Coucou ^^ Je tiens à dire que je suis vraiment désolée de ce grand retard mais entre les cours et ma vie personnelle, je n'ai plus le temps de faire grand chose malheureusement :) Et le moral n'était pas au beau fixe, je n'avais donc pas très envie d'écrire. Mais ça va un peu mieux et j'ai réussi à terminer ce chapitre même si j'ai l'impression qu'il n'est pas top mais bon...

Un grand merci à The Lily and the Hawk (J'espère que la suite te plaira ^^ Encore merci pour ta review), emichlo (J'espère que ce chapitre te plaira également :) ), Rukie-chan (Encore merci pour ta review, j'espère que cette suite te plaira ^^), SLASHAGOGO (Voilà la suite, j'espère que tu aimeras, encore merci pour ta review ^^), Aliete (Voilà -enfin mdr- la suite, j'espère que tu aimeras :) Encore merci pour ta review), sakiaTsukiyo (Encore merci pour ta review, j'espère que ce nouveau chapitre te plaira également :) ), plumbumurua (Encore merci pour tes reviews et tes messages, c'est quand même grâce à toi que ce chapitre s'est terminé plus vite ^^. J'espère que cette suite te plaira :) )

Team Seth: Coucou :) Je suis contente que tu aies aimé ^^ J'aime beaucoup le prénom Enora mais malheureusement, les Tristan ne vont pas de pair mdr sinon, j'aurais été changer de prénom il y a longtemps ;) Pour Dagonet, la réponse ne devrait plus tarder ^^ J'espère que ce chapitre te plaira, merci beaucoup pour ta review :).

Et je tiens à remercier également Kalisca qui a corrigé ce chapitre ^^

Chapitre 26.

Je me réveille paisiblement, frottant mon visage contre un torse musclé en gémissant. Je prends lentement conscience d'un corps collé au mien et de bras m'encerclant possessivement. Il y a aussi une respiration paisible dans mon cou qui m'envoie des frissons dans tout le corps, ne laissant plus aucun doute sur le propriétaire. Tristan.

J'ouvre les yeux et relève la tête pour le voir. Il fait encore sombre et il dort encore profondément. J'ai parfois l'impression qu'il ne dort vraiment bien que dans mes bras et j'aime ça, être sa source de tranquillité, celle qui l'aide à trouver le sommeil. J'aime savoir que je lui apporte quelque chose. Je souris avant de m'éloigner difficilement -autant parce que sa prise sur moi est forte que parce que je me sens bien là où je suis- et me lève.

Je remets de l'ordre dans mes cheveux et m'éloigne un peu. Je m'arrête au bord d'une pente et regarde le soleil se lever. Ce spectacle a quelque chose de magique ou peut-être est-ce un reste de la nuit qui vient de s'écouler. Je sens un changement en moi. Je me sens… plus forte. Pas seulement parce que j'ai enfin pris ma décision, bien que ce soit un grand poids en moins, mais aussi parce que j'ai fini par accepter ce que j'étais et que ma place est ici. On m'a envoyée pour changer les choses, c'est que j'en suis capable même si j'ignore encore comment. Bien que pour Dagonet, je sais que j'aurai besoin de mes capacités… mais pour Tristan, j'ignore encore ce qui va se passer et comment je pourrais l'aider, mais je le ferai.

« Tu ne pourras pas tous les sauver. »

Qui serai-je dans l'incapacité de sauver? C'est la question qui me tourmente et à laquelle je n'aurai pas de réponse avant le moment venu. Tout ce que je sais, c'est que ce ne sera pas Tristan. Je ferais en sorte que ce ne soit pas lui. Parce que sans lui, la vie perd tout son sens. Un monde sans lui, MON monde sans lui n'existe pas. S'il part, je pars s'il meurt, je meurs, c'est aussi simple que ça.

Je sens sa présence avant même de le voir et je souris doucement. Il vient se placer à côté de moi, tout proche, mais sans me toucher et ça me suffit. Parce qu'il est là. Il sera toujours là, je le sais maintenant. On ne nous séparera pas. Je ne le permettrai pas. Je prends sa main dans la mienne alors que la lumière du jour nous atteint enfin. Je tourne ensuite la tête vers Tristan et le fixe un moment. Il finit par s'en rendre compte, car il se tourne vers moi, interrogateur.

-Depuis toujours, je commence, je me suis contentée de ma famille, de mes amis. Mes parents auraient fait n'importe quoi pour moi. Ils m'aimaient et me l'ont prouvée tellement de fois. Moi je n'ai jamais rien dit. Je suis une handicapée des sentiments j'ai beau les éprouver, j'ai toujours peur de les mettre en parole. Avoir peur de dire à ses propres parents qu'on les aime, je ricane. Avoue que c'est pathétique.

Il y a un silence alors qu'il continue de me regarder avec cet air indéchiffrable. Il ne dit rien et je l'en remercie. Je dois juste évacuer ce que j'ai à dire une bonne fois pour toute, me vider de tous ces regrets pour repartir en avant définitivement. Avec lui.

