Coucou, Cette fois, on ne peut pas dire que je sois en retard xD Et en plus, le passage tant attendu est là mais, je n'en dis pas plus. Simplement que vous aurez une ou deux réponses dans ce chapitre ;) Je panique un peu d'ailleurs ^^' Je me demande si je n'ai pas été trop vite... Mais soit...Chut.
Encore merci à plumbumurua , Rukie-chan , Ailinn D'Avalon , Ondatra zibethicus , Midnight Fantasy Abby , Pitchoune69 , Queen-Mebd , Kaomisha et Lotelemna Nullame pour leur review.
Emy: Merci pour ta review, je suis contente que tu aimes ^^ Oui, ce sont des enfants mais, ça les aide à apaiser les tensions ^^ Compris quelque chose ? Tu crois ? Et bien, nous verrons ;).
Bonne lecture.
EDIT: Merci à Kalisca pour la correction
Chapitre 31.
Je me plante devant eux et croise les bras sur ma poitrine.
-Salut grand-père, je ricane. Enfin décidé à m'en dire un peu plus ?
Merlin me lance un regard que je qualifierais de blasé. Il faut croire qu'il s'est déjà habitué à ma personnalité. Comme quoi, je suis quelqu'un de très prévisible quand on me connait.
Ce qui n'est pas le cas de Guenièvre qui s'étouffe presque en me regardant d'un air estomaqué.
-Je vois que tu n'as pas changé Enora, fait remarquer Merlin.
-Il faut dire qu'on s'est vus il n'y a pas si longtemps que ça, j'ajoute en haussant les épaules.
Bon sang, on pourrait croire que vous prenez le thé ! Pose-lui tes questions avant qu'il ne disparaisse, enfin !
Je doute qu'il m'ait appelée pour prendre le thé ! Même lui ne peut pas être aussi taré.
Ça, on n'en sait rien…
Je décide intérieurement de me fier, au moins pour cette fois, à ma conscience.
-Alors, qu'est-ce que vous voulez ? je demande.
-L'heure du premier affrontement approche, annonce-t-il.
-Quel affrontement ? Vous n'allez pas vous remettre à parler par énigme ! Je veux des réponses claires pour une fois !
-J'ai toujours été le plus clair possible.
Je vois Guenièvre grimacer légèrement en direction de son chef et je souris de manière ironique. Il soupire.
-Je ne peux te dire que ce que je suis autorisé à dire…
-Avouez que vous adorez sortir des phrases incompréhensible, je le taquine et il toussote en regardant ailleurs.
Eh bien, j'ai réussi à mettre le grand Merlin, mon illustre ancêtre, mal à l'aise. Incroyable. Je crois que je mérite clairement une médaille.
-Nous avons besoin d'Arthur, me souffle-t-il finalement. Il est fort et serait le chef idéal pour notre peuple.
-Et vous ? je demande, septique.
-Je n'ai plus ma force d'autrefois. Je faiblis, je vieillis. Il est temps de trouver quelqu'un pour me remplacer dans la bataille qui nous attend. Si tu n'avais pas été une femme et si ton destin n'était pas tout autre, je t'aurais choisie.
-Je ne suis pas sûre d'apprécier vos remarques sexistes, j'interviens. Et puis, vous me parlez de mon destin, mais vous ne me dîtes toujours pas ce que je viens faire là-dedans.
-Toi seul peux convaincre Arthur de nous rejoindre.
-Moi ? Convaincre Arthur de faire quelque chose qu'il ne veut pas faire ? Eh bien je suis au regret de vous annoncer que vous devenez totalement sénile, grand-père !
-Tu y arriveras, c'est une partie de ta tâche, m'assure-t-il.
-Parce qu'en plus, vous attendez autre chose de moi ?
-Ce que tu feras, tu le voudras plus que quiconque.
-Bon sang, vous m'agacez ! je m'énerve. Je ne comprends rien à ce que vous dîtes !
-L'heure du premier affrontement approche…
-Vous l'avez déjà dit !
-Souviens-toi, m'ordonne-t-il en plantant ses yeux dans les miens. La neige, la glace, la femme, le chevalier, la hache.
Je suffoque et recule d'un pas. La vision m'attaque littéralement, comme un coup d'épée en pleine tête. Je revois tout. Cette vision que j'ai eue et qui m'a décidée à rester. Les chevaliers et cette femme aux longs cheveux foncés sur la glace, arc en main. Le bruit des tambours dans ma tête hurle avec la même force que le vent. C'est douloureux, tellement. Mais, je ne peux ni fermer les yeux ni faire taire le bruit. Tout se passe en moi.
Je revois Dag courir et hurler, sa hache à la main. Je veux hurler moi aussi mais, je n'y arrive pas. Il tape, encore et encore alors que des flèches tentent de l'atteindre. Je ne vois pas les agresseurs, mais instinctivement, je sais qui ils sont. Puis, une flèche l'atteint et il a juste le temps de briser la glace avant de s'effondrer. Dans l'eau, seul. Sans personne pour le retenir.
