Bonsoiir

Alors, je poste le chapitre 1 aujourd'hui en espérant qu'il vous plaira. Le prologue a quand même été très bien accueilli ^^. Bon, il est un peu court comme me l'a fait remarquer ma correctrice (que je remercie encore au passage) mais, je tenterais de faire mieux pour le prochain, promis ;)

Encore un grand merci à Gwla10 , Midnight Fantasy Abby, L'imaginaire d'Ailinn, emichlo et Under Your Spells pour leur review.

Et surtout, un grand merci à Kebeo qui a corriger ce chapitre et donc grâce à qui vous lisez un chapitre correct

Chapitre 1 : Dangereuse.

Son visage. Il est toujours là. Quoiqu'elle fasse pour l'oublier, chaque nuit, elle le tue. Et le plaisir qu'elle y prend laisse sur elle une empreinte indélébile qui la torture.

Tout est de sa faute, absolument tout. Et elle le lui fera payer. Elle lui fera payer chaque minute, chaque seconde des tortures qu'elle a dû subir pour son égocentrisme. Pour l'avoir abandonnée, plus seule que jamais.

-Morgause ?

Détachant son regard de la fenêtre d'où elle voit les paysans faire leurs courses, la concernée tourne un regard interrogatif vers le jeune homme qui lui fait face.

Il n'a pas plus de deux ans de plus qu'elle et pourtant, la différence est là. Il semble plus mature, plus fort. Sa carrure imposante est toute masculine comme chacun de ses traits. Ses cheveux d'un blond cendré lui tombent négligemment sur le front, mettant en valeur ses yeux en amande d'un bleu profond. Vêtu de son armure, l'épée au poing, il ne semble plus attendre qu'elle.

Mordred, son fidèle ami. Le seul, peut-être. Il la connaît mieux que personne, connaissant la noirceur qui l'habite prenant possession d'elle chaque jour un peu plus. Il partage après tout la même haine, la même rancœur. Ou du moins, elle y ressemble.

-Nous devons y aller, explique-t-il et la jeune femme tourne de nouveau son regard vers les rues.

Elle les a arpentées tant et si bien qu'elle pourrait s'y retrouver les yeux bandés. Morgause est arrivée ici alors qu'elle venait d'avoir quatorze ans. Six années à vivre ici et elle déteste cet endroit autant qu'elle s'y est attachée.

-Il est toujours question de partir, n'est-ce pas ? demande Mordred, empli d'un doute .

-Oui, sourit Morgause. C'est juste que je ne comprends pas pourquoi tu m'accompagnes. C'est toi le seigneur, à présent. Et tu laisse ton château à l'abandon. Pourquoi ?

-Il n'est pas à l'abandon Morgause, soupire son ami. Je sais que tu prends les régisseurs pour des incapables -et ils le sont dans bien des domaines- mais, nous pouvons compter sur eux pour garder la maison en état.

-Ta maison Mordred, rappelle doucement Morgause. Je ne compte plus revenir ici. Plus jamais.

-J'aimerais bénéficier de la même liberté de choix que toi, soupire le jeune homme. Cet endroit est plein de mauvais souvenir. Je ne rêverais pas mieux que de les laisser derrière moi une fois pour toute.

-Et te créer d'autres mauvais souvenirs ailleurs ? ironise la jeune femme en haussant un sourcil, l'air désabusé. À quoi bon ?

Mordred secoue la tête en souriant et lui tend la main. Elle la prend et le suit alors qu'il la guide dans les dédales du château. Arrivés dehors, ils rejoignent directement les chevaux sous les regards de tous.

Il y a ceux qui sont tristes de voir partir leur nouveau seigneur -celui sur lequel ils misaient tant d'espoir- et ceux mitigés envers leur ancienne maîtresse -celle qui les a toujours bien traités mais dont ils ont si peur.

