Correctrice : Clina

Note : point de vue de Thomas parce que l'intrigue se prête plus à ce qu'il soit celui qui raconte. Et aussi, je pense que ça peut être intéressant d'avoir son ressenti à lui pendant quelques chapitres. Cela ne perturbe en rien le rythme de l'histoire.

Note 2: je suis en classe de neige du 17 au 23 mars, puis j'enchaîne sur la semaine de conseil de classe puis je pars une semaine en vacances. Autrement dit, le chapitre 8 est en cours, je ne sais pas si Clina l'aura corrigé d'ici vendredi... Du coup je m'excuse d'avance mais faute d'ordinateur et de connexion Internet, je vais devoir vous faire patienter.

Réponse au review

Lucille: Merci pour ta review et désolée de t'avoir mis les larmes aux yeux! Le Thomas jalux est prévu dans quelques chapitres.


Newt tremble contre son corps. Et pour une fois, Thomas n'est pas responsable du frisson qui parcourt la peau du blond. Péniblement, pas totalement réveillé, l'ancien Coureur ouvre les yeux. Il baille un peu. Mais quelque chose lui dit que ça ne va pas. Il a le même sentiment qu'avant chaque mission qu'il s'est donné, comme à chaque fois qu'il a vu arriver le foirage total du plan et qu'il a compris qu'un des leurs allait déguster. Sauf qu'il s'agit de Newt. Et il est hors de question qu'il lui arrive quelque chose. Puis Thomas réalise, pleinement réveillé et légèrement paniqué, que rien ne peut leur arriver au Refuge. Ils sont en sécurité ici. Le brun ouvre les yeux sur la nuque humide de sueur de Newt. À la réflexion, le corps du Second est plus que brûlant contre le sien. Et ce n'est pas la même chaleur que quand Thomas l'embrasse ou qu'il laisse ses mains curieuses vagabonder sur le corps de son compagnon. Non, c'est différent. Et cela envoie un message d'urgence dans l'esprit de Thomas. Newt tremble comme s'il avait froid alors que son corps est bouillant et que ses vêtements sont totalement trempés à cause de la transpiration. Thomas sent la panique monter lentement en lui, le privant de réflexion et paralysant son corps.

« Newt ? », murmure-t-il un peu inquiet. Seul un vague gémissement suivi d'une toux lui répond. Et le blond se colle un peu plus contre lui, comme s'il avait besoin de contact physique ou de chaleur.

Et Thomas perd pied. Il sent la peur mordre son cœur et paralyser son cerveau. Pourtant il sait qu'il doit réagir. Il doit aider Newt. Difficilement, l'ancien Coureur essaie de se rappeler de la veille, tentant de ne pas se focaliser uniquement sur le corps affaibli contre lui. Newt dormait déjà quand Thomas l'a rejoint. Cela l'a même étonné parce que Newt dort peu. Et en général il attend d'être collé à Thomas pour se laisser aller dans les bras de Morphée. Hors hier soir, Newt a à peine mangé et s'est très vite retiré. Et Thomas se dit qu'il a loupé quelque chose. Il se sent coupable parce qu'il s'était promis de faire attention au blond, sachant que ce dernier accorde peu d'importance à sa survie. Il ne veut pas revivre l'épisode de la Braise, ni avoir l'impression de le perdre à nouveau. Parce que clairement s'il perd Newt, Thomas ne survivra pas. Une quinte de toux plus forte et douloureuse que la précédente le sort de ses pensées. Thomas fronce des sourcils. Depuis quand Newt tousse-t-il ainsi ? Il tente vainement de se souvenir. Mais il n'en sait rien. Il n'arrive pas à se rappeler de ce genre de détails. Et Thomas a l'impression que son cœur cesse de battre pendant un moment.

Fébrilement, il bouge pour s'éloigner. Et il force Newt à s'allonger sur le dos. Ce dernier gémit mais il n'offre aucune résistance. Il est pâle, trop pâle, même si son nez et ses joues sont rougis. Et il transpire énormément. Lentement, Thomas pose le dos de sa main sur le front du blond. Il est brûlant. C'est trop chaud. Et même sans être Medjack, Thomas devine que cela n'est pas bon signe. Newt tousse à nouveau, d'une toux sèche qui semble lui arracher la gorge. Depuis quand va-t-il mal ? Pourquoi n'a-t-il rien dit ? Pourquoi faut-il toujours qu'il pense ne pas devoir prendre soin de lui ? Thomas lui en veut presque. Mais il n'arrive pas à être en colère. Il n'arrive pas à penser à autre chose que le fait que Newt va mal, qu'il risque de le perdre, qu'il n'a pas vu que son compagnon sombrait à nouveau… Thomas s'en veut. Depuis une semaine, depuis la cérémonie sur la plage, il se concentre tellement sur lui-même… Et il a accepté que Newt le réconforte, le console, savourant la nouvelle assurance et témérité du blond quand il s'agit de gestes tendres. Il en a profité. Il a juste égoïstement savouré que son compagnon s'occupe de lui.

