Bonjour à tous,

Voici la suite de cette journée d'anniversaire. Je vous laisse en compagnie de Diane, j'espère qu'elle vous plaira.

Des bises

Nictocris

Réponse à la review :

Moi aussi j'en rêve de la vaisselle qui se lave toute seule !


Diane profita du calme de la maison pour s'occuper du jardin. C'était elle qui avait insisté pour planter un arbre fruitier à son mariage et à la naissance de chacun de ses enfants : un cerisier pour eux, un pommier pour Jane et un noisetier pour Victor. Elle s'occupait de ses arbres avec autant de patience qu'elle employait pour le reste. Elle coupa les fleurs fanées de ses rosiers et cueillit quelques framboises et quelques cerises pour le petit-déjeuner des enfants. En voyant l'immense tente vide, elle fit apparaître les chaises et les tables nécessaires. Elle avait fait la décoration avec sa fille Jane. Il ne restait plus qu'à l'installer mais elle ferait ça avec Jane et Victor dans la matinée, à l'arrivée de Ted Lupin.

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La première fois qu'elle avait rencontré Ted, Harry et elle l'avaient emmené faire ses courses de rentrée au chemin de Traverse. Elle ne connaissait Harry que depuis trois mois et elle avait vécu le pire rencard de sa vie.

Les gens se pressaient pour voir le fameux Harry Potter, son « pauvre filleul orphelin » et la chanteuse vedette des Unigirls. Les journalistes lui avaient posé toutes sortes de questions indiscrètes : Ted changeait de couleur de cheveux et de visage toutes les minutes à cause du stress et elle s'était mise à pleurer quand un énième journaliste lui avait demandé si elle avait déjà couché avec Harry et s'il était bon au lit. Elle n'avait dû la fin de son supplice qu'à George Weasley qui avait vu la catastrophe depuis son magasin, et qui était intervenu en libérant une des ses nouvelles inventions : des souris collantes. Ils avaient fini tous les trois dans le bureau de George à décoller les souris qui s'étaient agglutinées sur leurs jambes. Andromeda, appelée à la rescousse, avait fini de faire les courses et apporté des glaces pour les consoler. Après cet événement, Harry avait passé des jours à s'excuser du fiasco et Diane n'avait pas pu résister à tant de bienveillance.

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Elle était contente de revoir le filleul d'Harry : il leur avait écrit qu'il avait une grande nouvelle à leur déclarer. Elle se doutait qu'il voulait annoncer ses fiançailles avec Victoire. Harry était à mille lieues d'imaginer l'heureuse nouvelle, même si son filleul entamait sa quatrième année d'enchantements et métamorphoses et qu'il rentrait de son année d'échange en Bulgarie. Les enfants, en revanche, attendaient avec impatience leur « grand frère » Ted, qui savait faire danser les fleurs, scintiller les oiseaux et qui changeait de couleur de cheveux plusieurs fois par jour.

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Jane se montra dans le jardin en se frottant les yeux. Diane la fit asseoir et fit apparaître son petit-déjeuner. Au réveil, la petite fille ressemblait à un épouvantail avec ses cheveux indomptables comme ceux de son père et sa silhouette fluette. C'était une petite fille enjouée et espiègle de cinq ans qui donnait parfois du fil à retordre à sa maîtresse d'école mais était toujours entourée d'une bande de copains aussi bruyants qu'elle. Ce matin-là, elle ne fit pas honneur à sa réputation. Elle mangea en silence, en laissant tomber par intermittence des miettes de pain pour le merle.

- Jane, ce pain n'est pas pour les oiseaux. Ils savent se nourrir tout seuls.

Jane regarda sa mère avec des yeux faussement innocents et continua à grignoter sa tartine.

- Quand est-ce qu'il arrive, Ted ? Il faut décorer la tente avant que les invités arrivent.

- Ne t'inquiète pas, ma chérie, il sera là à temps. Son portoloin arrive à neuf heures et demie dans le champ du vieux Jack.

- On ira tous le chercher avec papa et Victor, alors !

Diane se demanda si elle arriverait à convaincre Harry de venir avec eux. Il avait encore du travail avant la fête. Puis elle imagina un argument : il pouvait perdre une demi-heure de boulot puisqu'il ne fallait pas qu'il vît la décoration. Après l'arrivée de Ted, il aurait encore une ou deux heures à passer dans son bureau avant l'arrivée des invités.

Jane partit jouer et Diane monta chercher son petit dernier qui devait s'ennuyer dans son lit. Victor était debout, attentif et silencieux en attendant qu'on vienne le chercher : ses yeux clairs ne clignaient pas. Diane espérait qu'il aurait les yeux verts de son père plutôt que bleus comme les siens.

Il tendit les bras vers elle. C'était un enfant calme, il observait le monde avec intérêt. Diane se disait toujours qu'il devait beaucoup ressembler à Harry petit chez les Dursley. Il ne réclamait pas grand chose et observait le monde avec attention.

Il semblait déjà s'amuser du dynamisme de sa sœur.

Diane lui donna son biberon et l'assit dans sa chaise haute dans la cuisine.

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Dans la famille de Diane, c'étaient les elfes de maison qui s'occupaient des bébés. Sa mère n'avait commencé à lui prêter de l'attention qu'à partir de trois ou quatre ans, et encore, elle avait eu un précepteur sorcier pour son instruction générale. Diane et Harry s'impliquaient beaucoup dans l'éducation de leurs enfants. Diane était institutrice en primaire dans une petite école moldue d'un village proche. Jane fréquentait aussi cette école mais en maternelle. Diane avait volontairement choisi de travailler dans une école moldue. Harry s'occupait de Victor trois jours par semaine et le déposait à la crèche les deux autres jours.

Depuis la naissance des enfants, elle avait parfois l'impression de ne vivre qu'entre sa famille et son travail. Plus jeune, elle était engagée dans beaucoup d'activités sorcières en plus de son travail moldu. Elle avait fondé son groupe de rock, The UniGirls, avec des amies de Poudlard, avec lequel elle avait tourné dans le monde entier. C'est grâce à son groupe qu'elle avait milité très activement à la SALE pour la rémunération systématique des elfes de maison : le chauffeur de leur bus était un elfe libéré du manoir de ses parents. C'est en invitant Hermione et ses amis dans les coulisses qu'elle avait rencontré Harry. Elle avait abandonné le rock et les tournées quelques années plus tard pour devenir institutrice à plein temps. Elle ne regrettait pas son choix mais, parfois, la scène lui manquait.

Victor ayant fini son petit-déjeuner, Diane récupéra Jane qui, grâce à ses jeux dans le jardin, s'était couverte de traces d'herbe. Elle monta avec eux et donna des instructions à sa fille pour le choix de ses vêtements. Lorsqu'elle eut habillé Victor, elle alla voir si la grande avait fini. Jane dansait dans sa chambre à moitié vêtue.

- Ma chérie, mets ta robe, il faut que tu ailles sortir ton père de son bureau. Je ne sais pas s'il est déjà habillé et Ted arrive bientôt.

Jane s'habilla rapidement et sortit de sa chambre en trombe. Victor rit à la vue de la précipitation de sa sœur.

Quand toute la famille fut prête, ils sortirent rejoindre le champ où Ted arrivait.