La vision disparait aussi vite qu'elle apparait, mais la douleur à la tête est toujours là.
Je suis à genoux dans la neige, les mains sur les tempes et une Guenièvre inquiète à mes côtés.
-Vous pourriez prévenir, merde ! je gronde d'une voix faible. Ce n'était pas nécessaire.
-Ce n'est pas ce que je pensais, me contredit-il. Tu auras besoin de toute ta hargne quand vous serez face aux barbares. Cette vision t'y aidera. Mais, ne fais pas l'erreur de te servir de ta haine pour eux.
Je lui lance un regard interrogateur. De quoi il parle encore ?
-C'est ton amour et ton besoin de le protéger qui t'aidera à le sauver; pas ta haine envers eux.
-Je ne comprends rien, je soupire. Votre discours est digne de Dumbledore !
Il s'approche de moi, s'agenouillant. Alors que, d'habitude, je ne supporte que la présence et la proximité des chevaliers et des femmes, celle de mon ancêtre m'apaise. Il lève une main et la place sous mon menton avec une tendresse confondante. Son regard se voile de tristesse et de douleur alors qu'il me fixe.
-Je connais déjà tes décisions Enora, soupire-t-il. J'aimerais seulement que tu n'aies pas à les prendre. Tant de sacrifices pour l'amour. Tu ne le mérites pas, toi qui as déjà tant traversé.
Un frisson glacial me traverse le corps. Cette réplique sonne comme un discours mortuaire.
-Le déni ne te mènera nulle part, ajoute-t-il en se levant.
-Le déni ? Quel déni ?
-Tu le sauras bien assez tôt.
Son regard se fait impénétrable et je soupire. Le moment émotion semble terminé.
-Comment avez-vous fait ça ? je demande finalement.
-Il te suffit de te concentrer, sourit-il comme heureux que je pose enfin la question. Tu peux aussi bien montrer des images qu'en prendre. Le point essentiel est de garder tes yeux dans ceux de l'autre personne.
J'arque un sourcil. Ça devient trop bizarre pour moi. Moi qui trouvais incroyable de brûler vif à l'aide de mes mains, voilà qu'il me suggère de m'incruster dans la tête des autres. Avouez que là, ça fait vraiment trop Harry Potter.
Le plus bizarre, c'est son ton enjoué. Il parait presque content de m'enseigner l'art de s'incruster dans la tête des autres sans leur autorisation. Comme un grand-père apprenant des vieux tours à ses petits-enfants.
-Je ne risque pas de beaucoup utiliser cet… art, j'avoue en grimaçant.
-Il pourrait pourtant t'être utile lors de l'affrontement. Mais, il est maintenant temps pour toi d'aller te reposer. Nous avons assez discuté pour cette fois.
-Sauf que, encore une fois, vous ne m'avez presque rien dit, je bougonne alors qu'il fait déjà demi-tour.
Je le regarde s'éloigner sans me répondre, me faisant la réflexion idiote que c'est la première fois que je le vois partir. La plupart du temps, il a disparu sans que je ne m'en rende compte.
-Je ne suis pas beaucoup plus avancée, je soupire.
-Tu en sais au moins un peu plus, fait la voix de Guenièvre, me faisant sursauter.
-Oh, je t'avais oubliée, j'avoue en posant une main sur mon cœur. Ton Merlin m'énerve. Il n'est jamais clair et je suis sûre que ça l'amuse de me laisser me poser des questions sans réponses. Et puis, c'est quoi cette phrase ? « L'heure du premier affrontement approche ».
Guenièvre laisse échapper un léger rire.
-Je comprends ce qu'ils voulaient dire maintenant, sourit-elle. Tu es vraiment spéciale.
-Ils ?
-Oui, répond-t-elle de façon taquine sans rien ajouter. Il est temps de retourner voir les autres. Tu n'as pas pu dormir et il te reste peu de temps avant l'aube.
-Je ne suis pas une enfant ! je marmonne en trainant des pieds d'une manière qui prouve l'exact contraire de ma phrase.
Arrivée au camp, je pars de mon côté. Tristan n'est toujours pas revenu et je doute qu'il revienne avant l'aube. Cette constatation me rend triste. J'hésite un moment avant de rejoindre Dagonet. Je m'accroupis devant lui et Lucan, hésite et finis par me relever. Je ne veux pas les déranger.
-Viens donc Enora.
Je sursaute et rougis. Dagonet n'a pas ouvert les yeux mais, un léger sourire amusé orne ses lèvres. Je me suis faite avoir comme une bleue.
-Comment as-tu su ? je demande en me couchant à côté de lui.
-Qui d'autre viendrait à cette heure ? rétorque-t-il en chuchotant. Je suppose que Tristan n'est toujours pas revenu.
