Disclaimer : Seule l'histoire est à moi, tout le reste appartient malheureusement à l'autre chose transphobe et raciste

Blabla de l'auteur : À la base cette histoire devait être un OS mais je me suis dis qu'il pouvait être divisé en trois parties et que ça changerait un peu de mes éternels et unique chapitre. Tout n'es pas écris mais j'ai le plan en tête ce qui pour moi et énorme ! Et puis... heu... et bien je voulais me faire pardonner de ne pas sortir le chapitre de Scandal ce mois-ci... ne me tuez pas

Bonne lecture :)

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Ron commença à monter d'un pas lent les trois étages qui lui permettraient enfin de rentrer chez lui. La journée au magasin de farces et attrapes avait été harassante. Mais un simple coup d'oeil à ces deux pizzas, oui Ron avait extrêmement faim ce soir, lui colla immédiatement un sourire nié sur le visage.

Arrivé entre le deuxième et le troisième, Ron s'arrêta et ouvrit le carton du dessus afin de dévorer une part de sa pizza bolognaise avec supplément boulette de viande pour reprendre des forces.

Un soupir de contentement s'échappa des lèvres du roux et il reprit son ascension jusqu'à son palier.

Il atteignit enfin son étage et fut surpris par la quantité de carton qui y trônait. Certains étaient encore plein, d'autres étaient aplatit et formaient une pile parfaitement droite.

L'appartement à côté du sien venait enfin de trouver preneur après plusieurs mois d'inoccupation. Ron ne savait pas qui avait bien pu le prendre étant donné qu'il passait ses journées au travail, à jouer au rugby ou à la console chez son meilleur ami Harry. Mais à la vu de l'écriture féminine sur les cartons, cela ne pouvait être en toute logique qu'être une fille. Pas d'inscription disant « jouet bébé ». Parfait, il allait pouvoir continuer à faire la grasse matinée. Ron aimait bien les enfants, il en voulait, mais dormir jusqu'à onze heures voir midi le dimanche cela n'avait pas de prix et il tenait grandement à ses grasses matinée.

Ron se détourna de son inspection et mordit dans sa pizza. Il garda les mâchoires serrées le temps de chercher ses clés qui se trouvaient au fond de sa poche de jean.

Alors qu'il les inséraient dans la serrure, une porte non loin de lui s'ouvrit. Ron porta son attention sur l'origine du bruit et il n'en cru pas ses yeux.

Une créature semblable à une apparition divine apparut devant lui. Son short dévoilait des jambes longues et fine, elle avait un tout petit nez, des grands yeux vert espiègle et cette coupe de cheveux à la Mia Wallace… Ron était en train de fondre, il adorait ce personnage de film.

Elle était si belle, que Ron ouvrit grand la bouche et lâcha sa part de pizza qui s'échoua à moitié sur ses chaussures et à moitié sur le sol.

La jeune femme qui s'apprêtait à le saluer se ravisa et le regarda avec un air dégoutée. Elle s'empara rapidement du carton le plus proche d'elle et retourna dans son appartement.

Cette rencontre fut la première d'une longue suite de débâcle maladroite à chaque fois que Ronald Weasley croisait sa nouvelle voisine Pansy Parkinson.

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« Sérieux frangin, tu crains. »

« Je dirais même qu'il craint tellement qu'un enfant de maternelle a plus de chance de se marier avant notre petit Rony. » renchérit Fred.

« C'est toujours agréable d'avoir le soutien de sa famille. » maugréa Ron en croisant les bras sur sa poitrine.

« Non mais sérieux c'était quoi ça ? Tu as baragouiné un truc incompréhensible avant de pousser un cri. T'as aucune chance de la séduire avec une attitude comme celle-là. Je comprends pas… Tu as pourtant deux experts de la drague comme frère et tu nous fais des trucs comme ça. C'est… C'est… J'ai même pas les mots. »

Vous savez ce qui était le pire ? C'était que cette réaction étrange de Ron face à sa voisine n'était pas la première.

« Est-ce que t'es puceau ? » lâcha de but en blanc Georges après avoir avalé une gorgée de bière.

« Quoi ? Quoi ? Mais… Mais non ! » bafouilla Ron rouge comme une tomate.

« Oh voyons Georges rappelle toi, il est sorti avec cette cinglée de Lavande au lycée. Il a du faire ça deux ou trois fois mais depuis c'est ceinture. »

« Ah oui c'est vrai je l'avais oublié celle-là. »

Ron n'en revenait pas. Si ses frères pensaient ça, cela voudrait dire que le reste de sa famille et certains de ses amis devaient penser pareil. Il était affligé.

