Nda : Bonjour tout le monde, et bienvenue dans le premier livre de COTK, seconde version. Si vous venez de COTK Classic, merci de me suivre tout du long de cette série Si vous découvrez cette histoire pour la première fois, lire le "classique" est de votre ressort, mais ayez conscience qu'il est imparfait, ce pourquoi je le réécrit. Aussi, vous pouvez directement passer au chapitre si vous êtes nouveau.
Certaines choses doivent être précisées pour que tout le monde comprenne. Cette histoire reprend celle de Classic en tant que ligne directrice mais elle en diffère du multiples façon. Je promets cependant que nombre d'éléments clef sont présents.
De plus, cette histoire (Child of the Kaminoki) est énorme. J'ai cessé d'écrire "Classic" i peu près un an, et j'ai mis beaucoup d'efforts dans la réécriture de cette histoire depuis lors. Je ne donnerai pas ici tous les détails, mais si vous voulez plus d'informations venez sur le serveur discord (vous trouverez le code à la fin du chapitre).
Je ne répondrai pas aux reviews ici, mais je vous encourage à venir sur le discord.
Donc, ce premier tombe s'intitule Blind Sight et est le premier d'une longue série. J'espère que ça vous plaira !
Merci beaucoup à EtaineLux pour avoir traduit cette histoire de l'anglais au français!
Remerciement spécial à VEN_ARTIWORKS sur instagram pour la couverture de ce tome.
Ndt : Bonjour à tous, j'espère que ce chapitre vous plaira. C'est ma première traduction depuis l'anglais, j'imagine donc qu'elle est pleine d'erreurs, n'hésitez pas à me les signaler. Je reviendrai très certainement corriger les erreurs de traduction de ce chapitre quand j'aurai un peu plus de bouteille.
J'encourage vivement ceux qui peuvent lire l'anglais à lire la version originale. Le premier tome est terminé, et le deuxième est déjà bien entamé. Comme seule la version finale de chaque chapitre est postée ici, je vous conseille de rejoindre le discord. Comme dit plus haut, on y trouve toujours plusieurs chapitres d'avance.
Une dernière chose : je préfère ne pas vous promettre que je posterai tous les tant de jours ou de semaines, je suis nulle pour respecter les deadlines, mais je tâcherai de poster régulièrement.
Bonne lecture!
CHAPITRE UN : L'ANNIVERSAIRE
C'est l'odeur âcre, cuivrée du sang qui finit par attirer son attention...
On lui avait ordonné de rester dans sa chambre d'hôtel, il y resterait donc. D'ordinaire, il se fichait des ordres. Cependant, il semblait que ça allait mal, là dehors. Il ne comptait pas aider à moins que l'on ne l'y force.
En dehors de lui, il n'y avait qu'une seule autre personne dans la pièce. Son regard la fit se détourner de la porte et le regarder droit dans le yeux, ce que la plupart des gens ne faisaient pas.
Il n'était pas habitué à ce qu'on le regarde dans les yeux. Les yeux pâles, dépourvus de pupilles, de l'autre semblaient ne rien regarder en particulier, immobiles. Ça l'avait surpris au début, il était persuadé qu'il était aveugle.
Ils se tournèrent vers la vieille porte fissurée, dont le bois pourrissait.
"Ils sont en train de perdre." Il y avait un soupçon de peur dans la voix de Miyasato qui l'écœura. Ce garçon était une mauviette – Gaara avait pu s'en rendre compte dès qu'il avait vu le prince unique du Pays du Vent. D'ordinaire, les mauviettes ne valaient pas qu'il fasse l'effort de les tuer, mais il y avait quelque chose en Miyasato qui l'agaçait.
Gaara se remit à observer la tache de moisissure sur le mur en face de lui, comme il l'avait fait durant les vingt dernières minutes. Miyasato haussa les épaules et regarda à nouveau vers la porte : "J'étais pourtant sûr que l'odeur du sang t'aurait excité".
La première fois qu'il avait essayé de tuer Miyasato, il avait été arrêté par son père. Il n'y avait personne pour l'arrêter cette fois. Le sable dans sa gourde remua, attendant qu'il se décide.
Un mouvement soudain le fit regarder Miyasato qui s'était levé, et s'éloignait vivement de la porte. Une seconde plus tard, la porte éclata, faisant jaillir des bouts de bois moisi dans toute la pièce. Ce qui en restait s'écrasa sur le sol, percutant un nuage de sable.