-Pareil avec mes amis. On a grandi ensemble, on n'a jamais été séparé et on redoutait tellement de partir dans des facs différentes, je continue alors que je sais qu'il n'a même jamais entendu parler de fac de sa vie mais encore une fois, il se tait. Mais je n'ai jamais su dire combien je tenais à eux. J'aurais voulu le faire, au moins une fois. Je suis une égoïste, Tristan, j'assène en le regardant dans les yeux et en reprenant avant qu'il ne m'arrête. Je ne pense qu'à moi, toujours, avant de penser aux autres. Je n'en ai pas honte la plupart du temps. J'ai grandi dans une société individualiste où soi-même passe toujours avant l'autre, mais… parfois j'avoue avoir du mal à me regarder le matin. J'ai beau réfléchir et regarder aussi loin possible, je n'ai jamais pris de décision en pensant d'abord aux autres, j'ai toujours regardé aux conséquences que ça aurait sur moi. Et ça ne changera jamais, je serais toujours une égoïste handicapée des sentiments doublée d'une froussarde aux tendances névrosée.

-Pourquoi me dis-tu tout ça ? Demande-t-il.

-Je ne veux pas te laisser espérer autre chose que ce que je suis. Je sais que ce ne sera pas facile. Tu es encore plus handicapé des sentiments que moi alors que j'ignorais que ce soit possible. Tu n'es pas du genre à avoir tes yeux dans tes poches et n'essaie pas même de nier, je t'ai vu! Sans compter que tu es d'une possessivité maladive qui me donne souvent envie de te donner des claques. On se disputera souvent et on se fera certainement beaucoup de mal, mais… je sais que ça en vaut la peine. Parce que tu es la seule personne qui n'ait jamais réussi à me faire exprimer mes sentiments avec une telle facilité à travers des discours aussi pitoyable, je ris en sentant les larmes me monter aux yeux sans raison apparente.

-Attends, réalise-t-il enfin. Tu veux dire que tu…

-Tu devras me supporter plus longtemps que prévu, je le taquine. Mon égoïsme démesuré ne m'a pas permis de partir.

Un éclair de compréhension traverse ses yeux et il me regarde avec espoir. Je sens mon cœur se gonfler et hoche la tête. C'est à ce moment que, pour la première fois, je vois la joie, la vraie, se peindre sur son visage et il me sourit plus sincèrement que jamais avant de m'attirer férocement à lui et de dévorer mes lèvres. Le baiser est violent, possessif, comme s'il voulait me prouver que je lui appartiens, mais il n'y a rien à prouver, je suis à lui corps et âme.

Je sens le tronc d'un arbre entrer violemment en contact avec mon dos, mais je ne ressens aucune douleur, seulement du désir, de la passion, de l'amour… Sa langue explore ma bouche, me domine et je me laisse faire volontiers. Je sais que pour lui, me garder était une bataille perdue d'avance, je ne lui ai jamais laissé d'espoir. Mais aujourd'hui, il sait que je resterai, que je l'ai choisi LUI.

Il se sépare de mes lèvres et j'émets un vague son de protestation.

-J'ajouterais simplement que je ne suis possessif qu'avec ce qui m'appartient, assène-t-il en plongeant son regard dans le mien.

-Et je t'appartiens, j'acquiesce. Depuis toujours et à jamais, je te le promets.

Je reprends ses lèvres alors qu'il arbore un sourire de satisfaction proprement masculine. Mes mains fourragent dans ses cheveux alors qu'il se débat pour défaire le devant de ma robe. Il semble enfin y parvenir et… un toussotement nous interrompt.

Tristan se fige et inspire profondément comme pour s'empêcher de sauter sur la personne non désirée alors que je pince les lèvres pour ne pas rire malgré ma frustration. D'ailleurs, si je n'avais pas reconnu la personne qui nous a coupés dans nos ébats, j'aurais certainement eu une tout autre réaction.

-Tiens Dag, je m'exclame en me séparant de Tristan. Ça faisait longtemps.

-Pas assez, marmonne Tristan en fusillant le concerné du regard et en se mettant devant moi pour me rhabiller.

-On s'est vu hier soir, s'étonne Dag, toujours mal à l'aise.

-Je parlais de ta manie d'arriver au mauvais moment, je rectifie avec un grand sourire.

Il semble encore plus mal à l'aise suite à ma réplique -il doit se rappeler toute ses interruptions le pauvre- et j'en suis presque désolée pour lui -presque parce qu'il vient de me frustrer pour un petit moment, qui sait quand j'aurais un autre moment d'intimité avec Tristan.

-Tu voulais ? Demande Tristan, le regard toujours sombre à un Dagonet évitant toujours de nous regarder.

-Arthur dit que nous allons bientôt nous remettre en route, grommèle-t-il.