La jument de Morgause est d'un blanc neige. C'est une bête nerveuse qu'elle seule parvient à monter. Sans faire preuve d'une patience quelconque qui plus est. Il suffit à la jeune femme de quelques mots réconfortant, de petites tapes rassurantes sur l'encolure et l'animal redevient aussi doux qu'un agneau. Mais malheur à ceux qui tentent de l'approcher sans la présence de sa maîtresse.

L'étalon de Mordred est tout le contraire. D'une douceur sans égale, il ne sort de ce tempérament que lorsque la vie de son maître est en danger.

Ils montent en selle, suivi par les serviteurs qu'ils ont décidés d'emmener -un chacun, pas plus. Les deux jeunes gens n'ont pas pris beaucoup d'affaires, se contentant du strict minimum. Leur objectif est d'arriver le plus vite possible pour repartir tout aussi rapidement, le tout en tentant de rester en vie.

Morgause et Mordred regardent une dernière fois l'immense château. Il est si sombre et pourtant, Morgause sait combien cet endroit compte pour son ami, peu importe combien il prétend le contraire. Elle, n'aspire qu'à s'en éloigner. La jeune fille ne connaît que trop bien tous ses moindres recoins y compris les cachots froids, humides et sombres. Cette bâtisse est réputée pour ses cachots. Contrairement aux autres, ceux-ci n'ont aucune fenêtre, juste une lourde porte. Une fois cette dernière fermée, la pièce laisse l'occupant dans la noirceur la plus totale. Une torture et Morgause en sait quelque chose.

C'est sur cette pensée qu'elle se détourne et se met à chevaucher à vive allure, s'éloignant pour la première fois en six ans de cette maison qui fut la sienne.

Mordred ne tarde pas à la suivre, morose, au début. Puis, à force de paroles de la part de son amie, il finit par retrouver une humeur enjouée. Il ne leur faut pas longtemps pour entamer une course, leur rivalité se mettant en avant, comme toujours. Les serviteurs lèvent les yeux au ciel, habitués à leurs enfantillages.

Ils sont encore loin du mur et ne songent pas un instant à rencontrer quelqu'un. Se poursuivant, tentant de prendre le pas sur l'autre, c'est une flèche passant à quelques centimètres de son visage qui arrête net Morgause, en tête de course.

Mordred se trouve à ses côté immédiatement, se rapprochant d'elle autant que possible alors que la jument s'énerve.

Morgause descend de cheval, aux aguets. Mordred s'apprête à protester quand plusieurs hommes apparaissent. Les découvrant, le jeune homme se sent légèrement soulagé de tomber sur une cape romaine. Il ne sait pas comment ils s'en seraient sorti face à d'autres. Ou du moins, comment il s'en serait sorti.

Les hommes quant à eux se figent instantanément en découvrant la jeune femme qui les fixe avec méfiance.

-Morgane ? laisse échapper la cape rouge alors que Morgause se détend.

-Essaye encore, mon frère, conseille-t-elle en croisant les bras, la tête haute.

-Morgause ? s'exclame-t-il plus fort encore. Mais, que fais-tu ici ?

Mordred hausse les sourcils. Voilà un accueil bien particulier venant d'un frère. Pas qu'il s'attendait à des embrassades après les explications sommaires de la jeune femme mais, la cape rouge semble se trouver face à un fantôme.

-Tu n'es pas au courant ? s'étonne faussement Morgause. Me voilà transformer en pauvre veuve éplorée depuis que mon mari a eu l'obligeance de se tordre le coup en tombant de cheval.

Bien que Morgause joue la femme éplorée à merveille devant les autres, elle ne semble pas vouloir faire semblant devant son frère. Le ton de sa voix est très clair quant à ce qu'elle pense de l'accident.

Voyant qu'Arthur ne bouge pas d'un pouce alors que les hommes à ces côtés les fixent à intervalle régulier, ne sachant quoi faire, Morgause pince les lèvres.

