Heu...Comment dire ça ? Je suis désolée ? NON, attendez, ne tirez pas, j'ai une excuse...plusieurs, promis !

Alors déjà, il y a eu les examens plus la fête pour les résultats, après je me suis reposée un peu (grasse mat,...). Ensuite, la préparation du déménagement vite suivi par mon anniversaire et ensuite le déménagement voulant dire pas internet. Je ne récupère internet que mercredi mais, je suis super gentille alors je squatte l'ordi de ma soeur pour vous poster le chapitre, quelle bonté d'âme je peux avoir, je m'épate moi-même. Et au cas où vous poseriez la question, je passe encore les portes et mes chevilles ne me gênent pas plus que ça xD

Je ne suis pas fière de ce chapitre, je ne sais pas pourquoi. J'ai l'impression de tirer un peu en longueur, faut dire que la suite approche et que j'ai un peu de mal à lâcher cette fic que j'écris depuis plus d'un an ^^ J'espère que vous l'aimerez même s'il est moins bon que les autres, d'autres révélations seront au rendez-vous (bon sang je parle comme un présentateur de télé réalité :O )

Trêve de bavardage, on s'en fout de ma vie. D'ailleurs, je remercie ceux qui ont lu jusqu'ici xD

Je remercie ceux qui m'ont laissés des reviews sur l'autre chapitre, c'est-à-dire: Lotelemna Nullame Pitchoune69 emichlo Moon Plume Rukie-chan Midnight Fantasy Abby Gwla10;

elenavd : Je suis contente que tu aimes ^^ et j'espère que tu aimeras la suite ;) Celle sur Twilight est juste en pause pour les raisons expliquées plus haut mais, la suite ne devrait plus tarder... Merci beaucoup pour ta review ^^

Camille : Je suis contente que tu aies aimé ^^ La suite répondra a ta question j'imagine ^^ Tu comprends que je ne peux pas répondre à tes questions mdr. Merci beaucoup pour ta review en tout cas ;).

Je vous laisse (enfin) lire la suite ;)

Bonne lecture.

Chapitre 33.

-Tu es sûre...

-Tristan, je te jure que si tu me demandes encore si je suis sûre d'être en état de repartir, je vais vraiment m'énerver !

Je souris en le voyant grimacer et marmonner. C'est mignon de le voir s'inquiéter pour moi mais, c'est également énervant. Je me sens parfaitement bien maintenant. Une nuit de sommeil semble avoir suffit à ce que je sois sur pied même si le cauchemar et les interrogations sont toujours là.

Pour résumé, je vais parfaitement bien physiquement mais, à l'intérieur, c'est un vrai bazar et je ne conseil à personne d'y faire un tour ! Je porte une main à mon ventre avant de secouer la tête. Ce n'est pas le moment d'y penser.

Parce qu'il y a un moment idéal pour penser à ça ?

Quand ce sera fini, quand je serais persuadée qu'on est tous en sécurité et que nous ne risquons plus rien alors, peut-être, que j'y penserais et trouverais même le courage d'en parler au deuxième concerné. Pour l'instant, je dois rester concentrer sur ce qui arrive et sur le fait que je dois convaincre Arthur sans même savoir comment !

Je soupire et me force à sourire quand Tristan me lance un regard suspicieux. Je rejoins ensuite Airas, à l'écart des autres.

Je n'ai pas encore osé les affronter. J'ai peur de leur réaction. Il n'y a pas eu de suite à l'affrontement suivant mon réveil. Je n'ai vu que Tristan et Guenièvre.

-Tu te caches ?

Je sursaute et me tourne pour faire face à Dagonet. Face à moi, les bras croisé et un air goguenard, j'ai presque envie de le frapper.

-Tu comptes encore me crier dessus ? je riposte en plissant des yeux.

Il grimace et son air moqueur se change en culpabilité. Bon ok, j'aurais peut-être dû éviter de lui rappeler qu'il m'a engueulée comme une enfant alors que je venais de lui sauver le derrière. Après tout, il s'est excusé. Mais, j'avoue être légèrement sur les nerfs ce matin. Enfin, plus que d'habitude s'entend.

