Titre : La disparition de Riza Hawkeye
Genre : Mystère/Romance
Rating : K+
Résumé : Un matin, Riza ne se présente pas au QG. Elle semble avoir disparu et l'équipe lance alors une enquête pour la retrouver. Ils vont alors découvrir une autre personnalité de leur Lieutenant. Royai as usual ;)
Disclamer : FMA ne m'appartient pas T.T
Spoiler : Tous possiblement.
Notes : Hello ! Et voici la suite et fin de cette fanfiction. Je la mets ce soir parce que je ne vais pas avoir le temps demain. Je ne sais pas pourquoi mais je n'ai pas reçu de mail comme d'habitude pour me prévenir de vos reviews alors j'étais toute triste T.T et puis je les ai vues sur le site ! Je vous adore !
Bonne lecture à vous !
Partie 2
Roy se pencha sur le dossier que le directeur leur avait remis. Maria se chargea d'appeler Rebecca. Elle avait passé une partie de la soirée avec Riza vendredi soir dernier et avait peut-être de nouvelles informations à leur communiquer. Quant à Havoc et Falman, Roy les renvoya à l'université. Si les ravisseurs en avaient réellement après ses travaux, il fallait les mettre en sûreté. Tous étaient bien occupés et ils firent de leur mieux pour trouver des indices menant à leur Lieutenant.
Le temps défila alors. Maria put avoir Rebecca et la jeune femme n'eut aucune nouvelle piste à lui apporter. La soirée avait été habituelle. Maria rapporta l'information au Général et prêta main forte à Fuery avec les cassettes. Bientôt, Havoc et Falman revinrent avec bons nombres de dossiers marqués confidentiels et plusieurs prototypes. Ils entreposèrent tout ça dans le bureau du Général, dans une armoire que Roy ferma alchimiquement. Il savait bien que si celui qui s'était introduit chez MailsCoop décidait de faire de même ici, il n'aurait aucun mal à les récupérer avec l'alchimie.
Roy venait d'ailleurs de terminer de lire le rapport, mais effectivement, il y avait très peu de choses. Il avait appelé le service des enquêteurs afin d'avoir leur rapport mais il n'avait pas trop d'espoir. Ils commençaient à tourner en rond quand Havoc revint avec un sourire triomphant. Il tenait dans sa main droite le bout de tissu trouvé dans la ruelle, et dans la gauche, un uniforme de MailsCoop.
« Général ! Ça correspond, déclara-t-il. J'ai demandé le dossier des ressources humaines et ceux qui sont surlignés en jaune sont ceux qui doivent porter un uniforme comme celui-ci. Ils sont trente-quatre, mais j'ai demandé également les effectifs au moment du cambriolage. Beaucoup sont toujours présents mais certains sont partis peu de temps après. Il y a eu des mutations, des congés maternité et une démission. Un certain Karl Rodgers.
- Beau travail, Sous-Lieutenant, félicita Roy. Tu as son adresse ? »
Havoc lui tendit un petit papier et Roy sourit.
« Nous allons lui rendre une petite visite. Breda, Falman, je vous laisse éplucher ses listes et essayez de me trouver une photo de Rodgers au cas où. Comparez là avec le portrait robot. Ross, je vous laisse avec Fuery. Vous ne serez pas trop de deux sur ses cassettes. Havoc, avec moi. »
Il était bientôt dix-huit heures, mais ils n'y faisaient plus attention. Enfin, les choses s'éclaircissaient peu à peu.
Ils sonnèrent chez Rodgers une quinzaine de minutes plus tard. Personne ne leur répondit et ils interrogèrent alors le concierge.
« Monsieur Rodgers ? Oh ! Il a déménagé il y a quelques mois. »
Havoc et Mustang soupirèrent de concert.
« Mais j'ai l'adresse je crois. Il avait pris des déménageurs mais ils ont oublié un carton et m'ont contacté pour que je l'envoie moi-même. J'ai gardé l'adresse, attendez une seconde, fit-il en fouillant dans ses papiers. Ah ! Là voilà. »
Havoc avait déjà son stylo en main et ils foncèrent à la nouvelle adresse. Étrangement, ses cartons avaient été envoyés à une sorte d'entrepôt un peu à l'extérieur de la ville. C'était louche. Ils décidèrent de surveiller les environs avant d'intervenir. C'est à cet instant que Fuery les contacta.
Ils avaient apparemment réussi à tirer quelque chose des cassettes. Dessus, avec la photo que Breda et Falman avaient pu avoir, ils avaient pu voir Rodgers plusieurs fois dessus et ils étaient maintenant convaincus qu'il était l'homme aperçu dans la ruelle. Par ailleurs, l'image des caméras avaient été altérées le soir du cambriolage. C'était infime mais Fuery l'avait remarqué.
« Ça vient de la cassette, assura-t-il. Celui qui a fait ça est très bon et il a modifié la cassette après coup. C'est comme si il avait coupé un bout du film tout en laissant le temps intact, simplifia le Sergent-chef.