Gaara regarda, impassible, trois homme traverser la poussière, l'un toussant lourdement. La panique et l'urgence se lisaient dans leurs yeux et sur leurs traits. Quelque chose le fit frémir lorsque leurs yeux le survolèrent, se concentrant sur Miyasato. Ils l'ignoraient complètement.
"Ah, il était là," prononça l'un d'entre eux en toussant, s'appuyant au cadre de la porte pour ne pas tomber. Le sang dégoulinait le long de son bras gauche, depuis une blessure à l'épaule. Les deux autres, qui semblaient être en meilleur forme, attrapèrent Miyasato qui tenta de se défendre.
Gaara regarda les deux hommes lier les mains de Miyasato, lui mettre un sac sur la tête et le pousser sans ménagement vers la sortie.
"On fait quoi de l'autre gosse ?"
L'homme qui se tenait à la porte avait enfin arrêté de tousser, et arrachait une bande de tissu de son haut. Jetant tout juste un œil à Gaara, l'homme reporta son attention sur sa blessure sanguinolente.
"On s'en fiche, allons-y."
Ils étaient en train de l'ignoraient.
Agrippant fermement l'épaule de Miyasato, l'un d'entre eux passa la tête dans le couloir.
"Est-ce que la voie est libre – Ah !"
Se retournant, l'homme se retrouva face à une pointe de sable aiguisée à deux centimètres de son visage, émergeant du front de son compagnon. Avant même qu'il puisse crier, la pointe fila vers l'avant, perforant aussi son crâne, puis se rétracta, laissant tomber leurs corps inertes par la porte ouverte.
"Non ! Arrête ! Qu'est-ce-que-tu... !?"
Gaara dirigea son regard vers le dernier homme, celui qui saignait de l'épaule, alors qu'il tentait de s'enfuir, trébuchant sur le bras sans vie de son camarade. Le sable fila vers l'avant, et le dernier homme mourut, la poitrine transpercée par une flèche de sable.
Miyasato réussit à libérer ses mains de la corde nouée à la va-vite, et retira le sac de sa tête. Se relevant, il débarrassa ses vêtements du sable qui n'était pas imbibé de sang.
Gaara le regarda retourner à son lit en ruine et s'asseoir.
Aucun des deux ne dit mot pendant quelques minutes, le bruit des combat s'amenuisant et les flaques de sang sous les deux homme s'élargissant lentement.
"Merci, Gaara."
Gaara l'ignora.
Tour du Kazekage, Ville de Suna, Pays du Vent.
De légers bruits de pas se faisaient entendre sur la surface ensablée alors que Rasa avançait le long du couloir de cellules, certaines étant occupées, d'autres vides. Lorsqu'il entendit un léger brouhaha au bout du couloir, il ôta son chapeau triangulaire. Comme il l'empêchait d'y voir correctement, il ne le portait qu'en de rares occasions.
"Rasa-sama," dit un homme à l'air sinistre vêtu de l'uniforme des jōnins de Suna : pantalon et haut marron sombre, sandales assorties et veste couleur sable. Comme pour aller avec son air terne et désagréable, son visage était toujours grimaçant.
"Capitaine. Je suppose que le prisonnier est dans la cellule ?" Le garde opina, et il poursuivit. "Êtes-vous parvenu à lui arracher quelque chose ?"
"Malheureusement non, monsieur. Le temps qu'il a passé dans le désert lui a grillé le cerveau. Il n'arrête pas de babiller des inepties."
Soupirant profondément, Rasa se massa les tempes, pensif. "Si ça continue comme ça, on ne lui extirpera rien d'utile. Je vais parler au bourreau."
S'inclinant légèrement, l'homme demanda au garde stationné près de la porte en fer renforcé de l'ouvrir, faisant entrer le dirigeant de Suna dans une obscurité presque totale, empêchée par des rais de lumières filtrant par les ouvertures à barreau de fer dans le mur. Au centre de la pièce, le prisonnier et l'interrogateur de Suna étaient assis de chaque côté d'une table en bois clair.
"Je vais te le demander encore une fois : quelle est la raison de ta présence sur les terres de Suna ?"
Les deux hommes présentaient un contraste frappant ; un jōnin à l'air impassible, et un homme en loque vêtu d'un habit en lambeaux, la peau brûlée par le soleil sur toute la surface de sa chair à nu. Recroquevillé, il marmonnait quelque chose d'à peine audible.