-Désolée, je marmonne en soupirant.

-Mauvaise humeur ?

-Oui, je souris piteusement.

-Nous partons maintenant, me prévient-il. Il est temps de ramener ce cher Alecto. D'ailleurs, le gamin semblait beaucoup se soucier de ton état.

-De mon état à moi ? je m'exclame, ébahie.

-Oui, comme tu dis. Autant dire que Tristan n'a pas été ravi. Il est parti en grognant.

Il a les yeux dans le vague et un sourire narquois que je ne lui connais pas. Je soupire. Tristan fait vraiment des affaires pour pas grand chose tout le temps. Qu'est-ce que ça peut faire qu'Alecto demande de mes nouvelles ?

-Je lui parlerais, je soupire avec une mine sombre.

-Devons-nous prévoir de quoi soigner ou enterrer l'un de vous deux ?

Je regarde Dagonet en écarquillant les yeux. Non qu'il soit aussi taciturne que Tristan ou autre mais, je ne me souviens pas l'avoir déjà entendu plaisanter et surtout pas l'avoir entendu faire de l'humour noir !

Puis, je remarque qu'il semble incroyablement joyeux. Ses yeux ont perdu la lueur de mélancolie qui j'y lisais souvent. En fait, pour la première fois depuis que je le connais, il semble totalement bien, en paix.

-Tu fait des plaisanteries douteuses toi aussi, maintenant ? je demande.

-On te l'a dit Enora, tu as une mauvaise influence sur nous, répond-t-il alors qu'un sourire doux et tendre effleure ses lèvres.

Il tourne ensuite les talons et s'en va. Je fronce les sourcils de mécontentement. Qu'est-ce que j'ai encore loupé ?

Je reviens à la réalité quand Tristan passe devant à cheval, son satané oiseau sur l'épaule.

-Attends ! je l'appelle.

-Qu'y a-t-il ? demande-t-il avec surprise.

-Je viens avec toi !

-Cesse de fuir Enora, je t'ai connue plus courageuse.

-Je ne fuis pas, je retarde la confrontation.

Il se contente de me fixer intensément, le regard plein de sous-entendu. Je me tortille en rougissant, mal à l'aise avant de céder.

-Bon, d'accord, je fuis ! j'avoue, Mais, j'aimerais aussi qu'on ait une...

-Et bien, ce ne sera pas avec moi que tu prendras la fuite !

Et sur ce, il part. Oui, vous avez bien lu, il me laisse toute seule derrière, livrée à mes plus grandes peurs et sans me laisser terminer ma phrase. Bon, j'exagère, si je n'aie pas encore été brûlée vive, j'imagine qu'il ne me prenne pas pour une sorcière. Et Dagonet agissait normalement... enfin, à peu de chose près, il faisait juste des plaisanteries bizarres.

-Ben alors, tu n'es pas encore prête ?

Je sursaute et me tourne pour me trouver face aux chevaliers dans leur ensemble. C'est moi ou je me fais beaucoup surprendre aujourd'hui ?

-Si, si, je bafouille en me mettant en selle.

Nous avançons en silence. Un silence gêné pour ma part. Je ne sais pas ce qu'il en est de leur côté mais, moi, je suis mal à l'aise. J'imagine qu'une discussion aiderait. Mais, il est maintenant de notoriété publique que je fuis les problèmes faisant appel aux sentiments. S'ils ne parlent pas, je ne le ferais certainement jamais et la tension ne risque pas de disparaître.