Il y a un silence, Tristan attendant sûrement que Dag parte pour continuer là où nous avons été interrompus et Dag attendant que nous le suivions sans oser rien dire. Je souris devant la situation et décide d'aider Dag au moins pour cette fois…

-Et bien on y va? Je m'exclame joyeusement et je crois entendre mon ami soupirer de soulagement.

-Ah bon? Demande Tristan en fronçant les sourcils.

-Je te promets de me rattraper, je susurre avec un sourire charmeur avant de mordiller sa lèvre inférieure.

-Je suis toujours là, geint Dag.

Tristan soupire en posant son front contre le mien. Il inspire profondément et sa prise sur mes hanches se détend avant de se relâcher complètement.

-On y va, acquiesce-t-il finalement à contre cœur.

Je jurerais entendre Dagonet soupirer de soulagement et je souris. Qu'est-ce que je ferais sans eux? Prise d'une impulsion, je m'éloigne d'un Tristan éberlué-il faut vraiment qu'il soit arrogant pour être si surpris chaque fois que je m'éloigne de lui de mon plein gré- et me met à courir. Dag ne m'a pas entendu approcher, trop occuper à nous fuir Tristan et moi. Arrivée à distance correct, je saute sur son dos et accroche mes bras autour de son cou et mes jambes autour de sa taille -pas facile quand on a ma taille.

Il se fige et me lance un regard surpris par-dessus son épaule.

-Te rends-tu compte de ce que j'aurais pu faire si je ne t'avais pas reconnue? Me demande-t-il avec réprobation.

-Dag chéri, je minaude en battant des cils comme une imbécile. Qui d'autre que moi pourrait te sauter dessus de cette manière? Tu me portes?

Il lève les yeux au ciel en souriant alors que je rigole. Je me sens légère, heureuse et le plus agréable est l'absence du doute et des questions habituelles. Un poids s'est enlevé de ma poitrine et j'en ai presque envie de pleurer. Je me sens tirer un peu brusquement en arrière et me tourne pour le faire fusiller du regard par Tristan. Je lève les yeux au ciel mais ne dis rien. C'est juste lui.

Nous finissons la route jusqu'à Arthur et aux autres chevaliers. Lancelot nous jauge du regard, s'arrêtant un peu plus sur un Tristan toujours boudeur avant de déclarer d'une voix taquine:

-Quelque chose me dit que tu es arrivé au mauvais moment Dag.

-La ferme, espèce de caniche mal coiffé, je grommèle en plissant des yeux.

-Et c'est celle qui a encore des feuilles dans les cheveux qui me dit ça? Réplique-t-il en haussant un sourcil. Tu ressembles à une sauvageonne.

-Même pas vrai, je marmonne en portant tout de même ma main à mes cheveux pour en retirer une brindille.

-Ne t'en fais donc pas, sourit un peu trop innocemment Lancelot. Tristan adore les filles un peu sauvages.

-Ha oui? Je réplique en plissant des yeux dans la direction de ce dernier qui tue littéralement son « ami » du regard.

-Surtout la petite brune qui ne vivait pas loin du forgeron. Comment s'appelait-elle déjà? Fait-il mine de réfléchir.

-Ça suffit Lancelot, s'énerve Tristan que je n'ai pas quitté de mon regard menaçant. Je n'ai plus vu cette fille depuis tellement longtemps que j'ignore à quoi elle peut ressembler aujourd'hui.

-Mais tu te souviens de ce à quoi elle ressemblait à l'époque, je crache d'une voix grinçante d'irritation.

-Et puis, tu mens, intervient Gauvain. Elle est venue te voir avant notre départ.

-Tiens donc, je ricane en mettant les mains sur les hanches. Tu ne sais pas à quoi elle ressemble hein?

-Je ne l'ai même pas regardé, assure-t-il.

-Elle est jolie? Je demande innocemment.

-Pas vraiment.

-Je croyais que tu ne savais pas à quoi elle ressemblait?

Il ouvre et ferme la bouche plusieurs fois avec un petit air paniquer, essayant certainement de trouver une réplique qui me calmera. Mais je ne pense pas que ce soit possible à ce stade.

-Vous parlez de la femme qui voulait l'épouser? S'étonne Galahad.

Je retire ce que j'ai dit. Je suis SÛRE qu'il est impossible de me calmer à ce stade. Je me retourne totalement vers Tristan qui se tape le front de la main en jetant un regard meurtrier à Galahad qui grimace. Sauf que pour une fois, le légendaire regard meurtrier de Tristan n'est RIEN comparé au mien en cet instant. Non mais c'est qui cette salope?

-Je veux son nom, son adresse et ses antécédents familiaux, je siffle en pointant un doigt sur son torse.

-Je ne suis pas sûr d'avoir tout compris, mais tu ne la tueras pas, réplique-t-il en essayant de rester calme -bien qu'il soit démenti par son regard qui cherche instinctivement une échappatoire.

-Qui a parlé de la tuer ? Je fais un sourire malveillant. Je veux juste la torturer, la défigurer pour être sûr que tu ne la reconnaisses pas la prochaine fois que tu la verras. Évidemment, si elle meurt au cours de cette séance de torture, j'en serais heureuse. Mais, ce ne sera pas de ma faute!