-En voilà un accueil agréable, fait-elle remarquer en fronçant les sourcils. Tu me fixes comme si tu avais à faire à une sorcière ! Et juste avant, tes soldats ont failli m'éborgner ! Il n'y a que des romains pour être aussi stupide !

-Ce ne sont pas des romains, soupire Arthur en descendant de scelle alors que les chevaliers paraissent outrés.

-Ce qui est pire, fait remarquer la jeune fille de manière narquoise. Et pour ta façon d'agir ?

-Je m'en excuse. Je ne m'attendais pas à te revoir. Cela fait six ans.

Arthur semble rester bloqué un instant, fixant sa sœur avec insistance avant de la prendre dans ses bras.

Morgause se fige en écarquillant les yeux. Une légère grimace traverse ses traits et elle entend le ricanement de Mordred.

-Tu avais raison, rit ce dernier. Il ne te connaît décidément pas !

Morgause s'éloigne pour adresser un regard meurtrier à Mordred qui reprend instantanément son sérieux avant de descendre de cheval à son tour. Il s'avance et tend la main à Arthur.

-Je suis Mordred, se présente-t-il. Le détenteur du château qui se trouve au sud.

-Le fils de Lot, ajoute Morgause en jaugeant la réaction de son frère.

-Oui... je... j'en ai entendu parler, avoue celui-ci.

Il va ajouter quelque chose quand des bruits de sabots approchent à vive allure avant d'apparaître. Morgause se fige en voyant un des chevaliers avancer une main à son épée.

-Il s'agit de nos serviteurs alors garde tes mains loin de tes armes, chevalier ! l'agresse-t-elle.

C'est ainsi que Lancelot croise son regard pour la première fois. Il se sent foudroyer sur place et il doute que ce soit seulement dû à la colère qu'il lit dans ces yeux verts qu'il a déjà connu avant. Il se souvient de Morgane, comment l'oublier ? Une fille qui paraissait si gentille et qui a pourtant brisé le cœur d'un de ses compagnons. Morgane reflétait la bonté même, la douceur.

Morgause, elle, est tout le contraire. Ressemblant physiquement trait pour trait à Morgane, la jeune femme possède une maturité que l'autre n'avait pas. Une dureté et une douleur tangible également. Elle ne semble pas aussi insouciante que Morgane l'était alors.

Le frisson qui le traverse en plongeant ses yeux dans les siens le fait déglutir difficilement. Au fond de lui, une voix le met en garde, n'atténuant pourtant en rien l'attirance qu'il ressent au plus profond de son âme.

Elle est dangereuse.

Morgause pince les lèvres devant le regard scrutateur de cet homme et se détourne dédaigneusement. Elle a toujours détesté être fixée de cette façon. La jeune fille a toujours l'impression d'être jugée.

-Où te rendais-tu ? interroge Arthur, la sortant de ses pensées.

-Au mur, répond-t-elle. Je n'ai nul autre endroit où aller.

Morgause retient sa respiration en attendant la réponse de son frère. Elle n'a pas songé un instant qu'il puisse refuser qu'elle rejoigne le mur. Cela ne l'arrêterait pas -elle a quelques comptes à régler là-bas- mais, ses projets deviendraient plus compliqués à réaliser.

Mais Arthur lui sourit de manière bienveillante, se contentant cette fois de lui serrer la main.

-Nous nous y rendions également, annonce-t-il joyeusement. J'espère qu'une escorte supplémentaire ne te dérange pas ?

Morgause ne répond pas tout de suite et c'est un léger coup dans le dos de Mordred qui la réveille.

-Ce serait même un honneur, assure-t-elle avec un sourire.

Si le sourire peut paraître bienveillant et reconnaissant devant son frère, il devient amplement satisfait lorsqu'elle se détourne pour retourner en selle. La jeune femme ne l'a jamais vu sous cet angle mais, être proche d'Arthur peut lui assurer une très bonne couverture...

