Bonjour à toutes et à tous !

Exceptionnellement, je poste ce chapitre avec un jour d'avance parce que je ne pourrais pas le poster demain.

Avant de vous laisser à votre lecture, je tenais à vous prévenir que je n'arrive plus à répondre à vos reviews depuis mardi (mais que je les reçois quand même par mail, donc je vous lis toujours avec plaisir !), de la même manière qu'elles ne s'affichent plus sur le site. Je ne sais pas si le problème vient de mon propre compte ou si simplement FF beug en ce moment.

Vous le savez, je prends très à cœur de répondre à chaque review :) Jusqu'à ce que le problème soit réglé, je vous répondrai ici. Donc, si vous n'avez pas eu de réponse en MP, je vous retrouve en bas !

En vous souhaitant une agréable lecture !


Après la révélation de Harry, sa relation avec les maraudeurs s'améliora foncièrement. Puisqu'il s'était épanché sur le sujet le plus… sensible de son répertoire, il se surprit à s'ouvrir sans arrières pensées (ou presque) et à arrêter de les fuir par tous les moyens.

Les maraudeurs suivirent naturellement le mouvement et entreprirent de lui faire découvrir les moindres recoins de Poudlard. Et si Harry apprécia le geste et commença à se détendre drastiquement en leur compagnie, il remarqua toutefois qu'ils se gardaient bien de lui dévoiler l'existence des passages secrets, de la carte ou encore de la cape d'invisibilité. Il en comprit silencieusement la raison – tu es un ami, mais pas un maraudeur ; pas encore – avec une pointe de soulagement. Qui sait ce qu'il serait capable de laisser échapper, quand les remparts fragiles qu'il peinait à maintenir autour de lui s'effondraient les uns après les autres en leur présence.

Et, dans le même temps, il découvrait une légère amertume qu'il s'efforçait de contenir au loin de son esprit, se répétant sans cesse qu'il quitterait cette époque au moment où Dumbledore trouverait un moyen de le renvoyer chez lui pour un voyage sans retour.

Les maraudeurs se mirent également à lui présenter les autres élèves de la tour de Gryffondor puis de Poudlard tout entier – et par Merlin, connaissaient-ils réellement tout le monde ? – et Harry dut assister à un moment extrêmement gênant pour lui quand, sur le prétexte de lui présenter Lily, James en avait profité pour récolter un énième râteau exaspéré de la part de la jeune fille. Ils avaient rapidement battu en retraite au fond de la salle commune et tout au fond de lui, il remercia silencieusement Remus pour les avoir éloignés, parce que voir sa mère, l'entendre parler et s'exprimer d'une voix claire et enjouée et non hurler et supplier Voldemort avait été une expérience tout aussi atrocement amère pour lui que la rencontre avec les maraudeurs, le premier soir à Poudlard.

À présent, assis sur les canapés en cuir sous le tableau de La dame au chat, il observait son père repartir joyeusement vers Lily en se demandant comment une personne aussi attentionnée pour ses amis comme l'était James pouvait se comporter de manière aussi lourde avec Lily. Sous ses yeux, il le vit esquiver la claque de la jeune fille avec un rire dans la gorge avant de revenir vers eux, un grand sourire plaqué sur le visage.

– Par Merlin, il ne sait pas se tenir, grommela Sirius sans même lever la tête de son devoir d'astronomie alors que Harry comprenait doucement.

James n'avait juste à rien à faire de ce que les autres pouvaient penser de lui et embêter Lily avec son éternelle demande était devenu son petit plaisir personnel. Il n'essayait même pas de l'avoir à l'usure, comme Harry l'avait réellement craint lors de sa cinquième année. Il était juste tellement persuadé, dans toute son arrogance naïve et attachante, que Lily deviendrait son épouse, sa moitié, voir son univers tout entier que c'en était devenu un jeu pour lui.

Au fond de lui, Harry fut soulagé d'avoir atterri en 1976 et pas une année plus tôt. Avec un léger cynisme, il se dit qu'au moins, quand il retrouverait son époque, il garderait le souvenir d'un James gentiment arrogant mais fondamentalement gentil. Pas d'un James suffisant et odieux qui n'avait pas hésité à ridiculiser Rogue en public.

– Est-ce que tu connais un Vincent Dubois ?