Et maintenant, Newt va mal… Il rechute. Et Thomas ne l'a pas vu. Les larmes de panique brûlent ses yeux fixés sur le visage transpirant de Newt. Il ne sait pas quoi faire. Il est juste là, à observer le blond qui va clairement très mal. Et Thomas ignore comment l'aider. Tout ce qu'il peut réellement penser en cet instant est combien il a encore été aveugle et qu'il a peur de perdre Newt, définitivement. Si le Second a de nouveau la Braise… Si le traitement miracle de Teresa ne fonctionne pas… Si cela n'a fait qu'offrir quelques semaines de plus à Newt… Il n'a pas les moyens de refaire du sérum à partir de son sang. Il n'y connaît rien en médecine et il doute que même Vince puisse en créer. Et alors il n'aura fait que retarder l'inévitable et il perdra toute raison de vivre. Il se sent au bord de la crise de panique. La respiration de Thomas est trop rapide et les larmes roulent silencieusement sur ses joues. Il doit sauver Newt. Il n'a pas le droit de le laisser sombrer à nouveau. Confusément, le brun cherche à se remémorer les premiers symptômes de la Braise. Mais son esprit ne semble pas pouvoir se souvenir. Il ne peut que revenir à l'état fiévreux de Newt et à sa peur de le perdre. Si Thomas ne peut pas penser posément alors il ne peut pas aider Newt. Et cela lui est intolérable. Il s'est promis de protéger et prendre soin de l'autre Blocard, de celui dont il est tombé amoureux lentement mais sûrement et qui est devenu le centre de son monde, sa raison de continuer à vivre.

Finalement, Thomas réalise que seul il ne peut pas aider Newt. Pas cette fois. Il faut qu'il aille chercher de l'aide, qu'il demande à quelqu'un d'autre. Et même s'il déteste l'idée de confier son compagnon à d'autres mains, il sait aussi qu'il n'a pas les connaissances médicales nécessaires pour le soigner. Lentement, malgré le grognement désapprobateur du blond, il sort du lit. Il remet rapidement et correctement la couverture sur Newt. Il a un vague sourire quand le blond se tourne cherchant après sa présence. Et à défaut de trouver le corps de Thomas, ce dernier enfonce son nez dans le coussin pour humer son odeur. Thomas se penche et il caresse un bref instant les cheveux blonds humides et emmêlés. Ses doigts s'attardent sur la joue de Newt. Puis, il se redresse et sort de la tente. Il doit trouver Vince. Peut-être que le plus vieux aura une idée de comment aider Newt. Et Thomas traverse le camp qui s'éveille à la recherche d'un Blocard ou de Vince. Ses yeux hagards observent tout de peur de louper la personne pouvant l'aider. Il a vaguement conscience que son expression est paniquée. Mais sincèrement, peu lui importe ce qu'on pense de lui, que son image de héros qui a sauvé tout le monde soit écornée. Il s'en contrefiche. Il n'y a que Newt et ses amis qui comptent. Et pour le moment Newt a besoin d'aide. Il faut qu'on le sauve à nouveau. Parce qu'il ne peut pas mourir. Pas lui.

« Tu as une tête affreuse, Thomas. » La remarque le fait sursauter et son regard paniqué se pose sur Gally et Minho. Au moins, il les a trouvés eux.

« Ça va vieux ? », questionne Minho vaguement inquiet. Il ne se rappelle pas de la dernière fois où Thomas a affiché cet air désespéré. Enfin si, c'était il y a un peu plus d'un mois plus tôt quand Newt s'est effondré à cause de la Braise. Et cette expression de peur et brisée n'a pas quitté Thomas tant que le Blond ne s'est pas réveillé. Autrement dit, Minho redoute vaguement le pire.

