Chapitre 29 : Patronus.
"Professeur, vous avez un peu de temps à m'accorder ?" Demanda Harry après le cours, alors qui tirait derrière lui une grosse malle.
"Bien sûr Harry." Répondit le professeur Lupin. "Viens allons dans mon bureau."
*BONK BONK BONK BONK BONK*
"Tu veux que je jette un sort de lévitation sur ta malle." Demanda Lupin. "Ça évitera de l'abimer sur les marches."
"Non c'est bon, il n'y a rien de fragile dedans."
Quand ils arrivèrent dans le bureau, Harry remarqua un aquarium avec une créature à l'intérieur. "Oh poisson-louf !"*
"Non Harry, c'est un Strangulot." Le corrigea Lupin. "Sinon, que puis-je faire pour toi."
"J'aimerai que vous m'appreniez à me défendre contre les Détraqueurs avec le sort que vous aviez utilisé dans le train."
"Pourquoi Harry ?" Demanda Lupin surprit. "D'après ce que j'ai vu, vous savez très bien les gérer, même si c'est assez… expéditif."
"Justement. Un à la fois, pas de soucis. Mais s'ils sont nombreux je ne peux pas les gérer sans qu'il y ait, comment dire… des dégâts collatéraux."
"Bon… très bien." Dit Lupin. "Je vais essayer de vous aider. Mais il faudra attendre le prochain trimestre. Il me reste beaucoup de choses à faire avant les vacances. J'ai choisi un très mauvais moment pour tomber malade. Il nous faudra aussi trouver un moyen de simuler les effets d'un Détraqueur. Nous ne pouvons pas vous permettre d'en affronter un."
"Ah!" Dit Harry déçu. "Du coup j'ai fais ça pour rien."
"Fait quoi ?" Demanda Lupin, mais craignant la réponse.
Harry redressa alors la malle qu'il trainait, pour la mettre à la verticale. Quand il l'ouvrit, Lupin manqua plusieurs battements de cœur, quand il se trouva face à face avec un Détraqueur ligoté mais incapable d'aspirer des émotions, car il avait un bâillon-boule dans la bouche.
"Je… je ne crois pas que le directeur soit heureux de ça."
Harry haussa des épaules. "Au moins j'ai réussi mon challenge."
Neville et Hannah était tranquillement en train de marcher vers les serres de botanique pour un projet personnelle.
"Ça n'ira pas." Dit Neville. "Si on utilise une version pure le greffon tuera l'hôte, étant donné que le greffon est fortement toxique. Il nous faut une version modifié, ou un greffon moins toxique."
"Impossible." Répliqua Hannah. "Si ce n'est pas un hôte pure, les effets qu'on recherche de la greffe seraient moindre, voir nuls."
"Je sais mais…" Neville s'interrompit quand il vit que l'herbe commençait à geler à un rythme alarment.
Ses craintes furent fondée quand un Détraqueur apparu. Hannah et lui allaient crier et s'enfuir vers les serres, quand le Détraqueur ce mis à parler… ou plutôt à chanter.
Libérééééée, délivrééééée
Je ne mentirai plus jamaiiiiis
Libérééééée, délivrééééée
C'est décidé, je m'en vaiiiiiis
…**
Le Détraqueur passa devant eux sans les remarquer alors qu'il faisait apparaitre des flocons de neiges géants dans ses mains.
"C-c-c-c-c'était quoi ça ?" Hurla pratiquement Hannah.
Neville soupira. "Ça, c'était surement un coup de Harry."
"Hé Harry ! On peut te parler une minute ?" Demanda Fred alors que lui et George étaient cachés derrière une statue représentant une sorcière borne.
"Bien sûr. Vous voulez que je lance un Ragnarök sur qui ?"
"Je savais qu'on faisais le bon choix." Dit George, alors qu'il avait les bras croisés, les yeux fermés, et hochait de la tête. Puis il relâcha sa pose. "Mais non, on ne t'as pas appelé pour ça… quoi que."
"Plus tard peut-être, on à une chose plus important à faire." Le réprimanda Fred. "Vois-tu Harry, on a un petit cadeau de Noël en avance pour toi."
D'un geste grandiloquent, Fred tira quelque chose de sa cape et le posa sur le rebord d'une alcôve. C'était un grand morceau de parchemin carré, très abîmé, qui ne portait aucune inscription. Harry, qui soupçonnait Fred et George de lui faire une de leurs farces dont ils avaient le secret, regarda l'objet d'un air perplexe, en se demandant qu'elle type de représailles il allait leur lancer.