-Non, toujours pas, je souffle en faisant la moue.
-Tu sais que s'il avait le choix, il serait près de toi !
-Et bien, non, justement, je ne sais pas ! je crache.
-Ne sois pas égoïste, Enora, me réprimande-t-il. Il est injuste de penser de cette façon alors que tu sais pertinemment que je dis la vérité.
Je grimace, honteuse. Mon égoïsme est légendaire, ce n'est pas la première fois qu'on me le fait remarquer. Mais, que ce soit Dag rend la chose encore plus réel et je me sens nulle. Bon sang, il a raison. Tristan veille à notre sécurité à tous au détriment de sa santé et moi, je ne pense qu'à mon petit confort et mon appétit sexuel non rassasié !
-Tu penses trop, souffle-t-il en baillant. Dors maintenant !
Je l'écoute, me détends et ferme les yeux. Le sommeil m'emmène rapidement mais, il n'est pas tranquille.
Je suis sur la glace avec eux cette fois. Les Saxons nous font face et je perçois le sourire cruel de Cynric. Je vois Dagonet courir, la hache à la main, comme au ralenti. C'est toujours la même scène mais complètement différente. Parce que je suis là et qu'une force inconnue me pousse vers mon ami.
Alors que les chevaliers et la picte tirent pour nous couvrir, je me plante à côté de Dagonet, les mains face à moi en guise de protection. Il me hurle de partir, mais je ne l'écoute pas. Je laisse le flot d'énergie qui bout en moi me traverser toute entière, le dirigeant vers mes mains. La première flèche des Saxons arrivent à toute vitesse et, au moment où je pense qu'elle va heurter mon ami, elle se fracasse contre un mur invisible. Je soupire de soulagement. Ça ne devrait donc pas être si compliqué.
À cet instant, mon regard se plante dans celui de mon bourreau. Un rictus apparait sur son visage et la haine me consume toute entière. Je veux le tuer, le torturer lentement jusqu'à ce qu'il me supplie d'arrêter. Je n'ai jamais souhaité réellement faire du mal à quelqu'un mais lui… si seulement je pouvais le toucher, l'atteindre.
C'est à ce moment que quelque chose rate. La flèche suivante n'est stoppée par aucun mur et se dirige droit sur Dagonet qui ne lui prête aucune attention, toujours occupée à frapper la glace avec désespoir. Je me jette alors devant lui. Et la flèche se plante dans mon ventre alors qu'une seconde atterrit dans ma poitrine.
-Emparez-vous d'eux !
Je me réveille en sursaut mais, je n'ai pas le temps de réagir que je me sens tirer en arrière. On me relève sèchement et, laissant faire mon instinct, je lance ma tête en arrière de toutes mes forces. Un craquement sinistre y répond ainsi qu'un juron étouffé. Les mains me lâchent et j'aperçois Dagonet combattant trois hommes. Les hommes du boudiné.
-NON ! hurle Lucan.
Je veux m'avancer vers lui, mais deux hommes me tombent dessus, dont celui à qui j'ai cassé le nez. L'un d'eux passe par derrière et me ceinture. Celui au nez cassé reste devant, sur ses gardes. Mais pas assez.
Je prends appui sur celui derrière et balance le bas de mon corps vers le haut. Comme je l'avais calculé, l'abruti ne se tenait pas assez éloigné et se ramasse, par ce fait, mes pieds en plein visage. Il est propulsé en arrière, les mains se couvrant le nez qui pisse littéralement le sang. J'avoue être assez satisfaite de moi.
Je compte en terminer avec celui qui me ceinture quand je sens un métal froid contre ma poitrine, à l'endroit exact où bat mon cœur. Il me tire en arrière. Dagonet, quant à lui, s'en tire mieux que moi. Il a sorti son poignard et en menace les hommes qui se tiennent maintenant à bonne distance.
-J'ai l'enfant ! J'ai l'enfant !
Je me tourne vers la voix et remarque, qu'en effet, le boudiné tient un Lucan terrorisé, un poignard sous la gorge. Je vois rouge et tente de me libérer, mais l'homme ressert sa prise sur moi, appuyant la lame contre ma poitrine, ma blessant légèrement.
Dagonet se fait plus hésitant, son regard passant de moi à l'enfant. La femme du boudiné et son fils arrivent et se figent. Le garçon me regarde avec de grand yeux et veut faire un pas en avant mais, sa mère le retient.
-Tue-les ! ordonne le boudiné.
-NON ! Laissez-le !
C'était la peine de retenir le fils ! La femme fonce sur son mari et tente de le faire lâcher prise mais, il a tôt fait de s'en débarrasser, l'envoyant au sol.
-Tuez-les maintenant ! ordonne-t-il avec colère.
À cet instant, un flèche traverse l'air et se plante dans la poitrine grasse du boudiné. Un air d'hébétude passe sur son visage avant qu'il ne s'écroule au sol.
