Hey!

Voici le chapitre 6, il sera centrer sur Kanon et surtout sur son passé pour que vous en sachiez un peu plus sur son drama! J'hésite à vous donnez celui de shura mais pas tout de suite... XD mais il est déjà écris... voilà voilà!

Et on remercie la généralissime cat (Cat-à-hombes comme nom d'auteur, allez lire ça fic!) pour sa correction!

Disclamer: Les personnages ne m'appartiennent pas et vive le shuraiolia!


Chapitre 6

Il y a douze ans, quand Kanon avait appris la capture de son ami, il n'avait pas bronché. Il avait été inquiet parce que Camus restait son ami mais rien de plus. L'homme méritait son sort après tout. Quelle idée de se lier à un humain ! Oui, on ne choisissait pas mais il aurait dû faire attention. Savoir ça lui faisait indéniablement penser à Eaque, son père, mort à cause de ces êtres qui foulaient la terre.

Ces êtres barbares qui avaient inventé des machines pour la pêche où Kanon s'était retrouvé un jour coincé. Son père était venu à son secours au moment où le filet était tout proche du bateau. Eaque avait reçu un coup d'hélice sur le flanc droit, le blessant gravement. Kanon s'en souvenait comme si c'était hier. Ils avaient nagé jusqu'en Atlantide et il avait pleuré sur tout le trajet. Comment Camus avait-il pu se prendre d'affection pour un de ces hommes ? Il l'avait vécu comme une trahison.

Le jour de l'annonce du retour de son ami accompagné de Saga lui avait glacé le sang. Il ne savait pas comment, mais son aîné avait appris pour la liaison de Camus et il avait ordonné sa capture. Kanon savait que son frère apprendrait qu'il l'avait aidé à monter à la surface plusieurs fois. Il ne fut donc pas surpris de voir Saga débarquer chez lui, le regard sévère.

« Dire que tu es responsable de ça, dit-il avec rage. Dois-je te rappeler que c'est à cause des humains que notre père et mort ?

- Non je le sais, merci bien, cracha Kanon. Je savais pas qu'il s'était lié à un putain d'humain, c'est clair ? Je croyais qu'il voulait juste explorer, pas plus.

- C'était déjà idiot de ta part de l'aider pour ça.

- Désolé d'avoir des amis contrairement à toi, siffla le plus jeune.

- Je préfère ne pas en avoir qu'être ami avec un traître. »

Kanon et son jumeau n'avaient jamais eu de très bonne relation. L'ambiance était souvent tendue, encore plus depuis la mort d'Eaque. Saga était devenu plus froid, plus distant... Kanon le regarda sortir de son salon, se demandant si son aîné pourrait un jour éprouver autre chose.

Kanon, dès son plus jeune âge, était resté avec Rhadamanthe, leur voisin. Ils avaient passé beaucoup de temps ensemble, à jouer et à chanter. C'était surtout le jumeau qui chantait, ayant hérité de la voix d'Eaque, une très belle voix selon ses dires. Ils avaient très vite accroché, si bien que le jour des onze ans du chanteur, date à laquelle la majorité des parents fiançait leurs enfants, Kanon et Rhadamanthe avaient demandé à l'être. Leurs parents respectifs n'y avaient vu aucune objection. Ils étaient de très bons amis. Saga, à l'inverse, avait pourtant tout fait pour qu'il en soit autrement, ce qui avait encore plus éloigné les deux frères.

Cette tension entre eux n'avait fait qu'augmenter au fil des années. Six mois plus tôt, Kanon avait enfin pu épouser Rhadamanthe et avait quitté la maison familiale. Une délivrance, surtout que son frère semblait à tout prix vouloir le fiancer à une personne plus haut placée dans la hiérarchie de l'Atlantide. Kanon n'avait jamais apprécié que Saga tente de régir sa vie comme il le voulait. Ils avaient eu beaucoup de disputes l'un avec l'autre, mais ils n'avaient jamais pris le temps de s'écouter.

De toute manière, Kanon était marié avec son ami d'enfance. Ils n'étaient certes pas liés mais éprouvaient chacun une profonde affection pour l'autre.

Durant le mois d'enfermement de Camus, Kanon s'était parfois demandé comment son ami allait, ce qu'il pouvait ressentir là-bas, loin de son lié. Il n'était jamais allé lui rendre visite malgré les suppliques d'Aiolia. Il avait préféré rester loin du palais. Tout le monde savait qu'il y était et même la famille de Camus ne souhaitait pas le voir. Une sirène liée à un humain, c'était une honte. Kanon ne se l'avouait jamais, mais il avait eu un peu de peine pour lui.