"Rasa-sama," prononça l'interrogateur quand il l'aperçu, et il se leva.
L'interrogateur poursuivit en s'approchant de Rasa, "On s'est relayés pour interroger ce gars durant les dernières heures, pas de torture étant donné son état."
"Et ?"
A cette question, le shinobi se renfrogna, sa voix pleine de frustration. "Rien sur cette affaire, monsieur, il ne répond à aucune de nos questions, comme s'il était muet ou sourd. Mais il n'arrête pas de parler de..."
"L-La pierre, ils l'ont..." prononça le prisonnier, le corps secoué de spasmes de douleur évidente.
"Je vois, je prends la suite."
Tout en congédiant le jōnin, il posa son chapeau sur la table, prenant la chaise face à l'homme. Il se tenait très droit, sa posture évoquant une puissance royale et une grande force .
Laissé seul avec le prisonnier, Rasa inspecta avec attention son visage recouvert de chair brûlée. Bien que ses blessures soient sévères et répugnantes à regarder, ce qui le frappa le plus violemment fut son regard hanté, fantomatique. Étant un guerrier, Rasa avait l'habitude de faire face à la mort sur le champ de bataille, ayant souvent été témoin du dernier souffle d'hommes dont la vie s'échappait. Bien qu'il ait fait de nombreuses victimes, il pouvait encore voir leur visage. Les yeux des morts qu'il voyait dans son sommeil étaient identiques à ceux qui le fixaient maintenant.
Essayant avec prudence d'établir un contact visuel, il s'adressa à l'homme : "Le désert ne fait pas de cadeaux à ceux qui n'y sont pas préparés. Qu'est ce qui vous a fait prendre ce risque ?"
Ses tremblements se calmant légèrement, le prisonnier releva lentement la tête, fixant quelque chose au-delà les murs. "C'est venu des ombres..."
Rasa tendit l'oreille.
"Ils m'ont prit en chasse... des griffes qui ne laissent pas de marques... des pas sans empreintes..." regardant pour la première fois Rasa dans les yeux, de sa voix tremblante, il ajouta : "Ils ont la pierre."
"Quelle pierre ? Qui vous a attaqué ?"
A ces mots, les yeux de l'homme se perdirent dans l'obscurité de la pièce, l'absence d'expression sur son visage se muant en terreur. "Ils sont toujours là, ils ne me laisseront jamais en paix ! Pas tant que je n'aurai pas emporté ce que j'ai vu dans la tombe..."
"Dites-moi qui vous a attaqué et nous vous aiderons."
Passant de la terreur à un désespoir absolu, il regarda de nouveau Rasa.
"Vous ne comprenez pas, ils ont la pierre ! Ils viennent me chercher !" dit il, son regard parcourant la pièce. "Je peux les entendre respirer !"
"Calmez-vous, monsieur..."
L'homme tenta de bondir violemment de sa chaise, mais ses liens l'en empêchèrent. "NON, NON ! LAISSEZ-MOI, JE VOUS EN SUPPLIE !"
Rasa joignit ses mains devant lui tout en étudiant l'homme avec attention.
"Vous devez m'aider !" L'homme hurlait avec véhémence, faisant grimacer Rasa à ces mots. Une note de folie transpirait dans sa voix.
Rasa sentit la frustration bouillir en lui.
"Vous avez dit que quelqu'un vous poursuivait. Qui ?" Demanda-t-il, ramenant l'attention de l'homme tourmenté sur lui.
"Les ombres, elles sont dans la pièce". "
Rasa soupira lourdement. Il était sur le point de poser une autre question lorsque la porte de la cellule s'ouvrit, révélant Baki qui tenait un rouleau dans sa main tendue.
"C'est un message urgent du Daimyō, Rasa-sama," énonça Baki.
Se levant, Rasa regarda l'homme qui avait recommencé à murmurer dans sa barbe avec incohérence. Secouant la tête, il attrapa son chapeau et contourna la table.
Prenant le rouleau des mains de son second, il vérifia le sceau. C'était bien celui du Daimyō, et il était intact.
"Fais escorter le prisonnier jusqu'à l'Ambassade de Kumo, et assure-toi qu'il y arrive intact," ordonna Rasa tout en brisant le sceau et déroulant le rouleau.
