C'est la saison des nouvelles fics ! Donc voilà, je vous présente Stardust qui est une schoolfic.
J'espère qu'elle vous plaira ! Je la posterai aussi sur AO3 parce qu'en vrai, c'est vachement mieux mis en page en sur AO3, parce que les petits mots, les conversations Messenger et les articles de journal sont des images et c'est vachement mieux, donc je vous conseille vivement de jeter un œil sur AO3.
Chapitre 1 – Le Plan
Nagato se laissa tomber sur la chaise de la salle de classe, veillant à en choisir une près de la fenêtre et, sortant ses affaires, il s'appuya sur sa main pour contempler le paysage à travers la vitre, sachant pertinemment que personne n'oserait se mettre à ses côtés, dégageant une place libre à sa droite, qui était d'office attribuée.
Il n'y avait bien entendu pas grand-chose à voir. Depuis le cours de mathématiques, il ne pouvait apercevoir que le terrain d'athlétisme et il était encore trop tôt le matin pour que des élèves fussent déjà à l'exercice.
Les vacances avaient été longues, mornes et isolées de ses amis : il était parti en famille rendre visite à son parrain, au fin fond du pays du Feu, dans un endroit où les plus proches voisins étaient les crapauds du lac, dans le parc de la résidence.
L'enseignant franchit la porte et commença l'appel, le jeune rêveur retira le casque qu'il avait sur la tête et coupa la musique, rangeant son baladeur et jetant un œil intrigué sur le siège vide à côté de lui. Il sonda la pièce à la recherche de la silhouette familière d'Itachi et fit claquer sa langue quand une certaine inquiétude s'empara de lui lorsqu'il ne le trouva pas.
« Il a prévenu qu'il devait passer par le club de basket pour dire un mot à son entraîneur », se disputa-t-il en silence, « et toi, tu avais décidé que tu passais à autre chose ».
Quand le professeur Shimura arriva au nom d'Itachi, il resta sans réponse, tous les regards convergèrent vers Nagato qui s'arracha à sa contemplation de l'extérieur, se levant avant de prendre la parole :
— Il est allé parler au coach Maito, Professeur. Il ne devrait plus tarder.
— Merci de l'information, Uzumaki, la prochaine fois veillez à me la remettre sans que je n'aie à la réclamer. Asseyez-vous.
— Toutes mes excuses, Professeur, dit-il en s'exécutant, retenant un soupir.
Il reporta son attention vers la fenêtre, le temps que Danzô Shimura termine l'appel. L'enseignant n'était pas le plus aimable de tous, mais les deux membres d'Akatsuki jouissaient de son affection.
Ce n'était pas un bon professeur, si on avait la malchance de ne pas être doué dans sa matière. Il était exigeant, sans patience et définitivement borné. Cependant, Itachi et lui avaient obtenu son approbation dès les premiers cours, quand les tests de positionnement les avaient propulsés aux premier et deuxième rangs, ce qui n'avait jamais changé. Nagato était et demeurerait dans l'ombre d'Itachi et ce classement lui convenait tout à fait.
Le camarade qui se trouvait devant lui se tourna avec une pile de polycopiés, il en récupéra deux avant de faire passer au reste de l'allée de tables, laissant le second sur le bureau à côté de lui, puis il examina le programme de mathématiques avancées, retenant un soupir quand il constata que les deux premiers mois ne seraient composés que de révisions Il espéra vaguement que les leçons de physique seraient un peu plus excitantes et il sursauta, percevant dans le silence des coups frappés à la porte.
Itachi entra dans la salle, essoufflé, et s'excusa auprès du professeur qui l'invita sans un mot à rejoindre son pupitre. C'était dans ce genre de moments que n'importe qui aurait pu deviner qu'Itachi était le petit préféré de Danzô Shimura : il était le seul élève à pouvoir pénétrer dans le cours avec plus de vingt minutes de retard et pouvoir aller s'installer sans sanction.
— J'ai raté quoi ? murmura Itachi en direction de Nagato qui haussa les épaules.
— Rien, on a juste le plan du cours. Pas grand-chose de palpitant, cette année.
S'asseyant à sa place, ouvrant le planning, Itachi lui jeta un regard en biais.
— Ça ne va pas ?
— Si, si, répondit Nagato d'une voix lointaine sans daigner se tourner vers lui, je me concentre sur ce que raconte Shimura, c'est tout.
