Titre : How I Met My Werebunny

Auteur : Moku

Disclaimer : Rien ne m'appartient, je ne fais que la traduction!

Lien version originale : /works/1818415

Note de la traductrice : Me revoilà avec une nouvelle traduction après ces quelques mois d'absence. Comme vous aviez beaucoup aimé 'À Neutrino Walks Through à Bar', j'ai décidé de traduire une autre histoire de Moku. A l'origine, il s'agit d'un one-shot mais comme il est assez long, j'ai préféré le découper en trois parties.

Comme vous avez pu le lire dans le résumé, il s'agit d'une guerre de farces et l'auteur a précisé qu'elle avait trouvé beaucoup d'idées sur Internet.

J'espère que cette histoire vous plaira ! Bonne lecture !


Tout commença quand Stiles décida de changer l'arrière-plan de l'ordinateur portable de Derek, passant de la photo standard d'un pré vert avec un ciel bleu à une photo de lui-même avec un chapeau d'anniversaire sur la tête, les bras grands ouverts en attente d'un câlin.

Ce n'était pas que ça dérangeait vraiment Derek. Stiles avait l'air stupidement charmant, ses yeux brillant de bonheur. C'était une bonne photo de lui. Cependant, la photo était ancienne. Derek le savait, parce que Stiles n'avait pas ressemblé à ça depuis longtemps.

Derek continua de fixer le sourire qu'il n'avait jamais vu de près. Au début, Stiles était plus susceptible de froncer les sourcils ou de se moquer de lui que de sourire, et au moment où ils s'étaient enfin adaptés à un maniérisme plus confortable et amical les uns avec les autres, Stiles était devenu incapable de sourire sans l'ombre mélancolique omniprésente planant dans son regard.

Il se demandait pourquoi Stiles avait choisi cette photo en particulier, parce qu'il n'y avait plus rien de aléatoire à son sujet, il y avait toujours une raison. Probablement une que Derek ne comprendrait pas.

Pourtant, il ne pouvait pas laisser tomber.

Peut-être que Stiles attendait une réaction. Quel genre, Derek ne savait pas. Il choisit d'ignorer la blague, n'étant même pas sûr qu'il soit le coupable. L'appartement de Derek sentait la meute et la plus forte odeur qui persistait sur son ordinateur portable avait toujours été celle de Stiles, car il l'utilisait comme si c'était le sien.

Stiles ne dit rien quand il vint au loft la fois suivante, et il ne fit même pas attention à l'ordinateur portable. Pourtant, quand il alla aux toilettes, laissant son téléphone sur la table du canapé, Derek le prit. Il ne savait pas pourquoi. Peut-être parce qu'il pensait que c'était étrange, que Stiles l'avait laissé là. La nuit, à l'école, sous la douche—son téléphone était toujours à portée de main. Parce qu'actuellement Stiles attendait toujours des appels d'urgence. Il avait des chargeurs cachés partout dans Beacon Hills, un chez lui, un au loft de Derek, un chez Scott, deux à l'école et même une batterie supplémentaire dans un sac étanche.

Peut-être que Derek le ramassa parce qu'il pensait que c'était la façon de Stiles de lui montrer quel genre de réaction il voulait.

Scott fronça les sourcils en le regardant alors qu'il parcourait la galerie de photos, à la recherche de la photo la plus stupide qu'il puisse trouver. Stiles avait beaucoup de choix. En fin de compte, il en sélectionna une que quelqu'un d'autre avait dû prendre. Stiles avait des pailles dans le nez, une main devant la bouche, s'étouffant probablement avec quelque chose. La photo était répugnante. Il y avait du liquide coulant des pailles et entre ses longs doigts, et il était probablement en train de s'étouffer, tandis qu'Erica, floue dans le fond de la photo, riait, la bouche grande ouverte.

Scott articula silencieusement "Mec" dans sa direction, mais Derek l'ignora en remettant le téléphone sur la table.

Après son retour, Stiles ne regarda pas une fois son téléphone. Et après qu'il soit parti, Derek n'eut pas de ses nouvelles.


Jusqu'à deux jours plus tard, quand Derek retourna à son appartement après un entretien d'embauche au refuge pour animaux et trouva son loft complètement décoré avec la photo qu'il avait choisie comme nouveau fond d'écran de Stiles.

L'adolescent devait être parti seulement une heure avant l'arrivée de Derek, car l'air regorgeait toujours d'un amusement espiègle et d'une joie sincère.

Derek roula des yeux au nouveau décor et riposta en changeant l'heure des réveils de Stiles et les cachant partout dans sa chambre. À quatre heures du matin, Derek reçut un message vocal bredouillé, l'insultant dans des flots colorés de jurons pendant plus d'une minute, Stiles devenant plus créatif à chaque seconde. Le message se termina par un cri outragé et un bruit sourd alors qu'une autre alarme se déclenchait en arrière-plan avant que la connexion ne soit coupée.