Guenièvre se met à mes côtés sans pour autant faire la discussion, ce dont je la remercie. Le peuple suit plus ou moins rapidement. Je ne comprends toujours pas pourquoi ils n'ont pas continués d'avancer au lieu de nous attendre... Mais, bon, c'est leur problème après tout. S'ils ont envie de traîner sur les routes, grand bien leur face. Personnellement, j'ai hâte de rentrer et de retrouver Vanora. Ainsi qu'Éric d'ailleurs avec qui les relations ne devraient plus être aussi compliquées depuis sa romance avec Félicie. Enfin, s'ils sont toujours ensemble, s'entend. Ça fait tout de même plus d'un mois que nous sommes sur les routes. Heureusement, il ne reste plus que deux ou trois jours maximum si on avance lentement d'après Tristan. Et je lui fais confiance sur ce point, c'est son domaine.

Néanmoins, lorsque nous nous arrêtons pour la nuit et que je m'installe avec les chevaliers dans un silence toujours aussi lourd pour moi, je ne peux m'empêcher de parler.

-Vous allez vraiment continuer de faire comme si vous n'aviez pas de question à poser ? je m'exclame, les faisant sursauter.

-Des questions ? s'étonne Bors de manière très peu convaincante alors que les autres se tortillent, gênés.

-Bon sang, je m'énerve. Si vous avez des choses à dire, dites-les ! Si vous voulez m'accuser de sorcière ou je ne sais quoi d'autres, j'attends ! Mais arrêtez de me regarder comme des merlans fris devant leur pêcheur parce que je doute de le supporter encore longtemps !

Ils me regardent tous avec de grand yeux alors que je me sens légèrement soulagée. Ça a du bon de ne pas toujours fuir, finalement. Sortir tous ça m'a fait un bien fou.

-Tu m'as sauvé, réplique Dag après un bon moment. Je me fiche de savoir comment ou pourquoi. Si je suis encore là, c'est grâce à toi. Quel genre d'homme je serais de t'insulter alors que t'es prise une flèche pour moi.

Je rougis férocement en grimaçant. J'ai toujours autant de difficulté avec les compliments.

-Et je suis reconnaissant pour ce que tu as fait, entame Bors. Très peu aurait agi comme toi. Ils auraient préféré se cantonner à l'arrière en attendant que l'orage passe. Et puis... t'es une bonne petite.

Je le fusille des yeux alors qu'il me lance un regard goguenard. Je me tourne ensuite vers Lancelot qui semble me sonder du regard.

-Tu as toujours chercher à nous aider, soupire-t-il. Tu as eu toute les occasions de nous nuire et tu as fait le contraire à chaque fois. Tu ne nous as jamais donné de raison de te craindre. Je ne le ferais donc que lorsque j'aurais une bonne raison de le faire. Tu restes toujours plus petite que moi, après tout.

-Merci, je grince en faisant la moue.

Je me tourne ensuite vers l'un des plus superstitieux de la bande. Galahad se mord la lèvre en me regardant.

-Si tu pouvais juste assurer que... tu-sais-quoi ne sera jamais diriger contre nous quel qu'en soit les conséquences, je pense que je pourrais m'y faire, avoue-t-il.

-Comment ça diriger contre vous ? je m'indigne en fronçant les sourcils- faut dire qu'on dirait qu'il parle de Voldemort en personne. Tu crois quoi, au juste ? Que je vais te brûler vif ?

-Tu sais faire ça ? demande-t-il en pâlissant.

-Bien sûr que non, je soupire plus pour le rassurer que par conviction.

Gauvain lève les yeux au ciel avant de me sourire et cela suffit à me rassurer.

-Donc, il n'y aura pas de « sorcière » hurler d'une voix accusatrice ou de bûcher ? Je demande d'une petite voix.

Ils se regardent avant de tous éclater de rire. Qu'est-ce que j'ai encore dit ? Je n'ai jamais ma réponse car ils se lèvent les uns après les autres pour aller se coucher. Je reste assise là, les sourcils froncer sans comprendre et sans remarquer que Bors est resté.

-Faut vraiment que je te dise merci pour Dag, commence-t-il.

-À vrai dire, j' ai surtout pensé à moi en faisant ça, j'avoue piteusement.

