Finalement, je me tente pour une fic à plusieurs chapitres, en mode Univers Alternatif.

Merci Didinou pour tes reviews !

Bonne lecture.

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Chapitre 3 : Un peu de place dans le placard.

Brian sortit de la salle de bain et retourna s'allonger dans son lit. Justin, allongé sur le ventre, le regardait. Sa peau était encore chaude, ses cheveux emmêlés, ses yeux brillants et ses joues rouges.

Avec un long soupir, Brian tendit le bras pour attraper une cigarette sur sa table de nuit.

- Justin, tu devrais vraiment faire un effort avec ta mère.

Le blond se tourna sur le côté et sans demander la permission, attrapa la cigarette entamée.

- T'es sérieusement en train de me parler de ma mère là ?

- Tu as de la chance de l'avoir, elle fait beaucoup d'effort. Tu lui as vraiment mal parlé ce matin.

Justin rendit la cigarette à Brian et se laissa à son tour retomber sur le dos.

- Je n'arrive pas à croire que tu la défendes !

- Elle a accepté ta nouvelle vie. Elle s'est inscrite avec Debbie à l'association des parents d'enfants gays, elle a sympathisé avec les filles. Et toi, tu la snobes.

- Grande nouvelle Brian : j'ai 18 ans.

- Et pourtant tu continus d'agir encore comme un gosse.

Si la réplique de Justin était ironique et moqueuse, celle de Brian était sèche et cassante. Cette réaction blessa Justin plus qu'elle ne l'énerva. Il savait que leur différence d'âge était source de raillerie de la part du gang, mais surtout de conflit entre les deux hommes. Plus que tout, Justin voulait que Brian le considère en adulte, il avait la maturité pour ça.

- Comment tu en viens à parler d'elle, même pas 10 minutes après m'avoir baisé ? C'était tellement chiant que tu t'es mis à penser à elle ? Je dois commencer à m'inquiéter ?

Malgré lui, Brian éclata de rire en tirant sur sa cigarette. Il tendit l'objet à Justin en soufflant sa fumée vers le plafond.

- Emmett t'a déjà raconté son enfance, la mère de Ted accepte difficilement ses choix de vie depuis son overdose. Mélanie ne parle plus à ses parents, Lindsay est plus ou moins en froid avec les siens. La famille de Debbie leur a tourné le dos quand Mickael a dit être gay, et je ne te raconte pas leur réaction quand Vic est devenu positif. Mes parents… n'en parlons pas. Ton père est un connard, mais ta mère est une femme respectable et elle veut juste rester proche de toi. Tu as une chance qu'on aurait tous voulu avoir et tu craches dessus.

Ils restèrent silencieux quelques minutes, le temps de terminer ensemble leur cigarette. Au milieu du silence, Justin utilisa la salle de bain. Après un moment, il se résolut à parler.

- Tu as raison. Je m'excuserai quand j'irai dîner chez elle dans la semaine.

- Eeeett ?

- Eeeett, je ferais un effort pour ne pas recommencer.

- Bon garçon.

Justin ne put retenir son geste et frappa le ventre de Brian du dos de sa main. Encore une fois Brian rigola, content de cette fin de conversation.

Finalement, il ferma les yeux, entendit les draps frotter le corps de Justin et sentit le blond se rapprocher de lui.

- Je veux instaurer une règle entre nous.

- Mon Ange. C'est moi qui donne les règles.

Justin fit semblant de ne pas l'entendre.

- Je ne veux plus qu'on parle de ma mère quand on est au pieu tous les deux. Ni avant, ni… surtout PAS pendant, et ni après.

Brian rouvrit les yeux et regarda Justin lui embrasser le torse, attendant sa réponse.

- Bon… exceptionnellement, j'accepte cette règle.

Justin leva les yeux et lui sourit avant de retourner à sa tâche. La peau de Brian était encore sensible après leur récent « cardio », comme Justin le disait. Il se laissa aller au plaisir un moment, profitant des mains et des lèvres baladeuses de Justin sur son torse.