- Bon, il faudrait regarder aussi dans les listes du personnel ceux qui ont pu avoir accès à cette cassette. Je te laisse te concentrer là-dessus avec le Sous-Lieutenant Ross. Et, Fuery, envoie moi Breda et Falman. Oh ! Et Lady et Hayate. Nous allons inspecter cet entrepôt. »
Fuery acquiesça.
Vingt minutes plus tard, Breda et Falman les rejoignaient. Ils choisirent de faire le tour de manière discrète et pour cela, ils ne prirent qu'Hayate, laissant Lady dans la voiture. Roy savait qu'Hayate lui obéissait mais il ne connaissait pas assez Lady pour pouvoir la gérer.
Le petit chien sur les talons, il fit le tour de l'entrepôt avec Breda tandis qu'Havoc et Falman progressaient de l'autre côté. L'endroit paraissait très calme et aucun bruit ne se faisait entendre. Soudain, Hayate s'immobilisa. Il geignit et Roy comprit qu'il avait repéré quelque chose.
« Hayate a une piste, nous allons entrer par le sud », informa Roy dans la radio.
Chacun avait un émetteur et c'était Fuery qui coordonnait le tout depuis le QG.
« Ok, répondit Havoc. Nous avons une ouverture ici. »
Roy approuva et ils furent tout de suite les uns en face des autres. Ils étaient au sein d'une immense salle vide.
« Bon, fit Roy. Fouillons les lieux. Restez méfiants. »
Ils examinèrent l'endroit et finalement se retrouvèrent tous devant une porte au bout de la salle. Elle était fermée à clé et Roy grommela. Normalement, il lui fallait un mandat... mais avec l'alchimie personne n'y verrait rien. Il posa une main sur la porte et celle-ci s'ouvrit.
Alors ils pénétrèrent dans une sorte d'appartement aménagé dans l'entrepôt. L'endroit était assez encombré et mal rangé, comme si la personne qui vivait ici ne prenait pas le temps de ranger.
« C'est le nouveau logement de Rodgers, fit Havoc en montrant une enveloppe à son nom.
- C'est étrange comme endroit pour vivre non ? nota Falman.
- Oui, surtout qu'il a pris une boîte postale. Le courrier n'arrive pas jusqu'ici apparement, ajouta Havoc. Il ne doit pas vouloir qu'on le retrouve. »
Hayate releva la tête brusquement et s'avança en trottinant vers la porte d'entrée.
« Salut toi », fit une voix qu'ils connaissaient bien.
Aussitôt toute l'équipe se précipita vers elle.
« Lieutenant ! » s'exclama Roy, soulagé.
Elle lui fit signe de se taire et un homme entra derrière elle. Elle referma la porte alors qu'ils reconnaissaient le dénommé Donovan Armand. Ils étaient tous deux dans un sale état. Leurs vêtements étaient déchirés et tâchés de sang. La jupe de Riza était à présent ouverte jusque mi-cuisses et ses cheveux négligemment attachés en une queue de cheval. Donovan n'était pas mieux. Son pantalon gris était rouge par endroit et il manquait les boutons de son veston. Quand à sa veste, elle avait disparu, tout comme les chaussures de Riza apparemment. Elle tenait un couteau dans sa main droite, une arme de fortune certainement.
« Comment allez-vous ? » interrogea-t-il en se dirigeant droit vers elle.
Elle le rassura d'un regard.
« Tout va bien. Nous avons pu nous échapper ce matin, mais c'est compliqué de quitter les entrepôts sans qu'ils ne s'en aperçoivent.
- Ils ont plusieurs entrepôts ? » interrogea Breda.
Riza et Donovan se jetèrent un regard.
« Oui, répondit ce dernier. C'est une organisation illégale de trafic d'automails. Ils sont assez actifs dans d'autres pays et se développent tout juste à Amestris. Tous les entrepôts du coin leur appartiennent. Celui-ci est le plus éloigné. Nous étions presque sortis de la zone quand Riza a repéré vos voitures un peu plus loin, et nous voilà, termina-t-il en levant les yeux au ciel.
- Don' », reprocha-t-elle gentiment.
Il lui sourit et ils revinrent à l'équipe. Havoc eut l'amabilité de donner une arme à Riza et elle lui dédia un sublime sourire.
« Merci Havoc. Ils sont à nos trousses donc ils ne devraient pas tarder, informa-t-elle en chargeant l'arme.
- Leur avez-vous transmis vos travaux ? questionna alors Roy.
- Non, assura Armand.
- Il les a envoyés sur une autre piste, compléta Riza. Nous avons vite compris que le seul professionnel de l'alchimie est Rodgers et il est encore en apprentissage disons. C'était facile de gagner un peu de temps avec ça.
- Ce qu'il fallait pour que tu nous trouves une porte de sortie, fit Donovan en lui envoyant un clin d'œil.
- Oui, d'ailleurs, vous feriez peut-être mieux de vous mettre à l'abri, déclara Roy. Nous avons Lady dans la voiture. »
Le regard de Donovan se fit plus tendre à la mention de sa chienne.