C'était inoffensif.

Ce n'était pas censé aller plus loin.

Mais bien sûr, Stiles chercha à se venger.

Plus tard, quand Derek prit son téléphone pour appeler Cora, tous ses contacts avaient été modifiés et renommés d'après des personnages de X-Men. Ce fut probablement la seule fois où il regretta d'avoir insisté pour avoir un modèle plus ancien, juste parce qu'il n'arrêtait pas de perdre ou de casser ses téléphones après quelques semaines dans tous les cas. Le point positif était qu'il n'avait pas beaucoup de numéros de téléphone pour commencer. Il fit défiler des noms comme le Fauve, Sean Cassidy et Diablo, et il était certain qu'il y avait un système derrière tout ça, il n'était tout simplement pas en mesure de le déchiffrer.

Finalement, il commença à composer le numéro de Stiles, et après quelques chiffres, le téléphone le dirigea vers le contact 'Docteur Némésis'.

"Salut Derek," fut-il accueilli avec un gloussement, "comment as-tu trouvé mon numéro si rapidement ?"

"Le nom était assez expressif", mentit Derek. Parce qu'il n'allait pas dire à Stiles qu'après toutes ces années passées à se demander mutuellement de l'aide, il pouvait réciter son numéro de téléphone dans son sommeil.

"Alooors, que veux-tu ?"

Derek hésita devant la ferveur à peine dissimulée, fronçant les sourcils. Il était sur le point de demander à Stiles ce qui se passait, ce à quoi il s'attendait, mais quelque chose l'arrêta. Probablement la petite voix tenace dans sa tête lui disant que Stiles voulait—peut-être même, avait besoin—de ça. Pas nécessairement avec lui, mais avec quelqu'un.

Cela lui fit se demander combien de farces Stiles avait joué au reste de la meute, combien avaient réagi et attribué cela pas seulement au fait que Stiles était stupide.

"Derek ?" demanda l'adolescent, interrompant le silence, l'inquiétude se glissant dans sa voix.

"C'est la guerre," déclara Derek et coupa le rire stupéfait de Stiles en raccrochant.

Il n'était pas un farceur, il ne l'avait jamais été. Pas même durant son adolescence. Il ne connaissait même pas de farces. Cora et leur cousine, Hayden, avaient l'habitude de rendre toute la famille dingue en mettant du ruban adhésif sur le bout du robinet, en cachant des minuteurs qui sonnait à intervalle régulier partout dans la maison ou encore, en préparant des œufs durs qu'elles remettaient ensuite dans la boîte.

Mais maintenant, il s'était lancé et avait déclaré la guerre à Stiles.

Derek remit sérieusement en question sa propre santé mentale, parce qu'il commençait à développer une bizarrerie troublante et à agir progressivement d'une façon qui ne lui ressemblait pas.

De toute évidence, Stiles le rendait stupide.

Et Derek se retrouvait à s'en préoccuper de moins en moins.

C'est la seule raison pour laquelle il enterra sa dignité dans un endroit sûr où elle pourrait se cacher jusqu'à la fin de la tempête. Et puis il remplaça méticuleusement la crème des Oreos de Stiles par du dentifrice.

Leurs farces étaient immatures, enfantines, inoffensives et innocentes. Surtout parce que Derek utilisait ses souvenirs des farces de Cora et Hayden comme guide et inspiration.

Le lendemain, Stiles fit du faux jus d'orange à partir de Macaroni au fromage Kraft en poudre.

Lorsque Derek cacha deux talkies-walkies dans la chambre de Stiles, faisant des bruits étranges au milieu de la nuit qui rendirent l'autre presque fou, l'adolescent répliqua en appliquant un traitement anti-pluie sur toutes les surfaces vitrées de la salle de bain de Derek, laissant des messages effrayants et des dessins grossiers. Derek cacha ensuite de l'Orajel dans les poils de la brosse à dents de Stiles pour se venger, le rendant incapable de parler pendant environ une demi-heure. En réponse, Stiles créa des raccourcis dans le nouveau smartphone de Derek. (Orajel est un produit qui réduit les douleurs dentaires et il peut être utilisé comme anesthésique local)

Quelque part entre le redémarrage permanent de son téléphone et les conférences téléphoniques irritantes avec lui-même, le bêta cessa d'utiliser sa sœur comme référence, principalement parce qu'il manquait de souvenirs à utiliser, et qu'il ne voulait pas l'appeler et lui demander des idées. De un, parce qu'elle s'était en quelque sorte transformée en une version féminine de lui-même et qu'elle ne faisait probablement plus de farces à personne, et de deux, parce qu'il n'avait vraiment pas besoin qu'elle sache qu'il se comportait comme un enfant de cinq ans pour le bien de Stiles. Et le sien. Il était assez adulte pour l'admettre. Du moins à lui-même. Stiles le savait probablement aussi, car chaque fois qu'ils se voyaient, il lui lançait ce sourire narquois complice et Derek le lui rendait avec un haussement de sourcils, puis Stiles détournait le regard, un sourire secret au lèvres, que Derek imitait, quand il pensait que personne d'autre ne regardait.