-Morgause ? l'appelle son frère et elle se tourne vers lui. Nous nous apprêtions à faire une pause. La nuit arrive, s'explique-t-il.

-Oh, je ne m'en étais pas aperçue, avoue-t-elle. Mordred ?

-Bien sûr, acquiesce-t-il en allant attacher son cheval à un arbre.

La jeune femme le suit alors que les chevaliers font de même un peu plus loin.

-Tu es sûr que c'est une bonne idée ? murmure Mordred en lançant un coup d'œil hésitant aux chevaliers.

-N'est-ce pas l'occasion rêvée ? sourit narquoisement son amie. Qui se méfiera ? La jeune sœur du commandant Arthur revenant après avoir perdu son pauvre mari. Il me suffit de jouer la Dame délicate et fragile.

Mordred étouffe un rire alors qu'un chevalier approche avec de l'eau et de la nourriture.

-Arthur m'envoie vous donner ceci, s'explique-t-il.

Si l'eau et la nourriture sont là pour lui et Morgause, Mordred n'est pas dupe. Ce chevalier ne s'adresse qu'à la jeune femme qui le remarque à son tour.

-Nous n'avons pas été présenté, annonce Morgause. Vous savez qui je suis mais, vous, qui êtes-vous ?

Le chevalier semble surpris et met quelques secondes à répondre.

-Lancelot, madame, se présente-t-il.

-Et les autres ? demande Morgause en se tournant vers les chevaliers assis au coin d'un feu.

-Celui avec la grande carrure qui ne cesse de rire est Bors, montre le chevalier d'un mouvement de tête. Celui à ces côtés avec la hache, Dagonet. Le blond est Gauvain et à ses côtés Galahad.

Il lui montre aussi Perceval, un homme gigantesque munit de cheveux blond et d'yeux vert pâles qui reste dans son coin. Il est suivi par un certain Kay qui observe tout ce qui se passe autour de lui avec minutie. Le dernier chevalier qui lui est présenté est Owein. Morgause le fixe longtemps, remarquant sa jeunesse -bien que moins prononcée que celle du chevalier Galahad. Il a cet air innocent que confère un jeune âge et l'inexpérience de la vie. C'est très surprenant si on prend en compte qu'il a été entraîné à tuer.

-Le chevaliers qui vient de partir est Tristan, finit-il. Il passe son temps en compagnie de son oiseau et ne parle pas beaucoup, ajoute-t-il en regardant la direction opposée, les sourcils froncés.

Ainsi, c'est lui. Le grand Tristan.

-Je vous remercie, sourit Morgause à Lancelot. J'aime mettre un nom sur un visage.

Il lui sourit en retour sans détacher ses yeux des siens.

Lancelot aime ses yeux. C'est une constatation qui s'impose à lui sur l'instant. Bien qu'il semble plus dur qu'il le devrait pour une jeune femme, ils sont d'un vert mystérieux et promettent nombres de secrets à découvrir.

C'est Morgause qui finit par se détourner, les sourcils froncés. Pourquoi ce chevalier ne cesse-t-il de la fixer de cette façon ? Se rend-t-il compte d'à quel point c'est grossier ? Pas que cela la dérange mais... c'est un chevalier et sous les ordres d'Arthur, son frère. Elle aurait cru qu'il ferait preuve d'un minimum de respect. Pourtant, le frisson qui l'a traversée est loin d'être d'indignation.

Elle passe outre cette constatation et rejoint le petit groupe auprès du feu. Plusieurs s'écartent pour lui laisser la place et Morgause se retient de rire. Voilà une réaction typiquement chevaleresque.

-Il ne me semble pas t'avoir déjà vu au mur ?

Morgause se tourne vers l'homme désigné comme Bors. Elle est surprise de l'entendre la tutoyer, elle qui est vouvoyée depuis presque toujours à l'exception de sa mère, Morgane et Mordred.

