Chapitre 9 : Riséd.
"Hé Ron, réveilles-toi." Dit Harry en lui arrachant ses couvertures.
"Quoi encore ?" Demanda Ron.
"J'ai trouvé un truc génial." Déclara Harry.
"Tu l'as trouvé, ou tes délires l'ont fabriqué ?"
"Je l'ai trouvé… Enfin je crois."
Ron soupira, mais il se dit que le meilleur moyen de se débarrasser d'Harry pour aller se recoucher, c'était de l'accompagner.
Ils longeaient un couloir sous la cape d'invisibilité. Ron, malgré le fait qu'ils étaient invisible et hors des dortoirs après le couvre feu baillait régulièrement sans être affecter par l'excitation du moment. Il allait demander à Harry si c'était encore loin quand Harry le plaqua contre le mur et lui fit signe de se taire.
Plus loin à un croisement, s'entendait des bruits de pas irrégulier et des grognements. Puis finalement ils purent voir le professeur Dumbledore. Il avait l'air de marcher avec difficulté en se tenant le bas du dos et en maugréant. Ron et Harry étaient trop loin pour entendre ce qu'il disait et ils n'avaient pas envi de se rapprocher, mais ils réussirent quand même à saisir un mot : 'Potion'.
Une fois sûr que le professeur Dumbledore était assez éloigné, ils continuèrent à avancer.
Harry emmena Ron dans ce qui semblait être une salle de classe abandonné. Il n'y avait ni chaise ni pupitre, mais au centre de la pièce se trouvait un immense miroir. En se rapprochant Ron put voir une inscription gravé au sommet. riséd elrue ocnot edsi amega siv notsap ert nomen ej.
"Regarde dedans." Dit Harry. "Tu verras c'est marrant."
Ron s'avança prudemment. D'abord il ne vit que son reflet mais rapidement son reflet changea. Il devint plus grand, plus vieux. Il portait la tenue de capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor. Dans ses mains se trouvait la coupe de Quidditch qu'il brandissait en triomphe. Et sur sa tenue de capitaine brillait l'insigne des préfets en chef.
Il allait demander à Harry si le miroir montrait l'avenir, mais il sursauta quand Harry se mit à hurler.
"AAAAAAAAAAAALLLLLLLLLLLLEEEEEEEEEEZZZZZZZZ, AAAAAAAAAALLLLLLLLLLLLLEEEEEEEEEEEEEZZZZZZZZZ, AAAAAAAAAAAAAALLLLLLLLEEEEEEEEZ, AAALLLEEEZZZ LE STAAAAAAAAAAAADE."*
Ron se retourna, il vit Harry habillé d'une drôle de façons. Il ne portait plus sa robe de sorcier, mais un short ainsi qu'une sorte de T-shirt sans en être un, c'était plus épais. Il avait peint sur ses joues le drapeau du Royaume-Uni, l'Union Flag. Il portait aussi un bonnet et une écharpe au couleur de l'Union Flag, et il avait dans ses mains deux grands bâtons en plastique avec L'union Flag imprimé dessus.
"Quoi ?" S'exclama Harry devant le regard rond de son ami. "J'ai pas pus voir le match en direct laisse moi au moins le regarder en différé."
"Mais de quoi tu parles ?" Demanda Ron.
"Du match de foot."
"Le sport moldu dont est fan Dean ? Qu'elle rapport avec ce miroir ?"
"Ron, Ron, Ron." Soupira Harry. "Ce miroir reflète ce que l'on désire. Bon sang c'est marqué en grosse lettre au sommet du moment que tu sais lire à l'envers."
Ron relus l'inscription et en effet il était marqué que le miroir montrait ce que notre cœur désirait.
Le lendemain matin dans la grande salle plusieurs élèves remarquèrent que leur directeur boitait, alors qu'il marchait pour atteindre son siège à la table des professeurs. Dumbledore se figea un peu devant son siège, et fini par décider d'invoquer un coussin avant de s'assoir tout en jetant un regard noir au professeur Rogue qui semblait ne pas le remarquer.
"Vous allez bien Albus ?" Demanda Minerva inquiète.
"Ce n'est rien Minerva. J'ai juste reçus… un nouveau type de beuglante. Mais inutile de d'y faire attention et prenons notre petit déjeuné."
"Ainsi tu es encore là, Harry ?" Déclara Dumbledore.
"Faut bien." Répondit Harry. "C'est la seul télé de Poudlard. L'épisode va bientôt commencer, là c'est la pub. D'ailleurs pourquoi, même avec un miroir magique, il faut qu'on se tape de la pub. Tout le monde s'en fout des nouveaux bonbons saveur citron."
"Pourquoi je ne suis pas étonné que tu détourne le miroir de Riséd de sa fonction première ?"