Il y avait eu une fois où Stiles avait voulu parler des farces, après que l'une soit entrée en conflit avec la visite surprise d'un… de quelque chose. Ça avait des dents pointues, une grande bouche et ça voulait tuer des loups-garous. Derek avait été tellement distrait par les préparatifs d'une farce quand c'était soudainement apparu dans la clairière, complètement sorti de nulle part—et si on le lui en parlait, il prétendait que ça avait utilisé un peu de magie de dissimulation ou que ça s'était téléporté là, parce qu'il était trop gêné pour admettre qu'il ne l'avait pas entendu approcher—et l'avait attaqué. Stiles avait des sentiments conflictuels et se sentait coupable. Il commença alors à balbutier quelque chose à propos d'arrêter, mais avant qu'il ne puisse continuer à marmonner plus de conneries absurdes, Derek lui fit sans ménagement un croche-pied qui le fit tomber dans un étang.

De toute évidence, le message était passé. Quelques semaines plus tard—parce que Stiles avait attrapé froid (Derek s'était lui-même imposé la responsabilité de lui apporter de la soupe durant cette période), puis Stiles avait été occupé avec ses examens et ensuite Derek avait été occupé avec une femme-serpent ailée—Stiles scotcha des harmonicas au pot d'échappement de la voiture de Derek. Derek rétorqua en cachant des paillettes dans toutes les poches des vêtements de Stiles. Le jeune homme changea ensuite toutes les sonneries, les musiques de réveil et les sons des notifications de Derek par des gémissements suggestifs. Derek vola un autocollant anti-vol désactivé, l'activa avec un aimant et le cacha dans le portefeuille de Stiles, ce qui fut particulièrement amusant lorsque Stiles alla faire du shopping avec les filles. En représailles, Stiles installa un programme d'accès à distance sur l'ordinateur portable de Derek et chaque fois qu'il travaillait dessus, Stiles commençait à toucher à quelque chose. Après ça, Derek attacha tout dans la maison des Stilinski avec des colliers de serrage en plastique et laissa au milieu du salon une paire de ciseaux dont les poignées étaient attachées aussi avec un collier de serrage. Stiles vida des gélules de Tylenol et remplaça la poudre par un mélange d'Aspirine et de kool aid, avant de les placer dans la pomme de douche de Derek.

Cela devint vite remarquablement incontrôlable.

Le meute restait à l'écart, se contentant généralement d'observer de loin. Il leur avait fallu un certain temps pour comprendre pourquoi Derek et Stiles se comportaient étrangement, mais dès qu'ils avaient fait le rapprochement, ils avaient annoncé très clairement qu'ils n'interviendraient jamais parce que clairement il n'y avait jamais de gagnant dans une guerre de farces.

Non, ils ne voulaient vraiment pas participer.

En aucune manière.

Ça ne les empêchait cependant pas de profiter du spectacle.

Scott était le seul à les regarder avec inquiétude la plupart du temps. "Ça va finir en larmes," avait-il dit à Derek en regardant l'autre homme soulever facilement le bureau de Stiles d'une main et enfoncer des clous dans le plafond avec le pouce de l'autre. "Probablement les miennes."

"Qu'est-ce que tu fais ici, Scott ?" Demanda Derek, pas dérangé le moins du monde par la présence de l'Alpha.

Le garçon à la mèche se contenta de cligner des yeux. "J'ai vu ta voiture dans l'allée," répondit-il comme si ça expliquait quoi que ce soit. La bêta acquiesça avant de retirer prudemment sa main du bureau, puis de reculer d'un pas, croisant les bras sur sa poitrine.

Il ne souriait pas, mais il était sûr qu'il suintait l'auto-satisfaction par tous les pores.

Scott regarda silencieusement l'exploit, quand le shérif passa devant la chambre, marqua un temps d'arrêt, recula et pénétra à l'intérieur. Les deux loups-garous se retournèrent pour le saluer d'un signe de tête. Le shérif regarda le bureau puis le lit de Stiles, le premier meuble que Derek avait cloué au plafond.

"Je ne veux même pas savoir," déclara l'homme plus âgé, et il continua son chemin jusqu'à la cuisine, où il se prépara du bacon avec des œufs. Il pensait probablement que Stiles serait suffisamment distrait par le nouvel agencement de sa chambre pour faire attention à l'alimentation de son père.

"Vas-tu faire ça avec tous les meubles ?" Demanda Scott.

Derek vérifia l'heure. Stiles faisait du shopping avec Lydia. Il leur faudrait probablement des heures avant de revenir. Surtout que Stiles n'avait toujours pas trouvé où Derek avait caché l'anti-vol et déclenchait donc probablement les alarmes de toutes les boutiques du centre commercial au moment même où ils parlaient.