Je tourne la tête pour voir arriver Guenièvre, arc en main et l'ai passablement énervée. Lucan, quant à lui, a rejoint Dagonet en courant. Et moi… je commence légèrement à m'impatienter et je peux dire que l'abruti né qui me tient va morfler !
-Reste là, souffle tendrement Dag à l'enfant.
Une seconde après il sort son épée suivi d'un cri animal vers les soldats dont celui me retenant toujours. Je hausse un sourcil alors qu'un sourire moqueur effleure mes lèvres. Il n'a pas vraiment besoin de ça pour faire peur !
Lancelot et Arthur, eux, se placent aux côtés de Guenièvre.
-Vos mains semblent allées mieux, fait remarquer Lancelot à la picte avant de se tourner vers moi. Et bien Enora, il semble que tu attires décidément tous les hommes. Dès qu'ils te croisent, ils ne peuvent s'empêcher de te déclarer leur flamme. Je plains sincèrement Tristan. Toujours devoir être sur ses gardes…
-Oh ferme-là tu veux ! je souris en levant les yeux au ciel.
Guenièvre tire une flèche près des pieds des soldats, les faisant reculer, mais, l'abruti ne me lâche toujours pas et elle pince les lèvres d'agacement. Bors arrive en hurlant sur son cheval, hache en main. Je lève les yeux au ciel. Ils arrivent tous un par un mais aucun ne songerait à me libérer !
-Quelque chose ne va pas ? demande-t-il en faisant avancer son cheval vers les soldats. Hein ?
-Non tu crois ? j'ironise.
-Oh, fait-il comme s'il venait de me remarquer et son visage prend un air menaçant. Je te conseille de baisser ton arme, gamin. Et de la lâcher. Avec un peu de chance, elle ne te fera pas trop mal.
-Écoute donc papa Ours, soldat raté ! je rétorque.
-Je vous laisse le choix, intervient Arthur et j'ai presque envie de crier « Enfin ! ». Vous nous aidez ou vous mourrez.
Clair, net et précis. De l'Arthur tout craché. Ce qui veut dire que je n'aurai pas le droit de tuer le déficient intellectuel qui m'a prise en otage s'il renonce. Eh merde !
Évidemment, ils lâchent leur arme.
-Jetez vos armes, ordonne celui qui doit être le chef et de troupe. Et toi, lâche-là !
Ils le regardent tous avec de yeux de merlan frit et je soupire. Ce qu'un homme peut-être bête parfois ! Surtout les soldats.
-JETEZ VOS ARMES ! hurle le chef aux grosses joues mal rasées.
Ils jettent alors leurs armes et celui qui me retient me lâche doucement, toujours sur ses gardes. Je m'éloigne d'un grand pas, remet de l'ordre dans ma coiffure et mes habits. Quand je le vois se détendre, je me tourne vers lui et lui envoie la droite la plus puissante dont je suis capable. Le bruit de craquement me satisfait temporairement. Il atterrit alors au sol en gémissant lamentablement.
-Oui, je sais, souffle l'autre à qui j'ai cassé le nez, se le tenant toujours.
Je lui fais un petit sourire cruel et il détourne son regard en reculant légèrement. Jols vient les ramasser en vitesse alors que Dag se dirige vers moi, toujours sur la défensive et sans s'éloigner de l'enfant.
Un bruit de cheval se fait entendre et, sachant d'avance que c'est lui, je me tourne dans sa direction comme une droguée dans l'attente de sa dose.
C'est effectivement lui, un arc Saxon sur l'épaule.
-Combien en as-tu tué ? s'exclame Bors joyeusement.
-Quatre, répond mon homme en souriant légèrement.
-La journée commence bien !
-Parle pour toi, je grommèle en inspectant la coupure que la lame a provoque -pas très profonde mais douloureuse.
Tristan lance l'arc aux pieds d'Arthur.
-De quoi transpercer une armure, annonce-t-il. Ils sont tout près. Il faut faire vite, ajoute-t-il.
-Passe devant, décide Arthur et je soupire.
Mon soupir attire le regard de mon homme sur moi et je lui souris pitoyablement. Ses yeux descendent et ils s'assombrissent de colère.
-Que s'est-il passé ? demande-t-il, la mâchoire crispée.
Je jette un coup d'œil au soldat qui se relève et tente de battre en retraite. Un sourire sadique atteint mes lèvres.
-Demande à cet imbécile, j'annonce en le montrant du doigt. Il a cru intelligent de me réveiller à l'aide d'un poignard.
Tristan plisse les yeux en les dirigeant vers le soldat qui semble près de s'évanouir.
-Vraiment ? fait la voix glaciale de Tristan.
-On ne peut pas les tuer, rétorque Bors d'une voix déçue.
-Qui a parlé de tuer ?