"Évitez de me sous estimer." Dit Harry. "Y'en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes."**
"Oh, vraiment ?" Demanda Dumbledore.
Harry se contenta d'hausser des épaules. "C'est vous qui voyez." Dit-il.**
"Quoi qu'il en soit, ce miroir et dangereux. Des hommes ont dépéri ou sont devenus fous en contemplant ce qu'ils y voyaient."
"Pas de risque de ce côté-là." Déclara Harry. "Je suis déjà complètement timbré et près à poster."
Dumbledore gloussa légèrement. "Oh, je te crois sur parole Harry, mais demain, le miroir sera déménagé ailleurs, et je te demande de ne pas essayer de le retrouver."
"Je peux au moins regarder l'épisode du jour ?"
Dumbledore soupira. "Soit, je te le permet."
"Monsieur." Demanda Harry. "Est-ce que je peux vous demander quelque chose ?"
"C'est ce que tu viens de faire, mais tu peux recommencer, si tu veux."
"Qu'est-ce que vous voyez quand vous regardez le miroir ?"
"Moi ? D'habitude, je me vois avec une paire de chaussettes en laine à la main. Tout le monde s'obstine à m'offrir des livres pour noël, alors que je manque cruellement de bonnes chaussettes chaudes. Mais j'avoue qu'aujourd'hui, je suis assez intrigué par les bonbons au citron que tu as mentionné."
"Harry tu es fou !" S'exclama Hermione qui venais tout juste de revenir de vacance, et qui lui adressa la parole sans même lui dire bonjour. Elle était accompagnée de Ron.
"Tu en doutais encore ?" Demanda Harry. "Je croyais que c'était maintenant une évidence."
"Arrête de te moquer." Gronda Hermione. "Je te parle de tes cadeaux de noël. Rien que le balai de Ron vaux une fortune, mais parmi les livres que tu m'as offert il y a carrément des originaux et des premières éditions qui date de je ne sais quand. On sait que tu es riche de par tes parents, mais à ce rythme, tu finiras sans un sous."
"Hermione, Hermione, Hermione." Soupira Harry. "Quand feras-tu enfin la différence entre 'fou' et 'débile' ? Sache que l'argent que j'ai utilisé pour vos cadeau n'a été prit que sur les intérêts de l'argent que j'ai gagné de mes procès."
"Tes procès ? Quel procès ?" Demanda Hermione.
"Te rappelles-tu de notre première conversation dans le Poudlard Express ?"
Hermione acquiesça.
"Et qu'est-ce que tu m'as dit quand je me suis présenté ?"
Hermione réfléchit. "Que j'avais lu des livres sûr toi…" Commença-t-elle à dire avant d'entrevoir une réponse à sa question. "Attends tu veux dire…?"
"Que les auteurs on utilisé mon nom pour se faire de l'argent sans mon consentement." Confirma Harry. "Et je peux te dire qu'il y a beaaaaaaauuuuuucoup de monde qui a écrit sur moi. Mon avocat les a tous attaqué en procès, et on a gagné haut la main."
"Tu as prit qui comme avocat ?" Demanda Ron tout en mangeant.
"Lucius Malefoy." Répondit Harry. Ce qui a eu pour effet d'étrangler Ron.
"Je croyais que tu ne voulais rien avoir à faire avec les Malefoy ?" Demanda Hermione en tapotant dans le dos de Ron.
"Il est vrai, qu'en temps normale, je ne veux pas avoir affaire avec des types louches. Cependant, là, on parle d'avocat, et dans ce cas pour avoir un bon avocat, il faut le prendre le plus retord possible."
"Mais Malefoy…" Commença Ron.
"…Est le plus retord de tous. Il faisait déjà parti de ma liste avant de rentrer à Poudlard, et après la rencontre avec Malefoy fils, je me suis dit que Malefoy père serait de la même trempe, et donc l'avocat qu'il me fallait." Fini Harry. "En plus, vous ne le savez peut-être pas mais j'ai lancé ma propre marque de goodies 'Harry Potter'."
"De quoi ?" Demanda Ron.
"De goodies." Expliqua Hermione. "Il s'agit d'objet ayant un rapport avec des choses ou des personnes connue. Comme pour des livres, des films, etc. Les posters de Quidditch que tu as, sont des goodies. Même l'écharpe au couleurs de Gryffondor que tu porte aux matchs peut être considéré comme un goodies."
"Exactement." Confirma Harry. "J'ai fait faire des peluches à mon effigie, quelque fourniture de bureau comme des encriers avec un éclair dessus. J'ai aussi sorti ma marque de chaudron pour faire rager un peu Rogue car ils sont aux normes de Poudlard, ainsi que ma marque d'entonnoir."
"D'entonnoir ?" s'exclama Hermione en fronçant les sourcils puis elle comprit. "À d'accord, à cause de se cliché du fou avec un entonnoir sur la tête."
