Bonjour tous le monde,

Et voici la suite de l'anniversaire avec un de mes personnages préférés.

Merci Al d'avoir publié à ma place la semaine dernière.

J'espère que la suite vous plaira.

Des bises

Nictocris


Lorsque que le portoloin atterrit, Ron sursauta au cri de sa fille Lizzie. Ses jolies chaussures à paillettes étaient tachées de boue. Ron la prit dans ses bras ; Hermione le fusilla du regard : elle ne voulait pas céder à tous les caprices de sa dernière, mais Ron préférait passer une bonne journée sans dispute avec Lizzie. Il lui promit de nettoyer tout ça une fois arrivés.

Rose avisa d'une bassine sale :

- Maman, nous ne sommes pas les premiers. Il y a un portoloin abandonné.

- Ramasse-le, on va le ranger.

Rose soupira. Ron échangea un sourire compatissant avec sa fille.

Toute la famille se dirigea vers la maison des Potter, en essayant de deviner qui avait bien pu devancer Hermione. Le choix se portait sur Molly et Arthur ou Minerva. Puis Edward, silencieux depuis le début de la conversation, prit la parole :

- C'est Ted, il voulait annoncer ses fiançailles avec Victoire.

Ron se tourna vers son fils :

- Comment es-tu au courant ?

- Maman et toi n'êtes pas particulièrement discrets quand vous vous racontez vos secrets.

Ron rougit jusqu'à la pointe de ses cheveux, Hermione s'immobilisa une seconde et Rose éclata d'un rire sec :

- Tu aimes surtout être au courant de tout, Eddy.

- Que veux-tu, je suis comme oncle Harry, je suis un chasseur d'infos.

- Et il y a beaucoup de choses comme celles-ci, dont tu es au courant parce que nous ne sommes pas assez discrets ? demanda Hermione.

- Oh parfois, on vous entend discuter dans votre chambre.

- Tant que vous n'entendez que ça…, soupira Ron.

Rose éclata de rire et Hermione jeta un regard furibond à son mari.

- Il faudra que je renouvelle les sorts d'assourdissement sur notre porte, rappelle-le moi.

Chez les Potter, toute la famille fut accueillie par une Jane très enthousiaste. Elle emmena rapidement Lizzie avec elle pour lui montrer ce qu'elle avait fait. Edward et Rose suivirent les filles pour s'installer dans le jardin.

Diane et Ted saluèrent Ron et Hermione.

- Alors vous avez fait disparaître Harry.

- Tu comprendras quand tu verras la décoration, répondit Diane. Pour le moment, il digère l'annonce de Ted dans son bureau.

Tout le monde se dirigea vers le jardin et Diane demanda à Ted de surveiller les petites. Une fois le jeune homme parti, elle se tourna vers le couple :

- Alors, tout est prêt ?

Ron hocha la tête et Hermione se lança, toute fière, dans l'explication de tous les sorts qu'elle avait prévus. Quand sa femme se tut, Ron résuma :

- Vous pourrez vous préparer toutes les quatre en toute tranquillité et après, place au concert. Tu veux faire ça à quelle heure ?

Diane leur fit part de ce qu'elle avait organisé :

- J'ai semé dans la tête de Harry l'idée d'une interview de Ginny. Est-ce que l'un de vous deux pourra la mettre dans la confidence ? Harry surveille toujours du coin de l'œil les conversations entre Ginny et moi. J'ai peur qu'il ait des doutes.

- Je m'en charge, répondit Ron. Bizarrement, Harry ne surveille pas les conversations que j'ai avec ma sœur, à croire qu'il n'est pas jaloux, et pourtant...

Diane acquiesça, puis se dirigea vers le jardin pour proposer des jus de fruits aux enfants. Ron se tourna vers sa femme :

- Je savais que tu étais toujours aussi fan des UniGirls, mais je ne pensais pas qu'aujourd'hui je reverrai la groupie, s'amusa-t-il. Vous allez vous mettre à hurler les noms de tous les elfes que vous avez libérés quand vous aurez un coup dans le nez ? Je vais surveiller le Whisky Pur Feu, si c'est comme ça.

Hermione plissa les yeux un peu gênée et lança :

- N'oublie pas pas que tu as promis à ta capricieuse de fille de nettoyer ses chaussures, elle ne te loupera pas.

