Correctrice : Clina

Je n'ai pas d'avertissement, ni de note à vous mettre. Juste je me rends compte que l'histoire évolue lentement. Mais est-ce dérangeant ?

Et merci à tous ceux qui ont lu, mis un commentaire ou juste ajouté en favoris ou ont suivi l'histoire. Cela fait plaisir.

Réponse aux reviews :

Nini-Chan : merci du commentaire, et pour une fois j'ai été rapide. J'espère que la suite te plaira autant que le chapitre 1.


Finalement, Newt s'est décidé. Il suppose que Minho a raison. Il a besoin de se dépenser physiquement pour réellement bien dormir. Et rester seul sous sa tente toute la journée à ruminer ne l'aide pas à avancer. Et puis au moins, il se sent utile pour les autres, comme autrefois, comme au Bloc. Il aime avoir l'impression de servir. C'est comme justifier le fait qu'on lui a sauvé la vie. Et c'est probablement stupide. Thomas et les autres ne lui ont certainement pas injecté le remède pour que Newt soit utile à leur communauté. Il le sait. Mais il aime aussi avoir les mains occupées. Penser ne lui a jamais trop bien réussi. Après tout sa jambe blessée est là pour le lui rappeler chaque jour. Et s'il ne veut pas continuer à se morfondre, il doit trouver une occupation. Il est donc sorti de sa tente et s'est mêlé aux autres pour déjeuner. Il a remarqué que cela faisait plaisir aux Blocards, qu'il sorte de lui-même de la quarantaine qu'il s'est imposé tout seul. Personne n'a fait de commentaire. Et il leur est reconnaissant de n'avoir rien dit, de l'avoir juste accueilli comme s'il n'avait pas passé une semaine dans son coin en mode ermite à attendre qu'on vienne à lui.

Newt a décidé d'aider à la création du jardin. Il faut bien cultiver les légumes et les fruits pour survivre. Et il suppose qu'il a les compétences pour y arriver. Après tout, comme lui a dit Frypan, il gérait le potager du Bloc. Et il connaît beaucoup de légumes et fruits, il sait en prendre soin et les faire pousser. Il a bien dû apprendre quand il n'a plus pu être un Coureur. Alors, il est peut-être le mieux placé pour expliquer comment en créer un à partir de rien. Au fond, le camp s'est organisé comme les Blocards autrefois. C'est presque amusant. Sauf qu'il n'y a pas vraiment pour le moment de bâtiments à construire et qu'on n'a pas besoin de Coureur ici. Alors en plus de Frypan, qui est cuisinier et une aide précieuse pour le travail, il y a Minho et Gally. Aris aussi a fini par se joindre à eux pour créer la première parcelle de terre cultivable. C'est assez simple. Il faut défricher la parcelle choisie. Et s'ils s'y mettent tous, ce sera fait en fin de journée. Mais Newt est presque certain qu'il va finir par devenir fou. Ou il va juste balancer ses outils et retourner s'isoler dans son coin, sur la plage. Pour la vingtième fois en quelques minutes, il ferme les yeux et il soupire pour rester serein. Quelque part il a peur que s'il s'énerve, les autres imaginent qu'il rechute.

Le blond passe sa main sur son front couvert de sueur. Près de lui Frypan essaie de ne pas rire et Aris semble totalement perdu, peu habitué à voir les deux autres Blocards interagir ensemble. Minho et Gally, eux, se prennent la tête pour un détail d'organisation. Newt a bien envie de leur dire de la fermer et de juste lui obéir. C'est vrai après tout, aucun d'eux n'a jamais géré un jardin avant aujourd'hui. Alors au lieu de se la jouer chef qui ordonne et qui pense tout savoir, ils pourraient juste écouter. Et accessoirement aider à déraciner les arbustes qui les gênent. Newt soupire. Il a chaud. Il ne fait pas aussi chaud que dans la Terre Brûlée, mais c'est toujours l'été. Newt se demande s'il y a d'autres saisons ici. Il aimerait bien un peu de pluie. Et en relevant la tête, il constate que les nuages s'accumulent dans le ciel. Peut-être pleuvra-t-il plus tard ? Et il sent quelqu'un s'agenouiller près de lui. Newt lance un regard en biais. Et il n'est pas étonné de découvrir Thomas, agenouillé au sol avec une lame. Newt lui offre un léger sourire. Le blond a arrêté de le fuir depuis leur conversation sur la plage. Et Thomas ne force nullement la conversation. Il se contente d'être près de lui, jamais très loin, présence rassurante et protectrice.

« C'est quoi le problème ? », finit par demander l'ancien Coureur en observant les deux anciens Matons du Bloc.

