Chapitre 7 : De découvertes en découvertes

Cela faisait déjà quelques mois que Harry avait obtenu la qualification d'agent opérationnel. Un jour de juillet 1991, le jeune garçon, qui avait déjà effectué quelques missions basiques - surveillance dans les aéroports, etc… - fut convoqué dans le bureau de la direction.

Il s'y rendit en se demandant ce qu'ils pouvaient bien lui vouloir, alors qu'il ne se souvenait pas avoir fait de bêtise récemment. Il entra et s'installa dans la salle, attendant qu'on l'appelle. Il ignorait qu'il était sur le point de découvrir la vérité sur les événements étranges qui avaient toujours eu lieu autour de lui…

Quelques secondes plus tard, Mac vint le chercher pour l'emmener jusqu'à son bureau. Sur son invitation, Harry s'assit sur une chaise puis, n'y tenant plus, demanda :

- Qu'est-ce qu'il se passe, Mac ? Je n'ai pourtant rien fait de répréhensible récemment ? S'interrogea le jeune agent.

Le plus vieux s'empressa de clarifier la situation :

- Harry, je te rassure je n'ai rien à te reprocher. Non, si je t'ai fait appeler c'est parce que Catherine et moi avons reçu ce matin une lettre qui t'es destinée.

- Pourtant je n'ai que vous deux, et tous mes amis sont également membres de CHERUB. Alors qui peut bien m'écrire ?

Tandis qu'il s'interrogeait, Mac lui tendit une enveloppe en papier craft où était écrit :

M. Harry Potter

Dans la chambre du premier étage

12 Parker Street

Londres

Le tout était écrit à l'encre verte et surplombé par un drôle de blason composé un P encadré par un lion, un blaireau, un serpent et un aigle.

Il ouvrit ensuite l'enveloppe en faisant attention à ne pas la déchirer et y trouva deux lettres :

COLLÈGE POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE

Directeur: Albus Dumbledore (Commandeur du Grand-Ordre de Merlin, Docteur ès Sorcellerie, Enchanteur-en-chef, Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers)

Cher Mr Potter,

Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au Collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.

La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard.

Veuillez croire, cher Mr Potter, en l'expression de nos sentiments distingués.

Minerva McGonagall Directrice adjointe

Et la deuxième était tout bonnement une liste de fournitures scolaires des plus étranges :

COLLÈGE POUDLARD—ÉCOLE DE SORCELLERIE

Uniforme

Liste des vêtements dont les élèves de première année devront obligatoirement être équipés:

1) Trois robes de travail (noires), modèle normal

2) Un chapeau pointu (noir)

3) Une paire de gants protecteurs (en cuir de dragon ou autre matière semblable)

4) Une cape d'hiver (noire avec attaches d'argent)

Chaque vêtement devra porter une étiquette indiquant le nom de l'élève.

Livres et manuels

Chaque élève devra se procurer un exemplaire des ouvrages suivants:

Livre des sorts et enchantements (niveau 1), par Miranda Fauconnette

Histoire de la magie, par Bathilda Tourdesac

Magie théorique, par Adalbert Lasornette

Manuel de métamorphose à l'usage des débutants, par Emeric G . Changé

Mille herbes et champignons magiques, par Phyllida Augirolle

Potions magiques, par Arsenius Beaulitron

Vie et habitat des animaux fantastiques, par Norbert Dragonneau

Forces obscures: comment s'en protéger, par Quentin Jentremble.

Fournitures

1 baguette magique

1 chaudron (modèle standard en étain, taille 2)

1 boîte de fioles en verre ou cristal

1 télescope

1 balance en cuivre

Les élèves peuvent également emporter un hibou OU un chat OU un crapaud.

IL EST RAPPELÉ AUX PARENTS QUE LES ÉLÈVES DE PREMIÈRE ANNÉE NE SONT PAS AUTORISÉS À POSSÉDER LEUR PROPRE BALAI.

Ils ne savaient pas trop quoi faire de ces lettres, aussi fut-il décidé que le couple McAfferty enverrait une lettre de demande de rencontre à l'expéditeur de ce bien étrange courrier. Après quoi, Harry fut autorisé à aller en classe.

OoooO

Il s'écoula plusieurs jours sans que rien ne se passe puis, un matin, environ une semaine plus tard, Harry fut à nouveau convoqué. Cette fois, il y alla serein, se doutant de la raison pour laquelle son tuteur voulait le voir.

Lorsque le garçon entra dans le bureau, Mac l'attendait avec une lettre du même genre que la précédente. L'homme expliqua alors à l'enfant qu'ils l'avaient reçue le matin même et qu'elle contenait une proposition de rencontre. Harry demanda :

- Où ça ? Ici ou chez vous ?