Baki acquiesça et tint la porte ouverte pour Rasa, lequel s'était arrêté alors qu'il lisait le rouleau. Le finissant, il l'enroula de nouveau.
"De plus, fais Gaara et Sasori dans mon bureau immédiatement"
"Bien, monsieur."
—
Bien qu'il ai déjà mémorisé le rouleau, il le déroula à nouveau. Il l'examina, à la recherche de quoi que ce soit qu'il aurait pu rater, soupira, l'enroula à nouveau et l'enferma à clef dans un tiroir de son office.
Joignant les mains devant lui, il regarda, inexpressif, la lourde double en porte en bois de son bureau. La pièce dans laquelle il se trouvait était chichement décorée, les objets qui l'ornaient étaient pour la plupart déjà là quand il était devenu Kazekage, et il ne les avait pas fait enlever.
Le bureau était relativement neuf, il l'avait récupérer quelques jours après qu'il ait prit ses fonctions. Bien qu'il pèse une tonne et soit sculpté et ciré, il était extrêmement minimaliste.
Ça ne l'embêtait pas vraiment, il n'avait pas envie d'apprécier le temps qu'il passait dans son bureau et, quand il y était, il ne faisait de toute façon pas attention à la décoration ou à l'absence de celle-ci .
La large double porte s'ouvrit, le faisant cligner des yeux et se concentrer sur celui qui était entré. Souriant, il salua le Capitaine des Marionnettistes aux cheveux roux, lequel s'inclina en réponse .
S'approchant de l'une des deux chaises face au bureau de Rasa, Sasori s'assit.
Tous deux se tournèrent vers la porte, sentant la peur qui semblait suivre Gaara à chacun de ses pas. Aucun d'entre eux n'était affecté par la légère Aura Meurtrière qu'il libérait sans cesse.
Gaara les ignora et se dirigea vers un coin de la pièce. Rasa le regarda marcher et soupira silencieusement. Sasori lui offrit un haussement d'épaule compatissant.
Après quelques instants de silence, Baki passa la porte que Gaara avait laissé ouverte. La refermant, il se précipita vers la seule chaise disponible dans la pièce. Bien qu'il eut noté la présence de Gaara, il ne le regarda pas.
"Pardon pour le retard," dit Baki, repoussant la faible tentative de Sasori pour lui bloquer l'accès à la chaise avec sa jambe.
Alors, qu'est-ce qu'il se passe ?" Demanda Sasori avec entrain. Il posa les pieds sur le bureau de Rasa, faisant se renfrogner le Kazekage. Sasori fit mine de ne pas le remarquer, alors qu'il sortait un kunai et se mettait à jouer avec.
Rasa secoua la tête, "J'ai reçu un message urgent du Daimyō, il souhaite que je soit à Kazedama dans trois jours."
Sasori se balança sur sa chaise, faisant grincer les pieds de bois. Jetant le kunai dans les airs, il l'attrapa entre ses doigts à quelques centimètres de son visage. Baki le regarda, agacé.
"Ce n'est pas l'anniversaire des huit ans du prince dans trois jours ?" demanda Sasori, faisant claquer sa chaise sur le sol en la reposant.
Rasa opina, "Si. Je vais emmener Gaara et deux équipe d'élite avec moi."
Sasori siffla de surprise, "ça a l'air un peu exagéré pour un anniversaire, tu ne crois pas ? Me prince est l'une des personnes les mieux protégées du Pays du Vent, et pour un évènement tel que son anniversaire, la sécurité doit être encore plus haute. J'ai entendu dire qu'il n'avait même pas été vu en public depuis des années."
"Quoi qu'il soit en train de se passer, le Daimyō ne l'a pas précisé dans sa convocation. Je suis certain qu'il l'expliquera à notre arrivée."
Sasori haussa un sourcil au choix des mots de Rasa, avant de se tapoter le menton. "Si on amène petit-sombre-et-taciturne qui est là-bas," dit il en pointant du doigt Gaara, "Alors on va devoir emmener des sceaux. On en a assez pour deux équipes, toi et moi."
La légère Aura Meurtrière augmenta un peu, mais personne ne réagit.
"Oui. Je ne sais pas combien de temps nous devrons rester. Dis aux équipes d'emporter un équipement discret et des affaires pour plusieurs jours. Cependant, nous pénétrerons la capitale à la vue de tous."