Ok il n'avait pas eu beaucoup de petite amie mais il en avait eu d'autres après le désastre Lavande. Il en avait eu quatre quand même ! Ce n'était pas rien. C'est juste qu'il ne les avait pas présenté à sa famille et particulièrement à sa mère qui se lamentait déjà qu'à vingt-sept ans son ''petit Rony chéri'' n'ai personne dans sa vie et qu'avoir seulement deux petits-enfants n'étaient pas assez.

« Arrêtez, elle était pas si horrible que ça. Elle avait quand même des bons côtés. »

« Vas-y, cite moi s'en trois. T'as deux minutes. » lui demanda le plus sérieusement du monde Fred.

Bon ok, trois compliments sur son ex Lavande Brown. Ça datait mais ça ne devrait pas être bien compliqué à trouver.

« Elle était rigolote, ses ongles étaient toujours impeccable… » ok celui là était minable « …et… » son cerveau carburait à toute allure, il fallait qu'il en trouve encore un pour paraître crédible. Mais rien ne venait. Allez cerveau juste un tout petit dernier, sois sympa ! « Heu… Heu… »

« Voilà ! Qu'est-ce que je disais ? » s'exclama Fred, les bras en l'air en signe de victoire.

« Oh ça va. » bouda Ron.

« Plus sérieusement. » fit Georges « Je suis d'accord cette fille c'est une bombe, mais pourquoi tu te mets à agir comme un barge sorti tout droit de l'asile ? Elle va se mettre à flipper à chaque fois qu'elle va te croiser si tu continues comme ça. »

Ron souffla dépité.

« Je sais bien mais je fais pas exprès. »

« Encore une chance. » souffla Fred.

« Vous croyez qu'il faut que je sois bourré pour lui parler normalement ? »

Les jumeaux se mirent à éclater de rire.

« Nan surtout pas ! Ça serait une des pires choses à faire. L'alcool te rend encore plus… stupide. »

« Oui stupide est vraiment le bon mot »

« Merci Fred, vas-y enfonce bien le bouchon. » grommela Ron

« Pas de soucis. Alors quand tu es bourré tu as cette fâcheuse tendance à être amoureux de tout ce qui peut croiser ton chemin même un lampadaire, si tu es affamé tu essayes de mettre une pizza entière dans ta bouche et en une seule bouchée ce qui te donne vraiment l'air d'un porc répugnant, lors de ta première cuite tu as essayé le soutif de maman, tu… »

« Ok ok c'est bon j'ai compris. » le coupa Ron « Il ne faut surtout pas que je la croise en étant ivre. »

« Ça vaudrait mieux effectivement. »

« Bon ben je suis dans la merde. » souffla Ron avant de boire une gorgée de bière.

« Ouai. »

« Halala… Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire de toi petit frère ? »

Ça, c'était une très bonne question. Qu'est-ce qu'on allait bien pouvoir faire de lui ?

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Avachit dans le canapé et les pieds posés sur la table basse, Ron s'empiffrait de chips goût barbecue devant la première saison de Brooklyn 99. Entre deux éclats de rire, cette Gina Linetti était vraiment la meilleure, Ron plongea une nouvelle fois la main dans le paquet et enfourna une énorme poignée dans sa bouche, faisait s'échouer des miettes de chips sur son t-shirt par la même occasion.

Alors que Boyle sortait une énième phrase malaisante, quelque chose se frotta contre l'épaule de Ron.

Le jeune homme sursauta et jeta un oeil à ce qui l'avait dérangé.

Un chat. Un magnifique chat au pelage beige et aux oreilles et la queue noir. On dirait un de ces chats tout droit sorti d'un pub pour de la pâté.

« Salut toi. D'où tu sors ? »

Bien évidemment Ron n'attendait aucune réponse de l'animal, mais le chat donna un petit coup de tête au rouquin. Il avait du rentrer par la porte-fenêtre du balcon qui était grande ouverte.

Le félin huma les miettes de chips sur le t-shirt de Ron et commença à les manger avec délice.

« Ah non mange pas ça ! C'est pas bon pour toi. » dit-il en le repoussant.

Le chat le regarda avec des grands yeux triste.

« Oh non fait pas cette tête là. »

Le félin poussa un petit miaulement.

« D'accord je vais te donner du jambon. » dit Ron en soufflant.

L'animal suivi le jeune homme jusqu'à la cuisine adjacente, où il se délecta et mangea avec voracité son morceau de jambon.

Après qu'il ai terminé, Ron examina le chat un peu plus en détail pour voir s'il avait un tatouage ou une médaille. Rien, il devait avoir une puce. Mais vu son pelage éclatant et son ventre qui était déjà bien rond même avant qu'il ne lui donne à manger, Ron supposa qu'il n'était pas un chat des rues ou abandonné. Et surtout il ne fallait pas oublier qu'il habitait au troisième, il ne pouvait donc appartenir qu'à un de ses voisins mais il ne savait pas lequel. Tout simplement parce qu'il ne les connaissait pas plus que ça et qu'il n'était jamais entré chez eux.