- Chez nous. N'oublies pas que l'existence de l'agence est un secret.

Harry acquiesça. Mac ajouta ensuite que l'entretien aurait lieu le lendemain, à 13h et qu'il avait réussi à leur obtenir pour tous les deux l'autorisation de quitter le campus pour la durée du rendez-vous.

Le plus jeune souleva un autre problème :

- Si je vais dans cette école, comment je ferais pour mes cours ici ?

L'adulte lui proposa :

- Si tu t'en sens capable, tu pourras suivre un double cursus. Sinon, tu devras travailler tes cours pendant les vacances et je transmettrais tes devoirs à tes professeurs.

- Je peux y réfléchir ? Ou je dois te donner ma réponse tout de suite ?

- Tu peux y réfléchir, bien sûr. Je ne te force à rien. J'aimerais simplement que tu me donnes ta réponse au plus tard la veille de ta rentrée. Mais je te connais, il ne te faudra pas un mois et demi pour te décider.

Le garçon acquiesça. Mac mit fin à l'entretien et Harry quitta le bureau.

OoooO

Le lendemain, à 12h30, après avoir mangé sur le pouce, il rejoignit Mac sur le parking à l'extérieur du campus. En montant dans la voiture de l'homme, Harry se remémora le jour où, près de trois ans et demi plus tôt, il avait visité les lieux pour la première fois. Il était alors loin de s'imaginer que ce qui, à l'époque, lui avait paru si impressionnant était sur le point de devenir son quotidien.

Lorsque la voiture se gara devant l'allée, Harry en jaillit comme un diable. Il était surexcité à l'idée de revoir Catherine pour la première fois depuis deux ans et demi. Il se demanda si elle allait le reconnaître. Après tout, il avait beaucoup changé depuis qu'il avait intégré CHERUB.

Il entra dans la maison et fut forcé de constater que rien n'avait changé depuis son dernier passage. Catherine, attirée par le bruit qu'il avait fait en entrant et se stoppa en le voyant. Il lui fallut un moment pour reconnaître le petit garçon qu'ils avaient recueilli quelques années plus tôt et elle demanda pour s'en assurer :

- Harry ? C'est bien toi ?

- Oui m'man.

- Mon dieu comme tu as grandi… Tu es presque un homme, maintenant, dit-elle en lui ébouriffant les cheveux.

Il se dégagea en protestant faussement, leur arrachant un rire à tous les deux. Puis Catherine franchit la distance qui les séparait et l'attira dans ses bras. Ce fut sur cette scène que tomba Mac en entrant à son tour. Il les laissa profiter quelques minutes de leurs retrouvailles - lui voyait sa femme tous les soirs, après tout - puis leur rappela la raison de leur présence ici.

Ils allèrent s'installer au salon puis attendirent celui qui devait leur clarifier la situation, un certain professeur Rogue. Il arriva peu après et son visage se figea presque imperceptiblement à la vue du plus jeune mais ni Harry, ni Mac ne purent le manquer : après tout, ils étaient formés et entraînés pour repérer ce genre de détails.

L'homme qui arriva dans la pièce avait des cheveux noirs corbeau assez gras, un nez crochu et était vêtu de grandes robes noires. Dans une autre vie, Harry aurait été impressionné mais, dans le cas présent, il se fit la réflexion que les instructeurs de CHERUB étaient bien plus effrayants que cet homme.

Le professeur, lui, eut la surprise de constater que l'enfant ne semblait pas effrayé ou impressionné. En fait, il était étonnamment calme pour un enfant de cet âge. Il était plutôt grand pour son âge et sa musculature était beaucoup plus développée qu'elle n'aurait dû l'être : il n'avait jamais vu un enfant de onze ans aussi musclé. En le regardant attentivement, il fut forcé de constater que le fils Potter ne ressemblait en rien à ce à quoi il s'était attendu. Vêtu d'un t-shirt gris comportant un logo qu'il n'avait encore jamais vu - un chérubin avec un air de soldat -, d'un pantalon de treillis et de rangers, le gosse semblait tout droit sorti d'une école militaire.

En revanche, il se souvenait avoir entendu Dumbledore dire qu'il avait placé le jeune Potter chez sa famille maternelle. Et il le retrouvait ici, chez ce couple qu'il ne connaissait ni d'Ève, ni d'Adam. Ce qui voulait dire qu'il y avait un moment où les choses étaient parties dans une toute autre direction que celle qui était prévue.

Physiquement aussi, il était différent de ce à quoi il s'était attendu : il avait un œil caché par une mèche de cheveux et sa cicatrice n'était pas visible. Ses yeux étaient bleus-gris au lieu du vert auquel il s'était attendu. Il n'avait pas de lunettes, ce qui laissait supposer qu'il portait des lentilles. D'où la couleur pour le moins inattendue de ses yeux. Le fils Potter était à l'opposé de l'idée qu'il s'était fait de lui, et ce fut ce qui le convainquit de laisser une chance au garçon de lui prouver qu'il n'était pas une copie conforme de son père.

