, je t'ai rencontré, le blond se racla la gorge.

Durant quelques secondes, le regard dans le vague, le Seal se demanda ce qu'il devait faire ou dire. Il devait bien reconnaître qu'il était plus doué pour l'action que pour les longs discours. Sans prévenir, il se leva et parti en direction de la plage.

— J'ai besoin d'air, précisa-t-il sans émotion.

Ses pensées devraient se bousculer, partir dans tous les sens, mais rien. Son esprit était vide. Malgré l'heure tardive, il faisait encore chaud. Il profita de la légère brise bienfaitrice et du spectacle des vagues seulement éclairées par les étoiles. La chair de poule recouvrit sa peau en sentant Jax approcher.

— Je me rends compte que ça fait beaucoup d'information à digérer, admit le blond. Ça fait longtemps que je te connais. J'ai partagé tellement de moments de ta vie que j'en oublie que je ne suis qu'un étranger pour toi et…

Il n'eut pas le temps d'aller au bout de sa pensée que des lèvres s'écrasèrent rudement sur les siennes. Un bras possessif s'enroula autour de sa taille. D'un mouvement sec, Steve le rapprocha. Le Seal se délectait de retrouver ce corps chaud et ferme qui lui manquait déjà. D'abord surpris, Jackson se laissa emporter par les sensations. Il avait tant rêvé de pouvoir le toucher. À mesure qu'il le regardait vivre, interagir avec les autres, c'était devenu une obsession. C'est avec un pincement au coeur que les deux hommes se séparèrent pour reprendre leur souffle.

Ils se regardèrent longuement. Chacun était le reflet de l'autre. Les joues rouges, les yeux brillants, le souffle court.

— Tu te trompes, affirma Steve. Jackson Teller, fils de Gemma et John, père d'Abel et Thomas, je te connais, souffla-t-il.

À travers ses pages, le Seal avait voyagé dans les tréfonds de son âme. Connaissant ses pensées les moins avouables. Celles dont on se garde bien de les exprimer à voix haute. Celles que l'on nie soi-même. Plus le temps passait plus son obsession, dirigée vers ces lieux de terreur dont il avait découvert l'existence, avait changé de direction. En cet instant, il comprenait. De ces évènements ne lui restait qu'un seul nom : Jackson.

Il le voulait comme il n'avait voulu personne et il espérait lui transmettre ce qu'il ne pouvait pas dire.

— Steven McGarrett, fils de Doris et John, frère de Mary Ann, je te connais, répondit Jax sur le même ton.

Il se jetèrent littéralement l'un sur l'autre. Un besoin incontrôlable animait leurs sens. Leurs lèvres se retrouvèrent comme par habitude. Le Seal sentit une langue taquine quémander l'accès à sa bouche qu'il offrit de bonne grâce.

Plus rien ne retenait leurs gestes. Ils pouvaient laisser libre court à ce feu qui animait leurs corps. Cette passion aussi enivrante que dévastatrice. Ils se débarrassèrent des tissus qui recouvraient leurs peaux avides de caresses. Leurs regards affamés voyageaient sur les corps exposés, se délectant de la vue.

Un sourire étira les lèvres du Seal et il regarda Jax avec suspicion.

— Tu m'as déjà vu nu, je me trompe ?

Le blond lui rendit son sourire tout en baissant les yeux, un peu gêné d'admettre qu'effectivement, il n'avait pas détourné le regard quand l'occasion s'était présentée.

— À mon tour, alors !

Calmement, Steve s'avança son attention attirée par un détail. Du bout des doigts, il traça le prénom encré dans le pectoral de Jax. Un geste d'une telle douceur, d'une telle révérence, qui contrastait avec la violence de leurs désirs.

Jackson ferma les yeux, essayant désespérément de retenir les larmes qui emplissaient ses yeux. Ces mains qu'il savait, à l'instar des siennes, capable de tuer, étaient si délicates sur sa peau. Aussi légères qu'une plume. C'est une des choses qui l'avait attiré chez le Seal. Il était son exacte opposé. Tout ce qu'il avait fait, il l'avait fait pour sauver des gens. Sans la moindre contrepartie et souvent sans aucune reconnaissance. Alors que dans son monde à lui, tout n'était que chiffre, arrangement et compensation. Insensible et aimant. Impitoyable et tendre. Fort et vulnérable. Steve était tout et son contraire, si loin des gens que Jax avait côtoyés toute sa vie.

Steve fit courir sa main le long du torse, redessinant les muscles ciselés. Taquinant un téton dressé. Tout en continuant ses caresses, il partit à la découverte du corps de son futur amant. Arrivé dans son dos, Jax sentit le brun se figer. Il sourit intérieurement, sachant pertinemment quel genre d'effets son tatouage pouvait avoir sur les gens.

Le souffle du Seal se bloqua dans sa gorge.

— Tu es magnifique, murmura-t-il avant de remplacer ses doigts par ses lèvres.