Ensuite Ron repartit sur le canapé finir son épisode et laissa le chat faire sa toilette. Il repartirait quand il le voudrait et de la même façon qu'il était rentré.

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Ron se réveilla en sursaut.

Quelqu'un frappait à sa porte.

Il frotta sa nuque endolori, ça lui apprendra à s'endormir comme une loque sur le canapé.

Le chat était collé contre lui.

Les coups continuaient de marteler sa porte. Il finit par se lever et ouvrit.

Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant la créature de ses rêves mais aussi son pire cauchemar : Pansy Parkinson.

Il écarquilla tellement les yeux qu'elle du le prendre pour un débile. Enfin ça, ça ne changeait pas de d'habitude.

« J'ai mal fermé ma porte-fenêtre et mon chat s'est enfui. Est-ce que par le plus grand des hasards vous l'auriez vu ? »

Ron fut incapable de répondre.

Pansy souffla, dépitée.

« Je ne sais pas pourquoi je suis venue vous dérangez. Il est clair que vous devez être muet et que vous ne me répondrez pas. »

La brune tourna les talons et commença à marcher jusqu'à l'appartement suivant, ses chaussures claquant contre le sol carrelé.

« Heu il ressemble à quoi votre chat ? »

Se fut au tour de Pansy d'écarquiller grand les yeux.

« Bah merde alors vous parlez ! J'ai toujours cru que vos couinement c'était parce qu'on vous aviez coupé la langue ou que vous étiez attardé. »

Ron piqua un fard, faisant se confondre la couleur de son visage à celle de ses cheveux. En même temps il ne l'avait pas volé celle-là.

En quelques enjambés Pansy revint devant la porte du roux.

« C'est un sacré de Birmanie et… »

« Un sacré de Birmanie ? » la coupa Ron, ne sachant pas du tout à quoi ressemblait cette race.

« Oui. Il a des poils longs couleurs crème, les oreilles et le bout de la queue noir et de grand yeux bleu. »

Hum oui d'accord… Cette description lui disait vaguement quelque chose…

« Attendez je vais vous montrer une photo. » dit Pansy en dégainant son portable.

La brune farfouilla dans ses photos avant d'en montrer une de son chat.

Oui effectivement, c'était bien le chat qui était entré par effraction dans son appartement et qui était en train de dormir avec lui il y a encore une minute.

« Il est beau. »

« Je sais. Bon vous l'avez vu ? »

« Non désolé. »

Mais qu'est-ce qui lui été passé par la tête ? Pourquoi avait-il dit ça ? Son chat était là posé sur son canapé ! Idiot !

« Vous êtes sur ? Nos balcons sont mitoyens, j'avais bon espoir qu'il est sauté et soit venu sur le votre. »

« Je l'ai pas vu. » continua-t-il de nier.

« Est-ce que je peux aller voir ? » demanda-t-elle en commençant à forcer le passage.

« Non, non, non, non, non. » objecta Ron en bloquant l'entrée de son appartement avec son corps. « Je ne préfère pas. Mon appart est crade, je n'ai pas fais le ménage depuis un lustre, il y a des emballages de mc do qui trainent et une odeur de cadavre qui commence à s'en dégager. Vraiment vous ne voulez pas sentir ça. »

Plus Ron parlait et plus le visage de Pansy abordait une grimace de dégout, son petit nez se retroussant.

« Yeurk. Effectivement je vais éviter de choper inutilement une hépatite en entrant chez vous. Vous me promettez qu'il n'est pas chez vous ? »

« Promis juré craché. »

« Non ne crachez pas ! » s'alarma Pansy.

« C'était une image. Je n'allais pas le faire. »

« Mouai pas sûre vu que vous êtes la parfaite description d'un porc… Bon je vais continuer mon tour. »

« Bye, au plaisir de vous revoir. »

« Ouai ouai pareil. » répondit-elle ironiquement en s'éloignant.

Ron ferma la porte de son antre, le sourire jusqu'aux lèvres et leva les bras en l'air en signe de victoire. Bon sang ! Il lui avait parlé ! Bon ok il avait menti mais il lui avait parlé ! Il décida de s'offrir une petite bière pour fêter ça. Il le méritait bien après tout.

Il s'approcha du chat et lui gratta derrière l'oreille, ce qui le fit ronronner.