Ron grimaça. Sa femme avait toujours le chic de lui rappeler ses obligations quand elle ne savait plus quoi répondre. C'était à la fois plaisant de savoir qu'on avait le dernier mot et vexant de se rendre compte qu'elle était toujours capable de terminer une conversation où elle avait tort à son avantage.

- Tu es meilleure en sortilèges que moi, mon chou à la crème.

- Tu chasses les mages noirs quotidiennement, mon canard en sucre.

- Tu as eu quarante-deux optimal, ma biche sauvage.

- Tu as trouvé comment dégnomer définitivement le jardin, mon Nimbus 3000.

Ron grimaça de nouveau et l'embrassa en ronchonnant:

- OK, j'ai perdu.

Il la regarda partir en souriant de toutes ses dents. Hermione était de bonne humeur, les vacances s'annonçaient festives. Le lendemain de la fête, ils partaient tous les cinq en Corse pour dix jours. Ces dernières années, ils étaient peu partis tous ensemble. Ron avait commencé à partir régulièrement avec Hermione quand il était devenu salarié au Ministère. Harry partait parfois avec eux et il emmenait Ted. Avec Rose et Edward, ils avaient pas mal bourlingué : le Japon, la Russie, la Roumanie, la Turquie, l'Inde, le Mexique... C'étaient les parents d'Hermione qui avaient convaincu Ron d'être audacieux en voyage. Leurs relations leur avaient permis de ne jamais être trop dépaysés (Neville et Luna avaient habité certains de ces pays étrangers pendant une petite période, ils avaient ainsi fait d'une pierre deux coups).

Pour la Corse, l'argumentation entre Ron et Hermione avait été serrée. Hermione n'avait pas le temps et ne voulait pas partir, Ron avait besoin de profiter de sa famille avec le moins de parasites possibles. Résultat : dix jours en Corse et Hermione avait l'autorisation de poursuivre ses recherches en vacances. Ron, armé d'un chronomètre, limiterait ses velléités laborieuses. D'ailleurs, il fallait qu'il vérifie qu'elle ne cache pas un retourneur de temps dans ses bagages. Les vacances, c'est sacré.

Ron avait loué une maison près de la mer pour profiter du dépaysement. Rose et Edward voulaient faire leur baptême de plongée et Hermione voulait du calme, Lizzie serait contente de faire des châteaux de sable dans ses maillots de bain fashion. Ron espérait que tout le monde serait satisfait. Quant à lui, il voulait découvrir le fromage corse : on lui avait dit que c'était presque pire que d'être confronté à Voldemort. Il voulait vérifier la véracité de cette information.

Diane offrit un verre à Ron quand il arriva dans le jardin. Hermione étudiait attentivement les enchantements de Ted. Elle était impressionnée et discutait vivement de ses compétences : elle espérait qu'il eût plus d'ambition qu'un petit poste au ministère.

Ron demanda à ses aînés d'aider Diane à installer l'apéritif, puis il s'assit en regardant Lizzie et Jane jouer ensemble. Après la Corse, il voulait passer quelques jours chez les Potter et il était content de voir que les enfants s'adaptaient bien à la vie à Godric Hollow.

On sonna à la porte. Les petites se précipitèrent pour ouvrir.

- Mamie, t'es déjà là, s'écrièrent-elles.

Ron les entendit embrasser leur grand-mère bruyamment. Il se dirigea vers l'entrée pour aider son père à rentrer. Depuis qu'Arthur était à la retraite, il subissait assez durement les conséquences de son âge. Il avait du mal à se déplacer et avait des douleurs dans le dos que même les charmes et les potions les plus élaborés d'Hermione ne soulageaient pas. Depuis quelques mois, il sortait de la maison uniquement avec un fauteuil roulant et même s'il pouvait se lever, il se fatiguait très vite.

Depuis, Ron était un peu mal à l'aise avec ses parents. Il n'allait pas assez au Terrier à son avis et trouvait que ses parents avaient beaucoup trop vieilli ces derniers temps. Molly semblait toujours un peu triste : les frères Weasley soupçonnaient que la maladie d'Arthur était un peu dure à encaisser pour elle. C'étaient Percy et sa femme, Audrey, qui s'occupaient le plus d'eux. George et Charlie, qui n'avaient pas de famille à charge, leur apportaient une aide financière pour les soulager. Ron se promit de passer un peu plus de temps au Terrier pendant les vacances, pour en profiter et surtout les aider. Rose puis Edward avaient passé une semaine chacun chez leurs grands-parents. Ils étaient revenus radieux et gâtés.