« Merci Général, mais je vais rester. Ce serait compliqué de me faire sortir maintenant. »
Roy acquiesça et contacta Fuery afin d'avoir des renforts. Il lui indiqua la zone des entrepôts et à l'aide des informations complémentaires de Riza et Donovan, ce fut plus clair en quelques minutes.
Tout s'accéléra brusquement. Hayate grogna et Riza repoussa Donovan derrière elle, arme au poing. L'équipe se tint prête. Ils étaient plutôt pris au piège dans cet appartement sans fenêtre et dont l'unique entrée et sortie était cette porte.
Ils perçurent du bruit dans l'entrepôt et Roy posa une main sur la porte. Il croisa le regard de Riza et elle opina.
Il désintégra le mur et profita de l'effet de surprise pour en créer un autre trois mètres plus loin, plus bas. Cela leur permis d'avoir un abri pour tirer. Le temps que les hommes de Rodgers réagissent, ils étaient déjà derrière le muret et des flammes immenses se répandirent dans l'entrepôt. Il y eut quelques coups de feu mais les capturer ne fut pas très compliqué. Ils manquaient Rodgers toutefois et à en juger par le nombre, ils n'avaient eu qu'une partie des hommes.
Roy donna ses ordres et les hommes furent ligotés rapidement. Roy scella ensuite l'entrepôt et guidés par Riza, ils se rendirent dans l'entrepôt principal là où Rodgers devait être.
« Il y a des caméras un peu partout à partir de là, informa Riza, et ils savent d'où nous venons.
- Pas d'effet de surprise pour nous, autrement dit », ajouta Roy à ses côtés.
Elle eut un regard éloquent. C'était tout à fait ça.
Et en effet, quelques mètres plus loin, ils se firent accueillir par des coups de feu. Roy et Riza n'eurent aucun mal à avancer cependant, Roy les protégeant par des murs temporaires, Riza tirant à chaque pas. Le reste de l'équipe tentait de suivre leur rythme, gardant Donovan protégé derrière eux.
Bien vite, ils se retrouvèrent devant l'entrepôt principal.
« Nous en avons eu quinze de plus, ils ne doivent être plus qu'une dizaine, Général », informa Riza.
Il opina et ils pénétrèrent dans l'entrepôt. Tout était étonnamment calme. Pourtant, ils n'avaient pas fait attention aux caméras donc Rodgers devait savoir exactement où ils étaient.
Roy avançait quand Riza l'immobilisa, lui montrant le sol. C'était grossier. Un immense cercle alchimique les attendait. Roy posa ses mains au sol et le brisa. Puis, la porte de l'entrepôt se referma brusquement derrière eux mais encore une fois, il ne fallut qu'une seconde au Général Mustang pour les libérer, une seconde de plus pour immobiliser le fuyard. Il en profita pour l'interroger et l'homme craqua bientôt.
« Ils sont dans la pièce en hauteur... par l'escalier de droite », informa-t-il.
Roy le ligota et ils retournèrent dans l'entrepôt. Roy gravit l'escalier, Riza sur les talons et Black Hayate dans les pas de sa maîtresse. Le reste de l'équipe suivait, gardant les yeux ouverts.
Rodgers eut bien quelques stratégies défensives mais il ne faisait pas le poids face à Mustang. Avec sa capacité à transmuter ce qu'il voulait sans cercle, Roy était redoutable. Riza qui n'avait plus de balles ne se découragea pas et passa au combat à main nue. On pouvait dire qu'elle savait se défendre et ils comprirent vite comme elle avait pu déchirer ses vêtements ainsi.
Il y eut quelques minutes de combat mais très vite, tout fut fini. Rodgers se retrouva ligoté comme le reste de ses hommes. Roy avait bien fait attention à ne pas brûler de documents afin de pouvoir remonter le réseau.
Les renforts arrivèrent au même moment et Roy les chargea de sécuriser les lieux. Il allait avoir beaucoup de fouille à faire mais pour ce soir, ça irait. Ça faisait deux jours qu'ils étaient sur les dents. Leur Lieutenant allait bien. Ils pouvaient donc souffler.
Riza était d'ailleurs présentement en train de passer un bandage de fortune autour de sa cuisse droite.
« Lieutenant », intervint Roy, posant une main sur la sienne.
Il le noua avec application et elle grimaça.
« Ça va aller ? »
Elle opina et il mit son bras dans son dos. Elle s'appuya sur lui et ils sortirent ainsi.
« Je devrais penser à demander à May de m'apprendre son alchimie. »
Riza pouffa.
« En effet, ça pourrait être une bonne idée. J'espère que je ne vais pas retrouver le bureau sans dessus dessous », fit la jeune femme.
Ce fut au tour de Roy de grimacer.
« Hum... nous avons surtout passé les deux derniers jours à essayer de vous retrouver. »
Elle fut silencieuse une seconde et finit par acquiescer.
« Nous sommes jeudi soir, lui apprit-il, sachant qu'en captivité, il était dur de se repérer dans le temps.
- Merci, souffla-t-elle.
- Nous arrivons bientôt à la voiture. »
Elle ne se plaignait pas bien sûr, mais il la sentait s'appuyer de plus en plus sur lui. Il savait qu'elle n'avait pas dû trop dormir et très peu mangé les dernières 48 heures. Elle devait atteindre ses limites.