Il ouvre la bouche pour répondre quand un vieux bizarre arrive sur un cheval avec sourire de pervers. Et je sais que je ne l'aimerai pas, qui qu'il soit. Il n'est pas net. Surtout ses sourcils. Est-ce que l'épilation existe déjà à cette époque? Parce qu'avouez que le manque de poils entre ses sourcils n'est… pas naturel. Surtout que ses sourcils sont imposants, ils prennent carrément la moitié de son front. Et non, je n'exagère pas.

Il me fait penser à une ancienne prof de math. On l'appelait mono-sourcils. Je décide mentalement que ce sera le nouveau surnom du mec bizarre au sourire pervers. Sourire qui a disparu en me voyant, remplacé avec un léger air de réprobation qu'il tente de cacher en se tournant vers Arthur auquel il sourit. Il a peut-être un faible pour lui. Ou peut-être qu'il a un faible pour les hommes en général. Le fait est que ma présence n'a pas l'air de le réjouir. Il fait sûrement partie de ceux qui considèrent les femmes comme des utérus sachant seulement cuisiner et faire le ménage.

-Évêque Germanus, salue Arthur avec respect en inclinant la tête.

Il a l'air tellement sérieux comme ça, encore plus que d'habitude. Tristan me prend le poignet et me tire légèrement en arrière et je le regarde.

-On s'éloigne, dit-il simplement avec autorité.

Je ne rétorque rien, cette réplique étant clairement un ordre. Je le suis docilement en me disant que je commence franchement à être trop gentille avec lui. Depuis quand j'obéis à un de ses ordres sans argumenter? C'est sûrement parce que le regard de mono-sourcil me met mal à l'aise. Oui, c'est sûrement pour ça et pas parce que je me ramollis.

Très convaincant.

Garde tes railleries Georgette.

Tu vas me trouver combien de noms, comme ça?

Je continuerais jusqu'à ce que je trouve celui qui laisse transparaitre à quel point tu es insupportable.

Tu boudes?

Enfin, ma conscience -même si j'ai toujours des doutes- se tait. C'est dingue ce qu'elle peut intervenir quand on ne veut pas l'entendre.

Tristan et moi nous arrêtons un peu plus loin, près de nos chevaux. Ils sont toujours ensemble ces deux-là. Je me tourne vers lui et l'interroge enfin sur son comportement bizarre.

-Pourquoi on est parti alors qu'on venait tout juste d'arriver? Tu semblais même pressé de m'éloigner.

-C'est un évêque, réplique-t-il comme si c'était une explication suffisante, mais il développe en voyant ma tête. Voir une femme…ici n'est pas ce qu'il pourrait apprécier. Je t'ai juste aidé à échapper à ce vieux fou.

-Au moins je ne suis pas la seule à trouver mono-sourcil louche, je réplique.

-Qui? S'étonne-t-il.

-Ses sourcils sont bizarres, je tente d'expliquer. Tu sais, on dirait qu'il les épile mais je suis sûre qu'au naturel, ils seraient… laisse tomber, je souris en secouant la tête alors qu'il me regarde, perdu et s'inquiétant sûrement de ma santé mentale.

Il me sourit en retour avant de partir en me disant de rester là. Je grimace, car il vient de nouveau de me donner un ordre et je ne suis pas sûre d'apprécier franchement. Mais j'attends…longtemps… pour finalement craquer et me mettre à sa recherche. Sauf que je ne sais même pas où il est allé. Il aurait au moins pu me le dire, non? Comment ça, je n'avais pas besoin de savoir puisque je devais rester là? On n'a jamais dit combien de temps je devais attendre.

Je pars donc un peu à l'aveuglette sans prêter attention aux soldats romains, ne cherchant que mon homme quand un géant se plante devant moi avec un sourire digne des footballeurs à la grosse tête du lycée dans les séries. Cette rencontre me ferait presque penser à celle avec Éric, sauf que, au contraire de mon ami, je n'aime pas du tout la tête de celui qui me bloque le chemin comme s'il se baladait en territoire conquis.

-Bonjour, je suis…, commence-t-il.

-Sur mon chemin, je le coupe avec un faux sourire tout sauf convaincant. Mais avec un ou deux pas de côté, ça devrait facilement s'arranger.

Il y a des rires autour de nous et Hulk ne semble pas apprécier, mais je m'en fous un peu. Après tout, j'ai déjà prouvé que mon instinct de survie frôlait les zéro alors bon… il fait un pas en avant et je commence tout de même à me demander si je n'aurais pas dû être un peu plus gentille avec lui, mais Tristan apparait comme par magie à mon côté alors que Dag se met de l'autre.

-Je ne le dirais qu'une fois, articule Tristan, fou de rage. Si l'un de vous ose l'approcher, je lui brise les jambes. Si l'un de vous ose lui parler, je lui arrache la langue. Si l'un de vous ne fait que la regarder, je lui arrache les yeux!

