Hello tout le monde,
J'espère que vos rentrées/reprises se sont bien passées. Personnellement, je n'aime pas trop le mois de septembre : je trouve les gens beaucoup trop stressés. et malheureusement je ne peux pas partir en vacances pour échapper au monde.
Merci pour vos lectures, reviews et autres encouragements. J'espère que ce que j'écris vous plaît toujours.
Mangez des pâtes.
Des bises
Nictocris
Hermione répondait aux derniers messages de ses internes, avant d'emballer les cadeaux pour la fête d'Harry. Elle avait envoyé Ron et les enfants au marché pour acheter du fromage. Elle aurait voulu profiter de sa maison un peu plus au calme mais elle avait du mal à laisser le boulot de côté.
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En vingt ans, elle n'avait jamais arrêté de travailler, et ce n'étaient pas ses enfants qui l'avaient ralentie. Elle avait eu Rose en même temps que ses deux thèses de médecine (une sorcière et une moldue). La naissance d'Edward avait été un peu plus difficile et durant sa convalescence, elle s'était penchée sur la virologie chez les sorciers. Elle avait englouti la totalité des publications des cinquante dernières années. Victor Krum avait été mis à contribution pour lui emprunter, parfois définitivement, des livres dans la très complète bibliothèque de Durmstrang.
À la reprise de son travail, son chef de service lui avait fait comprendre qu'il était hors de question qu'elle fît de la recherche en plus de son boulot de radiologue. Hermione ne comptait pas abandonner des recherches intéressantes au profit d'un boulot qui, certes, lui plaisait mais dans lequel elle n'étendait pas tout son intellect.
Ron lui avait donné la solution avec une certaine désinvolture : "Tu n'as pas besoin d'eux pour faire ce que tu as envie de faire." Dans l'année, elle avait trouvé un emploi de médecin dans un laboratoire moldu et avait avancé dans ses recherches. Aujourd'hui, elle avait monté le seul laboratoire de recherche indépendant sorcier-moldu et elle était à la tête d'une vingtaine d'employés. Elle avait mené des avancées importantes avec Neville sur l'impact de l'Hibyscare, une fleur tropicale, dans le traitement de nombreuses maladies et elle comptait dans les prochains mois publier ses résultats.
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Ses messages terminés, elle s'attela à l'emballage de l'ordinateur et du téléphone sorciers qu'elle avait décidé d'offrir en cadeau commun à Harry. Diane était dans la confidence et empêchait Harry de les acheter lui-même.
Elle réussit à finir les paquets avec un peu de magie avant le retour de son mari et de ses enfants. Elle n'avait plus rien à faire qu'à attendre, ce qui ne lui arrivait presque jamais : elle entama donc le tri du linge pour les trois semaines de vacances qui commençaient. Ils allaient partir dix jours en Corse tous les cinq. Puis Harry et Diane les avaient invités à passer du temps chez eux. Ron était ravi : depuis deux ans, il n'avait presque pas pris de vacances. Pourtant Hermione le trouvait beaucoup plus détendu ces derniers temps. Il s'occupait des enfants sans s'énerver, malgré leurs deux adolescents passablement fatigants et leur petite dernière très vive. Il avait travaillé d'arrache-pied depuis la démission de Harry du ministère pour avoir la direction du bureau des Aurors. Elle l'avait beaucoup soutenu pour qu'il obtînt sa promotion puis après pour lui rappeler tous les jours qu'il avait les qualités nécessaires pour ce poste. Il pouvait perdre confiance en lui devant l'ampleur de la tâche. C'était là son plus gros défaut et celui qu'elle s'amusait le plus à pallier.
La porte de la maison s'ouvrit et laissa entrer les enfants qui se précipitèrent bruyamment dans leurs chambres.
- Ne vous installez pas. Le portoloin part dans moins d'une demi-heure, on décolle dans quinze minutes, cria-t-elle à la cantonade.
Elle entendit les bip de la console de son fils Edward.