Cependant, Donovan fut certainement le plus heureux de tous à leur arrivée aux voitures. Lady lui fit la fête et il serra la petite chienne dans ses bras. Riza lui jeta un regard tendre.
Ils se rendirent au QG et là, Roy envoya Riza et Donovan tout droit à l'infirmerie.
Roy se concentra sur la suite des événements. Il avait demandé à ce que les dossiers du bureau de Rodgers lui parviennent afin qu'ils puissent remonter ce réseau. En attendant cela, il s'avança sur la paperasse au maximum.
Il supervisa les mises en cellule des coupables, remplit un nombre incalculable de formulaires et toujours au niveau de prison, il prit le temps de contacter Fuery afin de savoir comment allait son Lieutenant.
« Elle n'est toujours pas revenue. L'infirmier a envoyé chercher un médecin, je crois.
- D'accord. Merci Fuery, je vais passer voir. »
Il finit ses formulaires et remonta à l'infirmerie. Alors qu'il allait entrer, il tomba nez à nez avec le médecin.
« Ah Docteur ! Vous avez dû vous occuper de mon Premier Lieutenant, comment va-t-elle ?
« Ils étaient tous deux assez déshydratés et affamés. J'ai fait plusieurs points de suture à votre Lieutenant, sur sa cuisse droite, mais ne vous inquiétez pas, ça devrait cicatriser rapidement. Pour le reste, ils n'avaient que des égratignures. Je viens de finir. Vous pouvez aller les voir.
- Merci Docteur. »
Roy entra. La première pièce était déserte et il s'avança vers la seconde. C'est alors qu'il entendit rire. Il ne sut pas trop pourquoi mais il s'immobilisa. C'était son rire.
« Don' ! fit Riza sur un ton de reproche.
- Quoi ? Ne viens pas me dire que ce n'est pas vrai », rétorqua l'homme, taquin.
Elle ne répondit pas mais Roy l'imaginait bien lever les yeux au ciel.
« Bon, allons le trouver alors, ton Général.
- Donovan, gronda-t-elle une nouvelle fois.
- Je viens certainement d'en comprendre plus sur toi aujourd'hui qu'en trois mois de fréquentation.
- Tu n'en fais pas un peu trop ? répliqua Riza.
- Alors ça non, je t'assure. Il suffit de vous voir interagir tous les deux... »
Il avait une voix plus douce. Roy s'approcha discrètement. Il n'aimait pas écouter aux portes, mais c'était plus fort que lui. Dans la pièce, Donovan avait enlacé Riza et l'observait d'un air tendre.
« Je suis loin de faire le poids.
- Comme si c'était ce que tu voulais. »
Roy le vit faire une grimace.
« Ah, peut-être que tu es trop attachante, Riza. »
Elle eut l'air peinée soudainement.
« Ne t'en fais pas, assura alors Donovan. Je vais arrêter là les frais, mais toi, tu passes à côté de ton bonheur alors qu'il est littéralement à portée de main ! »
Elle ouvrait de grands yeux, assimilant les dernières informations, et répondit au baiser que Donovan lui donna.
« Je suis désolée, souffla-t-elle.
- Hey ! Mais c'est moi qui romps et c'est toi qui es désolée ? C'est le monde à l'envers, fit-il en riant. »
Elle le frappa gentiment sur le torse et s'appuyant sur son épaule, réclama un autre baiser.
« Merci, souffla-t-elle. Allons-y maintenant. Je ne sais déjà pas dans quel état je vais retrouver le bureau. »
Donovan passa son bras autour de sa taille pour l'aider et Roy paniqua. Ils venaient dans sa direction forcément. Le plus discrètement possible il fit demi-tour et fit semblant d'entrer dans la pièce.
« Ah Lieutenant, comment allez-vous ?
- Général, salua-t-elle de son mieux. Très bien, merci. »
Il lui adressa un regard sombre.
« Vous avez mangé et bu ? Je vais vous faire raccompagner chez vous et je ne veux pas vous voir demain. Nous nous débrouillerons pour les rapports. »
Elle avait gardé la bouche ouverte, n'ayant pas le temps d'en placer une.
« Général ! reprocha-t-elle.
- Et pas de mais », rétorqua le brun d'un ton moins dur.
Il lui sourit et appela Fuery.
« Envoie moi Falman. Je le charge de raccompagner le Docteur Armand et le Lieutenant Hawkeye chez eux. »
Une minute plus tard à peine, l'Adjudant-chef débarquait.
« Nous prendrons vos dépositions demain dans la journée, chez vous », rajouta Roy à l'intention de Riza.
Elle maugréa mais ne dit rien. Tous les trois partirent au rythme de la jeune femme, Roy les observant pensivement.
Il avait surpris une conversation très intéressante. Donovan et Riza venaient ainsi de rompre et de plus, c'était certainement à cause de lui. Enfin, c'était ce que sous-entendait Donovan. Riza n'avait rien infirmé cependant. Est-ce que c'était vrai ?