Je suis figé et regarde Tristan comme si je ne l'avais jamais vu. J'ai cru le voir en rage quand Éric m'a embrassée mais ce n'est rien comparé à ça. J'ai vraiment l'impression qu'il va tous les massacrer. Et je trouve ça sexy en même temps qu'agaçant. Je suis capable de me défendre seule et non, je ne suis pas de mauvaise foi.

Je vois le géant à l'instinct de survie encore moins développé que moi -comme quoi je ne suis pas un cas si désespéré- attraper son épée et Tristan va en faire de même, mais j'attrape son poignet. Il lance un regard menaçant mais il est hors de question que je sois la responsable, même indirectement, d'un meurtre. C'est pourquoi je lui dis si bas que seule Dag peut nous entendre:

-Fais ça et tu auras deux semaines d'abstinence totale.

Il me lance un regard ébahi alors que je lui fais un sourire narquois. Il n'a pas le temps de protester et je n'ai pas le temps de réagir que Dag a mis son poing dans la figure de Hulk qui git sur le sol. Je le regarde un instant avant de réaliser et de tourner un regard désapprobateur vers mon ami qui hausse les épaules.

-Tu ne m'as pas dit de ne pas faire quoi que ce soit, me rappelle-t-il.

-D'abord, parce que je ne pensais pas en avoir besoin, te considérant comme le plus raisonnable après Arthur. Et ensuite; parce que je n'en ai pas eu le temps!

-Tu aurais dû frapper plus fort, il est encore conscient, constate Tristan avec un air déçu.

Dag hausse une nouvelle fois les épaules et je les regarde comme s'il venait d'une autre planète avant de me rappeler que l'intruse, ici, c'est moi et que ça ne me dérange pas autant que je l'aurais voulu. De toute façon, Dagonet lui a bien plus fait mal que je ne l'aurais fait alors bon…ce n'est pas plus mal.

Je hausse les épaules à mon tour et retourne vers les chevaux, un homme pas content sur les talons.

-Tu peux me dire pourquoi tu n'attendais pas comme tu me l'avais dit, me gronde-t-il.

-C'est toi qui a décidé ça tout seul et j'ai attendu longtemps avant de me demander si tu ne m'avais pas oubliée, je boude en croisant les bras su ma poitrine.

-Enora, soupire-t-il. Comment voulais-tu que je t'oublie?…

J'ai un petit sourire qui s'efface bien vite en entendant la suite.

-…Tu étais près de mon cheval, voyons.

J'ouvre la bouche d'indignation alors qu'il me tourne le dos pour s'occuper de son précieux cheval.

-Espèce de…de…, je bégaye.

Il se tourne vers moi et je peux voir une lueur taquine au fond de ses yeux.

-Tu te foutais de moi, en plus? Je m'écrie. Tu restes beaucoup trop avec moi, j'ai une mauvaise influence sur toi si tu en viens à avoir un humour aussi pourri que le mien, je me lamente.

Il lève les yeux au ciel et monte en selle, me rappelant qu'il est temps de rentrer à la maison. Je souris. La maison, Vanora et les enfants…Éric. Oui, il est temps de rentrer.


-Il fallait vraiment tout ce temps pour aller chercher un évêque? Tu te fichais pas mal de me laisser derrière toi avec dix gosses sur les bras!

-Mon petit sucre…

-Mais qu'est-ce que je raconte. Ils ne sont plus dix mais onze. Et qui s'en occupe quand monsieur est parti? Mais moi bien sûr!

Bors arrête enfin d'essayer de se défendre devant le discours irrationnel de sa femme -bien qu'il ne soit pas marié- et baisse docilement la tête, me faisant sourire. Quand on est arrivé, Vanora s'est jetée sur lui comme une furie et après un baiser passionné et un très élégant « Venez les bâtards » de l'ours, elle a commencé à crier, accuser et injurier. Très distrayant pour tout le monde, j'avoue.

-Peux-tu me dire ce qui te fait sourire de cette manière Enora? M'interroge Vanora alors que je grimace.

-Rien du tout Vani Chérie, je réponds, mielleuse alors qu'elle plisse les yeux.

-Est-ce que tu te rends compte de l'épreuve que c'est de rester là m'inquiéter pour vous et de rien pouvoir faire d'autre qu'attendre en me demandant si vous reviendrez tous? S'il y aura des blessés? Des morts? Ou je ne sais quelle autre atrocité?

Je me mords la lèvre de culpabilité. J'ai expérimenté ce sentiment d'impuissance une fois et ça m'a suffit. Je n'arriverais jamais à faire comme Vanora. M'occuper des enfants de Tristan pendant qu'il irait risquer sa vie. Non, ce n'est pas moi. Parce que s'il part, je viens avec lui que ce soit à la guerre ou dans la mort.

-Désolée de t'avoir inquiétée, je soupire en la prenant dans mes bras.

-Ce n'était pas si terrible, sourit-elle en s'éloignant.