« Bah c'est Minho et Gally… » La remarque nonchalante de Frypan arrache un léger rire à Newt. Son qui surprend les autres, Thomas surtout, et qui fait sourire ce dernier doucement. « Tu sais, déjà au Bloc… »

« Certaines choses ne changeront jamais, Tommy. », commente Newt en se remettant à travailler. « Ils ont tous deux un fort caractère, deux Matons et ils sont têtus… Ils n'écoutent même plus ce qu'on leur dit. » Et cela agace un peu Newt. Au fond, il préférerait que ses deux amis se trouvent une autre occupation que le jardin. Parce qu'ils sont là à se disputer pour il ne sait même plus quelle raison futile, et ils n'aident en rien.

« Je vois. », réplique avec amusement Thomas. « Je croyais que le mantra des Blocards était : on travaille tous ensemble ou un truc du genre. » Il taquine clairement Newt, lui rappelant ce qu'il lui avait dit après son arrivée au Bloc. À l'époque, Thomas posait énormément de questions et ne semblait pas vraiment disposé à travailler. Et c'est le Second du Bloc qui s'était retrouvé avec le Bleu pour le former. Newt avait répondu à ses questions et il lui avait expliqué qu'ils étaient tous ensemble dans cette galère. Et que c'était parce qu'ils se soutenaient et s'aidaient qu'ils survivaient. Et Newt relève le regard vers Minho et Gally, toujours en train de discuter avec animation.

« Je vais en tuer un… », murmure Newt en fermant à nouveau les yeux avec un feulement presque félin. Ils l'énervent vraiment. Thomas pouffe de rire à côté de lui et lui refile un coup d'épaule. Newt lance un regard vers le ciel à nouveau. Les nuages gris sont de plus en plus nombreux. « Il va pleuvoir. », déclare-t-il doucement. Au moins, cela mettra fin à l'argumentation au sujet de… En fait, Newt ne sait plus trop de quoi les deux anciens Matons discutent. Et honnêtement, il s'en contrefiche royalement en cet instant.

Il garde juste la tête relevée pour observer les nuages. Le reste importe peu. C'est un spectacle réconfortant et apaisant, tout comme observer le mouvement oscillatoire régulier des vagues. Il y a longtemps qu'il n'a plus vu une vraie pluie. Et quelque part, cela lui manque aussi. Il aimait ces moments-là au Bloc, à observer l'eau tomber sur la terre verdoyante et à écouter le son régulier des gouttes d'eau. Newt a toujours aimé l'eau, sous toutes ses formes. Et de toute évidence cet élément a un certain pouvoir relaxant sur lui. La première goutte de pluie roule sur sa joue et lui arrache un sourire. Elle est vite suivie par une multitude d'autres. Newt ferme les yeux et il savoure la caresse. Par contre ses compagnons, eux, sont plus rapides à rassembler les outils. Et ils filent tous rapidement vers le campement pour rejoindre leur tente respective. Le blond prend son temps. Il profite de la fraîcheur de l'eau et de la caresse de la pluie sur son visage.

Et il remarque en se relevant que Thomas est toujours là. Newt a envie de soupirer. Il a l'impression d'avoir un gardien. À moins que Thomas ne soit devenu son ombre. Depuis leur conversation, à moins que quelqu'un accapare le brun, il est toujours près de Newt, à le suivre et l'observer. Étrangement, Newt trouve cela autant agaçant qu'agréable. D'ailleurs, il ne sait pas en quoi c'est agréable. Tout comme il ne comprend pas vraiment ses rougeurs et la chaleur que les regards insistants de Thomas peuvent faire naître en lui. Il est un mélange complexe d'émotions et de sentiments ces derniers temps. Mais il n'arrive pas à les analyser. Certains sont évidents à décrypter, d'autres sont nouveaux. Pourtant, il s'agit de Thomas, du mec qu'il a suivi pendant des mois pour échapper au WICKED. Alors qu'est-ce qui a changé hormis sa culpabilité galopante ?

Finalement, Newt récupère ses outils. Et il se dirige à son tour vers le campement. Sa tente est une des premières, il la rejoint donc assez vite. Il laisse dehors le matériel. Une fois à l'intérieur, il frissonne. Il a un peu froid avec son tee-shirt mouillé. Son regard erre sur l'intérieur peu meublé. Il y a une caisse avec des vêtements et autres objets utiles, une table avec deux chaises et un lit. Newt sait se contenter de peu. Et il peine encore à vivre dans son espace personnel comme cela. Il n'a jamais été séparé des Blocards avant. Il n'a pas souvenir d'avoir dormi seul avant d'être ici. L'intimité est parfaite, surtout à cause de ses cauchemars. Mais il n'est pas encore habitué. Il avance de deux pas, et il est à peine surpris de sentir une présence dans son dos. Mentalement, il parie avec lui-même qu'il s'agit de Thomas. Puis, il se tourne pour découvrir le jeune homme tout souriant. Un instant, Newt se demande ce que l'autre a encore en tête comme idée lumineuse. Et il se contente de froncer des sourcils.