-Ce qui ne change rien au fait que, sans toi, Dagonet ne serait plus là. Je savais que tu tenais à lui, on l'a tous vu au point que Tristan à plusieurs fois fait des siennes à votre propos, rit-il alors que je lève les yeux au ciel. Mais, tu étais prête à donner ta vie pour lui.

-Dagonet... c'est un peu une partie de moi, j'avoue en haussant les épaules.

-Comme Tristan ? demande-t-il sérieusement et j'ai envie de rire.

-Non, pas comme Tristan, je souris en secouant la tête. Tristan est moi. Nous ne sommes qu'un. Peu importe ce qu'il pourrait dire ou faire, je le suivrais jusqu'au bout. En enfer, s'il le fallait. Je ressens chacune de ses émotions, je comprends chacune de ses pensées... Enfin, sauf quand il s'agit de ses crises de jalousie sans fondement. Je n'arrive même pas à comprendre comment il peut douter de se que je ressens pour lui.

-Peut-être parce que tu n'y as pas mis les mots.

-Je n'ai jamais cru que ce serait nécessaire. On marche tout les deux plus sur les actes que sur les paroles.

-Tu n'as jamais douté, toi ?

-De se qu'il ressent ? Si, j'imagine. Il est tellement dur à déchiffrer parfois. Mais, il réussit à chaque fois à me rassurer. Par ses regards, ses actes. Il n'a pas besoin de le dire au fond. Il n'aura jamais besoin de le dire parce que je le sais.

Je le regarde ensuite moqueusement.

-Qui aurait cru que tu étais le genre à avoir ce type de conversation ! je ris.

-Ne le dit à personne surtout, grimace-t-il.

-Je suppose que c'est parce que tu es le seul à comprendre, vraiment. Avec Vanora.

-Dagonet pourrait très bien comprendre aussi. Bien que sa situation ait été très différente.

Je le regarde avec interrogation et il soupire.

-Bon sang, je deviens une vraie commère avec toi ! grommèle-t-il.

-Tu adores me raconter ces histoires, ne dis pas le contraire !

-J'imagine, sourit-il.

Je le regarde attendant qu'il commence. Les yeux plongés dans le noir, il semble se rappeler de douloureux souvenir.

-Elle s'appelait Elyabel, commence-t-il. Une fille très belle, sans aucun doute mais, plutôt jeune. À peine était-elle arrivée que Dagonet en était tombé fou amoureux. Ils se ressemblaient beaucoup il faut dire. Je ne l'ai compris que bien plus tard mais, tous les deux, quand il se donnait à quelqu'un, c'était pour la vie, peu importe que cette personne soit là ou non. Et cette fille est tombée amoureuse... d'un soldat romain. Il l'aimait aussi, il n'y a aucun doute.

-Pauvre Dagonet, je soupire.

-Ce n'est que le début, continue sombrement mon ami. Ils devaient se marier mais, pas au mur puisque la famille du soldat se trouvait de l'autre côté. En fait, sa famille se trouvait dans la demeure d'Alecto. Si tu as trouvé le chemin dangereux pour nous, imagine ce que ça a dû être pour un couple escorté par un minimum de garde.

Un frisson me parcourt entrevoyant la suite. J'entends presque les cris, je sens presque le sang qui a dû couler.

-Oui, ils se sont fait attaquer, acquiesce Bors. Elle a survécu, s'échappant je ne sais comment avec son soldat blessé. Quand elle est arrivée au mur, son cheval était épuisé et le soldat... Disons qu'il avait connu de bien meilleurs jours. C'est Dagonet qui les a trouvé devant la porte au milieu de la nuit. Il a emmené le soldat chez le meilleur des guérisseurs mais, ça n'a pas suffit. Il est mort alors qu'elle hurlait qu'on la laisse le voir.

Mon corps entier frissonne alors que je me mets à la place de cette fille. Je me serais sûrement jetée du haut du mur à sa place.