- Déjà envie de t'y remettre ?

Justin, rendu au bas du ventre de son amant, ricana doucement.

- Grande nouvelle Brian : j'ai 18 ans.

Il remonta jusqu'à l'oreille de Brian.

- J'ai tout le temps envie de toi.

Brian réussit à cacher sa réaction devant le murmure de Justin. Il était tellement accro à cet ange blond, son corps l'appelait !

Au lieu de répondre - Brian n'aimait pas parler - il attrapa le corps de Justin, le retourna et plaqua ses mains au dessus de sa tête. Le jeune homme lui répondit avec un sourcil levé et un rictus.

Il était temps pour le deuxième round.

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Justin bossait depuis quelques mois au Snack durant le rush du samedi. C'était dur parce que le week-end, tout le monde en profitait pour manger dehors.

Maintenant que l'école était finie, le patron du Snack lui avait proposé un contrat job d'été étudiant. Il avait doublé ses heures de travail et faisait donc les rushs de la semaine. Certes, il y avait moins de monde, mais voilà, ils bossaient tous, ils étaient pressés…

C'était mardi et 14 heures venait de sonner. La fin de son premier rush. La salle s'était vidée en moins de vingt minutes. Justin s'assit sur le tabouret de son côté du bar et soupira en relâchant les épaules et en se servant un long verre d'eau.

- Toujours en vie mon ange ?

Mais comment faisait Debbie pour garder la forme à son âge ? Elle sniffait ?

- Je crois que je finir dans le coma avant la fin de la semaine.

Elle rigola en ramenant la vaisselle sale vers la cuisine et la clochette de l'entrée tinta. Justin se prépara mentalement à se relever malgré ses pieds endoloris quand il vit sa mère s'approcher du bar et s'asseoir en face de lui.

- Maman ! Salut ! Qu'est ce que tu fais là ?

Il se pencha pour l'embrasser et profita que ce n'était « que » elle pour rester assis. Elle prendrait bien son fils en pitié non ?

- Je fais visiter un appartement deux rues plus loin dans trois quart d'heures. Je me suis dit que je pouvais m'offrir un café. Et c'est ton premier rush de semaine, je voulais voir comment ça se passait.

Justin ricana et alla lui faire sa tasse. Il avait envie de lui dire qu'il n'était pas un gosse, qu'il bossait depuis des mois déjà et qu'il pouvait supporter un rush sans que sa mère vienne le materner, puis la discussion du dimanche soir avec Brian lui revint en tête. Il retourna s'asseoir et donna sa tasse à sa mère.

- Fun ! Des nouvelles têtes que je ne connais pas, de bons pourboires… Non honnêtement, j'ai les pieds en feu, je suis dead. Ils sont tous pressés, t'as pas le temps de réfléchir, t'enchaînes les assiettes et quand c'est fini, tu veux juste mourir.

Son ton amusé fit rire sa mère. Debbie vint s'asseoir avec eux un instant.

- Quand j'étais aux études, j'ai travaillé dans un salon de thé. Je ne servais pas les assiettes, je restais au niveau des machines. Pour le premier jour, je voulais impressionner mon boss alors je suis arriver en talons… Je l'ai très, très vite regretté.

Cette fois c'est Justin qui se moqua, heureux de pouvoir travailler dans des baskets confortables.

- Moi, à mon premier jour ici, j'ai débarqué en grosses baskets rembourrées. J'ai dit à mon boss de l'époque que si à la fin du service, le seul problème était mes chaussures, alors il avait toutes les raisons du monde de me garder. Et je suis toujours là !

- Mais vous Debbie vous êtes faite pour le Diner ! Même en échasses vous y arriveriez !

Pour ce compliment caché, Justin eu droit à un pincement de joue et un baiser au rouge à lèvres. Elle repartit s'occuper des deux tables restantes et offrit à Justin de rester avec sa mère. Il avait mérité une bonne pause.

Il profita donc de l'occasion pour devenir un fils bien.

- Je voulais m'excuser pour l'autre jour, chez Debbie. Je n'aurais pas du te parler comme ça.