Il revoyait Riza lovée dans ses bras, un sourire sur les lèvre, et frémit. Il détestait cette vision. Cela le rongeait.
Il retourna au bureau et avança la paperasse. Le reste de l'équipe s'occupa des affaires urgentes et ils lui souhaitèrent une bonne soirée avant de rentrer.
Havoc jeta un dernier coup d'œil au Général en sortant. Apparemment, il était parti pour rester un moment. Il semblait plongé dans les dossiers. De plus quand il était revenu de l'infirmerie, il paraissait contrarié.
Le Sous-Lieutenant décida de s'arrêter en chemin pour téléphoner. Il composa le numéro de Riza, espérant qu'elle soit chez elle. Elle décrocha au bout de trois sonneries.
« Lieutenant ? C'est Havoc.
- Havoc ? Que se passe-t-il ?
- À vrai dire, rien, mais... le Général est toujours au travail. Je ne suis pas sûr qu'il avance beaucoup à cette heure-là et il ne nous écoute pas, mais toi si alors...
- Vous avez fini les choses urgentes à traiter ?
- Oui, c'est pour ça que je ne comprends pas trop pourquoi il reste encore...
- Bon, je m'en occupe Havoc.
- Je ne te demande pas de passer, hein. Un coup de fil suffira j'espère.
- Ne t'inquiète pas. Repose toi bien Havoc et merci.
- Je t'en prie. Bonne soirée !
- Bonne soirée. »
Il raccrocha et sortit du QG le cœur plus léger.
Riza observa le téléphone une seconde et commença à composer le numéro du QG avant de se raviser.
Black Hayate la regardait avec adoration à ses pieds. Elle était à dix minutes à pied du QG et Hayate voulait certainement sortir...
Elle ne se posa pas plus de questions et attrapa son manteau. De toute façon, elle ne supportait pas la solitude ce soir. Falman avait déposé Donovan chez lui en premier et alors qu'il sortait de la voiture, elle avait réalisé que plus rien ne serait comme avant entre eux. Elle n'était pas triste, pas jusque là, mais disons qu'elle s'habituait à une sorte de vie à deux. Ils passaient souvent leur soirée ensemble et elle avait fini par trouver cela agréable. Elle s'entendait vraiment bien avec Donovan et si elle n'avait pas quelqu'un d'autre en tête, ils auraient certainement fait un très bon couple. Mais elle comprenait sa décision. Elle était incapable de lui donner ce qu'il voulait au final. Elle pensait naïvement qu'il se contenterait de leur relation actuelle mais c'était utopiste. Elle se sentait presque coupable de ne pas ressentir plus de peine que cela. Disons qu'elle était déçue car elle appréciait sa compagnie.
Puis Falman l'avait déposée chez elle, s'assurant qu'elle allait bien. S'il avait été surpris de ne pas les déposer tous les deux au même endroit, il n'avait rien dit.
Riza avait regagné son appartement avec Hayate et elle avait juste eu le temps de se doucher et de se changer avant qu'Havoc ne l'appelle. Elle enfila un bonnet blanc pour couvrir ses cheveux encore humides et sortit.
Vingt minutes plus tard, elle se trouvait devant la porte du bureau, à moitié hésitante. Il lui avait dit de ne pas revenir le lendemain après tout, or on était le soir donc cela ne comptait pas, non ?
Elle entra et s'avança vers le bureau de son supérieur. Elle frappa et attendit son accord avant d'entrer. Il lui jeta un regard critique.
« Lieutenant ? Que faites-vous ici ?
- Je pourrais vous retourner la question Général. Il est bientôt vingt-deux heures. »
Il se tourna vers l'horloge et revint à elle.
« Vous devez vous reposer. »
Elle referma la porte derrière elle et soupira. Elle se sentait un peu stupide d'avoir suivi son instinct cette fois et de se retrouver ainsi devant lui.
« Je... vous avez fini là ? »
Il opina, sans comprendre.
« Alors, raccompagnez moi. »
Il haussa les sourcils. Est-ce qu'elle lui demandait de la raccompagner chez elle ? Cela lui sembla tellement étrange.
« S'il vous plait », ajouta-t-elle.
Elle avait soudainement l'air fatiguée, appuyée sur la porte. Elle avait bien eu une prescription pour des béquilles mais les pharmacies étant fermées à cette heure-là, elle ne pouvait les récupérer que le lendemain.
Il réagit alors et se leva. Il rangea sommairement son bureau et récupéra son manteau. Il se dirigea droit vers elle et lui tendit son bras. Elle le prit sans sourciller et ils sortirent. Ils quittèrent le QG en silence. Roy prit son temps, conscient qu'elle peinait à ses côtés. Il pensa à ses six étages à grimper chez elle sans ascenseur. Était-elle folle pour être revenue au QG ?
« Est-ce que vous allez bien ? » demanda-t-il soudainement.
Après tout, elle venait de rompre. Il serait normal pour elle d'être triste.
« Oui, je suis juste... lasse. Fatiguée... »
Elle lui adressa un faible sourire et il lui répondit par un regard tendre.
Arrivés en bas de chez elle, il l'observa avant de soupirer.