-Je vivais avec ma mère, explique-t-elle sans en dire plus. Quelles nouvelles du mur, Arthur ? interroge-t-elle son frère pour détourner l'attention générale de sa personne. Nous nous sommes plus écrit depuis bien longtemps.

-Tu ne répondais plus, fait-il remarquer et elle balaie l'argument d'un mouvement de main. Et bien, il n'y a rien de bien nouveau Morgause. Les nouvelles de Rome sont bien plus intéressantes...

-Rome m'ennuie, soupire Morgause, s'attirant des regards surpris. La dernière fois que j'y aies été les dames étaient guindées et plus intéressé par leurs toilettes que par le monde les entourant. Quant aux hommes, ajoute-t-elle en fronçant le nez. Est-il utile de préciser ce que j'en pense ? Un grand troupeau d'imbécile se croyant supérieur sous prétexte qu'il leur est permis de manier une épée. Non, décidément, Rome ne m'intéresse pas.

-Pélagius n'est pas...

-Pélagius ne tardera pas à voir sa vie écourtée s'il continue dans cette voix !

Cette réplique cinglante attire sur elle des regards choqués. Seul Mordred, connaissant son opinion à ce sujet marmonne.

-Pitié ne la lancez pas sur ce sujet, implore-t-il.

-Ne me regarde pas comme cela, mon frère, se défend-t-elle. Pélagius ferait bien de prôner l'égalité plus silencieusement. Certains le surnomment déjà Pélagius le fou et il agace le Pape lui-même. S'il continue sur cette pente, Pélagius ne verra pas le prochain hivers.

-Défaitiste, réplique Mordred en toussant dans son poing.

Morgause attrape un objet quelconque et le lance sur son ami, atteignant son front d'un sourire satisfait.

-Pour ce qui est du mur, continue Arthur comme si rien ne s'était passé -sûrement désireux d'éviter un conflit avec sa sœur. Il se trouve qu'un vieille ami de la famille y est présent pour quelques temps.

-Qui donc ? s'intéresse Morgause en se redressant.

-L'évêque Germanus.

La jeune femme se fige, tournant instinctivement les yeux vers Mordred qui a eu la même réaction. Puis, lentement, un sourire prend place sur leurs lèvres.

Personne ne leur prête véritablement attention mais, s'ils l'avaient fait, ils auraient compris que cet « ami de la famille » ne l'est que pour Arthur. Morgause respire l'impatience, une impatience sombre et malveillante. Quand à Mordred... il serait déjà parti s'il ne savait pas que ce serait inutile.

Ils vont vraiment avoir besoin d'Arthur, finalement.

-C'est merveilleux, répond distraitement Morgause, les yeux dans les flammes.

Ce ne sera peut-être pas aussi dur que prévu.

Son commentaire a attiré l'attention de Lancelot qui la fixe de nouveau. Ses yeux sont encore plus dur qu'avant et le sourire qu'elle affiche est légèrement effrayant. Pourtant, il n'en a pas peur. Cette femme l'attire, il en a conscience mais... il y a quelque chose de plus. Mais il sait qu'il doit faire attention parce qu'en la regardant à cet instant -avec son sourire funeste et les flammes dansant dans ses yeux-, il en a une fois de plus la certitude.

Morgause est dangereuse.


Et voilà pour ce premier chapitre qui est assez court comme dit au début. Encore une fois, je promets de faire mieux la prochaine fois ^^

Alors que pensez-vous de ce chapitre ? Mordred apparaît, Morgause est légèrement différente du prologue et les chevaliers sont plus nombreux... de plus, Germanus semble dans les ennuis. Qu'a-t-il bien pu faire ? Que lui prépare Morgause ? Et Mordred ? Et Lancelot, a-t-il raison ? Est-elle dangereuse ?

Laissez moi une review avec votre avis surtout ^^

Bisous.