Sa mère fit une tête surprise, mais ravie de cette remarque.

- Je sais que ça a été un choc pour toi. Brian et moi… tout ça. J'ai de la chance que tu ais réagit comme ça. Et de t'avoir aujourd'hui.

- Et bien… si je m'attendais à ça… Excuses acceptées Justin. Et j'ai prévu de parler à ta sœur quand je vais la récupérer le week-end prochain. Je ne sais pas encore jusqu'où je vais… mais tu avais aussi raison. Il est temps qu'elle sache.

Les deux se sourirent et il y eut un silence. Justin commença à être gêné et changea presque de sujet.

- Je ne bosse pas jeudi soir. Je viens dîner ?

Le grand sourire de sa mère lui confirma que c'était la bonne chose à dire. Elle accepta avec grand plaisir, ils se mirent d'accord sur l'heure, et elle partit à son rendez-vous.

En revenant vers lui, Debbie l'embrassa chaudement et lui répéta qu'il était un bon fils.

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Brian eu un jour de repos le mercredi, en compensation du gros dossier qu'il avait monté et du gros client qu'il avait gagné. Ils n'étaient pas resté si longtemps que ça au Babylone la veille au soir, Justin avait encore les jambes fatiguées de son midi au Snack pour danser tard dans la nuit.

Pour autant, Emmett lui ayant conseillé de relever les jambes dans son lit pour limiter la douleur, Brian prit l'initiative de garder les jambes de Justin sur ses épaules. Plusieurs fois. Très longtemps. « Pour le bien-être du petit Justin évidemment » qu'il avait dit en quittant la boîte de nuit, emmenant avec lui un Justin plus que consentant.

C'est ainsi qu'au matin du mercredi, Brian grogna et se plaignit du manque de sommeil alors que Justin se tirait du lit, nu comme un ver, pour traîner son corps vers la salle de bain.

- Mon Ange, qu'est ce que tu fous ?

- Je bosse ce midi.

- Pas avant plus de deux heures, t'as le temps.

- Pas vraiment. Faut que je passe chez Debbie chercher des affaires propres. Je ne vais pas aller bosser avec le tee-shirt d'hier soir, Emmett m'a renversé son Cosmo dessus. Je n'ai plus de fringues ici.

Brian grogna encore et se laisse retomber, face contre les oreillers. Il écouta de loin Justin se laver, enfiler un boxer et aller vers la cuisine.

L'esprit de Brian tournait beaucoup trop vite pour un matin. Il y pensait depuis un moment déjà, et avec les vacances d'été, Justin passait encore plus de temps ici. Brian préférerait surement rouler une pelle à Mélanie que de l'avouer, mais il aimait avoir Justin ici. Pas tout le temps, il n'en était pas encore là, mais il était prêt à voir Justin rester pour dîner…

Il se leva, nu lui aussi, et ouvrit son placard pour vérifier. Oui. Il avait des cintres en rab, et une étagère au milieu des siennes pouvait être vidée.

Il alla vers la salle de bain en enfilant un tee-shirt, regarda un moment son reflet, souffla pour se donner du courage et alla rejoindre Justin.

- Tu pourrais en laisser quelques unes.

- Hmmm ?

- Des fringues. Tu pourrais en laisser quelques unes.

Justin resta immobile, un verre à ses lèvres, l'eau en suspens. Brian remarqua bien qu'il essayait difficilement de cacher un sourire. Brian pria un dieu auquel il ne croyait pas pour que Justin en reste là.

- Tu me proposes de revenir vivre ici ?

- Non. Mais tu passes beaucoup plus de temps chez moi maintenant que tu n'as plus cours. Plus de nuits surtout. Ce sera plus simple si tu as une ou deux tenues de rechanges ici, ça t'évitera de courir comme ce matin. Question de pratique.

- Juste pratique. Evidemment.

Brian ouvrit le frigo, fit semblant de chercher quelque chose et de ne pas sentir le regard brûlant de Justin dans son dos.

- Seulement une ou deux ?