"Super, je vais rassembler les gars," dit Sasori avant de s'évanouir dans un nuage de sable. La chaise sur laquelle il se balançait continua sur sa lancée et s'écrasa sur le sol.
Baki roula des yeux avant de se tourner vers Rasa.
"J'imagine que je serai en charge du village en ton absence ?" questionna-t-il, et Rasa opina.
"Oui, mais n'annonce pas notre visite à Kazedama avant demain. Tu peux cependant prévenir immédiatement Temari et Kankuro."
"Compris."
Dehors de Kazedama, Pays du Vent.
Bien que Rasa n'ai pas été là pour le voir, le Pays du Vent avait été un lieu prospère et paradisiaque. Tous voulaient y vivre, avec ses douces brises et ses vents. Ce qui était apparemment la raison de son appellation.
Nombre de clans s'y étaient installés durant l'Ère de la Guerre des Clans, y compris le sien. Les clans étaient allés et venus avant que leur présence ne soit rapportée. Certains, comme les Uchiha et les Hyuga étaient apparus bien avant les premiers registres.
Cependant, durant plusieurs siècle, le Pays du Vent s'était peu à peu fané et asséché. Le sable était venu de sous les terres fertiles, et avait étouffé les arbres. Les vents étaient devenus plus forts, violents, créant d'énormes tempêtes de sable.
Les clans avaient dû se déplacer, l'eau s'évaporant, et le gibier s'enfuyant vers de plus verts pâturages.
C'était une histoire que son père lui avait raconté.
Rasa ricana. Pour une raison ou une autre, après la fin de l'Ère de la Guerre des Clans, les pères du Pays du Vent avait décidé que cette terre désolée et stérile était l'endroit idéal pour bâtir leur pays.
Durant les quarante et quelques années depuis la création du Pays du Vent, peu de choses avaient changé. Le désert était aussi stérile et sans vie qu'il l'avait toujours été. Le soleil frappait implacablement ceux qui étaient assez courageux, stupides ou malchanceux pour y vivre.
Ainsi, s'il y avait bien une chose qu'il accordait aux conditions de vie de son pays, c'était qu'elles faisaient rapidement le tri entre les forts et les faibles. L'examen final de Académie Ninja de Suna consistait à survivre deux semaines dans le désert, seul.
La plupart survivaient, ayant vécu toute leur vie dans cette brûlante terre désolée qui ne pardonnait pas. Cependant, les corps de ceux qui n'avaient pas survécu étaient rendus à leur famille pour être enterrés.
Il aurait vraiment voulu que le désert soit plus hospitalier avec les routes, mais sa surface mouvante rendait difficile toute construction durable. Pour les Shinobis, les routes étaient en réalité plus un danger qu'une aide. Il fallait trois jours à un jōnin pour se rendre de Suna à Kazedama.
Non, le meilleur usage que l'on aurait pu en faire aurait été pour les voyages des civils. Cela aurait réduit le nombre de morts et les inutiles missions de recherche, qui ne finissaient jamais par la découverte des corps.
Toutefois, certaines routes avaient été construite contre toute probabilité. Les deux meilleurs exemples étaient les centaines de routes construites entre les nombreuses cités du Pays du Vent, et la Route de la Soie, qu'il avait fallut trois ans pour construire.
Elle s'étendait sur des centaines de kilomètres à travers le pays, commençant à Kazedama et s'arrêtant à Dango City. Derrière la crête d'une autre dune de sable, la Route de la Soie se présentait à la vue, au sud. De nombreux petits points y circulaient. Certains plus larges que d'autres étaient faits de civils traînant un chariot derrière eux.
Le nettoyage périodique de la surface des briques de grès de la Route de la Soie était une mission de Rang-D courante pour les genins des villes et villages qui se trouvaient le long de la route. Heureusement, lui n'avait jamais eu à le faire. Suna était à l'opposé de la Route de la Soie.
Se tournant vers l'est, Rasa souriant en voyant à nouveau la magnifique capitale du Pays du Vent : Kazedama.
Claquant des doigts, il sauta au bas de la dune, suivit de près par les shinobis voyageant à ses côtés. Gaara resta en arrière, regardant les autres atterrir plus bas, avant de disparaître pour réapparaître près du groupe..
Ils n'avaient plus qu'une cinquantaine de kilomètres à parcourir avant que le désert ne cède la place à une route de grès interrompue. Le début avorté de la route pour Suna.