Le soldat n'a ni le temps de répondre ni de s'enfuir. Mon homme le rattrape, le soulève du sol par sa cape et lui envoie un coup de poing digne d'un boxeur professionnel avant de l'envoyer au sol. Un énorme sourire orne mes lèvres et je suis à deux doigts de glousser comme une dinde.
Il y a clairement un truc qui cloche chez moi.
-Je vais soigner ça, annonce Tristan.
-Ne t'en fais pas, j'assure en rejoignant Airas. Tu viens de dire qu'il fallait faire vite, je lui rappelle alors qu'il ouvre la bouche pour protester.
Il pince les lèvres, mécontent mais abdique.
Nous reprenons la route dans un silence de mort et je baille aux corneilles. Gauvain me rejoint avec Galahad. Ils ont un tel sourire aux lèvres que je sais qu'ils vont dire une énorme connerie.
-Alors maintenant, tu casses les nez des hommes ? rit Gauvain. Je ne te savais si dangereuse Enora, il nous faudra nous méfier désormais.
-Imagine qu'elle essaie de casser le nôtre quand nous la taquinons, ajoute Gal.
-Ce ne serait pas possible, voyons, mon ami !
-Et pourquoi ça, je te prie ? demande Gal d'un faux air interrogateur, laissant penser qu'il connait la réponse.
-Parce qu'il lui faudrait sauter pour ne serait-ce qu'atteindre notre mâchoire pardi ! s'exclame Gauvain sur le ton de l'évidence.
Ils partent d'un fou rire tous les deux et je fais la moue, vexée. Je ne suis pas si petite que ça. C'est eux qui sont monstrueusement grands !
-Vous l'avez préparée pendant combien de temps, celle-là, hein ? je marmonne.
-J'avoue que nous souhaitions parler de ton problème de taille depuis un moment, ricane Gal.
-Je n'ai aucun problème de taille ! C'est vous qui ressemblez à des monstres !
Ils ricanent mais n'ajoutent rien et je boude dans mon coin.
En milieu d'après-midi, Tristan vient nous chercher. Il a trouvé un chemin. Quand nous arrivons sur place, je lui lance un regard septique.
Pas que traverser la glace avec une cinquantaine de personnes, des chevaux, des chariots remplis et autres sans passer à travers la glace me semble impossible mais…ben, si, en fait, ça me semble bien impossible. Ses neurones se sont tous congelés ou quoi ? On va tous y passer si on traverse ce lac gla…
Mon rêve me revient en mémoire. J'ai tenté de l'ignorer, mais devant le lieu de l'affrontement, je ne peux plus.
La seule certitude que j'ai, c'est que nous traverserons cette glace. Que ce soit en dessous ou au-dessus.
-Y a-t-il un autre chemin ? interroge Arthur avec une note d'espoir.
-Non, le contredit Tristan. Il faut traverser la glace.
-Faites-les descendre des chariots, ordonne Arthur. Dîtes leur de se disperser.
Bors et Galahad acquiesce avant de partir. Nous n'attendons pas longtemps dans un silence religieux. Je me ronge les ongles, réfléchissant. Qu'est-ce qui va mal tourner pour que l'on se retrouve face aux Saxons ? Je soupire et Tristan se tourne vers moi.
-Tu sembles inquiète, fait-il remarquer.
-Un mauvais pressentiment, je souffle avec un sourire hésitant, jetant un regard aux autres chevaliers.
Tristan fronce les sourcils, comprenant que je ne peux pas parler devant les autres, mais frustré de ne pas savoir de quoi il retourne. Comme ça, on est deux. Ce n'est comme si on m'avait expliquée clairement la situation.
Les paysans arrivent, ainsi que le reste de la famille, c'est-à-dire le fils et la mère. Ces derniers ne semblent d'ailleurs pas spécialement touchés par la mort du boudiné, ce que je peux comprendre. Personnellement, je serais soulagée.
Arthur donne les instructions une nouvelle fois, insistant sur l'importance de s'éparpiller. Ensuite, nous nous mettons enfin en route. Les seuls restant dans les chariots sont Guenièvre et Lucan. Même Alecto et sa mère marchent.
Nous avançons lentement et je me colle presque à Tristan, prenant sur moi pour rester éloigner. Après tout, Arthur n'a pas insisté sur le point de s'éparpiller pour que je me colle à mon homme.
Au bout d'un moment, la glace craque et je me fige en laissant échapper un gémissement. Les chevaux s'affolent et je calme Airas en me collant à lui, le serrant dans mes bras.
Arthur lève la main, signant l'arrêt de tout le monde. Chose inutile puisque tout le monde a fait halte au bruit rassurant de la glace –moi ironique ? Si peu.
Il refait ensuite quelques pas et nous le suivons. Mais, le bruit des tambours retend de nouveau. Nous regardons et quand je croise les yeux de Tristan, je sais qu'il peut y lire ma résignation. Et il comprend. Il comprend que je savais que l'affrontement arriverait et qu'il serait inévitable. Même si j'ai espéré que ça n'arrive pas.