La porte du frigo claqua plus que nécessaire. C'était là la preuve qu'aucun dieu n'existait.

- Il ne faut pas abuser des bonnes choses mon Ange.

Il n'arrivait même plus à s'énerver quand Justin le poussait dans ses retranchements. « Apprivoiser par la tendresse » hein ? Petit con.

Il commença à s'éloigner du frigo quand une jambe lui bloqua le passage. Sa jumelle vint l'aider et la taille de Brian se trouva encerclée, comme à son habitude, par les deux membres inférieurs de Justin, qui le tira vers lui.

En soupirant, Brian le laissa faire et Justin, assis sur le bar de la cuisine, glissa ses bras autour du coup de Brian et se colla à son torse.

- Conseil assez hypocrite, vu la manière dont on a abusé cette nuit. Et si mes souvenirs sont bons… c'étaient pour de très, très bonnes choses.

Combien de mecs se permettaient ça ? Combien se collaient à Brian, jouaient avec ses cheveux, embrassaient son menton, la courbe de sa mâchoire… son oreille...

Brian ne chercha pas à compter. Aucun. Seul Justin se permettait pareil affront, parce que seul Justin en avait la permission.

Il aurait pu continuer, jouer de cette conversation, mais il ne voulait pas encourager Justin. Et puis l'heure tournait, s'il devait vraiment passer chez Debbie…

- Une ou deux. Pas plus.

- Et quelques affaires de dessins ?

Brian grogna en cachant sa tête dans les cheveux de son ange.

- Une seule trace sur mes canapés et je te castre.

- Ma queue te manquerait trop ! Et mon DVD de Yellow Submarine ?

Piqué au vif, et tout plaisir disparu, Brian rejeta Justin et pointa un doigt menaçant vers son visage.

- Hors de question ! Ramène ta merde ici et tu dégages aussi vite !

- Mais ta télé est mille fois mieux que celle de Debbie.

Brian devait bien avouer que Justin marquait un point. Il jaugea Justin du regard et, comme souvent, ne put résister à cette tête d'ange.

- Si j'entends ce film plus d'une fois par mois, je le jette par la fenêtre.

- Une fois par semaine ?

- Par deux semaines. Fin de la discussion.

Justin ricana et se pencha en arrière, retenu par ses bras tendus derrière lui. Il regarda de haut en bas le corps devant lui.

- T'es dur en affaire.

- C'est mon métier. Tu me libères ?

Justin sembla réfléchir quelques secondes et finalement, plutôt que de le libérer, resserra ses jambes autour de lui.

- Je me disais que peut-être tu pourrais être dur ailleurs…

Brian sourit à Justin mais ne lui avoua pas que non, il ne bandait pas, parce que oui, il y avait des moments où il n'avait pas envie, peu importe combien Justin était désirable.

Mais qui était-il pour refuser du plaisir à Justin alors qu'il était là, torse nu sur le meuble de cuisine, et que de toutes évidences, lui, il bandait comme le jeune homme de 18 ans qu'il était ?

Alors il poussa Justin à s'allonger et lui retira son boxer sous le regard plus que ravi du blond.

Une règle de vie que Brian suivait à la lettre c'était « toujours prêt ». Il n'eu donc aucun mal à ouvrir un tiroir de la cuisine et en sortir une bouteille de lubrifiant. Cette nuit, Justin lui avait murmuré combien il aimait les doigts de Brian sur lui, en lui, combien il les trouvait magiques. C'était le moment de le prouver non ?

Au diable le Snack, il aimait trop faire jouir son blondinet pour rater une telle occasion.

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La famille Taylor était connue pour être une bonne famille de bonne classe américaine. Le mari était patron de son magasin. La femme était bien coiffée, habillée d'une manière classe et élégante. Ils avaient un garçon et une fille, le choix du roi, tous deux talentueux, bien élevés et bons élèves.

Il semblait donc impossible aux yeux de tous que Jennifer Taylor et son fils aîné Justin se retrouvent en gros chaussons, assis à même le tapis du salon, en train de regarder une émission aussi banale que le zapping de l'année.

