Hello hello!
Vous vouliez des révélations? vous vouliez savoir ce qui est arrivé à Aiolia? Qui est l'enfant de Kanon? Pourquoi il déteste autant Camus? Et tadaaaaaa je vous donne ce chapitre mais en croyez pas avoir toute les réponses parce que Kanon ne raconte pas tout les détails HAHAHAHAHA! Bonne lecture!
Et on remercie la généralissime cat (Cat-à-hombes comme nom d'auteur, allez lire ça fic!) pour sa correction!
Disclamer: Les personnages ne m'appartiennent pas et vive le shuraiolia!
Chapitre 5
L'angoisse tenailla Camus toute la semaine. Il changea plusieurs fois d'avis, bien qu'il n'en fasse pas vraiment part à Milo. Bien sûr ce dernier n'était pas dupe et voyait son état, il tentait de le soutenir mais semblait se culpabiliser de ce qui arrivait. Les enfants furent tout aussi préoccupé par l'état de leurs parents. Hyoga refusa même d'aller à l'école le premier jour. Il voulait rester avec eux.
Les inquiétudes des adultes se répercutaient sur leurs enfants et ça n'était pas bon. Milo tentait de tenir bon, de faire croire à ses fils que tout allait bien. Il réussit à convaincre le plus jeune d'aller en cours et parti lui-même dans l'établissement ou il enseignait. Il n'aimait pas laisser Camus seul maintenant qu'ils avaient la confirmation qu'ils étaient découverts.
Le vendredi, Camus n'avait toujours pas pris de décision finale. Il n'eut malheureusement pas le temps d'y penser, Isaak était resté à la maison à cause de ses douleurs aux jambes. Pour la première fois de la semaine il oublia Kanon, l'Atlantide et son passé. Tous ce qui le préoccupa ce jour-là fut l'état de son fils. Il repensa tout de même à Mû. Il avait déjà hésité quelques mois plutôt à l'appeler pour l'état de son aîné mais avait toujours remis au lendemain. Il regrettait un peu maintenant.
Le samedi ce fut toute la famille qui accompagna Hyoga à ce rendez-vous avec son ami. Kanon était déjà sur la plage. Shun à ses côtés. L'adulte se tenait droit, bien ancré sur ses deux pieds, les attendant. L'enfant le laissa rapidement pour se jeter dans les bras du blond. Hyoga avait un sourire éclatant, prouvant à Camus que son fils était bien lié à ce garçon. De plus il pouvait voir que ce garçon était un bien Atlante, même sans la présence de Kanon il l'aurait su.
Milo sentit la main de son compagnon serrer la sienne. Il se tourna dans sa direction et celui-ci lui demanda de surveiller les trois enfants. Il passa une main sur la joue de l'Atlante et l'embrassa du bout des lèvres.
Shun était le seul qui n'y fit pas plus attention que ça, trop concentrer à faire un résumé de ce qu'il avait appris durant sa semaine loin de Hyoga. Ce dernier finit par lâcher les adultes des yeux pour se concentrer sur les paroles de son ami. Il aimait l'écouter et se lassait jamais de ses nouvelles anecdotes. Milo s'assit non loin d'eux, le cœur lourd. Il aurait voulu rester aux côtés de son amant et le soutenir, mais il savait aussi que ça ne le concernait pas. Il ne connaissait rien de la vie sous la mer. Isaak continua à observer Camus tout en s'accrochant à son père.
« Est ce que papa va bien ? Demanda-t-il.
-Oui ne t'en fait pas Isaak. Le rassura Milo.
-Qui est-ce Monsieur ?
-Une ancienne connaissance de ton père. »
Milo l'incita à venir s'asseoir entre ses jambes. Lui aussi voulait regarder en arrière mais il savait que s'il le faisait il ne pourrait pas se retenir de venir vers eux et défendre Camus peu importe ce que l'autre lui reprochait. Isaak se cala contre son torse et ne bougea pas d'un pouce. L'adulte caressa la chevelure de son fils. Ils devaient leur dire la vérité sur les origines de Camus et par là même les leurs.