Harry mit un moment à comprendre que c'était à lui que Sirius s'adressait et il répondit avec un temps de retard, détournant le regard de son père qui s'était jeté sur Remus, un peu plus loin dans la pièce.

– Non. Pourquoi ?

Sirius l'observait en se mordant la lèvre nerveusement et Harry fronça les sourcils en inclinant la tête pour l'inviter à parler.

– C'était notre capitaine de Quidditch, à James et moi, quand on est entré dans l'équipe. Et tu as dit… pour ta famille… Alors je voulais savoir…

– Je ne le connais pas.

La voix de Harry résonna dans la salle commune bien plus fort que ce qu'il avait prévu et il se tassa dans son fauteuil, ne souhaitant pas attirer l'attention plus que ça. À côté de lui, Sirius semblait toujours aussi mal à l'aise. Harry inspira profondément. Quand Dumbledore lui avait demandé s'il souhaitait prendre un nom en particulier, il avait donné celui de son capitaine de Quidditch à lui. Comment aurait-il deviner que les maraudeurs connaissaient le père d'Olivier ?

– Je ne le connais pas. Dubois doit juste être un nom de famille assez commun, c'est tout.

Sirius parut satisfait, au moins un peu, de sa réponse et Harry pointa du doigt James qui était monté sur le dos de Remus en riant comme un gamin et ne voulait plus en descendre malgré les promesses de mort du lycanthrope, dans une piètre tentative pour détendre l'atmosphère :

– À partir du moment où le monde est assez vaste pour permettre que ce type ait un sosie, il peut y avoir plusieurs Dubois. Vraiment.

.

Les cauchemars prirent fin sans que Harry ne sache vraiment pourquoi. Au début, il se réveillait toutes les nuits en sursaut, un cri dans la gorge, au moment où quelqu'un, encore, se jetait entre Voldemort et lui. Il rejouait cette scène à l'infini, parfois dans la forêt interdite, parfois dans le manoir des Malefoy, ou encore entre les murs en ruine de Poudlard en spectateur impuissant, incapable de bouger, avant de réussir à se réveiller. Alors, le cœur au bord des lèvres et la respiration erratique, il se débarrassait de ses draps poisseux de sueur et titubait hors du dortoir. Il s'effondrait sur un fauteuil de la salle commune, fixant la cheminée d'un regard hanté en se demandant si le visage émacié de son parrain n'allait pas apparaître entre les cendres.

Il restait ainsi, prostré une bonne partie de la nuit, redoutant le moment où il devrait retourner dormir et à quelles morts il allait alors devoir faire face.

Pourtant, ses cauchemars finirent par se raréfier en même temps que les jours passaient. Il ne savait pas trop si c'était dû à son rapprochement avec les maraudeurs ou si le fait d'évoluer à travers les couloirs de Poudlard et de vivre une vie d'étudiant normal l'apaisait petit à petit mais il sentait sa culpabilité refluer doucement au fond de son ventre en même temps que ses cauchemars se faisaient de plus en plus rares.

Ainsi, deux semaines après son admission officielle au sein du château, la pleine lune survint sans qu'il ne le voit venir, ne passant plus la moitié de ses nuits brisé dans la salle commune. Remus ne lui avait pas paru plus fatigué que d'habitude pendant les derniers jours, aussi fut il réellement inquiet de le voir arriver dans la grande salle et se laisser tomber à table, le teint blafard et l'air sur le point de vomir.

– Ça va ? demanda-t-il précipitamment en inspectant le visage de Remus qui se tendit brusquement.

À côté de lui, les maraudeurs se crispèrent dans un même mouvement et la lumière se fit dans l'esprit de Harry qui s'en voulut aussitôt d'avoir mis les pieds dans le plat.

Mais quel con… soupira sa conscience, sarcastique.

– Je suis… un peu malade, je crois, marmonna Remus sans le regarder et Harry hocha immédiatement la tête.

– On dirait, oui. Peut-être que tu devrais aller voir Mme Pomfresh, non ?

Il ne manqua pas le regard soulagé de Remus qui acquiesça faiblement.

– Oui… Je vais faire ça.