Elle essuie une larme sous le regard blasé de son homme. Ce regard veut clairement dire « Pourquoi tu me prends la tête depuis que je suis rentrée alors? ».

-Il faut que j'aille récupérer ma liberté, marmonne celui-ci en tournant les talons.

-Il veut faire comme si ça ne représentait pas grand-chose pour lui mais, je sais qu'il s'empêche de courir chercher cette fichu liberté tant attendue, réplique Vanora, le regard perdu à l'endroit où Bors à disparu.

-Qu'est-ce que tu feras quand il l'aura ? Je lui demande.

-Je le suivrais là où il ira, répond-t-elle simplement. Et toi?

-Je le suivrais là où il ira, je réplique en souriant d'un air entendu.

Elle me rend mon sourire en me serrant la main.

-Ce n'est pas de tout repos de les aimer mais, ça en vaut la peine, assure-t-elle.

Oui, ça en vaut la peine. Je ne suis rien sans lui, il m'a donné tant de force que j'ai parfois peur qu'il ne lui en reste pas assez pour lui.

Plus tard à la taverne, alors que nous attendons les garçons, Vanora est tout sourire et sert les tables, le bébé à bras. Je sais qu'elle est enthousiaste à l'idée que Bors l'emmène loin d'ici avec les enfants. Pas pour elle, elle serait bien n'importe où tant qu'elle a ses enfants et son homme. Mais pour lui. Parce qu'elle sait qu'il ne sera comblé qu'une fois cette liberté tant attendue en poche. Mais moi, je n'arrive pas à me réjouir parce que, si j'en crois ce que je sais, rien n'est fini.

Je sers une table quand je sens une présence derrière moi et je souris avant de me tourner vers Tristan.

-Alors? Je demande.

-Il voulait parler à Arthur en privé, réplique-t-il avec une grimace.

Je regarde derrière lui et vois que les autres sont déjà là et rigole avec insouciance. Je regarde ensuite Tristan dans les yeux et y lis la même certitude. Peu importe comment l'évêque mono-sourcil va s'y prendre, mais leur liberté n'est finalement pas pour tout de suite. Je vois que Tristan s'en moque un peu, comme s'il se fichait de cette liberté que les autres convoitent tant. Mais, j'ai un peu de mal à y croire, même venant de lui.

-Et…ça va? Je demande avec hésitation.

-Toi ça va?

Je lui souris, ayant compris le sous-entendu et il m'embrasse le front avant de rejoindre, satisfait, nos amis.

La soirée se passe dans l'insouciance pour chacun -Lancelot manquant encore une fois de se faire tuer par Bors en draguant ouvertement sa femme-, j'arrive même à rire malgré l'inquiétude de ne pas voir Arthur arriver. Au bout d'un long moment, alors que Gauvain s'extasie presque sur la précision de Tristan au lancé de couteau, on réclame une chanson à Vanora qui se met à chanter à contre cœur.

Terre de l'ours et terre de l'aigle

Tu nous as portés et bénis

Je m'arrête de servir pour l'écouter, captivée -comme toujours- par sa voix. Par la pureté qu'il y a et par le cœur qu'elle met dans ses paroles.

Terre dont l'appel berce nos nuits

Nous rentrerons par delà les montagnes

Nous rentrerons, nous rentrerons,…

Nous rentrerons par delà les montagnes

Chacun réagit à sa manière. Lancelot, comme à son habitude, cache son émotion en buvant, mais je ne suis pas dupe. Tristan baisse les yeux et mon cœur se serre pour lui car malgré ce qu'il a prétendu, il veut rentrer, ou du moins, ne plus dépendre du peuple romain qui les exploite tel des bêtes sans valeur, dont on se fiche d'apprendre la mort. Et surtout, s'il veut se battre, il veut le faire pour une cause qu'il aura choisie, pas une qu'on lui aura infligée. Galahad chante silencieusement avec elle et il parait si jeune en cet instant. Il ne mérite pas d'avoir vu tant de choses à son âge. Ni Gauvain, Ni Dag. Ni aucun d'eux, en fait. Ils n'ont rien demandé. Ce que je sais que Tristan veut, ils le veulent tous, au fond.

Écoute ce chant qui sèche nos larmes

Nous rentrerons par delà les montagnes.

Je me sens également un peu concernée. Qu'est-ce que je n'ai pas désiré rentrer avant de finalement choisir de rester ici, avec ceux que j'aime. Je sais ce que c'est que se sentir loin de chez soi alors qu'on a rien demandé à personne.

Je vois Arthur arriver du coin de l'œil alors que Vanora termine de chanter.

-Arthur, s'écrie Galahad en le remarquant. Tu n'es pas encore complètement romain, n'est-ce pas?

Bors accompagne cette remarque par un cri de guerre et je lève les yeux au ciel. Les mecs sont vraiment débiles parfois! Est-ce que je suis la seule à voir qu'Arthur va mal?

Je ne pense pas, regarde la tête de Lancelot.