"Non," répondit Derek. "Juste ce dont il a le plus besoin."

Scott roula des yeux. "Des larmes, je le sais," dit-il et il sortit de la pièce.

Derek ne s'inquiétait pas pour les larmes. Ils étaient tous les deux étonnamment sensibles aux limites de l'autre, sachant toujours jusqu'où ils pouvaient aller, où s'arrêter, et qu'est-ce qu'ils ne devaient jamais toucher même avec un bâton de dix mètres, car ça les touchait de trop près. Aucun d'eux ne finirait par sangloter au sol tandis que l'autre se sentirait désolé ou proclamerait des excuses.

Derek était sûr de ça.


Deux semaines plus tard, Stiles répondit à sa blague des meubles au plafond.

Dès que Derek vit sa Camaro, il ne put même pas réprimer un grognement surpris, des post-it colorés formaient différents motifs partout dans sa voiture. Les gens dans la rue prenaient déjà des photos quand Derek s'approcha, faisant le tour pour trouver un loup fait en post-its roses sur fond de post-its jaunes sur son pare-brise arrière, et le message 'Le plus important est ce qui est à l'intérieur' sur le pare-brise avant.

Derek n'avait pas honte de comprendre qu'ils faisaient maintenant toutes les farces universitaires connues. Quand il retira le post-it qui se trouvait sur le trou de la serrure pour déverrouiller la voiture, il se préparait déjà à trouver du polystyrène à l'intérieur. Cependant, il ne trouva qu'un autre post-it sur le volant.

Pas ici, lit-il simplement.

Derek claqua la portière et se dirigea vers l'arrière de la voiture.

Il ne comprendrait jamais la logistique derrière ce que Stiles avait fait avec son coffre et comment il avait récupéré les clés pour y accéder. Il se sentait surtout désolé pour les deux poissons rouges qui nageaient joyeusement en rond l'un autour de l'autre. Là encore, il savait que Stiles était toujours proche, le regardant, donc ils ne pouvaient pas être là depuis longtemps.

Ses soupçons furent confirmés lorsque son téléphone laissa échapper un gémissement venant d'une voix masculine rauque et profonde, qui fit rougir la vieille femme la plus proche de lui. Derek ne sortit même pas son téléphone, mais se retourna simplement et renifla l'odeur de Stiles dans la masse des gens, qui se rapprochaient lentement pour voir son coffre dans lequel se trouvait un petit étang avec des fleurs artificielles et de la nourriture pour poissons.

"Viens ici, connard," cria-t-il dans la foule.

Tranquillement, de façon confiante, avec un sourire suffisant aux lèvres, le garçon se fraya un chemin à travers la foule en flânant. Il s'approcha de Derek, qui tentait de garder une expression complètement impassible sur le visage, avec peut-être une certaine nuance de colère parce qu'il aurait probablement dû être en colère pour le désordre que c'était

"Ne t'inquiète pas," dit Stiles, cognant affectueusement leurs épaules ensemble comme s'il avait lu l'esprit de Derek. "C'est une doublure de piscine imperméable avec triple couche renforcée. Il n'y a pas moyen que je bousilles ta voiture en la mouillant complètement. Je vais cependant m'asseoir ici et te regarder comprendre comment nettoyer tout ça. Parce que c'est ce qui est vraiment amusant."

Stiles n'avait pas l'air d'avoir fermé l'œil de la nuit, il était un peu pâle et fatigué, mais il sentait l'amusement, la satisfaction, le bonheur et tout un tas d'autres émotions heureuses que Stiles n'avait pas semblé ressentir récemment, et qui avaient fini par manquer à Derek, après toutes les merdes qui étaient arrivées à Beacon Hills.

Faire en sorte que Stiles redevienne lui-même valait probablement que sa voiture soit couverte de post-its et que son coffre soit rempli d'eau et de poisson.


Derek Hale était l'Antéchrist.

Parce qu'il laissa Stiles s'inquiéter. Chaque jour qui se passait sans représailles de la part de Derek, le poussait de plus en plus dans un état de nervosité intense. Il commença à soupçonner que ne rien faire et le regarder devenir de plus en plus paranoïaque était la vraie blague.

Si c'était le cas, ça fonctionnait.

Stiles était nerveux, stressé. Et complètement et ridiculement excité.

Il était certain qu'il rendait Scott presque fou avec les hypothèses de ce que Derek pourrait préparer. L'alpha roulait habituellement des yeux, mais son agacement était toujours ruiné par le regard affectueux qu'il continuait de lancer à Stiles quand il pensait que personne ne regardait.

Stiles était aussi peut-être ou peut-être pas devenu légèrement paranoïaque, soupçonnant Derek d'être derrière tout ce qui se passait autour de lui. Comme cette fois où quelqu'un avait commandé une pizza en son nom. Il s'était avéré que c'était Erica qui est venue chez lui quelques minutes plus tard, lui arrachant la pizza des mains et le remerciant de la lui avoir offert. Il avait été content de avoir que ça venait de la blonde, parce qu'il attendait mieux de la part de Derek. En même temps, il avait espéré que ce soit Derek, car cela signifiait que le loup-garou était toujours intéressé par faire ça—quoi que c'était—avec lui.