Sa dernière, Lizzie, qui avait hérité de la tignasse maternelle, entra dans la chambre pour voir les bagages. Elle voulait vérifier les maillots de bain que sa mère lui prenait et pour lesquels elle avait donné des instructions précises. Parfois Hermione se demandait d'où Lizzie tenait sa coquetterie. C'était une vraie princesse qui pouvait mettre une éternité à s'habiller. Pour la tenue d'aujourd'hui, Ron et Hermione avaient obtenu qu'elle préparât sa tenue la semaine précédente pour laisser leur laisser le temps de tout nettoyer et ainsi ne pas se disputer le matin. Lizzie avait donc une robe d'été blanche et rose "qui tourne" qu'elle portait pour la première fois, ses chaussures argentées à paillettes, un serre-tête avec une fleur de camélia en papier blanc qu'elle avait faite à l'école et un petit gilet rose. Elle avait tout de la petite fille modèle vive et curieuse qui pouvait se transformer en peste à l'évocation de son style.
Hermione s'était organisée pour arriver un peu en avance. Arriver chez les Potter était toujours un peu compliqué. Harry tenait beaucoup à leur intimité. Il faut dire que l'union du Survivant et du leader du groupe UniGirls avait déchaîné les passions. Ils avaient retrouvé deux fois des personnes dans leur salon. Hermione se doutait qu'ils ne lui racontaient pas les gens qui sonnaient chez eux ou qui regardaient dans leur jardin. Harry avait très vite enlevé sa cheminée du réseau de cheminette et ajouté des protections et des détections autour de sa maison.
Mais, suite à la catastrophe de leur mariage, où une vingtaine de journalistes avait débarqué durant la réception, il avait fini par réunir ses meilleures relations pour empêcher le moindre transplanage dans le village. C'était Padma Patil qui avait trouvé la solution, et ils avaient dû demander de l'aide à Minerva McGonagall pour la réalisation. Harry avait aussi retourné tout le ministère pour limiter les déplacements en cheminée dans le village et organiser des portoloins pour ses amis proches. Hermione avait poussé Ron pour qu'il demandât à Percy, qui travaillait au département des déplacements magiques, de les aider. C'était entre autres grâce à cet événement que la relation entre les deux frères était devenue plus affectueuse.
Ron avait rassemblé dans le salon les affaires qu'ils emmenaient chez les Potter.
Hermione entra dans la pièce et s'exclama :
- On y va !
Lizzie déboula dans le salon en faisant tourner sa robe. Rose arriva peu après : elle avait l'air contente de faire la fête ce jour-là, même s'il était parfois difficile de deviner ce que l'adolescente pensait.
- Edward, appela-t-elle.
- Je vais le chercher, proposa Ron.
Il se dirigea dans la chambre de son fils où celui-ci jouait encore à la console. Ron lui demanda gentiment :
- Allez mon grand, on doit y aller. Tu sais à quel point ta mère est stressée aujourd'hui. Prends ta console portable, les jumeaux de Luna seront contents de jouer avec toi.
Edward avait parfois du mal à gérer le stress de ses parents mais depuis que Ron agissait avec douceur avec lui, tout se passait pour le mieux.
Il se leva, laissa sa console sur son lit et suivit son père.
- Les jumeaux ont prévu une chasse à la calibasse. Je ne sais pas ce que c'est mais ça va faire une belle excursion, dit Edward, flegmatique, dans les escaliers.
Hermione leva les yeux en entendant la réplique de son fils. En vingt ans, elle ne comprenait toujours pas la famille Lovegood. Et elle ne la comprendrait sans doute jamais, il fallait se faire une raison.
Tout le monde se dirigea vers le champ pour chercher le portoloin. Lizzie demanda à son père de la porter pour ne pas salir ses chaussures. Ron avait parfois du mal à résister à sa dernière, mais le regard noir de sa femme lui interdit de céder cette fois-ci.
- Chaussure, cria Rose. Arrosoir. Sac en plastique Intersorcier percé.
- J'ai une roue de vélo, annonça Hermione.
- C'est la roue de vélo, on y va, trancha Ron.
La famille s'accrocha et attendit le départ.