« Ta tente est plus proche que la mienne. Et je suis trempé. », explique Thomas le plus naturellement du monde.

Newt a envie de lever les yeux au ciel. Mais au lieu de cela, il se contente de faire demi-tour pour aller chercher des vêtements secs dans sa caisse. Il fouille un peu. Quelques tee-shirts sont trop larges pour lui qui est relativement mince. Par contre, Thomas avec sa carrure musclée pourra les enfiler sans problème. Il déniche un tee-shirt rouge pour son compagnon et un autre noir à longues manches pour lui-même. Parce que même si Thomas s'invite sans gêne sous sa tente, même s'ils ne savent plus comment avoir la même relation complice qu'avant, Newt ne va pas le laisser se refroidir avec des vêtements humides. Il se relève et lance le dessus rouge à Thomas.

« Enfile ça avant d'avoir la crève. » Newt murmure presque. Ses yeux dévient vers l'extérieur où la pluie tombe de plus en plus violemment.

Puis il se détourne, tournant le dos à Thomas pour se débarrasser de son propre tee-shirt humide. Le blond cache habillement ses bras depuis son arrivée ici. Pourtant, les marques de la maladie, qui le rongeait, ont disparu. Mais il ne se sent pas à l'aise. Il déteste quand quelqu'un fixe ses veines ou alors son avant-bras droit et qu'il devine la question muette. Tous doivent se demander combien de temps il va tenir avant de rechuter. Lentement, Newt se débarrasse de son tee-shirt. Il a un frisson lié au froid pendant une seconde, le temps qu'il dépose le vêtement humide sur la table. Étant de dos, il ne peut pas voir que Thomas détaille sa peau blanche avec attention. Mais il sent le poids du regard de l'autre. Et cela le gêne, alors que Thomas l'a déjà vu dévêtu lors de leur errance. Il n'y avait alors aucune intimité. Pour autant, Newt enfile très vite l'autre vêtement. Et quand il se retourne, il constate que Thomas est près, très près même. Et l'autre lui empoigne le poignet pour remonter sa manche. Le brun observe le bras immaculé de Newt.

« Tu n'as plus aucune trace du virus. Tu es complément guéri. » Thomas sourit maintenant et sa voix semble porter des traces de joie.

« Change de tee-shirt Tommy, tu vas tomber malade. », réplique simplement Newt, en reculant d'un pas pour se libérer de la poigne de Thomas.

Ils sont trop proches. Newt sent ses joues brûler à nouveau. Et il devine sans mal qu'il est en train de rougir. Il détourne les yeux vers le sol, embarrassé. Son cœur semble décidé à battre un peu trop vite aussi. Ses réactions physiques le surprennent et le prennent de court. Et apparemment Thomas remarque enfin à quel point il a envahi son espace personnel. Leurs regards se croisent et Newt constate que l'autre aussi rougit légèrement. Finalement, Thomas le libère et recule de quelques pas. Sans gêne aucune, il retire son vêtement humide. Et Newt tente vraiment de regarder ailleurs que le torse musclé de son ami. Il ne comprend même pas pourquoi ses yeux reviennent d'eux-mêmes sur la peau laiteuse parcourue de frissons dus au froid. Newt mord sa lèvre inférieure et il tente de canaliser ses réactions et ses émotions. Puis il observe la pluie tomber et il est plus qu'heureux de constater que Thomas a enfin enfilé le vêtement. Newt se déplace pour s'asseoir sur le lit, le dos contre un poteau en bois de la tente. D'ici il a une vue imprenable sur l'extérieur.

« Tu veux en parler ? », demande Thomas alors qu'il dépose son ancien tee-shirt sur une chaise. Et Newt est perdu, ne sachant pas trop de quoi Thomas lui parle. Il lui lance un regard en fronçant des sourcils. « Je veux dire de ce qui s'est passé entre les murs du WICKED. Tu sais ce truc qui fait que tu préfères ne plus me parler et que je doive ruser pour avoir le droit de t'approcher. »

« Non. », répond sobrement Newt. Il n'est toujours pas prêt à avoir cette conversation. Il est toujours bouffé par la culpabilité, par les cauchemars et les souvenirs flous. Et il a toujours peur de perdre l'amitié de Thomas. Il ferait quoi si au final ce dernier décidait de lui en vouloir ? Son regard erre de nouveau vers l'extérieur pour observer le déluge qui s'est abattu sur eux. Il sent le matelas s'affaisser quand Thomas s'installe près de lui, leurs épaules se touchant. Thomas est devenu très tactile depuis leur arrivée ici.