La beauté de l'oeuvre surpassa l'ironie, alors que sa langue retraçait les lignes de la grande faucheuse qui trônait sur le dos du blond. Impérieuse et fière. Peu importe à quel point il aurait voulu vénérer ce corps, à quel point il aurait aimé prendre son temps, Steve ne pouvait plus contrôler le brasier qui couvait aux creux de ses reins.

Jax semblait ressentir la même chose. Leurs caresses, leurs baisés reprirent avec cette frénésie qui les avait guidés auparavant. N'y tenant plus, ils finirent allongés sur leurs vêtements qui jonchaient le sol.

Ils s'embrassaient, se touchaient, se mordaient, se léchaient. Rien n'était assez. Leurs mains audacieuses descendirent plus bas. Assis sur les cuisses du Seal, Jax prenait possession de chaque centimètre carré de cette peau halée et marquée qui l'appelait.

— Arrêtes, lui dit Steve, bloquant la main qui enserrait son sexe.

— Tu es sûr ? le taquina son bourreau en reprenant ses caresses.

D'un mouvement de hanche, le brun inversa leur position. Avec un sourire sadique, il retourna Jax le mettant à plat ventre. Il frotta son érection contre les fesses rebondie. Il s'allongea, recouvrant le corps sous le sien. Embrassa la nuque du blond et mordilla la peau sensible.

— Promis bébé, tu pourras me faire tout ce que tu veux la prochaine fois, mais ce soir je veux admirer ce tatouage en action. Je veux voir tes muscles rouler dessous, alors que je suis enfoui au plus profond de toi, lui souffla-t-il au creux de l'oreille.

— Fais-le ! gémit Jax en relevant le bassin, allumé par ses paroles.

Jax n'avait pas imaginé ça autrement. Il connaissait toutes les facettes de Steve et son côté dominant était une part non négligeable de l'homme. S'il devait laisser le contrôle à quelqu'un, s'était à Steve et à personne d'autre. Il l'avait su à l'instant-même où, pour le protéger, les bras du Seal s'était enroulés autour de cette partie de son âme brisée, perdue dans le Limbes.

Son esprit avait beau être enveloppé d'un voile de félicité, d'une brume de désir qui avait engloutie toutes ses pensées, Steve conserver suffisamment de contrôle pour ne pas blesser son amant. De sa langue et de sa bouche, il suivit le sillon de la colonne vertébrale, les fossettes en bas du dos, jusqu'à sa cible.

De cette langue hardie, il entreprit de préparer le blond. Enivré par les gémissements et grognements que poussait Jax, il intensifia la caresse.

— Je suis prêt, geignit son amant. Viens, ordonna-t-il avec impatience.

Pour toute réponse, Steve agrippa ses hanches pour relever son bassin et se glissa entre ses jambes.

L'inconfort des premiers instants fut éclipsé par l'euphorie (allégresse, jouissance?) d'être enfin réunis, enfin complets.

Le Seal plaça une main au creux de ses omoplates, prenant appui et débuta un mouvement de bassin lent et mesuré. La main qui tenait toujours ses hanches allait laisser des ecchymoses, Jax en était sûr et il s'en foutait. Pire, il l'aimait l'idée.

Le rythme contrôlé de Steve m'était ses nerfs à rude épreuve. Le plaisir était à la fois libérateur et dévastateur.

— Tu veux ma mort ?

Ce qui, au départ, était une plaisanterie, fut finalement accompagné par un gémissement guttural. Jax n'en pouvait plus. Il voulait plus. Plus fort, plus vite. Il ressentait le besoin inavouable d'être baisé par cet homme qu'il avait tant désiré.

Steve rit, avant de sortir presque complètement pour revenir en un coup de rein puissant.

— Comme ça, cria Jax.

Le silence de la nuit était empli de leurs souffles, leurs gémissements. Le bruit de leurs peaux qui claquent. Quand le brun ressortit, cette fois-ci complètement, Jax n'eut pas le temps de râler qu'il fut retourné sur le dos.

Il ne posa pas de question. Les sentiments de Steve se lisaient dans ses yeux. Se besoin de se voir, d'être plus proche. Enveloppé dans les bras rassurants de l'autre. Se perdant dans les iris bleues. Le brun reprit sa place entre ses cuisses. Il releva une des jambes du blond contre sa hanche et poussa durement. S'enfonçant dans cette chaleur dont il ne pourrait plus se passer.

Les coups de reins se firent plus rapides, plus violents. Les rapprochant du gouffre. Le brasier était devenu un volcan. Telle de la lave en fusion, qui coulait dans leurs veines. Jax enlaça le corps du Seal dans une étreinte implacable. Leurs lèvres se retrouvèrent, aspirant leurs gémissements. Se nourrissant du souffle de l'autre.

Leurs peaux recouvertes de sueur se touchaient, se caressaient, s'agrippaient. Le coeur battant à l'unisson contre leurs côtes, leurs respirations saccadées, leurs regards incapable de se détacher. Comme l'orgasme qui prenait peu à peu le contrôle de leurs être, une bulle se construisait autour de leur étreinte passionnée.