« Oh bah oui ça fait du bien ça hein ? Tu sais que grâce à toi j'ai enfin pu parler à ta maîtresse ? Trois mois que je passe pour un con et… » Ron se redressa, prit d'un soudain éclair de génie « Héééé ! Ça te dit de rester ici quelque temps ? Avec un peu de chance elle va à nouveau venir me parler. Qu'est-ce que t'en dis le chat ? »

Pour toute réponse, le félin bailla et s'étendit de plus belle dans le canapé pour poursuivre sa sieste salvatrice, complètement inconscient des manigances qui venait de se tramer suite à sa fugue.

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Soif, il avait soif.

Ron regarda son radio-réveil et vit que minuit était passé. Il alluma sa lampe de chevet et remarqua que le chat avait élu domicile sur sa pile de vêtements sale.

Il se leva et marcha jusqu'à la cuisine. Arrivé devant l'évier, il bailla et se gratta les fesses.

À tâtons, il prit un verre dans un des placards et le remplit d'eau.

Désaltéré, il repartit en direction de sa chambre quand il eut envie de grignoter un morceau. Il fit demi-tour et ouvrit la porte du frigo, la petite lumière projetant ses éclats tout autour de lui.

Et là il l'aperçut : le Saint-Graal. Le cheesecake aux fruits-rouge que sa mère lui avait donné. Il en restait une part. Il se pencha pour la prendre, croqua dedans avec délice quand il entendit un cognement suivi d'un petit cri de douleur étouffé.

Paniqué, il marcha à reculons jusqu'à l'interrupteur avec à la main une part de cheesecake crémeuse pour seule arme de défense, puis il l'enclencha.

Une Pansy Parkinson à quatre pattes se cachait sous sa table de cuisine.

« Qu'est-ce que vous faites là ? » tonna Ron.

« Oh ça va. C'est de votre faute si je suis là, vous n'aviez qu'à me laisser entrer chez vous tout à l'heure. » dit-elle en sortant de sous la table.

Elle était vêtu d'une combinaison noir moulante et de botte à talon haut. On aurait dit Catwoman. Mais une Catwoman bizarre portant de grand gant de vaisselle jaune.

« Comment êtes-vous entrée ? »

« Par le balcon. »

Quel idiot ! La porte-fenêtre bien sûr ! Il ne la fermait jamais vu qu'il habitait au troisième et qu'il ne voyait aucun voleur prendre le risque d'escalader la façade. Enfin aucun sauf elle apparement.

« Attendez vous avez grimper sur les barrières et sauter entre nos deux balcons alors que vous portez ces talons gigantesque ? » dit Ron en désignant du doigt les chaussures de Pansy.

« Bien sûr. » répondit-elle comme si c'était une évidence.

« Mais vous êtes cinglés ! »

« Oui totalement. »

« Et les gants c'est pour quoi ? »

« Vous aviez dit que votre appartement était une zone de guerre sinistré par la saleté et les germes alors j'ai pris mes précautions. Mais de ce que je peux voir vous m'avez menti, votre appartement n'est pas aussi répugnant que vous le dépeignait. M'avez-vous également menti pour mon chat ? »

« Non. »

« Maintenant que je suis là, vous ne m'en voudrez pas si je fais un tour. »

« Et bien si. Vous êtes chez moi, il est tard et je vous promets qu'il n'est pas ici. Mais ce que je peux vous proposez c'est de chercher avec vous demain en faisant un tour du quartier. Ça vous va ? »

Faite qu'elle dise oui, par pitié. Si elle le voit je suis mort et je ne veux pas mourir maintenant alors que je suis en caleçon, pensa-t-il. Oh c'est pas vrai je suis en caleçon !

Ça t'apprendra à mentir tiens, lui chuchotât l'ange sur son épaule tandis que le petit démon lui disait de faire comme lui et de prendre des poses de bodybuilder.

« Ok on fait ça. » répondit Pansy après un instant de réflexion « Dix-huit heures en bas de l'immeuble. Ne soyez pas en retard. » ordonna-t-elle en se dirigeant vers la porte-fenêtre.

« Heu vous ne voulez pas plutôt passer par la porte ? »

« Non ma porte d'entrée est verrouillée. Demain dix-huit heures, n'oubliez pas. »

Ronald la vit sauter sur son balcon avec élégance et sans aucun bruit.

Il ne savait juste pas s'il était impressionné ou s'il devrait avoir peur.

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La suite arrivera un jour. Promis vous n'aurez pas vingt ans de plus et quatre enfants à charge quand il sortira. En attendant écoutez le nouvel album de Miley Cyrus (gros coup de coeur pour Prisoner, Angels like you et High).

Et sinon que pensez-vous de ce Ron ? Un peu bêbête certes mais sa maladresse et sa timidité le rendent chou non ? Oui bon ok voler un chat pour parler à sa voisine et d'une stupidité sans nom mais je le trouve chou quand même. D'accord d'accord j'avoue je me suis attaché à lui.