« Et comment allez-vous faire à présent ? »
Elle haussa les épaules et s'avança vers les escaliers. Quand il vit la lenteur avec laquelle elle grimpait les escaliers, il intervint.
« Montez sur mon dos. Vous êtes ridicule. »
Elle haussa un sourcil et il insista. Les joues rosies, elle finit par obtempérer et il la hissa sur son dos, faisant attention à sa cuisse droite. Riza attrapa ses épaules et sentit ses joues rougir un peu plus. Elle percevait ses muscles sous ses doigts. Lui sentait sa poitrine dans son dos et ses cuisses autour de son bassin. Il n'avait pas pensé au côté érotique de la situation avant de lui proposer de la porter et il avait six étages à tenir.
Black Hayate sur les talons, il gravit étage après étage. Dans son dos, Riza osait à peine bouger. Il ralentit le rythme au dernier étage. Aussi longue que cela avait été, il ne voulait pas que cela se termine. Pourtant, ils se retrouvèrent bientôt devant sa porte et Riza ne fit aucun geste pour descendre. À la place, elle lui donna la clé de chez elle.
Il ouvrit comme il put et entra, fermant la porte derrière le petit chien. Puis, il consentit à la déposer délicatement dans le canapé. Agenouillé devant elle, il plongea son regard dans le sien et l'interrogea silencieusement.
Riza rougit. Bien sûr qu'il voulait des explications à son étrange comportement, mais elle n'en avait aucune à lui donner si ce n'est qu'elle avait eu envie de le voir. Peut-être était-elle encore un peu déshydratée ?
Un sourire se dessina sur ses lèvres devant ses joues rougies. Ces derniers jours, il découvrait une Riza très différente de celle qu'il connaissait.
« Bon, souffla-t-il. Je suis sûr que vous avez encore faim. Je vais vous cuisiner quelque chose.
- Oh non ! Je... » commença-t-elle, gênée.
Elle se tut cependant alors qu'il avait suspendu son geste. Ils se regardèrent et le sourire de Roy s'agrandit encore.
« Vous m'aidez ? » fit-il en lui tendant sa main.
Elle ne put refuser et la prit. Elle voyait bien à son regard qu'il profitait de sa confusion. Roy était un séducteur dans l'âme et elle n'était pas du tout en capacité de contrer ses avances comme elle le faisait habituellement.
C'est ainsi qu'elle se retrouva dans sa cuisine avec son supérieur qui prenait un malin plaisir à la faire rougir à chaque occasion. Il la frôlait de manière tout sauf involontaire ou lui souriait avec un peu trop insistance. Bref, il la taquinait et elle ne parvenait pas à se défendre. Elle-même était perdue dans ses sentiments. Elle se remémorait encore les paroles de Donovan. Tout ce qu'il avait dit, elle le savait, mais alors pourquoi cela l'atteignait ainsi ?
Finalement, ils mangèrent tous les deux l'un en face de l'autre.
« Dites-moi ? » reprit Roy, plus sérieux soudainement.
Elle releva la tête vers lui.
« Vous êtes sorti avec beaucoup d'hommes comme Donovan ? »
Elle posa prudemment son verre d'eau et haussa un sourcil. Pourquoi lui posait-il cette question ?
« Hum... Aucun ne lui ressemblait à vrai dire, mais oui, je suis sortie avec... plusieurs hommes disons... »
Elle laissa passer quelques secondes.
« Je ne comprends pas le but de votre question, Général ?
- Oh ! Simplement une torture personnelle. Ça ne me plait pas. »
Elle fut d'autant plus surprise et se permit un sourire.
« Je crois que cela ne vous regarde pas, non ? Je ne dis rien sur vos fréquentations.
- C'est vrai. Cela ne me regarde pas. Malheureusement », ajouta-t-il en plongeant son regard dans le sien.
Mais Riza n'avait pas envie de jouer à cela. Elle n'avait plus envie de jouer au chat et à la souris.
« Que voulez-vous dire Général ? » interrogea-t-elle avec un sérieux qui le désarma.
Il perçut son changement d'attitude et se redressa. Elle l'écoutait. Elle ne le repoussait pas. Autrement dit, c'était sa chance. Il le sentait. Comment ? Pourquoi ? Il ne le savait pas mais ce soir, elle ne fuyait pas. Elle ne se cachait pas. Et lui non plus.
« J'ai cru comprendre que c'était vous qui faisiez le premier pas en général. »
Elle fut étonnée une nouvelle fois et opina.
« Oui, je sais de suite si quelqu'un me plait ou pas.
- Ah oui ?
- Oui », affirma-t-elle, très sérieuse.
Il sourit un peu plus. Tout allait se jouer maintenant.
« Et je vous plais ? »
Elle haussa un sourcil mais n'hésita pas une seconde.
« Oui », répondit-elle sans sourciller.
Cela lui parut tellement surnaturel qu'il en fut lui-même étonné.
« Mais je ne crois pas que c'était une surprise », ajouta-t-elle.
Il prit quelques secondes à se remettre et enchaîna.