Arthur tourne avec son cheval, nous faisant face alors que je vois Guenièvre approcher du coin de l'œil.
-Chevalier ? interroge-t-il.
-Je suis fatigué de fuir, annonce Bors. Et les Saxons nous suivent de si près que j'en mal au cul, ajoute-t-il avec sa grâce légendaire.
-Je déteste passer mon temps à regarder derrière moi, répond Tristan au regard de son commandant.
-Je mettrais fin à ce vacarme avec plaisir, avoue Gauvain.
-Il est temps d'affronter ces vaux-rien, approuve Gal.
-Ici, maintenant, dit simplement Dagonet en souriant.
Lancelot se contente d'un signe de tête, continuant de regarder la glace avec inquiétude. Arthur m'interroge ensuite du regard. Je lui souris en haussant les épaules avec fatalité. Il est temps qu'il se fasse à l'idée.
-Tu sais que je donnerais n'importe quoi pour étriper un Saxon ou deux, je m'exclame joyeusement.
-Jols, appelle Arthur en soupirant.
Celui-ci appelle des hommes pour s'occuper des chevaux. Nous prenons nos armes et je me mordille la lèvre quand un homme vient chercher Airas.
-Faites attention à lui, je recommande.
Il me sourit et acquiesce.
-Vous allez vraiment vous battre ?
Je me tourne vers Alecto qui me fixe avec ce qui ressemble à de l'inquiétude.
-Ce n'est pas la première fois, j'assure en souriant.
-Vous êtes une personne…incroyable, souffle-t-il.
-C'est ce que je lui dis tout le temps, fait la voix de Tristan alors qu'il passe un bras sur mes épaules.
-Ah bon ? je ricane.
-Tu sais que je le pense, me contre-t-il alors que je lève les yeux au ciel. Et tu sais aussi ce que je pense maintenant et ce que je vais te demander.
-Tout comme tu connais ma réponse, Tristan. Je ne partirai pas. Je me battrai.
-Oublie ton orgueil !
-Tu crois qu'il s'agit de ça ? je m'offusque. Bon sang, tu devrais me connaitre depuis le temps !
-Je sais, soupire-t-il. Ça ne m'empêche pas de m'inquiéter pour toi. Mais bon…au moins, je peux te surveiller et m'assurer que tu ne laisses pas trop approcher par des hommes.
-Des….Tristan ! Ce n'est qu'un gamin !
Je remercie intérieurement le ciel que le gamin en question se soit éloigné pour nous laisser de l'intimité.
-Bon les tourtereaux, vous vous disputerez plus tard, intervient Bors.
Je lève les yeux au ciel et rejoins les autres avec Tristan. L'homme nouvellement au service d'Arthur prend un air effrayé. Qu'a pu lui dire Arthur ?
-Mais, vous serez huit contre deux cents ! proteste-t-il et j'ai envie de l'applaudir pour son magnifique calcul –comme si on avait besoin de lui pour nous dire qu'on a toute les chances de finir au fond du lac !
-Neuf, intervient Guenièvre. Un arc de plus, ça peut servir.
Et elle s'éloigne. Décidément, cette fille a plus de bons côtés que je ne le pensais. J'intercepte un regard d'Arthur et un sourire idiot prend place sur mon visage.
-Arthur a le béguin pour Guenièvre, je chantonne.
Les chevaliers pouffent alors que le concerné me lance un regard réprobateur auquel je réponds par mon plus beau sourire. Il lève les yeux au ciel en souriant légèrement. Cet homme ne peut pas m'en vouloir !
Vive la grosse tête ! Tu auras l'air maligne le jour où tu feras une grosse connerie et qu'il sera vraiment fâché ! Genre, dans trente minutes, en sauvant Dagonet. Cette vision n'était pas là pour rien.
C'était juste la vision de ma plus grande peur. Voilà tout.
Vas-y, continue de jouer l'autruche !
Je ne prête plus attention à cette petite voix agaçante et prend place.
-Je me sens prêt, fait la voix d'Alecto. Je veux combattre.
-Non, répond Arthur. Tu dois pouvoir t'éloigner de tout ce que tu as vu. Tu as une seule véritable mission : rentrer vivant à Rome.
-Oui, on n'a pas fait tout ça pour que tu te fasses tuer pas un barbare, j'interviens. Je t'assure que je le prendrais franchement mal !
Il me regarde un moment puis, sourit et part rejoindre sa mère et le petit Lucan dans le chariot. Dagonet fait un signe à l'enfant et je m'approche de lui.
-Dis, je souffle. Si tu pouvais éviter de faire quelque chose de stupide, ce serait vraiment génial.
Il fronce les sourcils alors que je m'éloigne déjà pour prendre place aux côtés de Tristan.