Ce soir-là, Harry prétexta un mal de crâne lancinant – et il n'eut pas besoin de forcer le trait pour paraître naturel, rien que penser à sa cicatrice faisait revenir de vieilles douleurs – pour louper le diner et monter se coucher tôt. Deux heures plus tard, il entendit la porte du dortoir s'ouvrir doucement et James se glissa furtivement à l'intérieur. À travers les rideaux de son lit, il l'aperçut jeter un coup d'œil vers lui et fit semblant de dormir quand il récupéra dans sa malle la carte et sa cape d'invisibilité avant de repartir, tout aussi discrètement.

Harry compta jusqu'à cent avant de bondir hors de son lit et de monter quatre à quatre les escaliers de la tour de Gryffondor. Arrivé à la dernière fenêtre, il se contorsionna pour observer les ombres envahir le parc du château. Au bout d'un quart d'heure, il faillit abandonner. Au moment où il s'apprêtait à redescendre se coucher, un mouvement attira son attention. Jaillissant des ombres, un cerf et un chien coururent rapidement à travers le parc avant de disparaître dans la forêt interdite.

Harry sentit son cœur battre à tout rompre sous le coup de l'excitation. Ils l'avaient fait. Ils l'avaient vraiment fait. C'était une chose de le savoir, c'en était une autre de le voir. Pour avoir été aux premières loges lors d'une transformation de Remus, il ne pouvait que désapprouver l'idée de le laisser en liberté aux bons soins de trois étudiants, tout aussi doués soient-ils, une nuit de pleine lune.

Puis, il repensa à l'expression de panique de Remus le matin même et un sourire sincère prit place sur son visage.

C'était fou. C'était complètement inconscient. Mais il savait qu'il aurait fait la même chose pour Ron et Hermione. Pour ses amis, il aurait fait n'importe quoi. Et Remus, à son époque, avait été son ami. De la même manière – il s'en rendait compte – qu'il apprenait à être le sien maintenant.

Quand James, Sirius et Peter le réveillèrent en rentrant de leur excursion nocturne, il prit soin de laisser échapper un léger ronflement qui rassura passablement les trois autres, avant de jeter un coup d'œil à sa montre qu'il n'avait pas retirée de son poignet.

Cinq heure dix-sept.

Il s'autorisa un petit sourire amusé. La journée allait être difficile pour certains.


La dame au chat n'est rien d'autre que le portrait, de dos, d'une jeune McGonagall, un chat à ses pieds. Lors de mes recherches, je lui ai trouvé deux noms, celui-ci, mais aussi Une jeune McGonagall. Le premier fait quand même plus mystérieux !

Pour ce qui est de Vincent Dubois, c'est une idée que j'avais depuis très longtemps, pour être honnête, que j'ai eu lorsque j'essayais d'imaginer ce qu'avait été la scolarité des maraudeurs à Poudlard. La pensée que le père de Dubois ait été le capitaine de James et Sirius me plaisait bien. Finalement, j'ai repris l'idée pour cette histoire, notamment parce que ça rappelle à Harry que ses actions en remontant le temps ne risquent pas seulement d'influencer son futur à lui, mais bien le Futur en général.

Tout ceci mis à part, qu'avez-vous pensé de cette première pleine lune ?

Sur ce, je vous dis à la prochaine,

Aech.


Réponses aux reviews :

pcam : Hey ! C'est toujours un plaisir de lire tes retours, merci ! Je suis ravie que les réactions de Harry te paraissent réalistes, j'essaye de trouver le ton le plus juste :) Oui, il lâche sa petite bombe, comme pour défier Dumbledore ou le monde en général, après avoir passé des jours à se demander quoi faire. Ça ne résout pas le problème, mais ça défoule ! Bon, ça et aussi le fait que j'aime bien faire dans le mélodramatique un peu, quand même ;)

Ooooh, je m'attendais à voir apparaître Rogue rapidement dans les commentaires, mais pas Regulus ! Pour le premier, je n'ai pas encore de ligne directrice précise. En revanche pour le second, j'ai prévu deux ou trois petites choses ! J'espère que tout ça te plaira !

À la prochaine !


Réponses aux Guests :

YsalinnaPotter : Merci pour ta review ! Hmm, ça risque d'être quand même un peu plus compliqué que ça, pour Harry mais aussi pour les maraudeurs ;) Et Harry reste tiraillé entre ce qu'il veut et ce qu'il peut obtenir… En tout cas, j'espère que la suite te plaira tout autant !