-Chevalier, fait Arthur. Frères d'arme. Votre courage a été durement éprouvé.

Quand il commence comme ça c'est mauvais signe.

-Oui, acquiesce Bors.

-Mais je me tourne vers vous pour une dernière épreuve.

Qu'est-ce que je disais?

La ferme!

Galahad laisse échapper un rire et je lui lance un regard septique. Il n'a peut-être pas compris la phrase ou pense que c'est une blague. Quoi que son rire me semble assez amer.

-Rome nous confie une dernière mission… avant de nous offrir la liberté.

Cette fois, Gal rit franchement, accompagné de Gauvain. Il faut dire que le seul qui ne réagit pas est Tristan qui continue de manger sa pomme comme si on lui disait qu'on partait en croisière.

-Derrière le mur, reprend le futur mort -oui, je ne pense pas qu'il survive à cette épreuve. Très loin au nord, se trouve une famille qui a besoin d'être secourue. Ils sont encerclés par les saxons. Nous avons ordre d'assurer leur protection.

Cette fois, même Galahad a arrêté de rire, comprenant sûrement que ce n'est pas une mauvaise plaisanterie -en même temps, Arthur ne plaisante jamais. Quant à moi, je me suis figée au mot Saxon. Pourquoi on en revient toujours à ces barbares inhumains?

-Moi, je dis que les romains n'ont qu'à régler ça eux-mêmes, intervient Bors.

Un point pour l'ours, je le soutiens fermement sur ce coup-là. Que les romains se débrouillent un peu tout seul au lieu de toujours dépendre des autres!

-Derrière le mur, en territoire picte, réplique Gauvain comme s'il voulait qu'Arthur réalise sa propre connerie de ne serait-ce que supposer qu'il faut y aller.

-Notre devoir envers Rome -si l'on peut parler de devoir- est soldé, reprend Galahad avec mépris. Notre pacte avec Rome est soldé!

-Chaque chevalier ici et plus encore, réplique Bors en me jetant un coup d'œil, a risqué sa vie chaque jour pour toi. Pour toi, insiste-t-il en le pointant du doigt. Et au lieu de la liberté, tu veux... encore plus de mort. Notre mort!

Il y a un silence et je baisse les yeux. Je sursaute quand Bors reprend la parole, hurlant presque.

-Le sang romain a plus d'importance à tes yeux que le nôtre?

-Bors, se défend enfin Arthur avec autorité. Ce sont mes ordres. Nous partirons à l'aube et à notre retour votre liberté vous sera offerte sur le champ. Une liberté que nous accepterons avec honneur.

-JE SUIS LIBRE MOI, hurle finalement Bors et je fais un bon sur place. Libre de choisir mon destin.

-Oui, oui, dit Tristan -toujours vivant lui? Il faut bien mourir un jour. Si tu as peur de mourir face à un saxon, reste chez toi, termine-t-il avant de porter un morceau de pomme à sa bouche et je le fusille du regard, mais c'est Galahad qui répond.

-Si tu es aussi pressé de mourir, tu peux mourir maintenant, crie-t-il et je fais d'instinct un pas vers mon homme, protectrice tout en sachant que ce n'est pas utile.

-Ça suffit, ça suffit, essaye d'intervenir Lancelot mais Gal le repousse pour crier encore plus fort.

-Je veux vivre, des projets m'attendent!

-Les romains n'ont pas tenu paroles, se décide enfin Dag. Nous avons la parole d'Arthur…

Qui avait dit qu'ils seraient libres aujourd'hui. Vois ce que ça a donné.

-…C'est suffisant, continue-t-il. Je vais me préparer.

Il tourne les talons et j'ai envie de lui hurler qu'il ne devrait pas. Que je sais qu'il risque sa vie en acceptant de partir. Mais je ne dois pas. Ce n'est pas maintenant que je dois intervenir, je le sens.

-Bors, tu viens? Demande-t-il à son ami.

-BIEN SÛR QUE JE VIENS, hurle-t-il et je grimace en me frottant l'oreille -au moins cette fois je n'ai pas sursauté. Je ne peux pas te laisser partir tout seul, tu serais tué!

S'il savait…

-Je dis seulement ce que tout le monde pense, continue-t-il. Vanora va nous tuer, me marmonne-t-il en passant près de moi et je grimace.

Oui, ça risque d'être douloureux, surtout pour lui.

-Et toi Gauvain? Demande Arthur.

Celui-ci le regarde avec colère, se retenant apparemment de dire des tas de choses qu'il finirait par regretter… ou pas. Il finit finalement par se calmer et hoche la tête.

-Je suis avec toi, assure-t-il. Galahad aussi, ajoute-t-il après lui avoir jeté un coup d'œil.

Ce dernier se fige et regarde son ami comme s'il avait deux têtes. Un rire légèrement hystérique lui échappe quand Gauvain s'en va. Il vide le vin à terre et envoie la carafe se fracasser au sol avant de se détourner et de partir à toute vitesse, dépassant Gauvain qui s'est arrêté pour l'attendre. Je remarque alors qu'il ne reste plus que Lancelot, Arthur et moi. Heu… il est parti quand Tristan? Et pourquoi il ne m'a rien dit?