Perdus dans un monde bien à eux, rien ni personne ne pouvait les atteindre. La jouissance les frappa tel un tsunami qui dévasta tout sur son passage. Les muscles tendus à l'extrême, Steve s'effondra sur son amant qui l'accueillit avec joie. Lui offrant un cocon protecteur.

Le souffle court, ils se laissèrent transporter par l'extase engourdissante qui prit possession de leurs corps. Bercer par le son des vagues qui perçait à grande peine la brume qui les enveloppait, ils s'endormirent.

Les rayons du soleil, apportés par l'aube, réchauffèrent doucement leurs peaux et réveillèrent Steve. Toujours enfouit entre les bras de Jax, la tête posée sur son torse, il inspira à plein poumons, saturant ses sens de son odeur. Il aurait voulu rester comme ça, ne plus jamais quitter la chaleur de son amant. Mais le Seal avait d'autres projets. Il mit à bon escient ses capacités de Ninja, comme Danny les appelait et se leva le plus discrètement possible.

Sans prendre la peine de s'habiller, il s'affaira en cuisine. Un bon café et quelques viennoiseries qui trônaient dans son congélateur. Elles avaient été laissées là, par Mary et il ne pensait pas les manger un jour. Comme quoi… Quelques minutes au four et il n'y paraîtra plus.

Il récupéra un plaid sur le canapé et retourna auprès du blond, dont les paupières papillonnèrent. Luttant contre le soleil pour s'ouvrir. Un sourire attendrit se dessina sur le visage du brun.

— Bonjour, souffla-t-il sur les lèvres de Jax.

Pour toute réponse, le bel endormi sourit, avant de capturer la langue mutine.

— Bonjour beau brun, répondit-il avant de se figer avec des yeux ronds comme des soucoupes, j'arrive pas à croire que j'ai dit ça à voix haute, se lamenta-t-il.

Steve ne put retenir l'éclat de rire qui traversa sa gorge. Il eut bien du mal à calmer sa respiration, mais ça faisait un bien fou. Il essuya les larmes qui avaient coulé le long de ses joues.

— C'est pas drôle, ronchonna le blond en s'asseyant.

— Oh que si ! J'aime ça, lui avoua Steve, que tu te sente suffisamment à l'aise avec moi pour dire tout ce qui te passe par la tête, ajouta-t-il. Allez, viens Grincheux.

Jax reluquait le Seal qui, dans le plus simple appareil, s'éloignait de lui avec un plateau dans les mains et un plaid jeté sur son épaule.

Il se leva, regarda autour de lui, avant d'abandonner l'idée de s'habiller et suivit son amant. Il avait déjà vue la plage et le levé du soleil, même si dans ces moments-là il était plus occupé à regarder Steve nager, mais jamais il n'avait contemplé un tel spectacle. Les couleurs de l'aube peignaient le corps sculpté, qui se dressait face à l'immensité de l'océan. Captivé par cette vue, il ne remarqua pas tout de suite le plaid installé sur le sable et le petit déjeuner qui les attendait.

Le plus grand finit par prendre place sur la couverture attendant patiemment le retardataire. Assis l'un contre l'autre, ils mangèrent dans un silence paisible, regardant le soleil se réveiller. Seul témoin de ce moment d'intimité partagé par les deux hommes.

— Qu'est-ce que tu vas faire maintenant ?

— Je ne sais pas. J'ai pris contacte avec certains membres du club et même si eux ont pu digérer tout ça, je ne peux pas rentrer chez moi, reconnut-il avec nostalgie. J'ai beaucoup voyagé depuis mon retour. Clandestinement bien sûr, puisque je n'ai plus d'identité. Moi qui croyais qu'il ne restait plus rien de l'homme que j'avais été…les vieilles habitudes ont la vie dure.

Sans qu'il n'est à le dire, le Seal savait ce qu'il sous-entendait. Il passa un bras autour de ses épaules et le blond se colla à lui, dissimulant son visage dans son torse. Caché du monde extérieur, à l'abri des regards.

— Si seulement tu pouvais te voir comme je te vois, souffla Steve dans ses cheveux, déposant un baiser sur la tignasse échevelée.

— Je pourrais te dire la même chose, rétorqua le blond.

— Tu restes combien de temps ? le questionna Steve en changeant de sujet.

Jax se releva pour plonger son regard dans celui bleu orageux qui lui faisait face.

— Toujours…ou jusqu'à ce que tu ne veuilles plus de moi.

— C'est une promesse ?

Dans cette simple phrase, Steve lui jurait que ça n'arriverait pas. Jamais ! Le Californien plaqua le Seal au sol et s'allongea de tout son long sur son corps qui l'appelait.

— Je t'aime, lui sourit Jackson, les yeux brillants.

— Pas autant que moi, chuchota le Seal en effleurant ses lèvres.

Après un court silence, plein de baisers et de promesses muettes, Steve se racla la gorge.

— Tu changeras peut-être d'avis quand tu auras rencontré mon meilleur ami, sourit-il.

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Fin...

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