Un peu plus loin Camus et Kanon s'éloignèrent d'un commun accord silencieux. Une fois assez loin le père de famille attendit les questions et les reproches de son ancien camarade, mais rien ne vint. Celui-ci se contentait de le regarder de manière dédaigneuse. Camus soutient son regard avec autant de force que nécessaire. Le fait que ses enfants se trouvaient non loin lui donnait le courage d'affronter son ancien ami.
« Je n'ai pas de justification à te donner. Lança alors Camus. Je suis lié à Milo. Rester en bas et me marier à Poseidon était hors de question.
-Et tu as pensé à la personne qui prendrait ta place ? Fit-il sourdement. As-tu un instant pensé aux autres avant de penser à ta petite idylle avec un vulgaire humain ? Cracha-t-il.
-... Non. Avoua-t-il. Mais Milo est mon...
-Bien sûr que non. Tu n'as pensé qu'à toi ! Alors j'ai l'immense honneur de t'annoncer que je suis le mari de Poséidon. Annonça-t-il avec ironie. »
Camus écarquilla les yeux. Kanon était le fiancé royal ? Mais pourquoi ? Ce dernier était déjà fiancé, voir marié. Bien que Poseidon soit le roi il ne pouvait défaire un mariage ainsi. Et qu'en était-il de Rhadamanthe ? Les yeux de son interlocuteur auraient pu le tuer sur place si ça avait été possible.
« -Et Rhadamanthe ? Tenta-t-il.
-Dans les geôles du palais de sa majesté. Éructa Kanon. Il s'est opposé à Poséidon et ce dernier l'a fait enfermer. Douze ans que je ne peux ni le voir ni le toucher ! Douze ans que je suis marié à cet être abjecte ! J'ai même eu un gosse avec lui, un gosse qu'il a monté contre moi... mon propre fils me déteste pour oser avoir été marié à un traître ! »
Camus se sentit fébrile sur ses jambes. Il n'avait jamais pensé que Poseidon en arriverait à de tel extrême, et en même temps il haïssait les humains... Se faire trahir pour un humain ça avait dû le rendre fou de rage. Pourtant quand il avait enfermé Camus il lui avait promis le pardon...
Il voyait dans les yeux de son ami la douleur qui aurait pu l'animer lui-même. Kanon et Rhadamanthe n'étaient pas lié à proprement parlé mais ils avaient grandi dans l'optique de se marier et vivre ensemble. Et même si les sentiments n'étaient pas d'amour, ils s'aimaient tous les deux. C'était un mariage arrangé par eux même du haut de leurs dix ans, ne voulant personne d'autre. Chaques parents avaient accepté car ils venaient chacun d'une famille haut placé.
« Je suis désolé. Souffla-t-il.
-Ça tu peux l'être mais ça n'effacera pas ce que tu as fait. Ça n'enlèvera pas la mort d'Aiolos ni celle de son frère. Tu te souviens d'Aiolia, n'est-ce pas ? Celui qui t'a aidé à t'évader !
-Il est … mort ? Prononça-t-il avec difficulté.
-Personne ne le sait vraiment.
-Et Shura ? Et leur enfant ? »
Kanon claqua la langue sur son palais. Il avait envie de demander à Camus ce que ça pouvait lui foutre ce qui leurs étaient arrivés puisque monsieur avait l'air de vivre heureux avec sa petite famille sans se soucier de ce qu'il avait pu se passer en Atlantide. Mais Kanon voulait lui dire, il voulait le voir souffrir, lui effacer son bonheur comme le sien l'avait été.
Il lui apprit alors que la découverte de sa disparition avait amené une chasse à la sorcière. Aiolos avait alors été jugé coupable de la fuite de Camus. Il avait fui et s'était fait exécuter par la garde royale.