-Elle était anéantie au point que ses parents ne savaient quoi faire. Elle restait allongée sans vouloir manger ou boire. Elle paraissait morte. Dag l'a pris sous son aile. Il l'a emmenée dans ses quartiers, dormant devant la porte dans le couloir. Il la nourrissait, lui parlait alors qu'elle restait complètement amorphe. Il la faisait laver et continuait de l'aimer. Il s'en occupait comme s'il espérait la ramener à la vie. Pauvre fou...

-Que s'est-il passé, ensuite ?

-C'est là tout le mystère. Un jour, il lui parlait à son chevet, pensant qu'elle ne l'écoutait pas. Je ne sais pas ce qu'il lui a dit, il n'a jamais voulu en reparler. Évidemment, il ne s'attendait à aucune réponse mais, il en a eu une. Je me souviens qu'il en a presque pleurer. Il entendait sa voix pour la première fois depuis des mois. Il a espéré, j'imagine, qu'elle commençait à guérir. Il faut dire qu'il y avait de net progrès. Elle remangeait seule, parlait plus souvent. Elle ne riait ni ne souriait vraiment mais, elle était en vie. On a tous cru entrevoir la fin de son enfer mais, aussi celui de Dagonet.

-Il y a un mais, n'est-ce pas ?

-Oh oui, il y en a un. Nous n'avons jamais compris pourquoi. Je me souviens de ce soir comme si c'était hier. Nous étions à la taverne et elle était là. Elle parlait avec Dagonet et une lumière dans ses yeux renaissait. Ensuite, elle a ri, légèrement. Elle s'est arrêté aussi vite qu'elle a commencé, se figeant avec une expression d'horreur sur le visage. Elle a regardé Dagonet, ensuite nous. Elle s'est levée, s'est excusée et est partie. Les jours suivants, elle semblait songeuse, distante, renfermée. Elle régressait.

Il se passe une main sur le visage alors que je suis pendue à ses lèvres, attendant une fin que j'espère heureuse alors que je sais qu'il n'en est rien.

-Le dernier jour, elle était redevenue plus ou moins normale. Elle faisait comme si de rien était, souriant même. Le soir, avant de partir, elle a caressé la joue de Dagonet, lui murmurant quelque chose à l'oreille. Il a regardé partir avec inquiétude. Le lendemain, on a dû défoncer la porte verrouillée de Elyabel pour retrouver un corps sans vie mais, dans le sens définitif cette fois. On n sait même pas comment elle est morte. Certains disent qu'elle s'est empoisonné, d'autres, qu'elle a décidé de mourir et que sa volonté était si forte que la mort n'a pas pu la refuser. D'autres encore, disent que le chagrin a simplement eu raison d'elle. J'ignore pourquoi mais, Dagonet ne semblait pas autant choqué qu'on ne l'aurait cru, juste résigné. Comme s'il avait attendu ce moment, comme s'il avait su depuis le début que ça arriverait. Il l'a tenu dans ses bras pendant des heures et c'est lui qui a refermé le trou de sa tombe. C'est également lui qui a fait en sorte qu'elle soit enterrée avec son soldat.

-Voilà qui explique pas mal de chose j'imagine.

-Il ne s'en est jamais remis, même s'il a préservé les apparences. Je pense que tu la lui rappelles un peu. Le genre de personne prête à donner sa vie pour ceux qu'elle aime. Mais, surtout ta relation avec Tristan. Il s'inquiète parce que Tristan ne prend aucune précaution pour sa vie alors qu'il est certain que tu le suivras de près s'il disparaissait.

Je pince les lèvres. Je sais que j'ai un instinct de survie défaillant, pas besoin de me le rappeler. Mais, je ne réponds rien. Parce qu'il a raison, bien sûr mais, également parce l'histoire que je viens d'entendre sonne comme un mauvais présage et qu'elle me glace jusqu'au plus profond de mon cœur.

-Cette histoire est horrible, je souffle en essuyant une larme qui coule.

-Derrière chaque chevaliers se cachent une histoire morbide. Regarde Arthur sa mère a été assassinée par son propre peuple. Quant à Lancelot... Il n'est pas devenu le plus grand coureur de jupon que le mur ait connu pour rien. Je pense avoir été le seul épargné. J'ai rencontré Vanora très rapidement et je ne l'ai plus jamais quittée.