Après des semaines d'attente, il était sur le point de laisser tomber.

Ce qui était regrettable, car Stiles s'était délecté de son nouveau passe-temps favori. Ça lui donnait en fait l'impression de revenir à comment cela était avant que toutes ces conneries de loups-garous n'envahisse sa vie. Il n'était ni amer ni traumatisé. Enfin pas beaucoup. Mais pour la première fois depuis longtemps, il avait enfin trouvé quelque chose à sincèrement, sérieusement et de manière inattendue apprécier à nouveau.

Avec Derek.

Qui lui montrait un côté de lui, que personne n'avait probablement jamais vu en dehors de sa famille. Stiles chérissait peut-être ça plus que toute autre chose. Pas qu'il allait dire ça à Derek.

Et maintenant, ça allait se finir, parce que Derek était quelque part, faisant ce qu'il faisait quand il ne complotait pas de vengeance au nom de Loki.

Stiles entra dans sa chambre, traînant les pieds, parce que oui, il était un peu déçu et triste, et voulait bouder pendant un moment. Il se laissa tomber sur sa chaise, démarra son ordinateur portable et attendit qu'il soit complètement allumé en jouant avec un stylo. Du coin de l'œil, quelque chose de jaune attira son attention et pendant une seconde il pensa, oui, Derek est de retour ! Mais quand il tourna la tête, il n'y avait rien.

Il jeta un coup d'œil hésitant mais plein d'espoir à sa chambre, mais quand il ne trouva rien d'anormal, il retourna à son ordinateur portable, tapa son mot de passe et commença à cliquer sur quelques liens wikipedia, reprenant les recherches qu'il avait commencé sur la mythologie aztèque. Juste au cas où quelque chose venant d'elle pourrait se révéler réel. La semaine dernière, il avait commencé à passer en revue différentes cultures, en commençant par la lettre 'A', compilant une liste de ce qui pourrait être là dehors et comment les tuer, et les comparant avec le bestiaire des Argent en même temps.

Il lisait un truc sur un chien imperméable avec une main de singe à la place de sa queue, quand quelque chose ressemblant à un rire étouffé, interrompit sa concentration. Il se retourna sur sa chaise, observant la pièce. Pendant une seconde, il pensa que Derek avait peut-être de nouveau caché des talkies-walkies dans sa chambre, mais il doutait que Derek soit si nul pour faire deux fois la même blague. Et glousser était quelque chose qu'il ne pouvait vraiment pas associer à l'autre homme de toute façon.

Cela lui faisait mal au cerveau.

Ce ne fut que lorsqu'il fit de nouveau face à son ordinateur qu'il fut absolument, positivement sûr que quelque chose de vraiment étrange se passait.

L'indice étant un petit lutin élégant et androgyne le regardant avec de grands yeux, un sourire éclatant et des ailes de couleur arc-en-ciel.

"Non !" Cria Stiles, titubant sur la chaise et en tombant presque, avant de se lever et d'essayer d'attraper le lutin. Il était hors de sa portée avant même qu'il ne l'ait touché. "Pourquoi, Derek, pourquoi ?" Gémit-il dans la pièce vide et croisa les bras sur son bureau. Dans sa tête, il imaginait Derek en train de rire.

Stiles avait toujours cru qu'il ne pouvait rien haïr de plus que des lutins. Parce que les lutins étaient d'agaçants, collants, espiègles, bruyants, brillamment colorés, et super chouette petits montres affreusement joyeux, qui gloussaient bêtement et qui se nourrissaient de magie comme des parasites.

Ils étaient inoffensifs.

Pour les humains.

Son père ne pourrait même pas les voir.

Cela en faisait les parfaits petits casse-pieds à installer dans la maison de Stiles, pour le rendre fou.

Stiles posa sa tête sur ses bras, gémissant et s'apitoyant sur son sort pendant quelques secondes. Il ne pouvait pas croire que Derek ait laissé un lutin courir librement dans sa propre maison. Pourquoi n'avait-il pas pu faire quelque chose de normal ? Comme des souris ? Ou des cafards ? Des termites ?

Noooon, bien sûr que non. Ce devait être un putain de petit farceur agaçant, essayant de se nourrir de sa magie.

Après un autre moment d'auto-apitoiement, il composa finalement le numéro de Scott et commença à chercher un pot qu'il pourrait utiliser, quand soudainement un petit homme rose aux ailes bleues apparut devant lui, se rapprochant de lui, touchant presque le nez de Stiles avec le sien, puis installa une nouvelle distance entre eux avant de se balancer joyeusement de gauche à droite.

Ce n'était pas celui que Stiles avait vu.