« Où est Vince ? Il faut que je lui parle… », Thomas s'agite étrangement. Il a l'impression que chaque seconde compte, que le temps qu'il perd à parler met la vie de Newt en danger un peu plus. Sauf qu'il remarque le froncement de sourcils des deux anciens Matons. Et il voit Brenda s'approcher elle aussi inquiète. « Newt… », il bloque sur sa phrase et il mord sa lèvre inférieure nerveusement. « Ça ne va pas… Il ne se réveille pas et il semble au plus mal. » Et Thomas a toutes les peines du monde à ne pas craquer et pleurer en cet instant.

« Je vais chercher Vince. Vous devriez aller le voir. », commente Brenda plus posée que les deux autres qui ont perdu leur sourire. Apparemment, ils vont tous paniquer. La brunette prend donc sur elle, se disant que peut-être Newt est juste tombé malade.

Thomas observe son amie s'éloigner rapidement vers la tente médicale. Et il déglutit. La main de Gally sur son épaule le surprend. Il sursaute et lance un regard en biais à l'autre Blocard. Ils ne se sont jamais qualifiés d'amis. C'est avec lui que Thomas a eu le plus de difficultés à nouer une relation amicale. Au Bloc, ils se détestaient. Mais ici, Thomas découvre Gally autrement. Et ils apprennent à se comprendre et à fonctionner à deux. Ils deviennent amis. C'est quelque chose qui fait aussi plaisir à Newt. Thomas le sait. Et que ne ferait-il pas pour que le blond sourie et soit heureux ? Gally lui fait un signe de tête. Et l'ancien Coureur se retourne pour regagner la tente, suivi de près par Minho et Gally. Il sait ses deux amis inquiets. Mais peut-être pas au même niveau que lui parce que, lui, son monde dépend de Newt maintenant. Il en a besoin pour avancer. Si on le prive de son compagnon, Thomas va définitivement s'effondrer. Il le sent en lui. Il sent qu'il se brise à nouveau. Cette sensation se mélange à la culpabilité de ne pas avoir constaté que Newt allait mal et à la peur de le perdre. Thomas agit comme un automate, incapable de penser correctement. Finalement, il rejoint la tente où Newt dort toujours. Il tousse à nouveau et le son rauque envoie une décharge de peur en Thomas. Il a l'impression vague que cela ressemble aux sons qu'émettait Newt dans son état de Fondu.

Les trois Blocards restent là à observer leur ami jusqu'à ce que Brenda débarque avec Vince et Frypan. Thomas recule pour laisser de la place au plus âgé. Il ne peut détacher son regard de Newt. Il est dans un état second pour être honnête, à peine conscient de ce qui l'entoure et des autres qui sont avec lui. Vince ne panique pas. Il pose sa main sur le front chaud du blond avec un froncement de sourcils. Il n'est pas vraiment médecin mais il en a vu assez et a assez souvent aidé Elizabeth pour savoir reconnaître la Braise et d'autres maladies. Il sort du carton qu'il a apporté avec lui un thermomètre qu'il réussit à glisser entre les lèvres sèches et pâles de Newt. Quelques minutes plus tard, il observe les résultats avec une grimace. Ses doigts viennent palper la gorge de Newt. Et la quinte de toux qui prend le blond à la gorge finit de convaincre Vince que le Blocard est bien malade. Et un soupir échappe au plus vieux. Il fouille dans la caisse et en sort quelques médicaments divers. Puis son regard se reporte sur les Blocards. Et là, il fronce des sourcils. Ils sont clairement en attente d'une réponse et de toute évidence ils sont paniqués.

« Il a quoi ? », finit par demander Brenda sans doute la plus posée du groupe.

« Eh bien, je dirais qu'il s'est chopé un virus. Et vu son état d'épuisement depuis qu'on est ici, ce n'est même pas étonnant. » Vince reporte son regard sur les médicaments, cherchant lequel sera le plus efficace. Mais le lourd silence qu'il sent régner autour de lui le force à regarder à nouveau les autres.