-J'ai peur Bors, j'avoue à mi-voix. Les choix approchent et je crains de faire le mauvais le moment venu.

-J'ai toujours su qu'il y avait plus chez toi qu'un visage angélique. Tu n'as d'ailleurs jamais rien eu d'angélique et ce peu importe ce qu'en pense Arthur.

-Je l'admets, je souris.

-Tu feras toujours le bon choix. Tu l'as toujours fait.

Il m'embrasse me front et part, me laissant seul. Je pose une main sur mon ventre et soupire. Y aura-t-il seulement un bon choix ? Il y en aura un certainement plus acceptable que l'autre mais, ça n'en fera pas un bon pour autant.

-Le froid devient difficile à supporter.

Je sursaute et me tourne pour faire face à Guenièvre qui s'assied à mes côtés.

-J'en ai pourtant l'habitude, continue-t-elle. J'ignore comment tu fais.

-Je ne le sens pas, j'avoue. Hier encore, j'aurais pu mourir de froid mais, aujourd'hui, je ne le sens plus.

Elle me dévisage et un voile de tristesse passe dans ses yeux avant qu'elle ne se détourne.

-Je t'ai enviée, tu sais, réplique-t-elle.

-Quoi ? Pourquoi ?

-Ils parlaient de toi comme d'un miracle. Celle qui allait tout changer et nous sauver. Je me bats depuis l'âge de dix ans. J'ai tenu une épée pour la première fois alors que je marchais à peine. Un arc quand j'ai eu huit ans. J'imagine que j'aurais aimé être celle qui allait tous nous sauvé. Mon orgueil en a pris un coup.

Elle hausse les épaules avant de me sourire.

-Et maintenant ? j'interroge et son sourire s'efface.

-Je te plains. J'ai appris tout ce que tu avais sacrifié, tout ce que tu as dû endurer. Merlin n'est pas un homme mauvais mais, il est égoïste et fait ce qu'il faut pour arriver à ses fins. Je ne dis pas qu'il savait ce qui t'arriverait en arrivant, au contraire. Mais, il savait ce que tu abandonnais. Et il savait aussi que les chances pour que tu acceptes de rentrer après tout ce temps passé auprès des chevaliers étaient limitées.

-Il sait ce qu'il veut et il est clairement égoïste. Ce que je ne peux pas lui reprocher. Je l'ai été plus d'une fois.

Elle me regarde sérieusement, semblant chercher ses mots.

-Tu sais que les Saxons n'ont pas dit leur dernier mot. Ils nous pourchasseront et nous attaquerons. Ils veulent tout détruire, mon peuple y compris. Et ils y arriveront si nous avons pas Arthur de notre côté.

-C'est ce que j'ai cru comprendre, j'acquiesce.

-Merlin a dit que tu le convaincrais. Comment ?

-Merlin devrait attendre mes réponses avant de partir. Je n'ai jamais dit que j'acceptais. Ma priorité est de sauver ceux que j'aime. Une fois au mur et leur liberté acquise, je traîne les chevaliers hors de cet endroit pourri par la peau des fesses s'il le faut. Cette fois, j'ai assez donné !

-Tu sais que ce ne sera pas aussi simple. Tu ne veux pas fuir, je le sais.

Je fronce les sourcils. Elle en sait décidément beaucoup trop ! Il est vrai que je me suis jurée de ne plus fuir devant un Saxon, de les tuer tous jusqu'au dernier. L'idée de m'en aller et de laisser ces barbares prendre les terres des autres en détruisant tout sur leur passage... et d'autres femmes pourraient se retrouver dans ma situation de départ. Je peux être égoïste mais, je doute de pouvoir me pardonner ça.

Je rejoins Tristan qui n'est pas de garde cette nuit. Je lui souris alors qu'il me sonde du regard.

-Tu leur a parlé ? demande-t-il.