« Pourquoi ? », demande-t-il doucement. Et Newt soupire. « Je sais que c'est compliqué. Je sais que tu culpabilises pour ce qui s'est passé. Mais si on ne parle pas, on ne mettra rien au clair. », poursuit le plus jeune avec détermination. Et Newt n'est pas du tout étonné du ton catégorique pris, ni de l'entêtement de Thomas à régler ce problème. Mais il ne veut juste pas en parler, pas encore. « Je veux t'aider Newt. Je veux que tu retrouves ta joie de vivre et ton sourire… Tu n'as même pas idée d'à quel point t'entendre rire a été agréable… Je suis sûr que je ne suis pas le seul à avoir été surpris. J'ai le droit d'être égoïste et de te dire que je veux encore t'entendre rire, te voir sourire, pouvoir parler avec toi comme avant ? Je veux dire, si, toi, tu sombres comment je fais, moi, pour rester positif ? »

« Thomas, pas maintenant. », murmure Newt la voix triste. Et comme lors de leur conversation sur la plage, les propos bruts et sans filtre de Thomas le touchent au plus profond de lui-même. Il a presque envie de tout raconter, de céder à la demande pour ne plus entendre cette note de tristesse dans la voix de l'autre. Il s'en veut pour ça aussi. Newt se dit que s'il devait écrire une liste de tout ce qu'il se reproche, elle serait sûrement impressionnante. « Je… Là, je ne peux pas. Je suis désolé. » Il ne sait pas quoi ajouter de plus.

« D'accord. », finit par répliquer doucement Thomas. Et Newt tourne la tête pour l'observer un moment. « Je pense que je peux attendre. Surtout si tu souris à nouveau et que tu t'intègres. Au fond, je crois que tu redeviens lentement toi-même… Même si je n'ai pas l'impression de connaître le vrai toi. Je veux dire, je connais ton caractère et d'autres trucs, mais il y a des choses dont on ne parle jamais… Enfin on n'avait pas vraiment le temps de s'asseoir et de discuter non plus… Je me demande juste tu sais, ce que tu aimes ou pas... » C'est brouillon comme phrase, mais Newt comprend que Thomas essaie juste de faire la conversation. Et il sourit légèrement. Parce que si Thomas veut bien lui laisser du temps pour se confier sur sa culpabilité, il tente quand même de le forcer à parler.

« J'aime bien la pluie. », répond lentement Newt. « La mer aussi. Enfin, je ne sais pas si je l'avais déjà vue avant, mais je trouve ça apaisant le bruit régulier des vagues. »

« Donc tu aimes l'eau. », réplique Thomas avec un sourire amusé. « C'est cool. Tu as déjà été nager ? Au fait, tu sais nager ? »

« Aucune idée Tommy. » Newt secoue la tête, amusé. « Et je doute d'avoir envie de plonger dans la mer pour être honnête. »

« Bah au moins les pieds ? Je veux bien t'accompagner si tu as peur de te noyer. », propose Thomas avec un sourire mutin. « Par contre, si la pluie ne se calme pas, je vais devoir dormir ici avec toi. »

Newt se sent à nouveau rougir. Il n'a qu'un lit, bien qu'ils puissent aisément dormir à deux dedans. Mais le blond redoute surtout ses cauchemars. Il n'en a parlé à personne, gardant ses peurs pour lui-même. Et il préfère que personne ne sache de toute manière. Son regard dévie vers l'extérieur, où la pluie tombe toujours fortement. Et il soupire. Newt mordille nerveusement sa lèvre, tout en se demandant pourquoi avoir Thomas qui dort avec lui le gêne. Ce ne serait pas la première fois, n'est-ce pas ? Ils ont toujours dormi dans la même pièce, ou l'un près de l'autre, depuis qu'ils ont quitté le Bloc. Sagement, Newt met cela sur le compte des cauchemars et sa peur de réveiller Thomas par ses cris à peine étouffés.

« Ton lit est assez grand pour nous deux. Puis ça me manque de dormir près des autres. », ajoute innocemment Thomas en le fixant avec attention. Newt comprend ce manque. Il le ressent aussi, même si vu sa situation cela l'arrange de dormir seul. Il passe une main dans ses cheveux en bataille. « S'il te plaît Newt ? », tente d'une voix suppliante et presque câline Thomas. La phrase arrache un frisson à Newt, lui rappelant une toute autre situation, où il était celui suppliant l'autre…

« D'accord. De toute manière, tu arrives toujours à tes fins. », concède-t-il tentant de repousser le souvenir. Et son regard s'accroche au collier qu'il a donné à Thomas et que ce dernier ne semble jamais quitter. Cela dit il ne manque pas le sourire joyeux de son compagnon. Sourire auquel Newt répond plus timidement.


Fin du chapitre 2.

J'ai l'art des chutes un peu frustrantes quand même… Mais je suis sûre que vous devinez ce que sera le contenu du chapitre 3…

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Merci d'avoir lu :)