Se rappelant de la raison pour laquelle il avait été envoyé ici, il recentra son attention sur ses hôtes.

OoooO

Les trois autres personnes présentes dans la pièce attendaient que l'homme ait fini d'examiner Harry sous toutes les coutures. Le garçon se demandait d'ailleurs ce qui lui valait une telle attention de la part d'un homme qu'il n'avait encore jamais rencontré.

Finalement, quelques secondes plus tard, il se tourna vers eux et prit la parole :

- Je m'appelle Severus Rogue. Comme on a dû vous l'expliquer dans la lettre que vous avez reçu hier, on m'a envoyé pour vous éclairer sur la lettre qu'a reçu Mr Potter - il prononça ce nom d'une façon étrange, comme s'il ne savait pas quoi en penser - la semaine dernière.

Il fit une pause et comprit en voyant l'expression sur leurs visages qu'ils avaient effectivement besoin d'explications. Il demanda :

- Mr Potter… N'est-il jamais arrivé des choses étranges autour de vous ? Quand vous étiez en proie à des émotions fortes ?

- Euh… Si. Comment vous savez ça ?

- Mr Potter… Vous êtes un sorcier.

- Comment ça, un sorcier ?

Le professeur se lança alors dans des explications qui durèrent finalement tout l'après-midi, essayant de leur donner une vision du monde magique aussi impartiale que possible, ce qui, il devait bien l'admettre, n'était pas dans ses habitudes.

Alors qu'il allait repartir, sa tâche étant effectuée, il se rappela que Dumbledore lui avait demandé de parler seul à seuls aux parents - les convaincre par tous les moyens possibles de renvoyer le garçon chez sa famille maternelle serait plus exact -. Il se tourna vers le plus jeune et lui dit d'un ton sans appel :

- Potter, veuillez quitter la pièce. Je dois parler à vos parents, seul à seuls.

Sa requête n'eut pas l'effet escompté. Le fils de son ennemi se tourna vers ses parents adoptifs et leur jeta un regard interrogateur. L'homme s'adressa à lui :

- Écoutez Mr Rogue, si, comme je le pense, ce que vous voulez nous dire concerne Harry, alors j'estime qu'il a le droit, s'il le souhaite, d'assister à cette conversation. Sachez également que s'il décide de quitter la pièce, nous ne lui cacherons rien de ce que vous pourrez nous dire.

Puis, s'adressant à Harry :

- Harry, je te laisse le choix : tu peux rester pour assister à la conversation ou aller dans ta chambre vaquer à tes occupations. Que préfères-tu ?

Harry, à qui le nouveau venu n'inspirait pas confiance, ne mit pas longtemps à se décider :

- Je reste.

- Bien. Maintenant parlez, Mr Rogue.

Le professeur devait avouer que l'homme, qui devait pourtant approcher de la cinquantaine, avait l'air d'être de ceux qu'il ne faut pas sous-estimer. Il sentait que son interlocuteur, sous ses airs affables, était quelqu'un de dangereux si on le poussait à bout. Alors il se lança :

- Mon supérieur hiérarchique m'a simplement demandé de vous poser quelques questions, pour être sûr que le jeune Potter est en sécurité avec vous.

- Allez-y.

- Cela fait longtemps que Harry vit chez vous ?

Ce fut la femme qui répondit :

- Il y a maintenant près de trois ans et demi, en rentrant d'une réunion professionnelle à Londres, mon mari a trouvé un jeune garçon endormi entre deux cartons. Attendri, il l'a ramené à la maison. Ce garçon, c'était Harry. Écoutez… Quand Terrence l'a ramené, Harry souffrait d'un retard de croissance, de sous-nutrition et d'une myopie aggravée. Sans compter que d'après le médecin qui l'a examiné, il présentait tous les signes d'un enfant négligé et maltraité. Aujourd'hui, il a repris du poil de la bête, il est en pleine forme et nous l'aimons comme nous aimons nos enfants biologiques.

Rogue n'eut pas besoin d'en savoir plus ou de lire dans l'esprit de la femme pour savoir qu'elle disait la vérité : son ton était tellement sincère et son regard tellement rempli d'amour qu'il était impossible de douter de ses paroles. Il ne lui en fallut pas plus pour prendre sa décision. Il s'adressa à la famille :

- Je vais être honnête avec vous… Mon supérieur hiérarchique, le professeur Dumbledore, m'avait ordonné de vous convaincre par tous les moyens possibles de renvoyer Harry chez sa famille maternelle. Mais ce que je viens d'entendre m'a convaincu qu'il était mieux avec vous qu'avec une « famille » qui l'a de toute évidence mis à la rue. Je vais devoir y aller. Si vous décidez d'envoyer Harry à Poudlard, contactez le professeur Dumbledore.