Le peuple part et bientôt, nous n'entendons plus que le bruit des tambours qui s'approchent. Je soupire, énervée par leur lenteur. J'ai hâte d'en finir, je n'aime pas le suspens.
Ils finissent par arriver, en rang et tapant sur des tambours. Bon sang, ils vraiment besoin de continuer ? Ce n'est pas comme s'ils avaient besoin de ça pour se faire remarquer. On les capte de loin rien qu'à l'odeur.
Je me fige. Il est là. Cynric. C'est la première fois que je le revois depuis plus d'un an. Je sers la mâchoire et ressers ma prise sur mon arc. Je me jure de le tuer à la première occasion, mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, je dois sauver Dagonet.
Une fois qu'ils sont bien alignés et font les derniers pas, mon bourreau fait apparaitre ce rictus cruel. Le même que dans mon rêve. J'inspire pour le chasser. Ne pas y penser maintenant, se concentrer sur l'instant présent.
-Attendez mon commandement, ordonne Arthur.
-Vous semblez effrayés, fait Lancelot à Guenièvre.
Pourquoi je dois me taper ses discours dragueurs à deux balles maintenant ? Ah oui, parce que j'ai été assez bête pour me mettre à côté de lui. Tristan aurait pu se mettre ailleurs.
-Il y a beaucoup d'hommes en face, continue-t-il alors que sa voisine lui lance un regard moqueur. Des hommes prêts à tout.
-N'ayez crainte, je ne les laisserais pas vous violer, raille-t-elle.
Je pouffe de rire, remerciant les tambours de l'atténuer. Lancelot lève les yeux au ciel, mais continue de sourire.
Les Saxons finissent par s'arrêter, les tambours aussi. Le chauve crie un ordre et un archer avance. Il tire, nous manque. Nous sommes hors de portée. Ce qui ne veut pas dire qu'ils le sont pour nous.
-J'ai l'impression qu'il leur faut une invitation, se moque Arthur. Bors, Tristan.
-Ils sont hors de portée, intervient Guenièvre.
On lui lance un sourire ironique alors que les deux concernés tirent. Elle ne se rend même pas compte que sa remarque les a blessés dans leur orgueil et qu'ils viseront encore mieux que d'habitude. Juste pour lui prouver qu'elle a tort. Ah, les hommes.
Évidemment, Tristan tire trois flèches en même temps, pour frimer. Lui comme Bors atteignent leur cible et je vois avec satisfaction des Saxons sombrer comme des pions.
Cynric fronce les sourcils et nous fusille du regard avant de se figer, les yeux rivés sur moi. Un sourire cruel orne ses lèvres et je grimace de dégout. Je recule involontairement. Tristan et Lancelot me jettent un coup d'œil puis, de nouveau aux Saxons avant de revenir à moi.
-Lui ? demande Lancelot, les sourcils froncés.
J'acquiesce d'un mouvement sec sans détacher mes yeux de mon ancien bourreau.
-Il vit son dernier jour, marmonne Tristan en armant son arc.
-Il est à moi, je gronde en leur lançant un regard d'avertissement. C'est clair ?
Ils grommèlent ce qui semble être un assentiment et je reviens à la scène qui se déroule devant moi. Le chauve a dégainé son épée et fait avancer ses troupes sur la glace, les yeux toujours sur moi.
Nous bandons nos arcs, visant vers le haut et attendons l'ordre de tirer.
-Tirez à l'extrémité des rangs pour qu'ils se regroupent au centre, ordonne Arthur.
Quand Arthur tire, nous tirons. La satisfaction me remplit de nouveau en les voyant s'effondrer comme des mouches et je reprends rapidement une flèche.
Nous tentons de les regrouper au centre ce qui marche, au début. Cynric comprend toutefois rapidement la manœuvre et remet de l'ordre. Il est bientôt clair que ce ne sera pas suffisant. Je garde un œil sur Dagonet, surveillant ses moindres faits et gestes pour intervenir en cas de besoin.
-La glace ne se brisera pas, annonce Arthur et je lève les yeux au ciel –il était temps. Arrière ! Repliez-vous, préparez-vous au combat !
Nous prenons nos épées et reculons. Cette fois, je ne lâche plus Dagonet, attendant de voir s'il sera assez bête pour le faire. Je vois son regard jauger la situation. Je le vois aussi fixer Cynric avec haine et je frissonne. Qu'ai-je dit dans mes cauchemars ? Se peut-il qu'il sache ? A-t-il simplement deviné ? Ce n'est tout de même pas ce qui va le pousser à une telle folie, n'est-ce pas ? Non ! Il serait égocentrique de penser que c'est sa seule motivation.
Mon cœur arrête de battre quand il se penche sur sa hache, l'agrippe et fonce vers la glace en courant. Nos cris n'y changent rien.
-Protégez-le ! ordonne Arthur.
Je les vois tous foncer sur leur arc, et je sais que ce ne sera pas suffisant. Et cette phrase ! « Protégez-le ». Je dois le protéger !