"T'as tout comprit." Lui dit Harry avec un grand sourire. "Grace à ça j'ai doublé la fortune Potter, ce qui n'est pas un mince exploit. Maintenant si vous voulez bien m'excuser." Dit-il en se levant.
"Où tu vas ?" Demanda Ron.
"Hagrid est en train de faire un truc complètement fou et dangereux en s'occupant d'un œuf de dragon, je vais donc en informer notre bien aimé directeur."
"Tu deviens responsable ? Toi ?" Dit Hermione septique.
"Pas du tout, c'est juste que c'est moi qui ai le monopole de la folie à Poudlard."
"Au fait." Demanda Hermione alors qu'ils étaient de retour dans leur salle commune. Vous avez trouvé quelque chose sur Nicolas Flamel ?"
"Non." Répondit Ron.
"Pas cherché." Dit Harry.
"Vous n'êtes pas sérieux les garçons."
"Pourquoi j'irai chercher qui c'est, alors que je le sais depuis le premier jour où Hagrid nous en a parlé." Dit Harry.
"HARRY !" Fulminèrent Ron et Hermione. "Tu aurais pu nous le dire au lieu de nous laisser chercher dans une centaine de bouquins." Conclut cette dernière.
"Mais Hermione, ce qui compte c'est le voyage, pas la destination." Déclara Harry. "Tout ce que tu as lu en cherchant Flamel, te sera peut-être utile un jour."
"Alors c'est qui ?" Demanda Ron.
"Et si tu demandait plutôt à Hermione." Dit Harry avec un petit sourire. Puis il la regarda droit dans les yeux. "Après-tout, c'est elle qui a le livre où se trouve l'information, sur sa table de chevet."
Hermione fronça les sourcils, puis elle écarquilla les yeux tellement grands qu'on aurait dit une démente, avant de ce précipité dans le dortoir des filles comme si elle avait le diable au trousse.
Elle revint moins d'une minutes plus tard en lançant un regard noir à Harry.
"Quelle idiote." Déclara-t-elle. "Je n'avais jamais pensé à regarder là-dedans ! J'avais pris ce livre à la bibliothèque il y a déjà un bout de temps pour avoir quelque chose à lire le soir."
"Bonjour le pavé." Dit Ron qui se prit à son tour le regard noir d'Hermione.
"Je le savais ! Je le savais !" S'exclama-t-elle. "Nicolas Flamel, est le seul alchimiste qui ait réussi à fabriquer la Pierre philosophale."
"La quoi ?" Demanda Ron.
"La pierre philosophale." Expliqua Harry. "Tu sais, c'est la pierre qui pose des questions existentiel. Être, ou ne pas être ? Qu'est-ce que l'amour ? La tartine tombe-t-elle toujours du côté beurré ?"
"Arrête avec tes bêtises Harry." L'interpella Hermione. "La pierre philosophale peut transformer le plomb en or, et apporter l'immortalité."
"Vous imaginez l'éternité avec moi à vos côté ?" Dit Harry avec un sourire qui fit froid dans le dos à ses deux amis.
"Donc ce serait ça que garde Touffu ?" Demanda Ron.
"Mais d'avis que c'est pas la meilleur des manières de faire." Dit Harry. "Autant mettre un panneau fléché avec marqué 'pierre philosophale' en gros."
"Si tu es si malin, comment aurais-tu protégé la pierre." Demanda Hermione.
"Simple. J'aurais métamorphosé la pierre pour qu'elle ressemble à n'importe quelle pierre et l'aurait balancé au hasard dans une carrière de pierre qui ne soit plus en activité." Déclara Harry.
Ron réfléchit puis déclara. "Le pire c'est qu'elle n'est pas bête ton idée."
"J'arrête pas de vous le dire. Arrêtez de confondre 'fou' et 'débile'."
"Au fait." Demanda Hermione. "Comment tu as fait pour entrer dans le dortoir des filles ? Normalement il y a un sort qui empêche les garçons de monter."
"Je me suis travesti." Répondit Harry. "Le soutien-gorge m'allait bien mais le string me faisait mal aux fesses. Sans compter que j'avais peur de faire de la musique en lâchant une caisse."
"Mais enfin Harry te déguisé ne suffis pas à… Tu sais quoi ? Laisse tomber." Dit Hermione.
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*J'ai beaucoup hésité sur ce que j'allais mettre comme désire d'Harry. J'ai pensé à la série columbo, au feu de l'amour, etc. Puis finalement, même si je ne suis pas foot, je me suis inspiré de la coupe du monde 2018 qui passe en ce moment. Même si ce n'ai pas ces matchs que regarde Harry.
**Référence au sketch 'c'est vous qui voyez' de Chevallier et Laspalès. Anachronisme de 1992.