-Oui. Ça va aller maintenant.

Je l'embrasse et l'entraîne avec moi pour nous coucher. Je me sers contre lui, jouant avec ses cheveux pour me passer les nerfs.

-Tu es bizarre en ce moment, entame-t-il. Me diras-tu ce qui se passe ?

-Je crois que je suis un peu stressée en ce moment, je souffle en essayant de ne pas me tendre quand sa main touche mon ventre. Avec tout ce qui s'est passé, je ne sais plus où donner de la tête et j'ai hâte de rentrer. Histoire de me reposer un peu... et d'avoir un peu de temps avec toi, je termine en l'embrassant.

Il me tourne sur le dos, me surplombant et j'éclate de rire. Il plaque sa main sur ma bouche pour étouffer le son.

-Tu ne voudrais pas que Dagonet nous retrouve ?!

Je continue de rire suite à sa remarque, toujours étonnée de l'entendre plaisanter. J'aime regarder les changements s'opérer chez lui. Il y a vraiment du bon !

Il remplace sa main par ses lèvres et j'arrête de rire immédiatement. Il s'éloigne, me laissant à bout de souffle et appuie son front sur le mien.

-J'ai hâte de rentrer également, avoue-t-il et je souris.

-De rentrer chez ton vrai chez toi ou au mur ?

-J'avoue que revoir mon pays ne me laisserait pas indifférent.

-Et tu m'emmèneras avec toi ?

-Tu sais que oui.

-Tristan ? je l'appelle, sérieuse. S'il t'arrivait quelque chose...

-Pourquoi est-ce qu'il devrait m'arriver quelque chose ? C'est la fin.

-Promet-moi que... que tu vivras.

-Enora, là, je sais que tu me caches quelque chose. Parle-moi !

-Les Saxons ne sont pas loin, je les sens. C'est comme s'ils pourrissaient chaque bouffé d'air que je respire. Comme du poison. Il faut que tu me promettes !

-Il ne nous rattraperons pas, me rassure-t-il.

-Je ne veux pas de paroles rassurantes et fausses ! Tu oublies que je sais certaines choses. J'ai besoin que tu me promettes que, quand tout sera fini, tu seras encore en vie.

Il me regarde dans les yeux et une lueur d'inquiétude y passe. Il comprend que je ne demande jamais rien sans raison valable.

-Que sais-tu ? insiste-t-il

-Je t'ai vu, toi, dans mon sommeil, je commence avec hésitation. Je t'ai vu mort.

-Ce n'était qu'un cauchemar.

-J'aurais pu y croire si ce que j'avais rêvé pour Dag ne s'était pas révélé être vrai.

Il fronce les sourcils.

-Si je dois donner ma vie pour que tu ailles bien, ne doute pas un seul instant que je le ferais ! je réplique avec ferveur.

-C'est ce qui m'inquiète, avoue-t-il.

J'ouvre les yeux la première, une nouvelle fois. Mon premier réflexe est de passer ma main sur mon ventre mais, celle de Tristan y est déjà. Un élan de panique m'envahit. Sait-il ? A-t-il deviné ?

Je me redresse pour le regardé. Peut-être n'est-ce pas une si mauvaise chose. Peut-être que tout ce passera bien et que je pourrais avoir les deux. Je souris avant de réveillé Tristan à l'aide de baiser léger et de caresse.

Une fois réveillé, il attrape mon visage et m'embrasse, encore ensommeillé.

-Je vais aller retrouver les autres, je souffle, sachant qu'il doit partir devant.

-Ce sera bientôt fini, me rassure-t-il.

Je le regarde s'éloigner, la peur au ventre. Oui, ce sera bientôt fini mais, qu'y laisserais-je au passage ?

Je trouve Arthur facilement, chose rare. Il est dans ses pensées, les sourcils froncés.

-Tu ne devrais pas réfléchir, je commence alors qu'il sursaute. Tu risques de griller le peu de neurone qu'il te reste.

-Pourquoi ai-je l'impression que ce n'était pas un compliment ? soupire-t-il.