Perplexe, Itachi papillonna des cils, observant le profil de son ami avec application. Nagato n'avait pas besoin d'être attentif à ce que disait Shimura, surtout que, d'après ce qu'il avait lu rapidement sur le programme, les leçons revenaient sur les équations différentielles et il n'avait jamais eu le moindre souci avec ça.
Il s'arrêta quelques secondes sur la peau de son camarade qui avait pris le soleil et une couleur hâlée, sur ses cheveux auburn qui avaient poussé et tombaient à présent presque sur ses épaules. Ses iris violets restaient obstinément braqués vers l'avant de la salle alors que sa main droite, serrée sur un Bic, nota dans un cahier ce que M. Shimura inscrivait sur le tableau.
Quand Itachi se détourna finalement de lui, se concentrant à son tour sur l'enseignant, Nagato ferma les paupières une seconde, crispant discrètement les mâchoires.
Ça va être plus compliqué que prévu.
Il risqua un regard vers Itachi, se sentit déglutir alors que ses rétines effleuraient le nez fin, les lèvres entrouvertes, remontaient vers les yeux presque noirs bordés de longs cils. Il retint une respiration tant il le trouvait attractif et il se força à s'arracher à sa contemplation pour revenir vers ces foutues formules mathématiques.
— Les solutions de l'équation différentielle y' = ky, disait le professeur Shimura, sont les fonctions f définies sur R par…
Nagato tapota son stylo sur son bureau, s'agitant légèrement, puis il fit courir ses doigts sur le bois, avant de dévier son attention sur la fenêtre, observant les élèves qui étaient sortis pour commencer un échauffement à base de tour de piste.
Les vacances avaient été interminables, et solitaires. Il n'avait pu voir personne, à part sa famille. Il vivait chez son oncle Minato et sa tante Kushina depuis la mort de ses parents, quand il était âgé de douze ans. Il adorait son cousin, mais Naruto n'avait que onze ans (presque douze, dirait-il s'il l'entendait penser) et il ne s'occupait pas de grand-chose de plus que s'amuser et son nouveau hobby, la musique pseudo-punk pas terrible.
L'absence de distractions avait cruellement mis en relief des ressentis qu'il n'avait pas espéré explorer avant jamais, s'il devait être honnête avec lui-même.
Il n'avait qu'une seule hâte : pouvoir parler à Yahiko en tête à tête et lui exposer son problème, la solution qu'il avait trouvée et lui demander de l'aide pour l'exécuter, et le plus rapidement possible.
Un morceau de papier atterrit sur son bureau et il le déplia, reconnaissant l'écriture de son voisin de droite.
"Tu es sûr que tout va bien ? Tu sembles différent d'avant les vacances."
Il esquissa un sourire un peu triste, inscrivit quelques mots comme réponse, puis referma le bout de feuille avant de le transmettre à son ami, puis il se détourna de nouveau vers la fenêtre, sursautant quelques minutes plus tard quand l'enseignant scanda :
— Uchiha, Uzumaki, ça ne vous intéresse pas, ce que je raconte ? Lequel de vous deux se lève et vient montrer aux autres comment résoudre y' + yln5 = 0 ?
Ils échangèrent un regard et Itachi eut une moue amusée avant de se redresser.
— Je vais le faire, professeur.
Il déboutonna la veste de son uniforme en s'avançant dans la rangée pour ne pas être gêné lorsqu'il empoignerait le feutre et il étendit le bras pour noter l'équation proposée par le professeur Shimura tout en haut. Nagato cligna des paupières quand le mouvement souleva le vêtement de son camarade et qu'il se surprit en train de scruter le bas de son dos et ses fesses. Il exhala longuement, forçant ses rétines à remonter sur les résultats qu'il inscrivait avec confiance – et avec raison, il avait tout juste.
Ça va être très compliqué.
Quand son ami revint à sa place, se penchant vers lui au passage pour murmurer un « c'était trop simple », Nagato contint un large frisson. Le souffle dans son cou lui faisait beaucoup trop d'effet et il remua sur sa chaise, tendant un sourire crispé à Itachi qui fronça les sourcils et rebaissa ses yeux sur la réponse qu'il avait reçue.
"T'inquiète pas, les vacances étaient trop longues et je suis fatigué."
Lorsque la cloche sonna la fin des quatre heures, un soulagement bruyant envahit la pièce, et rangeant ses affaires, Itachi chercha les yeux de son ami. Quand il les trouva, il écarta la pensée fascinée par la couleur de ses iris pour lui sourire :
— On retrouve les autres pour le déjeuner ?
Nagato secoua la tête, désignant le repas que lui avait préparé sa tante Kushina et il se détourna.