"Et c'est quoi, ça ?" Demanda-t-il.
"Ceci mon ami." Répondit George en tapotant le parchemin. "C'est le secret de notre succès."
"On a du mal à s'en séparer." Ajouta Fred. "Mais on s'est dit que tu en étais plus digne que nous."
"De toute façon, on le connaît par cœur." Dit George. "Et on a décidé de te le léguer. Il ne nous sert plus à grand-chose, maintenant."
"Et à quoi ça peut m'être utile, ce vieux bout de parchemin ?" Demanda Harry. "Je dois bien aller aux toilettes, mais à mon avis vous me le donnez pas pour ça."
"Ce 'vieux bout' de parchemin ?" S'exclama Fred en serrant le parchemin dans ses mains comme s'il était un nouveau née. "Explique-lui, George."
"Eh bien, voilà… Quand nous étions en première année, jeunes, insouciants, innocents…"
Harry toussota. Connaissant bien les deux énergumènes.
"Disons, plus innocents que toi." Reprit George. "Nous avons eu un petit ennui avec Rusard."
"On avait fait exploser une Bombabouse dans le couloir et, pour une raison mystérieuse, ça ne lui a pas plu du tout."
"Vraiment incompréhensible." Approuva Harry. "Une si belle invention."
Fred et George approuvèrent.
"Alors, il nous a traînés dans son bureau et il nous a menacés de l'habituelle…"
"…retenue…"
"…éventration…"
"…et autres joyeusetés… Et nous, on a remarqué que sur un tiroir de son armoire de rangement, il était écrit: Objets dangereux confisqués."
"Il faut absolument que je trouve ce tiroir." Lança Harry avec un grand sourire.
"Je vois que tu as déjà comprit." Dit Fred, souriant à son tour. "George a détourné son attention en laissant tomber une autre Bombabouse, pendant que moi, j'ouvrais le tiroir, et j'ai réussi à attraper… ceci."
"Je ne pense pas que Rusard ait jamais su comment s'en servir." Dit George. "Mais il s'est probablement douté de ce que c'était, sinon, il ne l'aurait pas confisqué."
"Et vous, vous savez comment ça marche ?" Dit Harry d'un ton qui annonçait plus une affirmation qu'une question.
"Oh, oui !" Répondit Fred avec un sourire goguenard. "Cette petite merveille nous en a appris plus que tous les professeurs de l'école réunis."
"Cool." Dit Harry en regardant le vieux bout de parchemin râpé.
"N'est-ce pas ?" Répliqua George.
Il sortit sa baguette magique et effleura le parchemin.
"Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises." Récita-t-il.
"Les miennes aussi." Affirma Harry.
Aussitôt, de petits traits d'encre se répandirent sur le parchemin en dessinant comme une toile d'araignée. Les traits se joignirent, se croisèrent, s'étendirent aux quatre coins du parchemin. Puis des mots tracés d'une grande écriture ronde à l'encre verte apparurent en haut du document.
Messieurs Lunard, Queudver, Patmol et Cornedrue
Spécialistes en assistance
aux Maniganceurs de Mauvais Coups
sont fiers de vous présenter
LA CARTE DU MARAUDEUR
Le parchemin représentait à présent un plan détaillé du château et du parc environnant. Mais le plus remarquable, c'étaient les points minuscules qu'on voyait bouger ici ou là, chacun accompagné d'un nom écrit en lettres minuscules.
Harry sautillait comme un petit garçon devant un nouveau jouet. "Laisse-moi essayer ! Laisse-moi essayer !" Répétait-il en boucle.
Fred eu un petit sourire avant de placer sa baguette sur la carte en murmurant. "Méfait accomplit." Avant de tendre le parchemin à Harry.
Ce dernier sorti sa baguette en disant haut et clair. "Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises."
Il y eu un immense flash lumineux les aveuglants.
Quand Fred et George, retrouvèrent leur sens de la vue, ils virent que le parchemin avait disparu, pour laisser la place à un objet rectangulaire, de la taille d'une enveloppe moldue, et de l'épaisseur d'un doigt.
La partie supérieure de l'objet devint lumineux et quatre voix retentirent.
"Messieurs Lunard, Queudver, Patmol et Cornedrue
Spécialistes en assistance
aux Maniganceurs de Mauvais Coups
sont fiers de vous présenter
LE GPS DU MARAUDEUR."
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* Référence à Jar Jar Binks de Star Wars épisode 1 : La menace fantôme. Anachronisme de 1999.
** Référence évidente à la reine des neiges. Anachronisme de 2013.