Tu pourrais mourir ! Ce rêve n'en est peut-être pas un !
Quel importance si je réussis à le sauver ?
Je regarde les chevaliers tirer les flèches alors que Cynric positionne ses archers. Je sais ce qui me reste à faire. Je jette un coup d'œil à Tristan et rencontre son regard interloqué. Je le supplie intérieurement de me pardonner, inspire et m'élance.
-ENORA ! hurle-t-il.
-Non, reste en place et tire ! ordonne Arthur. Tu ne peux faire que ça !
J'arrive près de Dag qui s'arrête et me lance un regard furieux.
-Retourne là-bas ! s'exclame-t-il en tapant encore une fois.
-Continue et tais-toi ! je réponds en m'accroupissant.
Je réfléchis en quatrième vitesse, ne prêtant aucune attention aux flèches que se tirent les deux camps. Dans ma vision, il meurt parce que personne ne le protège d'assez près. Dans mon rêve, je meurs parce qu'il ne brise pas la glace assez rapidement et que la haine me consume.
Je place une main sur la glace et je tends l'autre face à moi. J'ai conscience de m'exposer, mais je ne vois pas une autre solution. Je sens la chaleur envahir la main sur la glace et se propager à celle-ci. De mon autre main, je laisse l'énergie me traverser, comme dans mon rêve. Je ferme les yeux pour me concentrer et les rouvre pour regarder le résultat.
Une flèche arrive vers nous à toute vitesse et je sers les dents. Comme dans mon rêve, elle se fracasse contre un mur invisible. J'entends des hoquets et Dag s'arrête pour me regarder, ébahi.
-Comment…
-CONTINUE ! je hurle.
Comme si c'était le moment d'avoir cette discussion ! Je fatigue déjà, je n'ai jamais utilisé autant d'énergie en même temps. Ça devient douloureux. Les larmes aux yeux, je regarde le camp adverse qui commence à paniquer. L'un d'eux hurle et mon regard se plonge dans le sien.
Et là, venue de nulle part, une image m'agresse. Je ferme les yeux, la refoule, la place dans un tiroir et le referme.
Je tente de tenir bon. Un gémissement de douleur m'échappe. Mon cœur bat si fort qu'il pourrait sortir de ma poitrine, il se contorsionne, se tire. Il y a aussi une douleur plus bas, dans mon ventre. Mais, je l'ignore, je m'accroche. La glace se brise petit à petit. Encore un petit effort. Je tente de me relever tant bien que mal pour centrer mon énergie dans notre protection, la glace étant assez fragilisée.
L'épuisement me gagne, la douleur devient insupportable. Et mon regard tombe sur Cynric alors que je m'étais juré de l'éviter. Ma protection faiblit et, alors que la glace se brise définitivement, une flèche m'atteint à la jambe.
Je tombe à genou avec un gémissement tout en entendant des cris derrière moi. Je ne les identifie pas. Dagonet donne un dernier coup. La glace craque sous ma main et je manque de tomber la tête la première si ce n'avait été Dagonet qui me retient et me tire en arrière.
Je sens une autre paire de mains, qui l'aide et je croise le regard inquiet d'Arthur. Le cri de Bors retend aussi, très proche et son bouclier apparait devant nous pour nous protéger des flèches que je ne peux plus retenir.
Je me sens tirer alors que des cris retentissent de partout. C'est le chaos. Que ce soit dans mon corps douloureux ou autour de moi.
-Aidez-nous ! hurle Bors.
Je me sens alors tirée par plusieurs paires de bras et, finalement, ils arrêtent.
Le visage de Dag apparait dans mon champ de vision et je tente de sourire. Je tousse légèrement et le gout du sang m'emplit la bouche. Je grimace.
-Qu'as-tu fait ? demande-t-il d'une voix brisée.
-Je n'aurais…pas dû…me prendre…pour Wonder Woman.
Il secoue la tête sans argumenter alors que je tente de respirer normalement. Mais j'ai mal, vraiment mal. La douleur au cœur s'est calmée, laissant place à celle au ventre, lancinante. Qu'est-ce qui m'arrive ?
Je me sens partir alors qu'on me tapote les joues.
-Bon Dieu, Enora, tu vas me faire le plaisir de rester éveillée ! gronde Bors. Un sermon t'attend jeune fille et tu n'es pas prête de l'oublier ! Tu es complètement inconsciente et…
Sa voix se fait de plus en plus lointaine et c'est avec plaisir que je me laisse sombrer dans l'oubli après avoir croisé une dernière fois le regard noir de mon chevalier.
Et voilà ^^' Bon, j'avoue ne pas du tout être sûr, j'avais une autre version où Dag était quand même blessé et donc suspens pour lui mais... Bon voilà quoi ^^'
Dites moi ce que vous en pensez VIVE LES REVIEWS! xD
Bye.