-Parce que ce n'en était pas un. J'avoue être vexée, j'enchaîne et il me lance un regard interrogateur. Je m'attendais à ce que les autres m'évitent mais, pas toi.

-Je ne t'évite pas, voyons ! Je réfléchis, voilà tout.

-À propos de Merlin et les pictes ?

Il me regarde surpris et je souris, moqueuse.

-Je sais des tas de choses, tu ne peux même pas imaginer, je ris légèrement. Mais, malgré tous mes défauts, je ne suis pas une hypocrite ou une manipulatrice. Du moins, pas quand la vie des gens en dépend.

-Pourquoi me dis-tu cela ?

-Merlin m'a parlé et m'a demandé de te convaincre pour cette histoire de chef. J'imagine qu'il attendait quelque chose de plus subtile mais, il s'agit de ta vie et je n'ai pas a décidé pour toi de comment tu la construis.

-Tu es décidément vraiment surprenante, jeune Enora, sourit-il.

-Je m'attendais à ce que tu sois fâché, j'avoue. C'est rassurant de voir que je ne finirais pas brûlée ni décapitée.

-Donc, tu dois me convaincre ? Maintenant que tu as laissé la subtilité de côté, que diras-tu ?

-Qu'ils ont besoin de toi. Tu es le seul capable de les diriger, si tu ne le fais pas, ils pourraient tous y rester. Tu as beau être en colère après eux, je sais que tu n'es pas du genre à laisser une race entière se faire massacrer !

-Donc, tu es du côté de Merlin ?

-Merlin est le responsable de tout ce qui m'est arrivé en commençant par mon entrée dans votre monde, Arthur ! je m'insurge. Tu ne peux pas plus lui en vouloir que moi. Mais, il n'est pas le seul concerné ! Puniras-tu des femmes, des hommes et des enfants innocents payer pour le crime de leur chef actuel ? Tu trouves leur manière de vivre barbare, ce que je ne peux te reprocher, ils vivent en pleine nature. Mais, tu peux changer ça. Limiter les massacres, faire de ce peuple, ton peuple et tous les sauver ! Refuseras-tu vraiment de faire ça ?

-Tu es trop convaincante pour ton propre bien, sourit-il tendrement. Mais, tes paroles m'inquiètent car, j'ai l'impression que tu ne parles pas que de moi.

-Je ne compte pas m'en aller si je dois me battre contre les Saxons. Pas après ce qu'ils m'ont fait, pas après ce qu'ils ont failli faire et certainement pas après ce qu'ils projettent de faire !

-Je craignais cette réponse.

Nous nous regardons un instant avant que les autres ne nous rejoignent et que je saute sur mon petit-déjeuné.

Arthur n'a rien dit mais, je sais qu'il m'a écouté et qu'il prendra la meilleur des décisions.

Maintenant, je n'ai plus qu'à jouer mon rôle jusqu'à la fin et faire avec les choix que je ferais.


Et voilà. J'ai beau le relire et le rerelire, c'est toujours pareil: trop de blabla pas toujours utile, je me dis que je devrais avancer plus vite mais j'ai peur de bacler du coup ^^' Je ne peux me fier qu'à votre jugement ^^

Dites-moi tout ;)

Quand j'y pense, on s'approche à grand pas de la fin, ils arrivent bientôt au mur (ils y arriveront sûrement au prochain chapitre, je ne vois pas l'intérêt de prolonger ^^'). Comment voyez-vous la fin ? Pensez-vous que ce sera une fin heureuse ? Une fin malheureuse ? Je veux savoir ce que vous pensez pour voir si c'est en accord avec ce que j'ai décidé ;)

J'en suis à 215 review, celui qui publiera la...disons 220 ème (c'est possible, non ?) aura droit à une interview publiée xD (ou de poser une question autre que "comment ça fini" ou quelque chose y approchant ;) )

Laissez moi pleiiiiiiiiiin de review surtout ;)

Bisous et à bientôt cette fois, promis ;)