« Est-ce qu'il… » Minho n'est pas certain de comment formuler sa question. Mais le mot virus lui fait clairement redouter la Braise. Et à la manière dont Thomas se tend à côté de lui, dont il pâlit et tremble, il n'est pas le seul. De son point de vue, son ami respire d'ailleurs trop vite. « Je veux dire comme la dernière fois… »

« Mon dieu, mais vous êtes vraiment conditionnés ! » Et Vince se prend le luxe de rouler des yeux. « Il existe d'autres virus que la Braise je vous signale. Il en existe beaucoup même ! » ajoute-t-il en haussant des épaules. Et il soupire. Il oublie parfois à quel point le monde des Blocards est réduit à peu de choses. « Je pense qu'il a un refroidissement ou une pharyngite… Peut-être la grippe. Ce sont des maladies qu'on soigne très bien et qui ne sont pas mortelles. Il va s'en remettre, s'il dort, reste au chaud et avale des médicaments. »

Une vague de soulagement traverse Thomas et ses amis. L'ancien Coureur ferme les yeux. Newt ira bien. Newt va guérir. Et il peut racheter son égoïsme de ces derniers jours en prenant soin de lui. Car il est totalement hors de question qu'il quitte une seule seconde le blond tant qu'il n'ira pas mieux. Le soupir de Fry attire le regard des autres mais il exprime tout le soulagement des Blocards. Thomas mordille sa lèvre inférieure. Il se sent vaguement soulagé mais toujours inquiet. Newt est quand même malade, même si cela n'a rien de mortel. Et voir le corps du Second aussi faible, pris de tremblements à cause de la fièvre le retourne. Il déteste ça aussi. Il déteste tout ce qui peut mettre à mal Newt et les autres Blocards. Thomas passe une main vaguement tremblante dans ses cheveux. Vince installe diverses boîtes et flacons sur la table de nuit près de leur lit. Thomas observe tout. Il sait qu'il doit se concentrer, bien écouter les instructions de Vince pour soigner Newt au mieux.

« Bon, pour faire simple. Il faut qu'il reste au chaud sous une couverture et laissez-le dormir. Par contre, il faut changer ses vêtements humides de transpiration. La fièvre est le signe que son corps lutte pour guérir. Cela dit, il a quand même 39 de fièvre donc il faut éviter qu'elle n'augmente. Un linge humide sur le front devrait l'aider. Les médicaments ici sont à prendre trois fois par jour, plus pour les antidouleurs. Mais pas plus de six en vingt-quatre heures. Il faut aussi le forcer à manger un peu et lui faire boire beaucoup d'eau… Et si tout va bien, dans une petite semaine il sera rétabli », explique calmement Vince. Et Thomas ne manque rien, mémorisant chaque information. « Par contre c'est contagieux, donc si vous restez avec lui, vous risquez fortement de tomber malade. »

Thomas mémorise tout ce que Vince dit. Il restera là avec Newt. Et il prendra soin de lui. Et hors de question, que cette fois-ci il l'abandonne. Il le doit au blond. Il ne peut pas fuir chaque fois que son compagnon est malade. Il veut aussi prendre soin de lui. Et en bon égocentrique, Thomas pense être le seul à pouvoir protéger et prendre soin correctement de Newt. Du moins quand il ne fuit pas par peur de le voir mourir. Et il s'en veut de ne pas être resté avec le blond quand il était dans le coma. Il regrette de ne pas avoir été là à son réveil. Parce que les choses auraient été différentes entre eux. Il en est persuadé. Finalement, l'ancien Coureur reprend vie. Il se dirige vers la caisse de Newt pour en sortir un autre pantalon et un tee-shirt. Il hésite un instant quand il remarque que Newt lui a encore chipé un vêtement. Mais quelque part il trouve ça touchant et adorable. Et puis, si porter ses fringues rassurent Newt, ce n'est pas lui qui va s'en plaindre. Surtout qu'ils sont trop grands pour le blond, ce qui offre en général quelques petites vues bien plaisantes à Thomas.

« Je vais rester avec lui, c'est bon. », déclare Thomas en se relevant. Et il a un regard déterminé qui laisse sous-entendre qu'il ne va pas accepter la discussion avec les autres. Minho fronce les sourcils mais Fry et Gally semblent accepter l'idée. Du moins pour le moment, ils veulent bien laisser de l'espace à Thomas.

« OK. », finit par abdiquer Minho. « Je vais chercher de l'eau fraîche pour sa fièvre… Et je t'apporte de quoi manger. »

Et avec cela les autres sortent de la tente, le laissant seul. Et Thomas reste immobile quelques secondes avant de revenir vers le lit. Il dépose les vêtements propres sur la table de nuit. Sa main vient frôler les mèches blondes. Newt va vraiment mal. Il tousse à nouveau et grimace de douleur en portant une main à sa gorge. Thomas a mal pour lui. Mais il sait maintenant comment l'aider. Il va le forcer à changer de vêtements. Ensuite il lui fera avaler les médicaments. Et il le veillera sans bouger jusqu'à ce qu'il soit guéri. Et rien ni personne ne pourra lui faire quitter la tente. Lentement, l'ancien Coureur s'installe sur le lit. Il retire la couverture et il force Newt à s'asseoir à son tour. Cela lui arrache un gémissement de protestation bien faible. En d'autres circonstances, Thomas aurait aimé l'entendre gémir. Mais là, ce son ne peut prouver qu'à quel point Newt va mal.