« Et... vous sortiriez avec moi ? »
Puis il se souvint qu'il n'était pas censé être au courant que Donovan et elle avait rompu.
« Enfin... vous êtes avec le Docteur Armand donc c'est... hum... tout à fait... hypothétique.
- Non, pas du tout », corrigea la jeune femme.
Parlait-elle de sa liaison avec Donovan, du caractère hypothétique de sa question ou du fait de sortir avec lui ? Elle ne le précisa pas et il aimait de plus en plus la lueur dans ses yeux.
« Alors ? demanda-t-il un ton plus bas. Sortiriez-vous avec moi ?
- Je vous rappelle qu'il existe une loi dans l'armée interdisant les liaisons entre militaires.
- Et si je vous dis que je me charge de cette loi, vous sortez avec moi ? » s'avança Roy, tendant une main vers elle.
Elle ouvrit de grands yeux. Il n'était plus dans l'hypothèse à présent. Elle l'observa quelques secondes avant de craquer.
« Ok », fit-elle en prenant sa main.
Elle la serra, concluant leur pacte et Roy eut un sourire extatique.
« Parfait, souffla-t-il. Parfait, répéta-t-il en se levant, la surprenant. Préparez-vous Riza parce que si cette loi est la seule chose qui m'éloigne encore de vous alors vous pouvez lui dire adieu. »
Il avait un regard brûlant qu'elle lui connaissait. C'était le même qu'il avait lorsqu'une chose lui tenait particulièrement à cœur. Cette flamme qui l'avait séduite des années auparavant.
Elle sentit son coeur bondir dans sa poitrine et rougit. À quoi avait-elle dit oui ? Était-elle folle ?
Porté par une énergie nouvelle, Roy débarrassa rapidement la table. Il nettoya tout et récupéra ses affaires.
« Étant donné que vous êtes en repos demain, je vous dis donc à lundi. Prenez soin de vous d'ici là. »
Elle opina, un peu ailleurs, et sentit ses lèvres se poser sur son front en douceur. Elle rougit à retardement alors qu'il passait déjà la porte de son appartement, lui souhaitant bonne soirée.
« Bonne soirée... Roy », murmura-t-elle tandis qu'il disparaissait en bas de l'escalier.
Elle referma la porte avec l'étrange impression d'avoir fait une bêtise. Pourtant, elle ne parvenait pas à la regretter. Non, à la place, un sourire s'étendit sur ses lèvres. Elle pouffa, se traitant d'idiote, et décida d'aller se coucher. Elle manquait décidément de sommeil.
Le lendemain matin, ce fut Havoc qui vint prendre sa déposition. Cela dura une petite heure et après, elle se recoucha, exténuée.
Le week-end fut étrange. Elle se reposa beaucoup et appréhendait surtout le lundi. Elle savait bien sûr que rien n'aurait changé en trois jours. Même pour le Général Mustang, c'était impossible.
Lorsqu'elle arriva le lundi matin, il était à peine huit heures et pourtant, il régnait déjà une certaine agitation au QG. Ce n'était pas habituel. Elle monta au bureau. Il était désert, aussi elle déposa ses affaires et ressortit en direction de la salle de pause. Elle lança la machine à café et prépara plusieurs tasses.
Puis, elle revint à son bureau et commença à travailler, une tasse de café fumante posée devant elle. Le reste de l'équipe finit par arriver. Ils semblaient en grande discussion et s'interrompirent en la voyant.
« Ah Lieutenant ! Ça fait plaisir de vous voir, fit Fuery alors que les autres approuvaient.
- Merci, sourit-elle. J'avoue que ça fait plaisir de revenir au travail. »
Ils l'interrogèrent sur sa santé, son week-end tout en s'installant et se mirent à travailler.
Le Général en revanche ne se montra pas. Riza essaya bien de l'appeler mais il ne répondait pas non plus. Elle grommela et finit par se résigner. Normalement, c'est vrai, il répondait au téléphone mais elle attendrait encore un peu avant de s'alarmer. D'ailleurs, les gars ne paraissaient pas inquiets non plus.
Vers dix heures, Maria passa la tête par l'entrebâillement de la porte.
« Riza ? Il faut que tu viennes voir cela. »
Elle avait un grand sourire et Riza fronça les sourcils. Elle connaissait cet air-là. Suspicieuse, Riza se leva et la rejoignit. Le reste de l'équipe suivit, décrétant qu'il était temps de faire une pause.
Joyeuse, Maria la conduisit jusqu'au panneau d'informations générales. Il y avait là tout un attroupement et on était loin du sérieux de l'armée. Tous plaisantaient ou riaient ensemble. C'était apparemment une bonne nouvelle. Elle parcourut le panneau sans rien repérer de suspect avant que son regard ne tombe sur une modification. C'était une modification concernant la loi interdisant aux militaires de se fréquenter. Une précision était apportée et de ce qu'elle comprenait, il était dorénavant possible de se fréquenter passé cinq ans de service au sein de l'armée. Elle dut la relire plusieurs fois pour être sûre d'avoir bien compris.