« Mais ce n'est pas lui qui m'a aidé. Dit-il d'une voix blanche. Pourquoi...
-Pour Aiolia ! Cria Kanon. Son frère était tout pour lui, savoir qu'Aiolia risquait d'accoucher en prison et ne jamais voir son enfant grandir et voir même être exécuté... Aiolos a écrit une lettre stipulant que c'était lui et lui seul qui avait agi, puis il a tenté de s'enfuir en sachant qu'il serait chassé et exécuté pour ça. »
Camus devint plus pâle que jamais. Pourquoi fuir alors ? Il aurait pu rester en prison... Il savait pourquoi. Une fois l'enfant né, Aiolia serait venu contredire sa version des faits et Aiolos aurait été libre mais son cadet aurait subi la peine capitale. En sacrifiant sa vie il avait sauvé celle de son frère. Camus pensa à son ami. Ni lui ni Aiolia avait imaginé que les conséquences seraient aussi terribles. Ils avaient pensé qu'Aiolia serait tout au plus arrêté, mais pas exécuté. Ça avait été une erreur de sous-estimé la rage de Poseidon de voir son fiancé s'enfuir et préférer un simple humain.
« C'est Shura qui s'est chargé de sa condamnation. Il a été celui qui l'a tué. Il ne le dit pas mais on sait qu'il l'a aussi fait pour protéger Aiolia.
-Mais alors pourquoi Aiolia est mort aussi ?
-On pense qu'il s'est donné la mort dans les abysses après avoir appris qu'il avait perdu l'enfant à naître. Quelques jours plus tard on a découvert que c'était lui qui t'avait aidé. Shura n'est plus que l'ombre de lui-même... »
Apprendre tout ça était comme un coup de poignard en pleins cœur. Il avait pensé qu'à lui et Milo. Mais maintenant il était trop tard son ami était mort... Il ne pourrait jamais se le pardonner. Tous ce qui avait suivi sa fuite était ce à quoi il n'avait jamais voulu penser. Maintenant qu'il était devant le fait accompli...
« Je suis désolé. Répéta-t-il.
-Je m'en fous. Ce que tu as fait nous a tous pourri la vie. Les sorties du royaume sont proscrites si on n'est pas médecin ou membre de la famille royale. Il y a des couvres feux et dès que quelqu'un s'oppose il est mis derrière les barreaux. Deathmask en a fait les frais.
-Comment ça ? »
Kanon fit un mouvement de tête vers les enfants. Camus se retourna pour voir le petit Shun. En regardant de plus près il comprit. C'était le portrait craché d'Aphrodite. Il était donc l'enfant de Deathmask. Il se pinça les lèvres. Quel était le rapport ? Il se sentait proche de la vérité mais n'apprécia pas du tout ce qu'il si profilait.
« C'est son deuxième fils. Il a été promis à Julian mon fils. Cracha-t-il. Tu te doutes bien que Poséidon ne souhaite pas revivre une deuxième humiliation. »
Shun avait été pris à ses parents le jour où ses talents de chanteur s'était révélé. Pour éviter qu'il apprenne à se rebeller il avait été emmener loin du royaume pour que les servantes et les conseillers du roi l'éduque pour qu'il soit un mari obéissant et dévoué à Julian. Kanon avait déjà été envoyé ici après la naissance de Julian pour ne pas qu'il lui inculque de mauvaise habitude. Shun avait été un cadeau pour lui. Ça ne faisait qu'un an mais il se consacrait tous les jours à lui et lui permettait de sortir en toute discrétion, il comprenait la souffrance du plus jeune d'être éloigné de sa famille et ses amis ainsi. Douze ans qu'il le subissait lui-même.
« Deathmask n'a pas du tout apprécié qu'on lui prenne son fils. Il a pété un câble et s'est rebellé. Il est en prison en ce moment, avec d'autres personnes. Les prisons n'ont jamais été aussi pleines avant ta fugue.
-Je ne sais pas quoi te dire à part que je suis désolé.