« Allez Newt. », murmure-t-il en le soutenant. « Tu dois changer de vêtements et prendre des médicaments. Après promis, je te laisse dormir. »

Le blond papillonne des yeux et les ouvre difficilement. Ils sont vitreux et fatigués. Mais il offre un pauvre sourire à Thomas. Ce dernier ne résiste pas longtemps avant d'embrasser le front brûlant de son compagnon. Puis avec des gestes précis, il entreprend de faire passer le tee-shirt humide par-dessus la tête de Newt. Il le force à lever les bras, ce qui semble demander au blond un effort considérable. Et enfiler le nouveau vêtement est aussi compliqué. Finalement, Thomas force Newt à s'allonger et il s'attaque au pantalon de training qu'il fait glisser le long des jambes de son compagnon. Le regard de Thomas accroche la cicatrice sur la jambe droite. C'est la première fois qu'il la voit. Et son regard s'y attarde de trop. Lentement, sa main remonte pour frôler la cicatrice.

« Avoue que tu as toujours voulu me déshabiller », murmure Newt d'une voix rauque et fatiguée. Thomas relève la tête pour croiser son regard. Et il éloigne sa main de la blessure, débarrassant le blond du vêtement pour lui enfiler l'autre.

« Totalement… Et je le referais quand tu seras conscient de ce qui se passe, promis. », déclare-t-il en mettant le pantalon à Newt. « Lève les hanches… Tu pourrais m'aider un peu aussi. » taquine-t-il avec un sourire. Et son compagnon obéit docilement. Newt semble très complaisant quand il est malade.

Une fois Newt dans des vêtements secs, Thomas s'intéresse aux médicaments. Il y a là des cachets et un sirop. L'ancien Coureur se lève à nouveau et il va chercher une cuillère, un gobelet et la cruche d'eau. Il dépose le tout sur la table de nuit et s'installe face à Newt. Ce dernier lutte clairement pour rester éveillé et pour ne pas s'allonger à nouveau. Et une nouvelle quinte de toux secoue son corps. Thomas ouvre le sirop et en verse dans la cuillère. Il doit faire avaler tout ça à Newt. Et il espère que le blond est du genre malade facile. Après tout, il ne l'a jamais vu dans cet état et il ignore comment le second réagit quand il ne va pas bien.

« Ouvre la bouche. », ordonne Thomas avec un sourire rassurant. Et Newt s'exécute docilement et avale le sirop sans rien dire. « C'est bien. Un verre d'eau et les cachets et tu pourras dormir. » ajoute Thomas qui lui tend le tout.

Newt grimace un peu. Ses doigts tremblent quand il prend le gobelet en main. Puis lentement, il avale un par un les cachets que Thomas lui présente. Il vide lentement l'eau savourant la fraîcheur du liquide dans sa gorge étriquée par la toux et la douleur. Une fois qu'il a tout pris, Thomas le force à s'allonger et lui remet correctement la couverture pour s'assurer qu'il n'aura pas froid. Les doigts du brun caressent les mèches blondes un moment, avant qu'il ne se penche et n'embrasse le front toujours trop chaud de son compagnon. Puis Thomas se laisse glisser du lit pour s'agenouiller sur le sol. Il se trouve une position confortable et croise les bras sur le lit. Son menton repose sur ses bras et il observe Newt. Ce dernier sourit doucement. Lentement, comme si tout son corps le faisait atrocement souffrir, il s'allonge sur le côté face à Thomas. Et une de ses mains vient à la rencontre de celles du brun. Avec douceur, Newt entrelace leurs doigts.

« Merci, Tommy. », murmure-t-il avant de fermer les yeux et de s'endormir à nouveau.


Fin du chapitre 7

Un peu plus court mais c'est parce que j'ai décidé de couper en deux la scène par simplicité narrative.

Commentaire, remarques, réclamations … Enfin vous connaissez le principe maintenant.

Merci d'avoir lu !