Rasa haussa un sourcil en voyant le nombre de bâtiments, magasins et maisons qui étaient désormais construites hors les imposants mur de Kazedama. La ville n'avait pas été conçue dans l'intention de devenir la capitale, et elle avait fini par déborder de ses murs. Des maisons avaient été construites hors les murs pour accueillir le nombre toujours plus important de résidents.
Alors que Rasa et ses shinobis descendaient la rue, les civils s'écartaient vers les bords de la route. Sa robe blanche de Kazekage le démarquait des autres shinobis, encore que ce fut l'Aura Meurtrière de Gaara qui produisit le plus d'effet. Les gens regardaient autour d'eux alors qu'ils commençaient à avoir légèrement peur, essayant de comprendre quelle en était la raison.
La réputation de Gaara le précédait, et les gens s'éloignait un brin plus énergiquement que ce qui était nécessaire.
Sasori fit discrètement signe à la team d'Elite, et quatre des shinobis ralentirent afin d'inclure Gaara dans leur cercle . Cerner Gaara n'était généralement pas une bonne idée, mais il n'avait pas l'air d'y prêter attention.
La grande porte qui donnait sur la zone intra-muros de la ville apparût au dessus d'eux, ne produisant presque pas d'ombre. Le soleil était à son zénith, et la chaleur à son maximum.
Rasa regarda de sous son couvre-chef un des gardes les apercevoir et entrer dans un bâtiment à proximité.
Un instant plus tard, une kunoichi aux cheveux châtain clair en sorti et s'approchât d'eux.
"Kanade !" dit Sasori, la saluant de l'un de ses larges sourires caractéristiques. Rasa observer avec amusement la Kunoichi grogner.
"Sasori... comment ai-je fait pour ne pas réaliser que tu viendrais ?" dit-elle, serrant la main du Capitaine des Marionnettistes avec réticence.
"Je t'ai manqué ?" s'enquit Sasori avec espoir..
"Non."
Sasori sembla ne pas l'avoir entendue, et poursuivit : "Tu es là pour nous emmener au palais, hein ?"
Kanade opina, "Hai. D'abord, je dois m'assurer que le Jinchuuruki est sous contrôle."
Gaara constata qu'elle le fixait, et la fixa en retour. Il ne réagit pas lorsqu'elle émit une Aura Meurtière légèrement supérieure à la sienne. Allait-elle le combattre maintenant ? Gaara sentit le sable remuer dans sa gourde.
Rasa regarda par-dessus son épaule et remarqua l'expression de Gaara. Sortant un sceau de sa sacoche arrière, il le fit délibérément passer dans le champ de vision de Gaara avant de le tendre à Kanade. L'Aura Meurtrière que produisait son fils diminua drastiquement.
Quittant le Jinchuuruki aux cheveux roux des yeux, elle regarda l'inscription avec scepticisme. Elle n'était pas une spécialiste en sceau, ou même très informée à ce sujet, mais elle savait ce que c'était.
"Un seul ?"
"Non madame, on en a un chacun." répondit Hori, l'un des shinobis d'élite les plus proches, tenant un sceau identique.
Les yeux de Kanade se plissèrent, clairement méfiants. Son regard passant de Hori à Gaara, puis à Rasa et au sceau dans sa main à plusieurs reprises, elle finit par rendre le sceau à Rasa, qui le rangeât.
Rasa sentait bien que la situation ne plaisait pas à la kunoichi, et son instinct était probablement réprimé par les ordres du Daimyō. Il ne pouvait pas lui en vouloir, lui-même était persuadé qu'emmener Gaara était une mauvaise idée . Mais les ordres sont les ordres.
Il ne leur fallut que quelques minutes pour aller du mur au palais, essentiellement parce que la présence de Gaara vidait les rues en quelques secondes. Il posa quelques question sur les détails de l'affaire, mais Kanade lui dit seulement que le Daimyō lui en parlerait lui même.
Alors il s'efforça de regarder ce qu'il pouvait de la ville pendant qu'ils marchaient. Elle avait beaucoup changé depuis la dernière fois où il s'y était trouvé, plus de cinq ans auparavant. Les bâtiments étaient différents, réarrangés, plus hauts. Rasa fut surpris de remarquer un restaurant réservé aux shinobis, au dernier étage du bâtiment d'à côté, un large balcon pour y entrer dépassant de la façade.