-J'aurais bien envie de balancer à Poseidon que tu es là et que tu as deux beaux enfants prêts à recevoir une bonne éducation. Je suis sûr que tes parents seraient ravis de les prendre en charge. »
C'était la pire crainte de Camus. Il regarda son ancien ami effaré. Il espérait qu'il ne le fasse pas, jamais. Il comprenait qu'il était coupable de beaucoup de choses mais ses fils étaient innocents, ils n'avaient rien demandé. Ce n'était que des enfants ! Si jamais ses parents en devenaient les tuteurs légaux ils les fianceraient aussi sec aux plus offrants...
Kanon finit par le regarder à son tour, un air toujours coléreux au visage.
« Je ne le ferais pas. Cracha-t-il. Pour qui tu m'a pris ? De tout manière j'en n'aurais pas besoin.
-Pourquoi ? Souffla-t-il terrifié.
-Parce que ton fils est lié à celui de Deathmask, et que je sais que tu feras tous pour lui, quitte à te vendre toi-même. Ou peut-être seras tu un lâche jusqu'au bout, de toute manière tu as encore dix ans devant toi avant que Shun épouse mon fils... Dix ans pour décider entre ton stupide bonheur ou celui de ton fils ! »
Kanon s'éloigna pour rejoindre les autres. Il regarda Shun avec tristesse et mélancolie. Shun était un dommage collatéral à tout ça lui aussi. Si Camus avait accepté son destin et surtout les règles de leurs royaumes tout aurait pu être différent et bien plus calme. Kanon avait perdu beaucoup, et pas que son amant. Il ne dénoncerait pas Camus, par amour pour Shun qui était lié à l'enfant moitié humain.
Camus de son côté était dévasté par tout ce qu'il avait appris. Il sentait la culpabilité le serrer à la gorge. Il ne pourrait plus jamais se regarder dans une glace. Il se tourna vers ses enfants et son mari. Est-ce que sa fuite en avait vraiment valu le coup ? Oui, Camus était avec l'homme de sa vie et il avait eu deux beaux enfants. Il était sûr que s'il devait revenir en arrière il ne changerait rien. Peut-être que si, il supplierait Aiolia de le suivre et d'emmener Shura s'il le fallait. Il revoyait encore le visage heureux de son ami qui lui faisait un signe d'adieu. Il voyait son sourire et ses yeux encourageants.
Ce jour-là il avait hésité, mais Aiolia lui avait dit qu'il reverrait bientôt Milo, qu'il pourrait vivre avec son lié et que c'était la chose la plus magique qui soit. Camus l'avait remercié et s'était enfuit sans attendre. Son ami lui avait paru si confiant qu'il l'était lui aussi. Il avait tout de même versé quelques larmes sachant qu'il ne le reverrait sans doute jamais.
Comment pourrait-il regarder son aimé et ses enfants dans les yeux maintenant ? Il inspira un grand coup, tentant de retenir le plus possible ses larmes. Il se cala dans le dos de Milo et l'attira contre son torse, cachant son visage dans son cou. Il fut silencieux mais son mari n'était pas idiot. Il avait senti sa détresse. Il passa une main dans la chevelure turquoise de son homme, voulant l'apaiser ainsi. Isaak se tourna et passa ses bras autour du corps de ses deux parents, comme pour un câlin à trois. Hyoga semblait trop absorbé par Shun pour remarquer quoi que ce soit, et quelque part c'était tant mieux.
Kanon les regarda du coin de l'œil. Il enviait Camus au final. Il n'avait jamais eu le courage de se rebeller contrairement à lui. Pourtant Rhadamanthe le lui avait proposé... mais effrayé il avait mis trop de temps à se décider, … Il se souvenait de tout ce qui avait volé en éclat après le départ de Camus, c'était comme une marque au fer rouge chez pas mal d'Atlantes.
Voilà voilà j'attend vos réaction xD Sea me tape pas pour Rhada!