"Oh mon Dieu, Derek !" Jura-t-il, à la seconde où Scott décrocha le téléphone.

"Qu'en est-il de Derek ?"

"Cet enfoiré a laissé entrer des lutins dans ma chambre !" Grogna Stiles, plaçant le téléphone entre son menton et son épaule pendant qu'il tentait d'attraper le petit bougre. Le lutin se contenta de sourire et de se retourner. Stiles se figea alors que le lutin était au milieu de son mouvement.

Il avait écrit N°2 sur le dos.

Mon Dieu, nooon !

"Pourquoi aurait-il—oh. Oh, non,"grogna Scott, le tirant de sa stupeur. "Est-ce à propos de votre petite guerre?"

Stiles cligna des yeux. Puis: "Tu dois m'aider à les trouver ! Tu te souviens de la dernière fois où nous avons dû faire face à ces choses ? Ils t'ont fait embrasser Isaac ! Avec la langue !"

"Je me souviens." Stiles pouvait pratiquement voir Scott faire une grimace. "Et oublie ça. Je ne choisirai pas de camp dans cette guerre," termina-t-il, puis il raccrocha. L'adolescent fixa son téléphone pendant un moment, puis retourna à l'endroit où se trouvait le N°2, mais il avait déjà disparu.

Ce n'était pas l'idée la plus brillante, mais Stiles était désespéré. Il envoya un message au groupe, demandant de l'aide, descendit pour récupérer deux grands verres et deux dessous de verre en liège et se mit au travail. Au moment où Erica appela, Stiles avait attrapé le premier lutin. Le rose et le bleu, innocemment assis sur son lit, faisant quelque chose. Probablement quelque chose de mal. D'un mouvement rapide, il posa le verre sur la créature, fermant le verre avec le dessous de verre. C'était simplement de la chance, mais il prit un moment pour faire le beau. Et il avait peut-être ou peut-être pas gloussé d'une délectation diabolique en voyant le lutin pris au piège, tandis que la petite chose clignait de ses grands yeux violets.

Stiles le fixa. Il n'allait pas se faire avoir.

Il chercha son téléphone en déposant le lutin sur son bureau. Dès qu'il répondit à l'appel d'Erica, elle rit pendant très, très longtemps avant de raccrocher sans rien dire d'autre. Allison répondit à son message avec un émoticône qui fronçait les sourcils, lui disant qu'elle l'aurait bien aidé, mais étant donné qu'elle était humaine et ne pouvait donc pas les voir, il n'y avait rien qu'elle puisse faire pour l'aider. Isaac répondit en envoyant une photo de Nelson Muntz. Jackson high five cette réponse. Cora demanda simplement 'encore ?'. Lydia resta étrangement silencieuse. C'était compréhensible. Même Lydia Martin n'embêterait pas les lutins.

"Je vous déteste tous," marmonna-t-il à lui-même et jeta son smartphone sur le lit.

Il voulait de nouveaux amis, et il les voulait maintenant. Au lieu de ça, il obtint le premier lutin qui s'était mis à l'aise sur son épaule, serrant son cou. Stiles grogna dans sa main. Le lutin soupira de contentement et suça un minuscule suçon dans sa nuque.

Stiles s'agita, giflant après la bête, mais il s'envola avec un rire aigu.

Il n'avait pas vu le numéro sur son dos mais il espérait sincèrement que c'était le N°1 et donc le dernier qu'il devait attraper.

Le prochain lutin qu'il trouva convenablement vingt minutes plus tard, dormant innocemment dans ses sous-vêtements, était une repoussante petite créature verdâtre poilue, plus diablotin que lutin et donc un petit combattant vicieux avec beaucoup d'esprit. Et—parce que Derek était apparemment le diable incarné—avait écrit N°8 sur le dos.

Stiles s'arrêta un moment pour traiter l'information.

Derek n'aurait pas pu laisser huit lutins courir librement dans sa chambre, n'est-ce pas ? Pas étonnant qu'il lui ait fallu des semaines pour se venger de Stiles. Ce n'était pas comme si on pouvait acheter ces choses sur le marché noir. En fait, on pourrait, mais le bêta ne l'aurait probablement pas fait.

Stiles prit un instant, se délectant de l'idée que Derek ait investi autant de temps à attraper lui-même ces petits casse-pieds juste pour faire une blague à Stiles, avant de se renfrogner à nouveau, parce que, quand même, des lutins.

Les lutins adoraient jouer. Surtout à cache-cache. Ils adoraient danser. Ils adoraient chanter. Ils adoraient garder Stiles éveillé pendant des heures parce qu'ils ne voulaient tout simplement pas se taire et arrêter avec leurs chants en plein milieu de la putain de nuit.

La première fois qu'il les avait rencontrés, il avait été fou et les avait trouvés mignons. C'était à peu près au moment où Deaton le formait à la magie et ils s'étaient en quelque sorte attachés à lui, le suivant partout. Au début, c'était amusant, mais il y en avait eu de plus en plus chaque jour qui passait et ça devint très vite très effrayant, puis ils s'étaient installés chez lui, dans sa chambre sans intention de partir. Et Stiles avait désespérément besoin de sommeil.