Les gardes du palais leur ouvrirent les portes, et le grimpa les nombreuses marches du palais. Un cour magnifiquement décorée, pleine de plante qui n'étaient certainement pas originaires du Pays du Vent, laissait place à une autre volée de marche qui finissait devant les larges portes menant à la salle du trône.
Kanade ouvrit la porte d'une solide poussée, et entra.
Rasa sourit en apercevant le Daimyō assit sur le trône, de l'autre côté de la grande pièce. Le trône ornementé brillait aux rayons du soleil qui se déversaient de plus haut, se reflétant sur l'or massif.
Le Daimyō se leva, et Rasa remarqua plusieurs choses qui l'inquiétèrent.
"Rasa, mon ami, merci d'être venu si vite."
Le bras en écharpe, le faux-pas lorsqu'il se leva, soutenu par l'un des deux grades se trouvant près de lui. Rasa senti la colère monter, ses épaules se tendant légèrement. Quelqu'un avait attaqué le Daimyō.
Levant la main, celui-ci l'arrêta avant qu'il ne se précipite vers lui.
"Je vais bien, ne t'en fait pas."
Le groupe s'arrêta au pied des quelques marches menant au trône, attendant que le Daimyō en descende.
"Bienvenue à la capitale, Rasa. C'est bon de t'avoir à nouveau. Notre noble cité se réjouit, et cætera."
Rasa sourit laconiquement : "je suis certain que la ville n'en a rien à faire, Torio."
Torio sourit largement en réponse, "Oui, tu as raison. Elle n'en a probablement rien à faire."
Ils s'étreignirent bizarrement, et Rasa fit de son mieux pour ne pas toucher le bras bandé de Torio.
"Que s'est-il passé ?" Demanda Rasa aussitôt qu'ils se séparèrent. Torio rit.
"Toujours droit au but, mais oublie ça pour l'instant, nous en parlerons plus tard. Nous savons tous les deux que je survécu à bien pire", dit Torio en indiquant son bras.
Rasa hocha la tête en signe d'assentiment : "Toutefois, je suis inquiet."
"Bien sûr, bien sûr. Comme je l'ai déjà dit, merci d'être venu si vite. Tu arrives juste à temps pour l'anniversaire de Miyasato qui aura lieu ce soir."
Comprenant qu'il devrait attendre pour avoir ses réponses, Rasa laissa tomber.
"Voici mon plus jeune fils, Gaara.", dit-il, faisant un pas de côté. Il posta sa main près de sa sacoche, prêt à sortir le sceau en cas de besoin.
"Je suis heureux d'enfin te rencontrer, Gaara du Désert."
Torio ne fut pas ennuyé par le fait que le rouquin l'ignore, et Rasa fit en geste en direction de l'autre roux dans la pièce.
"Voici Sasori des Sables Rouges, le Capitaine des Marionnettistes."
"C'est un plaisir de vous rencontrer, Sasori-san", dit Torio avec douceur, serrant la main du capitaine.
"C'est réciproque, Torio-sama", répondit Sasori avec un respect inhabituel. "Comment va votre fils ? Je ne suis pas certain de la véracité des rumeurs que j'ai entendues, mais n'a-t-il vraiment jamais quitté le palace ?"
Gaara lança un rapide regard au Daimyō.
Torio secoua la tête, presque avec tristesse. "Non, il ne l'a jamais quitté. Pour sa propre sécurité, il n'est pas autorisé à sortir, bien que je doute qu'il ait aucune envie de partir, même si je le laissais faire."
"Allons-nous le voir ?" Questionna Sasori.
Torio opina : "Bien sur, il sera bientôt là."
Nda : Merci d'avoir lu ce chapitre. Les chapitres paraissent normalement chaque semaine, le jeudi. De six à douze chapitres sont en création sur notre discord : yewTGGX
Rejoignez-nous pour contribuer au brouillon et aux chapitres candidats à la publication avant qu'ils ne soient finalisés !
Ce chapitre a été posté le : 29/11/20
Traduit (avec amour) par EtaineLux
Remerciement spécial à ceux qui ont aidé à la création de ce chapitre :
Hellman, qui m'a aidé à créer le cadre de la seconde partie. C'était très appréciable.
Beta Readers:
Tensleep
Qibolu
Créateurs d'OC pour ce chapitre :
Kanade (créée par Grimtruth)