Elle savait de qui cela venait et en était d'autant plus surprise. Il l'avait fait ? En un week-end, il avait fait modifier cette loi pour... elle ? Eux ?
Elle ne savait pas comment réagir. Maintenant, il n'y avait plus rien qui les empêchait d'être ensemble. Elle lui avait dit qu'il lui plaisait et c'était réciproque assurément. Aucun d'eux deux n'étaient assez stupides pour ne pas avoir compris les sentiments de l'autre. Ils savaient et ils l'avaient d'ailleurs toujours su.
Elle réalisait encore, perdue dans un monde de considération quand une voix l'appela. Elle aurait pu la reconnaître entre mille. Elle se tourna vers lui. Il l'observa avec un regard fier mais elle percevait son interrogation silencieuse.
L'espace d'une seconde, elle oublia où elle se trouvait, qui elle était et elle vit juste l'homme qu'elle aimait. Sans qu'elle ne puisse se contrôler, un sourire éblouissant s'épanouit sur son visage. Elle traversa la foule et se dirigea vers lui. Elle ne sentait pas les regards sur eux.
Elle avait laissé ses béquilles au bureau bien sûr et ne pouvait pas courir mais cela ne l'empêcha pas d'accélérer le pas. Il lui épargna un peu de peine en la rejoignant à mi-chemin et elle se laissa captiver par son regard tendre.
« Alors », souffla-t-il, à présent à seulement quelques centimètres d'elle.
Elle haussa un sourcil, sans se départir de son sourire. Il pouffa et sentit ses joues rougir.
« Tu sors avec moi ? »
Il avait posé sa question assez bas pour qu'ils soient les seuls à l'entendre.
Le sourire de Riza répondit pour elle et elle opina.
« Ok mais tu dois savoir que je suis dévouée corps et âme à mon supérieur. »
Elle sentit l'excitation le gagner et il posa une main sur son bras, se rapprochant d'elle.
« Je m'arrangerai avec lui », souffla-t-il avant de lui voler un baiser.
Elle sentit à peine ses lèvres sur les siennes avant qu'il ne s'éloigne. Surprise, elle en reste muette et il attrapa sa main.
« Déguerpissons d'ici avant que tout le QG ne se ramène », souffla-t-il, la faisant revenir au présent.
Elle rougit et le suivit alors que des cris se faisaient entendre. Ils filèrent jusqu'à leur bureau sans demander leurs restes.
Essoufflés, ils refermèrent la porte et se regardèrent avant de rire. L'équipe les dévisagea, se disant qu'ils avaient perdu la tête.
« Oula, souffla Roy. On s'est donné en spectacle là ?
- À qui la faute », maugréa Riza, avec néanmoins un sourire ravi sur les lèvres.
Il pouffa.
« Il va falloir que tu m'expliques comment tu as fait, déclara Riza.
- Promis. »
Ils se sourirent et l'air de rien se remirent au travail, laissant le reste de l'équipe complètement interloqués par leur échange.
Ils n'apprirent le pourquoi du comment que le midi et attendirent leurs supérieurs de pied ferme à la cafétérias. Cependant, ils ne se montrèrent pas, pas assez fous pour se jeter dans la fosse aux lions, et ce fut bien la première fois qu'ils étaient aussi excités de reprendre le travail à 13h30.
Ils arrivèrent tous les deux comme des fleurs peut-être une minute avant l'heure de reprise. Aussitôt, l'équipe s'immobilisa devant eux.
« Messieurs ? les interrogea Roy.
- Alors, toute la base est au courant avant nous !? » s'emporta Havoc.
Roy et Riza se jetèrent un regard surpris.
« Ce n'était pas voulu, répondit la jeune femme. Sinon, nous vous l'aurions dit en premier », assura-t-elle avec sincérité.
Cela, et ses joues rougies, coupa court à toutes leurs protestations et à la place ils furent félicités comme s'ils venaient de leur annoncer leur mariage.
Riza reprit bien rapidement toute sa petite équipe en main et ils se remirent au travail.
Jamais Roy ne fut plus efficace que cet après-midi là, à part peut-être pour ce qui est de la modification de cette loi, et à dix-huit heures, il avait clôturé tous ses dossiers.
Les gars virent Riza ranger alors ses affaires et ils l'observèrent, surpris. Elle enfila son manteau, récupéra son sac et rejoignit Roy près de la porte, lui dédiant un magnifique sourire.
Ils leur souhaitèrent une bonne soirée et sortirent.
Il fallut bien une seconde avant que Breda ne réagisse.
« Eh, mais on a fini le boulot non ? Il n'y a plus de dossiers à traiter non ? »
Tous s'entreregardèrent et comme un même homme, ils se dépêchèrent de ranger leurs affaires. Après tout, eux aussi pouvaient profiter de leur soirée.
Voilà, voilà, c'est tout pour moi ! J'espère que ça vous a plu :D je me suis un peu lâchée sur la fin mais bon vous êtes habitués depuis le temps ahahah ! Donc mercredi prochain, vous aurez le droit à La décision de Riza. C'est une fanfiction aussi en deux parties. Les formats courts me vont bien en ce moment ;) Bon week-end à vous !