C'était leur petit plaisir coupable. Ils adoraient ce genre de chose, qui passait souvent et qui les faisait rire aux larmes.

Finalement, Justin passait une bonne soirée. Jennifer n'avait pas été jusqu'à mettre les petits plats dans les grands, mais avait pris le temps de faire l'un des nombreux repas que Justin adorait depuis toujours. Ils ne s'étaient pas mis à table, mais en tailleur sur la table basse et avaient retrouvé le temps d'une soirée une complicité qui leur avait manqué.

Ils parlèrent de l'école d'art que Justin allait bientôt rejoindre, des vacances prévues avec le gang, de Molly, du nouveau travail de Jennifer, de celui de Justin. Ils rigolèrent en se racontant leurs pires clients et enfin, Justin eu l'impression qu'il devenait adulte aux yeux de sa mère.

Après un dernier éclat de rire, Justin se laissa retomber contre le siège du canapé. Il y eu un silence, ni pesant, ni tendu, et Justin lui fit enfin une confidence.

- On a eu une discussion avec Brian hier.

- Oh… une mauvaise ?

Justin sourit en regardant son verre vide. Il vit la nouvelle tension, très discrète, dans les épaules de sa mère. Il entendit son ton posé, mesuré. Il apprécia néanmoins son intérêt honnête.

- Non, au contraire. Il m'a proposé de laisser un peu de mes affaires chez lui. Il m'a fait un peu de place dans le placard.

Cette fois Jennifer ne put cacher sa surprise. Justin se souvenait encore de la réaction de sa mère quand il avait fugué à New York et s'était retrouvé à vivre chez Debbie. Furieuse contre lui, enragée contre Brian, soulagée et reconnaissante envers Debbie.

- Je… ne m'y attendais pas.

- Moi non plus. Je sais que tu vas me dire d'être prudent, et que Brian est… ben… Brian quoi. Mais j'ai vraiment l'impression qu'il fait un pas vers moi.

Jennifer regarda son fils en souriant. Il était loin le jeune garçon qui fuyait de la voiture en courant. Elle était particulièrement heureuse du déroulement de la soirée et encore plus touchée que Justin lui parle de Brian, très peu certes, mais à ses yeux, c'était énorme. Après des mois à marcher sur des œufs, elle retrouvait enfin son fils.

- Enfin bref, t'en fais pas, le mariage ce n'est pas pour demain.

Ils rigolèrent tous les deux à la blague de Justin et intérieurement, elle fut soulagée que Justin ait assez de recul pour ne pas faire une montagne de la proposition de Brian.

- Mais… si tu passes chez Debbie, attend toi à ce que j'y sois moins. C'est tout.

- Message reçu.

Ils se sourirent et elle offrit à son jeune homme de fils un dernier verre.

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C'était samedi, et Justin faisait le service du soir avant de partir rejoindre les autres au Woody's. Brian avait du malheureusement passer voir sa mère et en voyant l'heure, il s'était décidé à aller chercher Justin à son boulot. Ils pourraient rejoindre ensemble Ted et Emmett.

Il était posé là, contre le mur en face du Woody's, une cigarette entre ses lèvres, il lisait les textos débiles envoyés par Mickael en gardant un œil sur la porte du Snack.

Quand il vit le jeune blond sortir avec un dernier geste pour Debbie qui faisait la fermeture, il jeta sa cigarette et traversa la route. Il n'était qu'à quelques mètres, derrière son blondinet qui n'avait pas encore remarqué sa présence. Il voulait le surprendre, l'attraper par les hanches, peut-être le plaquer contre un mur le temps d'une petite séance de bécotage…

Mais voilà, c'était son erreur. Croire que tout était bien. Baisser sa garde. Qu'ils ne risquaient rien. Ca faisait une semaine que tout roulait entre eux deux. Le destin devait forcément y mettre un terme non ?

Le destin apparut, sortant d'une ruelle sombre, sous la forme d'un jeune homme armé d'une batte de baseball.

- JUSTIINN !