— Désolé, je vais au club d'astronomie, j'ai des choses à y faire avant les inscriptions.
— Tu as besoin d'aide ?
— Non, non, rejoins les autres, t'inquiète pas pour moi !
Sans plus demander son reste, il quitta la salle sans un regard en arrière, laissant Itachi seul et estomaqué.
Bizarre…
Le comportement de Nagato n'était pas du tout semblable à celui qu'il avait encore avant les vacances d'été. Il ne serait pas allé jusqu'à dire qu'il avait été à la recherche de sa compagnie et de son contact, mais là, il lui semblait tout de même que son ami le fuyait. Il referma son sac, le glissant sur son dos et il se dirigea vers la sortie, arrêté avant de franchir la porte.
— Uchiha, une minute, s'il vous plaît.
Il se tourna vers le professeur Shimura, s'enquérant poliment de ce qu'il désirait.
— Uzumaki et vous, j'aimerais vous présenter au concours national des mathématiques pour les moins de vingt ans. Ce serait un bon point pour vos candidatures. Vous comptez toujours partir en médecine ?
Itachi hocha la tête, soudainement remotivé. Il souhaitait embrasser une carrière de chirurgien depuis qu'il était enfant.
— Et Uzumaki, il se destine à l'astrophysique, n'est-ce pas ?
Nouveau hochement de tête. Shimura esquissa un sourire nostalgique.
— Je me souviens encore quand vous m'aviez corrigé. « Vous avez la tête dans les nuages », ai-je dit à Uzumaki qui rêvassait et vous m'avez répondu…
— Négatif, professeur, il vise plus haut, il a la tête dans les étoiles, répéta Itachi. Je lui en parlerai et on y réfléchira. Cette année est une année chargée, alors…
Shimura repoussa cette réplique d'un mouvement de mains, se désintéressant de son élève pour empoigner la brosse et effacer le tableau.
— Bien sûr, bien sûr, vous êtes aussi capitaine de l'équipe de basket, je comprends. Mais pensez-y tout de même, je vous recommanderai. Vous pouvez disposer.
Saluant l'enseignant, Itachi finit par se détourner et reprendre sa course jusqu'à la cantine. Sur le chemin, il ne put éviter Izumi et deux filles dont il avait oublié le nom. Izumi se suspendit à son bras, il claqua la langue, lui accordant un regard assassin et elle le lâcha.
— Je déjeune avec toi ? proposa-t-elle avec un clin d'œil.
— Non.
Il accéléra l'allure, se perdant dans le flot des écoliers et parvint finalement jusqu'au self, où il trouva la table à laquelle était installé tout Akatsuki, y compris Nagato. Hidan dit quelque chose, lui faisant un signe, auquel il répondit et s'approchant, il vit Nagato se tendre, empoigner ses affaires et se lever, ponctuant son départ d'un « Yahiko, je t'appelle, ce soir ! ». Itachi s'assit à la place qui venait de se libérer et il jeta une œillade à ses autres camarades.
— Il a un souci ?
Deidara s'arracha au combat de regards qu'il menait avec Sasori, haussant vaguement sa main pour le saluer et commenta :
— Nan, il devait aller au club d'astronomie. C'est fou qu'il se donne autant de mal pour un club où ils sont que cinq.
Konan fit une grimace, recrachant un peu de son plat dans sa boîte à bento.
— Elle a mis de la cannelle, râla-t-elle, c'est dégueulasse. Mais Nagato a raison de se donner du mal pour des trucs qui le passionnent. Puis peut-être qu'ils sont que cinq, mais il était tout seul, au début, rappelle-toi. Il a bataillé dur pour réussir et ça sera un atout pour sa candidature, ça prouve qu'il s'intéresse vraiment à l'espace.
Rassuré – il craignait réellement que Nagato le fuît –, Itachi hocha la tête, alors que Deidara poussait un profond soupir agacé.
— Ouais, mais je comptais sur lui pour mon projet en arts, y a que lui pour m'aider à conceptualiser mes mécanismes.
Le ricanement acerbe de Sasori lui attira l'œillade assassine de Deidara qui partit au quart de tour :
— T'es encore en train de dénigrer mon art, c'est ça ?
— Non, rétorqua Sasori, tu n'as aucun art que je pourrais dénigrer.
Hidan passa une main dans ses cheveux gominés, son regard scannant la salle avec indifférence, puis il exhala bruyamment.
— Et ça recommence…
Yahiko tapota son épaule, puis celle d'Itachi, tournant vers eux un texte qu'il avait écrit.