Le mois passa et Aiolia avait vite arrêté de venir lui demander de l'accompagner. Poséidon avait alors proclamé que son mariage avec Camus aurait bien lieu. Peu importe que ce dernier soit lié à un humain, ça n'avait aucune importance. Il avait toujours prévu que ce serait lui, l'atlante à la voix enchanteresse, qu'il épouserait.

Pour le peuple, leur roi faisait preuve de bienveillance et de tolérance en épousant quelqu'un de lié à un humain. Ils acclamaient Poséidon pour sa générosité à ne pas laisser l'un des leurs tomber dans l'infamie totale. Ce jour-là, Kanon fut pris de remords. Son ami pourrait dire adieu à son lié pour toujours. Il ne savait pas ce que ça pouvait faire, mais il l'imaginait très bien. Quitter Rhadamanthe, bien que ce soit qu'un mariage de convenance, l'aurait anéanti.

Pourtant Kanon n'eut pas le choix.

Un mois après la fuite de Camus, des gardes accompagnés de Saga s'étaient présentés chez lui. Poséidon souhaitait vivement s'entretenir avec lui. Il les avait suivis sans faire d'histoire, bien que très inquiet. Depuis l'annonce de la disparition d'Aiolia, et le fait que ce dernier avait finalement été accusé de la fuite de Camus à la place de son frère, Kanon avait eu peur d'être lui-même pointé du doigt.

Avant qu'il ne rentre dans la salle du trône, les gardes étaient partis et Saga s'était vivement retourné vers lui. Il avait lissé ses habits et remit ses cheveux en place. Le plus jeune avait tenté de se dégager de sa prise. Son aîné avait froncé les sourcils en marmonnant que ça ferait l'affaire.

« Ne me fais pas honte. Prouve-moi que tu n'es pas aussi bête qu'Aiolos ou son frère. »

Avant qu'il ne puisse répliquer, son frère avait déjà ouvert les portes, lui ordonnant de le suivre. Kanon avait rarement eu l'occasion de venir dans cette salle. Seuls les gardes haut placés y rentraient quasiment tous les jours. Il croisa les yeux de son mari qui était contre le mur de droite et qui ne semblait pas non plus comprendre ce qu'il se passait. Tous les gradés étaient réunis ici. Il vit même Shura, le regard vide qu'il arborait en permanence depuis la disparition d'Aiolia.

« Kanon Didymoi je présume ? demanda Poséidon.

- En fait c'est Kanon Wyvern, votre majesté. »

L'homme sur le trône lui accorda un regard colérique et Kanon vit son frère contracter sa mâchoire. Il devait avouer ne pas comprendre le problème d'indiquer son nom de mariage.

« Kanon Didymoi, tu n'es pas sans ignorer que celui qui devait être mon époux a osé m'humilier pour chercher la compagnie d'un humain ? »

Il avait craché le dernier mot qui lui coûtait beaucoup apparemment. Kanon ne prit pas la peine de lui répondre car tout le monde à Atlantide était au courant. Aiolos et Aiolia en avaient payé le prix. Était-ce son tour maintenant ? Allait-il était accusé ? Il ne devait pas sauter trop vite aux conclusions. Il lança un regard furtif à Rhadamanthe qui semblait tous aussi perdu et inquiet que lui.

« Tu étais son ami, ainsi que celui des deux autres vermines ?

- Mon seigneur, mon frère est loin d'être comme ces traîtres. C'est un bon citoyen, intervint Saga. Je suis sûr que malgré tout, il n'est pas comme eux, n'est-ce pas ? »

Kanon avait la gorge sèche. Que pouvait-il répondre à ça ? Il n'était effectivement pas comme ses amis et il n'avait pas aidé Camus à s'enfuir, mais était-ce une raison de cracher sur eux ? D'après Poséidon, c'était légitime. Kanon ne tenta même pas un regard vers Shura, mais il le devinait tiraillé entre défendre l'honneur de son lié ou rester fidèle au roi. Sa réponse mit trop de temps à venir car Saga lui tapa l'épaule.

« Oui... Non, votre Majesté, jamais je ne vous trahirai.