Mac acquiesça puis précisa :

- Si Harry va à Poudlard, nous devrons de toute façon contacter le directeur pour discuter de certains aménagements de scolarité dont il pourrait avoir besoin. Pour des raisons confidentielles, je ne peux pas vous en dire plus.

Le professeur repartit, après leur avoir donné son adresse personnelle pour qu'ils puissent lui envoyer la lettre destinée à Dumbledore - c'était d'après lui la solution la plus simple pour le moment -.

Finalement, contrairement à ce qui était prévu au départ, Harry ne retourna pas à CHERUB avant qu'une décision concernant sa possible rentrée à Poudlard ne soit prise. Lui-même était plus que partant pour y aller mais il savait qu'il y avait plusieurs paramètres à prendre en compte, notamment concernant ses études et son entraînement. Pour l'entraînement, il pourrait le faire dans le parc de l'école - pour peu qu'il y en ait un -. Mais pour ses cours, ce serait plus compliqué.

Après plusieurs jours de discussion, il fut finalement décidé qu'il irait, à plusieurs conditions. Tout d'abord, il faudrait qu'il réussisse à maintenir le niveau exigé par les professeurs de CHERUB tout en ayant des notes correctes à Poudlard. Si ses notes ne suivaient pas d'un côté ou de l'autre, ils le retireraient de Poudlard. Ensuite, il devrait poursuivre son entraînement au rythme qu'il avait avant de partir - autrement dit, il devrait s'entraîner dès que possible, puisqu'à Poudlard son emploi du temps ne serait pas aménagé pour y inclure l'entraînement comme c'était le cas a CHERUB -. Enfin, et ce dernier point concernait également le personnel éducatif de Poudlard, il faudrait qu'il soit autorisé à se préparer à quitter l'école à tout moment pour partir en mission.

Le lendemain, il regagna le bâtiment principal tandis que ses tuteurs envoyaient au professeur la lettre d'acceptation, accompagnée des conditions dont ils avaient décidé. Au cours de la semaine suivante, ils reçurent une proposition de rendez-vous de la part du directeur.

Comme le premier, cette entrevue aurait lieu chez eux en début d'après-midi. À nouveau, Harry fut autorisé à rentrer, étant le premier concerné par ce rendez-vous.

Harry, impulsif de nature, avait appris deux choses aux cours des deux dernières années : faire confiance à son instinct et réfléchir avant d'agir. Et son instinct lui disait que le vieil homme qui venait d'entrer était fiable. Il sentait au fond de lui qu'il ne voulait que son bien-être et qu'il pouvait lui faire confiance.

Et cela se vérifia par la suite. Il voulut les convaincre que Harry serait plus en sécurité chez sa famille maternelle mais, comme son employé avant lui, dut reconnaître que Harry était mieux ici que dans une famille qui n'avait pas voulu de lui. Ils achevèrent de le convaincre lorsqu'ils lui expliquèrent la situation pour le moins particulière de l'enfant et que Harry lui assura qu'il était parfaitement capable de se défendre et, si nécessaire, pouvait blesser gravement un éventuel adversaire. Il ne précisa toutefois pas qu'il apprenait également tout ce qu'il y avait à savoir sur les armes à feu, y compris à s'en servir, ne voulant pas compromettre son inscription dans cette école qui avait l'air géniale. La seule chose qui le surprit fut que le vieux professeur ne sembla pas étonné par son apparence physique mais il se dit que le professeur Rogue avait dû lui en parler.

Dumbledore accepta sans problème leurs conditions et leur proposa quelque chose : permettre à Harry de se rendre au village situé près de l'école dès sa première année. Il expliqua que normalement ces sorties étaient réservées aux élèves de troisième année ou plus, et uniquement sur présentation d'une autorisation de sortie signée par un parent ou un tuteur mais que dans le cas présent, il lui semblait que c'était le meilleur moyen pour Harry de quitter discrètement l'école.

Ils acceptèrent et le couple signa l'autorisation de sortie qu'il leur tendit. Il leur expliqua ensuite qu'il allait pouvoir emmener Harry acheter ses fournitures scolaires maintenant que tous les détails étaient réglés.

Il dit à Harry qu'ils allaient se rendre sur le Chemin de Traverse - C'est le nom de l'allée marchande sorcière de Londres, ajouta-t-il, en transplanant. Il ne lui dit pas en quoi cela consistait, préférant lui laisser la surprise de le découvrir.