Après quelques jours, il finit par s'effondrer et avoua son petit problème de vermine. Scott fit un truc d'Alpha que Derek lui avait appris et ils partirent, effrayés.

Il n'avait pas besoin d'une répétition de ça.

Stiles allait devenir fou s'il ne les trouvait pas tous.

Il plaça le N°8 à côté du N°2, qui avait ses yeux impossiblement écarquillés, son regard de chien battu rivalisant avec celui de Scott mais Stiles ne se laissa pas influencé. Il savait qu'ils le rendraient fou s'il les libérait. Leur tournant le dos, il se rendit compte que sa chambre ressemblait à présent à une zone de guerre, des livres étaient tombés négligemment sur le sol alors qu'il regardait derrière eux, ses vêtements étaient étalés de façon désordonnée sur son lit, y compris ses sous-vêtements Batman et ses chaussettes Spiderman.

Déterminé, il suivit le couloir, ouvrant les placards contenant les serviettes et les draps, les remit au hasard quand il ne trouva rien, déplaça le placard pour regarder derrière, puis se dirigea vers la salle de bain, sortant les produits de nettoyage, détergent, shampoings, savon—fouillant tous les coins et recoins.

Une ou deux fois, il repéra quelque chose du coin de l'œil, entendit un rire étouffé ou vit la lueur d'une étincelle. À présent, les autres lutins devaient avoir remarqué qu'il les cherchait, pensant sans doute qu'il jouait avec eux. Stiles était tellement loin de jouer avec eux, il envisageait même de les brûler sur son barbecue pour s'en débarrasser. Non pas qu'il donnerait suite à ce plan, mais il était tenté. Ces mauvaises expériences passées l'avaient quelque peu façonné.

Le N°3 était complètement de couleur lila, pas de cou, les membres courts, le faisant presque ressembler à une balle. C'était probablement le lutin le plus laid qu'il ait jamais vu. Il l'avait trouvé caché entre les coussins de leur canapé avec des jetons oubliés depuis longtemps, un billet de dix dollars et le vieux jeu Pokemon Gold pour Nintendo de Stiles.

Le N°1, de couleur arc-en-ciel, apparaissait de temps en temps, tirant sur ses cheveux, enfonçant ses doigts dans ses côtes, se moquant généralement de lui et étant une méchante petite garce. C'était le plus agaçant du groupe jusqu'à présent. Il l'attira avec la promesse d'une bouchée de sa magie. Il se moqua de lui et s'éloigna. À la fin, il l'attrapa entre ses mains en faisant semblant de l'ignorer. Dans sa tentative d'attirer son attention, il était devenu insouciant.

Stiles était un chasseur de lutins incroyablement efficace.

Même si cela lui avait pris deux heures et demie.

Il enferma le N°1 avec le N°3, le plus docile, flottant dans sa prison de verre comme s'il ne pouvait même pas prendre la peine de reconnaître la situation.

Mais jusqu'à présent, Stiles n'avait vu aucun des N°4 au N°7, mais ils pourraient être timides. Ou nocturne. Si c'était le cas, Stiles allait devoir la jouer facile avec eux, car ils avaient un sommeil profond. Il devait juste les trouver avant qu'ils ne se réveillent.

Ce qui était plus facile à dire qu'à faire. Après avoir fouillé toute la maison, il se laissa tomber sur le canapé, fatigué, en sueur et exaspéré et avec encore quatre lutins à trouver.

Nique ça, décida-t-il et il se blottit contre un coussin. Il attendrait juste qu'ils fassent une apparition et puis les chasserait. En attendant, il jouerait juste à des jeux vidéo. Comme Heavy Rain. Oui, il pouvait se divertir avec Heavy Rain. Il avait encore des fins disponibles et ce n'était pas comme si cela pouvait être pire que Ethan se pendant dans une cellule de prison. Du moins, Stiles espérait que cela ne pourrait pas être pire.

Quarante minutes après le début de sa partie cependant, il laissa ses yeux errer dans la pièce sans but, revérifiant les endroits où ces choses maléfiques pouvaient dormir ou se cacher, avant de se forcer avec détermination à regarder l'écran.

Dix minutes plus tard, après une sérieuse inquiétude, Stiles reprit ses recherches dans le garage, le jardin, le devant de la maison, à nouveau dans le salon, la cuisine, il retourna à l'étage et regarda longuement dans la chambre de son père.

Ça sentait l'humain dedans. Les lutins n'étaient pas intéressés par les humains. Ils les évitaient comme la peste, mais devenaient assez confortables dès que la magie était impliquée. Stiles savait que s'il ne les abandonnait pas à au moins quatre-vingt kilomètres de l'endroit où il vivait, c'était certain à deux cent pour cent qu'ils reviendraient. Et ils amèneraient des amis.