- Très bien, fit Poséidon. Il paraît que ta voix est presque aussi mélodieuse que l'était celle de mon fiancé ?

- Oui votre Majesté. Mon frère a sans nul doute la voix la plus enchanteresse du Royaume, fit Saga.

-Bien, Kanon Didymoi, tu dois savoir que cela fait un mois que Camus est parti et que nous ne l'avons toujours pas retrouvé ?

-Oui, votre Majesté.

-Un Roi sans personne avec qui gouverner ne s'est jamais vu depuis les temps immémoriaux. Il me faut quelqu'un pour prendre cette place. »

Kanon sentait qu'il y avait quelque chose qui lui échappait. Son frère vantait ses mérites et le mettait sur un piédestal devant le roi. Le plus jeune n'aimait en aucun cas ce qui était sous-entendu dans la phrase de son souverain. Son cœur commença à battre la chamade, ses mains devenaient moites. Il n'aimait pas ça du tout. Il regarda son frère qui ne souriait pas, la tête baissée en direction du sol, comme pour faire une courbette à Poséidon.

« Kanon Didymoi tu as donc été choisi pour être mon nouveau mari.

- Pardon ? dit-il d'une voix étranglée.

- Ne m'as-tu pas entendu ? gronda la voix du roi.

- Bien sûr qu'il vous a entendu, votre Majesté, et je suis sûr que mon frère en est plus qu'honoré. La joie le rend muet. »

Kanon sentit comme une chape de plombs lui arriver dans l'estomac. Il tourna un regard vers son frère qui semblait remercier Poséidon pour l'honneur qu'il faisait à leur famille de vouloir épouser son cadet. Une rage sourde monta à la gorge de l'atlante. Il voulait se jeter à la gorge de son frère. Il n'y croyait pas, son aîné venait de le vendre au roi !

« Votre Majesté, avec tout le respect que j'ai pour vous, je vous prie d'excuser mon insolence, fit Rhadamanthe. Mais Kanon Didymoi Wyvern est actuellement mon mari. »

Kanon ferma les yeux, sentant sa colère diminuer. Il était vraiment heureux d'avoir épousé cet atlande. Jamais il ne pourrait lui montrer toute sa gratitude. Il lui faudrait une centaine d'années pour ça.

« Votre mariage n'a jamais eu lieu, fit Saga.

- Si, c'était il y a un an cher beau-frère. Je me doute que vous l'ayez oublié car vous n'y étiez pas invité. »

On pouvait sentir une nette tension entre les deux hommes. Kanon avait envie de sourire perfidement à son frère. Il savait que Saga était au courant du mariage, mais qu'il ne l'acceptait pas, comme il n'acceptait pas Rhadamanthe. Au moment de se tourner vers son aîné, Kanon déchanta. Saga s'était mis entre lui et son mari. Il avait un air indéchiffrable sur son visage.

« S'il faut que vous soyez veuf pour pouvoir m'épouser, je n'y vois pas d'inconvénient, fit Poséidon.

- Non, hurla Kanon, je vous...

- Ne vous alarmez pas, mon seigneur, le coupa Saga, j'ai vérifié moi-même les registres. Leur mariage n'a jamais été validé. Mon frère, Kanon Didymoi, ici présent, est libre pour vous."

Saga avait fait disparaître les papiers attestant de son mariage avec Rhadamanthe ? À quel point son frère était cruel pour oser faire ça ? Comment avait-il pu ? Kanon se leva et défia son jumeau du regard, dardant sur lui des yeux venimeux. Il allait l'insulter de tous les noms mais la voix de leur majesté les rappela à l'ordre.

« Kanon Didymoi est à partir d'aujourd'hui mon fiancé, fit-il autoritairement.

- Votre Majesté, Kanon et moi sommes mariés depuis un an...

- Essayez-vous d'asseoir mon autorité ? Garde.

- Non, mais un mariage ne peut être...

- Saga Didymoi, arrêtez-moi cette vermine et mettez-le au fer, ordonna le roi. S'il le faut, coupez-lui un membre ou deux. Que cela lui apprenne à me tenir tête. »

Kanon était en plein cauchemar. Saga et d'autres gardes plaquèrent Rhadamanthe au sol pour le traîner ensuite aux cachots. Tout se passa au ralenti. Il se sentit lui-même emmené sous l'ordre de Poséidon en direction de ce qui deviendra sa prison dorée. Il tenta alors de se débattre pour rejoindre son mari. Il insulta son aîné qui baissa les yeux sous son regard. Il avait beau tout faire pour se dégager, il fut enfermé à double tour. Il passa sa journée à taper à la porte en espérant que quelqu'un lui ouvre.