— Mon premier discours de campagne, je pars à l'assaut du poste de président des élèves, vous en pensez quoi ?
— Être délégué de septième année te suffit pas ? grogna Hidan en se penchant sur la feuille. Je mettrais pas un « je » dès le début, ça concentre sur toi et ça donne pas l'impression que tu veux être élu pour les élèves.
— C'est ce que j'ai dit, ponctua Konan.
Itachi hocha la tête, ses réflexions dérivant de nouveau vers Nagato. Il s'inquiétait probablement pour rien.
Yahiko se tourna dans son lit pour démêler le fil du téléphone alors que Nagato s'écriait dans le combiné « Non, sors de là, Naruto, s'il te plaît ! Dis à tante Kushina que j'arrive dans dix minutes, je finis ça » et que Naruto scandait à tue-tête « Mamaaaaaaan, Nagato il veut pas descendre dîner ! », puis il esquissa un sourire quand la porte claqua et que son ami reprit l'appareil.
— Je suis désolé, entendit-il, je ne sais pas encore définir à quel moment il est devenu aussi pénible, probablement durant ces vacances d'été horriblement longues.
— Tu voulais me parler ?
Un silence hésitant lui répondit, alors qu'il comptait les lattes qui composaient le lambris posé à son plafond. Sa famille d'accueil lui avait laissé une pièce très spacieuse, mais d'une laideur sans nom. Il ne s'en plaignait pas.
Au moins, il était sorti de l'orphelinat et les Yamanaka n'étaient pas non plus totalement désagréables. Il avait écopé d'une petite sœur un peu superficielle, mais toutes les filles de son âge semblaient être ainsi, donc il avait haussé les épaules, indifférent, lorsqu'elle s'était écriée « quand je vais dire à Sakura que mon nouveau frère est le chef d'Akatsuki elle va être verte de jalousie ! ».
— Ouais. J'ai besoin de ton aide, commença Nagato d'une voix étouffée.
— Je t'écoute ?
— J'ai besoin que tu m'aides à esquiver Itachi pour que je me retrouve le moins possible en sa présence.
La stupéfaction qui saisit Yahiko le fit se redresser et il bégaya un « pardon ? » étranglé par la salive qu'il avait avalée de travers en bougeant précipitamment. Il entendit la langue de Nagato claquer dans le combiné puis il toussa peu.
— Attends, attends, tu as sauté trop vite à la conclusion, j'ai pas suivi le raisonnement. Où est le rapport entre tes vacances solitaires trop longues et Itachi ? Qu'est-ce qu'il t'a fait ?
— Tu pourrais ne pas poser de questions ?
— Négatif, les asymétries d'informations, c'est fatal en politique, j'ai besoin de tout savoir. Vous courez après la même nana, c'est ça ?
Il y eut un silence et Yahiko sourit.
— Je déconne, j'ai entendu tes yeux rouler tellement fort que ça a fait trembler les murs de ma chambre. Alors, qu'est-ce qu'il t'a fait ?
— Rien du tout, je… Justement. C'est bien mon problème, je… J'aimerais bien qu'il me fasse quelque chose.
La voix de Nagato était allée decrescendo jusqu'à mourir sur la dernière syllabe, forçant Yahiko à coller son oreille au combiné avec beaucoup de force.
— Je vois.
— J'ai pas envie de ça, se justifia Nagato, c'est mon ami et je veux que ça reste mon ami, mais je peux pas être son ami si j'ai ce genre de sentiments et je pourrai pas en finir avec ces sentiments si je suis toujours avec lui. Donc je dois mettre de la distance.
— Je comprends. Je t'aiderai, dans la mesure du possible, mais tu ne pourras pas esquiver tout le temps.
— Je sais, j'ai déjà repéré et isolé les moments où je ne pourrai pas faire autrement qu'être avec lui, alors j'ai décidé de limiter les interactions au strict minimum. Tu pourras garder ça pour toi, s'il te plaît ?
— Tu veux dire, ne pas en parler à Konan ?
— Oui. Elle voudrait que je lui parle et irait lui dire elle-même.
Yahiko accorda ce fait à Nagato sans trop de souci puis il fit la moue avant de changer de main.
— Est-ce que ce serait pas le plus simple ?
— Si j'avais le moindre doute sur la réciprocité de mes sentiments, mais ce n'est pas le cas. Ce n'est pas réciproque. Promets-le-moi.
— Si tu veux. Mais ça pose le problème de ton anniversaire.