-Enora, m'interpelle Arthur et je le regarde, perdue. Je sais que quoi que je puisse dire, ton choix est d'ors et déjà fait mais… n'oublie pas que tu n'es forcée à rien.

Je pince les lèvres et le fixe d'un regard dur.

-Tu sais Arthur, j'assène. Les discours, c'est bien joli. Mais si on rentre avec une personne en moins ou si ton évêque aux sourcils bizarres ne leur donne pas leur putain de liberté, je te frapperais si fort là où je pense que tu pourras dire adieu à une potentielle descendance. Alors assure-toi que cette mission suicide soit la dernière, tu ne survivrais pas à une autre. Crois-moi.

Sur ces bonnes paroles, je le plante là avec son « ami » pour retrouver mon homme. Quoi qu'il puisse en dire, je le connais assez pour savoir que cette histoire l'inquiète plus qu'il ne le laisse paraitre. Je me souviens aussi que je n'ai pas vu Éric depuis que je suis rentrée. Il faudra que je trouve un moyen de le voir avant de partir.

Je passe dans les couloirs et me fige en arrivant devant les appartements d'Arthur. Pourquoi mono-sourcil s'apprête à entrer? Arthur le laisse squatter? Il m'aperçoit et me jauge d'un regard dédaigneux alors que je me retiens de lui arracher les yeux pour les lui faire manger -Tristan aussi à une mauvaise influence sur moi.

-Arthur a parlé aux chevaliers? Demande-t-il finalement.

-Effectivement.

-Et je suppose que vous comptez les accompagner, réplique-t-il avec mépris et je serre les dents.

-Ok, je soupire finalement. Vous ne m'aimez pas et pour être tout à fait franche, vous ne m'inspirez pas vraiment beaucoup de sympathie. Alors autant arrêter ici avant que je ne perde le contrôle de mes mots.

Je le dépasse donc en me félicitant intérieurement pour mon self-control.

-Quelque chose d'étrange émane de vous, déclare-t-il d'une voix froide et je me fige. Je finirais bien par savoir de quoi il s'agit.

-La seule chose que vous pouvez sentir émaner de moi, c'est le mépris que vous m'inspirez. Quant à découvrir ce que je pourrais cacher, il faudrait déjà que vous viviez assez longtemps pour ça.

-Serait-ce des menaces? Réplique-t-il.

-Non, juste un constat. Vous ne vous êtes pas fait que des amis aujourd'hui et si j'en crois mon expérience, c'est comme ça où que vous passiez alors la conclusion de tout ça est que le taux de personne vous souhaitant en vie ne doit pas être très élevé.

Sur ces mots, je hausse les épaules et pars sans me retourner. Finalement, on repassera pour les félicitations. Bien que j'aie été gentille. J'entre dans la chambre de Tristan sans toquer -quand je dis qu'il a une mauvaise influence- et le découvre en train de regarder par la fenêtre.

Il se tourne ver moi, me scrute à la recherche d'une réponse et je le laisse faire, sachant qu'il trouvera. Il la trouve effectivement et ferme les yeux, les sourcils froncés d'inquiétudes. J'avance et me glisse dans ses bras. Nous restons longtemps comme ça et le besoin de lui dire enfin ces trois mots me démange encore, plus fort que d'habitude.

-Tristan?

-Hum?

Je le regarde dans les yeux et me dégonfle…encore. D'autres mots sortent de ma bouche cependant, avec tout autant de signification.

-Si tu meurs, promets-moi de m'emmener avec toi, je souffle.

Il lève une main et me caresse la joue du bout des doigts, comme si j'allais me briser s'il appuyait trop fort. Finalement, ses yeux plongés dans les miens, il répond :

-Je t'emmènerai partout où j'irai. Et je te suivrai partout où tu iras.


Et voilà pour ce chapitre ^^. Je vous promets d'essayer de poster plus rapidement le prochain chapitre ;) En attendant qu'avez-vous pensé de celui-là? Moi, je n'ai pas été très satisfaite quand je l'ai terminé mais j'ai passé tellement de temps dessus que je ne savais plus trop quoi changer...Mais je peux vous dire que dans le prochain chapitre, Tristan et Enora vont entrer dans une mauvaise passe mais je n'en dis pas plus, ce ne serait pas marrant sinon ;)

Alors, que se passera-t-il dans le prochain chapitre? Enora verra-t-elle Éric avant de partir? Comment s'y prendra-t-elle avec un Tristan dans les jambes? Est-ce que Mono-sourcil découvrira quelque chose sur elle? Est-ce qu'Enora va découvrir que Mono-sourcil s'épile les sourcils chaque semaine? Ou qu'il a une aventure avec Arthur (seule personne avec qui il est agréable après tout)?

N'hésitez pas à laisser une review en tout cas ;)

Bisous.