Le soir même, Poséidon passa dans sa chambre, lui apprenant que le mariage se ferait rapidement pour éviter qu'il ait l'idée saugrenue de vouloir lui aussi rejoindre le monde des humains. Il rajouta que s'il lui venait, ne serait-ce qu'un seul instant, à penser qu'il pourrait faire ce qu'il voulait, la tête de son ex-mari y passait.

La cérémonie avait été un calvaire pour lui. Personne n'était venue l'aider à s'échapper. Quand il avait tourné le dos à Camus, certains de ses amis avaient fait pareil avec lui. Seul Aiolia avait continué à lui parler, mais il était mort maintenant. Il était seul dorénavant. Rhadamanthe était enfermé, et il avait en quelque sorte sa vie entre ses mains. Son roi avait été clair. Un seul faux pas et il était sûr de ne jamais revoir le blond.

Poséidon avait mis de nouvelles lois drastiques. L'époux du roi ne devait être vu par personne sauf les servantes et quelques conseillés du monarque. Mais personne ne devait lui adresser la parole sans autorisation. Il se retrouva donc isolé de tous. Toutes les sorties de l'Atlantide étaient contrôlées et surveillées. Un couvre-feu avait été mis en place. Une enquête fut menée sur chaque citoyen ne faisant pas partie de la garde royale. La famille et les amis de Camus avaient déjà été sur la liste.

Bien sûr les interrogatoires, dès qu'il y avait une suspicion de trahison dans un cercle, étaient quelque peu musclés. Certains aveux étaient obtenus sous la contrainte. Et au moindre soupçon, les atlantes finissaient au cachot, ou même carrément exécutés en place publique.

Durant la première année, ce fut un calvaire pour Kanon. Il se sentait seul et commença à nourrir une rancœur envers Camus qui lui vivait librement. Il avait aussi tenté plusieurs fois de voir Rhadamanthe et de le faire libérer... sans succès. La seule chose qui pouvait le consoler était que Poséidon ne l'avait pas encore une seule fois touché.

Si dans les couples Atlantes, la personne qui devrait porter l'enfant n'était pas prédéfini, dans le couple royal si. Jamais le roi ne pouvait porter. Il n'avait pas le temps. Kanon savait que ce serait à lui d'être enceint. Il redoutait un peu ce moment. Ce fut la deuxième année de leur mariage que Poséidon mit le sujet d'un héritier sur la table. Il avait tant redouté ce moment, mais il avait accepté car c'était son devoir. Ça n'arriva qu'une fois et ce fut plus que suffisant.

Neuf mois plus tard naissait Julian. Une fois le prince venu au monde, Kanon fut exclu de la vie de son enfant. On le lui arracha presque des bras sous ses protestations, mais d'après Poséidon il ne fallait pas que l'enfant grandisse sous une mauvaise influence.

Kanon fut alors exilé sur terre à son plus grand désarroi. Il s'était retrouvé dans une maison, dans un pays appelé la Grèce. Il avait dû s'adapter au soleil, au monde des hommes. Il ne comprenait pas pourquoi il se retrouvait là, mais il eut tôt fait de le découvrir. Son roi était toujours à la recherche de Camus. S'établir sur terre, se mélanger aux humains lui permettrait de le retrouver plus rapidement. Il était sûr que le jour où Camus serait retrouvé, ce dernier serait enfermé au palais pour ne plus en sortir, loin de son lié, et lui resterait là, loin de Rhadamanthe. Le roi ne semblait pas vouloir partager ce qui lui appartenait.

Kanon rêvait de rejoindre Rhadamanthe, mais il savait qu'au moindre faux pas, ce dernier risquait la mort. Il aurait pu croire à sa mort depuis longtemps, mais une servante, du nom de June, l'avait tenu au courant de ce qu'il se passait dans les geôles.


Et oui Saga est un ... je dirais pas le noms. J'avoue qu'entre lui et Kanon et Saga, c'est Saga que j'aime le moins, mais je vous jure, que ça n'a rien à voir! Il me fallait bien justifier le fait que Kanon, marié à Rhada, se retrouve marié à poseidon xD

Bref j'attend vos avis, des bisous!