Le grognement qui lui répondit lui fit comprendre que son ami n'avait pas du tout envisagé la fête qui était prévue pour ses dix-sept ans.
Bien qu'ils fussent réputés, jamais ils n'ouvraient leurs soirées à des membres extérieurs à leur groupe. Aussi étrange que cela parût, ça avait grandement contribué à les populariser davantage, leur offrant une aura de mystère futile : leurs soirées se déroulaient tout à fait normalement, dans le sous-sol chez les parents d'Hidan, ils écoutaient de la musique, buvaient de la bière parfois, jouaient au billard ou à des jeux vidéo – auxquels Konan leur mettait une sacrée déculottée.
— Bordel, j'avais pas du tout pensé à ça. On ne peut pas annuler ?
— Dans le genre suspect, une annulation de soirée, ça se pose là. Bon. Tu ne me laisses pas le choix. Ce sera mon cadeau d'anniversaire. Je passerai la soirée à m'interposer entre vous.
— Tu es le meilleur d'entre nous.
— C'est ce que disent les sondages, en effet.
5 ans plus tôt
L'établissement scolaire était rudement vaste et, un peu dépassé par les événements, comme il l'était depuis le mois de mai, Nagato pénétra dans la salle de classe, balayant du regard les différents groupes d'étudiants auxquels il peinerait à se mêler.
Au fond de la pièce, deux enfants – dont un avec les cheveux gris – discutaient en ricanant, se montrant sous cape quelque chose qui ressemblait à un livre, sous l'œil atterré de deux filles et d'un autre garçon. Au premier rang, un garçon roux à l'air avenant se tenait près de la fenêtre et une fille aux yeux d'une drôle de couleur – presque jaunes – était à côté de lui, commentant vivement une brochure qu'elle avait entre les mains.
Sur l'allée d'à côté, tout au fond, un enfant au visage féminin et aux longs cheveux blonds s'amusait avec de l'argile, sous les regards en coin du jeune homme situé devant.
Nagato déglutit et sourit à la fille châtain qui se trouvait au premier rang, pile devant lui.
— Tu peux te mettre là, si tu veux. Je m'appelle Izumi. Izumi Uchiha, précisa-t-elle en jetant un œil sur le garçon qui se trouvait derrière elle, à sa diagonale. Et toi ?
— Nagato Uzumaki. Merci.
Il s'installa à la place qu'elle lui indiquait, avec un air désolé.
— Je viens d'arriver à Konoha, expliqua-t-il, j'habitais à la campagne avant.
— Je vais te présenter des gens, sourit-elle.
Elle se tourna ostensiblement, et attendant qu'il fût assis, elle désigna les garçons derrière elle, il suivit donc son geste, ayant un mouvement de recul quand il vit le garçon brun vers qui Izumi regardait s'avancer très près, l'examinant sans ciller.
— Tes yeux sont violets, lança le garçon sans même se présenter, un air suspicieux sur le visage. Pourquoi ?
Nagato eut un nouveau mouvement de recul, jetant une œillade inquiète à Izumi puis il reporta ses iris, effectivement violettes, sur le jeune garçon qui lui avait adressé la parole.
— Hey, Uchiha, lança le roux qui s'était avancé vers eux, laisse-le tranquille !
— Mais il a les yeux violets, précisa le garçon Uchiha sans pouvoir détacher ses propres yeux de ceux du nouveau venu.
Izumi soupira, essayant d'attirer l'attention de Nagato qui ne détourna le regard du garçon qu'un quart de seconde.
— Je te présente Itachi Uchiha. On n'a pas encore de lien de parenté. Il est doué pour faire forte impression aux gens, à la première rencontre, mais c'est jamais positif.
Nagato papillonna des cils, se grattant la tête, fronçant les sourcils.
— Ah bon. Pourquoi ? Est-ce qu'il était malpoli ?
Izumi ouvrit la bouche et tourna la tête vers Nagato alors que le garçon roux éclatait de rire, tendant sa main vers le nouveau, qui l'empoigna avec surprise.
— Tu vas me plaire, toi. Je m'appelle Yahiko. Yahiko Hayama. Et la fille là-bas c'est Konan Fugita. À côté d'Uchiha, c'est Kisame Hoshigaki. Tu viens d'où ?
— D'un petit village à la frontière avec la Mongolie, ça te parlera pas, répondit Nagato.
— Bah bienvenue à Konoha, lança le dénommé Yahiko en lui attribuant une grande tape dans le dos qui le fit plonger en avant, directement dans le regard du garçon Uchiha qui le fixait toujours.