Beaucoup d'amis.

Et puis ils le garderaient éveillé avec leur chant. Et leurs rires. Ils danseraient autour de sa tête, faiseraient des farces, vivraient dans ses chaussettes, tresseraient ses cheveux quand il dormait, noueraient ses lacets, se blottiraient dans son placard et se reproduiraient comme des idiots. Pire que souris.

Quand le père de Stiles rentra du travail, c'était comme si un ouragan était passé dans la maison; les tapis roulés, les coussins sur le sol, les meubles déplacés, les placards grand ouverts et vides.

Stiles était assis dans un fauteuil, faisant une pause, haletant fortement et étant proche de faire un anévrisme parce qu'il n'arrivait. pas. trouver les derniers lutins.

Lorsque son père entra dans le salon, il jeta un long regard au désordre, et secoua la tête. "Je ne veux toujours pas savoir," décida-t-il et il entra dans la cuisine, ignorant le chaos en faveur de se faire un sandwich tout en manœuvrant à travers le désordre avec une grâce évidente que Stiles espérait avoir un jour. "Je serai à l'étage," l'informa son père, et avec un regard appuyé sur… tout, il évita de dire à Stiles de nettoyer une fois qu'il aurait fini. Avec peu importe ce que c'était.

Stiles enfonça juste son poing dans un coussin.

Sa détresse devait avoir traversé la moitié de la ville ou peut-être que Derek Le Pervers se cachait dans son jardin, comme le sympathique voyeur du quartier qu'il était, car quelques minutes plus tard, le loup-garou se tenait dans l'encadrement de sa porte.

"Tu es monstrueux," grogna Stiles incrédule, jetant ses mains en l'air. Derek regarda la pièce avec stupéfaction.

"Combien en as-tu trouvé ?"

"Quatre," cria Stiles en remuant les bras. "Juste quatre, putain ! Ils vont me tuer ! Tu sais qu'ils sont techniquement hermaphrodites ?"

Derek resta silencieux, avant de se frayer un chemin à travers la pièce, faisant attention à ne marcher sur rien avant de s'asseoir gracieusement sur le canapé. Évidemment avec grâce. Parce que tout le monde dans sa vie avait plus de grâce que Stiles ne pouvait en rêver.

"Il me manque la moitié !" Expliqua Stiles, comme s'il devait clarifier son problème.

Derek acquiesça. "Je suppose que c'est pareil à l'étage ?"

Stiles se laissa tomber sur le canapé à côté de lui, les mains entre ses jambes écartées alors qu'il se balançait d'avant en arrière, se mordant les lèvres. "Tu peux les sentir. Donne-moi un indice !"

"Non."

"Mec ! La dernière fois que j'en ai eu, ils t'ont fait danser la polka !" Dit-il, mettant l'accent sur chaque mot. "Avec Boyd ! En tant que meneur !" Stiles avait appuyé fort sur chaque mot parce que Derek ne pouvait pas avoir oublié. Stiles avait épuisé tout l'espace mémoire de son téléphone pour capturer chacune de ces glorieuses secondes et il re-regardait la vidéo chaque fois qu'il avait un moment de solitude.

Il la regardait probablement une fois par semaine.

D'accord, une fois par jour.

Derek fit un bruit évasif, pas même légèrement dérangé par le rappel, poussant un coussin sur le côté avec la pointe de sa chaussure, avant de donner un coup de pied dedans pour le soulever et l'attraper avec une aisance pratiquée.

"Frimeur." Stiles roula des yeux.

"Pourquoi penses-tu qu'il y en a huit ?" Demanda soudainement Derek, mettant l'oreiller derrière son dos.

"A cause de—" Stiles s'arrêta au milieu de sa phrase, fronçant les sourcils en direction de Derek, avant de se redresser d'un coup. "Tu n'as pas fait ça !"

"Pas fait quoi, Stiles ?"

"Tu prends tes aises."

"Yep."

"Tu n'es pas inquiet qu'ils fassent quelque chose," réalisa-t-il, pointant un doigt accusateur vers Derek, qui cligna simplement des yeux de façon innocente.

"Non."

"C'est quoi ce bordel ?" Stiles se leva drum bond, ramassant la première chose qu'il trouva sur le sol et la jetant sur Derek. Il s'avéra que c'était un autre coussin. Derek le rattrapa facilement. "Espèce de connard ! Il n'y en a jamais eu plus de quatre !"

Derek inclina la tête, son expression illisible.

"Et tu les as numérotés 1,2, 3 et 8 !"

Le connard n'essaya même pas d'avoir l'air coupable. "Ne fais pas attention à moi," Derek mit également le deuxième coussin derrière son dos. "Je vais juste rester assis ici et te regarder nettoyer. Parce que c'est vraiment amusant."

Stiles grogna et le frappa au visage avec un autre coussin. Derek ne prit même pas la peine de l'intercepter cette fois-ci.