Bonjour à tous,
Voici un texte qui n'est pas écrit par Al mais par sa bêta.
Nous avons donc échangé nos rôles pour une fois : je suis Nictocris, l'autrice de cette fic corrigée par Al.
Je vous propose 40 ans et toujours sorcier qui raconte l'anniversaire des 40 ans d'Harry (j'ai un mois de retard mais c'est la bonne année).
Pour parler plus en fanfiction : Harry Potter, les livres, amitié, humour, famille, rating K avec en personnages principaux Harry, Ron, Hermione et plein de surprises.
J'espère que tout ça vous plaira,
Bonne lecture
Nictocris
This fic has been approved by Al.
Harry se réveilla le premier. Il descendit à la cuisine pour allumer la cafetière et ranger la vaisselle. C'était le jour de congé de Roofy, l'elfe de maison qu'ils avaient embauché à la naissance des enfants. Il vérifia dans le frigo les différents plats pour la fête, préparés la veille par Roofy et Diane, et commença à se demander s'il allait y avoir assez à manger pour tout le monde, considérant que Ron avait transmis son appétit légendaire à ses trois enfants.
Une fois le café passé, il se servit une tasse et sortit pour profiter du jardin. La fraîcheur de la nuit se faisait encore sentir. Il s'assit dans un fauteuil sur la terrasse. La journée allait être belle. La tente qu'il avait eu tant de mal à monter avec Roofy se dressait à côté du cerisier planté le jour de son mariage. Le merle qui vivait dans l'arbre vint se poser devant lui, comme pour lui réclamer quelque chose à manger. Ils se regardèrent un instant puis l'oiseau s'envola lorsqu'un bruit se fit entendre dans la cuisine.
-Tu es déjà debout ?, lui demanda Diane qui venait de sortir le rejoindre. Il n'est que 7h30, personne n'arrivera avant midi et demi, même Ron et Hermione.
Harry sourit à cette remarque. Sa femme était de plus en plus belle, d'année en année. Depuis leur rencontre, il y a douze ans, elle avait gagné en assurance et en allure, ce qui paraissait impossible.
- Tu ne sais pas ce dont Hermione est capable. Moi, je l'ai vu passer ses BUSE. Elle est capable d'arriver vers 11h30, juste pour être sûre de ne pas être en retard.
Diane s'assit en face de lui, son café à la main, et le regarda en souriant.
- J'ai réussi à te transmettre mon stress, alors que Roofy et moi avons cuisiné toute la journée d'hier pour être tranquilles aujourd'hui. Tu m'avais dit que tu t'étais bien amusé avec les enfants.
- C'est peut-être ça, ou alors c'est l'article que je dois écrire pour le Chicaneur de demain et que je n'ai pas commencé. Luna ne râlera pas, mais Rolf est toujours rigoureux sur les délais.
Harry écrivait pour le journal depuis longtemps mais avait décidé depuis seulement six ans de s'y consacrer totalement. Il menait depuis quelques mois une enquête au long cours sur la corruption dans la construction d'un nouveau quartier sorcier à Londres, mais devait tenir une chronique hebdomadaire sur le sport en général et le quidditch en particulier.
- Tu n'auras qu'à proposer une interview de Ginny. Il sera sûrement très content d'avoir la première interview de la nouvelle entraîneuse des Tapsouafles de Quiberon. Elle a tellement d'ambition qu'elle est capable de les mener jusqu'en finale de coupe du monde dans deux ans.
- C'est une bonne idée, mais je ne peux pas avoir que ça. C'est la saison des transferts et si je ne parle pas de la démission de Dubois, du rachat de Flint et du match interminable de mercredi en Irlande, mon article ne sera pas très complet.
- Tu vois bien qu'il s'écrit tout seul cet article.
C'est l'une des raisons qui lui avaient fait aimer Diane : elle était toujours positive. Harry pouvait avoir des moments d'abattement, où le stress et la fatigue prenaient le pas sur son moral, mais Diane trouvait toujours le positif et le lui faisait remarquer avec enthousiasme.
Harry se leva, embrassa sa femme en lui murmurant un "Merci" et entra dans la cuisine. Dès qu'il posa sa tasse dans l'évier, celle-ci se lava et se rangea par magie. Encouragé par sa femme, il décida de travailler une petite heure.
.
Son bureau était installé sous les combles. C'était une pièce lumineuse mais l'espace était mangé par les poutres et les soupentes. Il y régnait habituellement un désordre extraordinaire fait de papiers, de parchemins, de dossiers et de livres. Il y avait aussi entreposé les balais qu'il n'utilisait plus, ses livres d'école et de faculté ainsi que quelques trophées. Sur le mur du fond, Harry avait accroché des plans, des photos, les rapports de ses recherches. Il aimait que tout soit accessible, même si cela entraînait un désordre homérique selon sa femme.
Les seules choses qu'il gardait toujours au fond d'un tiroir étaient les médailles de guerre. Il les conservait uniquement pour ses enfants, mais il était plus fier de ce qu'il accomplissait aujourd'hui que de la guerre et des années qui avaient suivi.
Dans ses exploits récents, il avait découvert, l'année précédente, un réseau d'esclavagistes d'elfes de maison chez les sorciers et les moldus. Mais surtout, son coup le plus fameux était le démantèlement d'un trafic international de créatures et d'animaux magiques pour la chasse. Des sorciers profitaient d'une faille dans la définition légale des créatures magiques pour les enfermer dans de grands parcs et ainsi les chasser jusqu'à extinction complète. En découlait un autre trafic, qui visait à figer définitivement les pauvres bêtes et à les exposer dans les demeures sorcières et parfois moldues comme trophées de chasse.
Cette affaire lui avait fait définitivement quitter son boulot d'Auror pour se consacrer au journalisme. Il n'en pouvait plus des secrets et de la politique. Pour beaucoup de sorciers, cette démission était la preuve de la déchéance du grand Harry Potter, vainqueur du Seigneur des ténèbres. Pour lui, c'était le seul moyen qu'il avait trouvé pour se défendre contre la manipulation institutionnelle dans le monde des sorciers. Et il y avait du travail.
.
Quand il entra dans son bureau, il fut surpris : la pièce était bien rangée. Harry refusait que Roofy fasse le ménage et cédait une fois l'an aux instances de l'elfe et de Diane. Il se mit au travail rapidement et son article se rédigea presque tout seul. Il ne lui restait plus qu'à trouver quelques questions à l'attention de Ginny.
