Hello!
Merci à toutes et à tous de lire, de suivre et de commenter cette histoire! Merci aussi à Guest, à Sarah MAES, à Kelly et à K pour leurs reviexs! Ca me fait très plaisir ;-)
Severus et Electra étaient finalement arrivés à Poudlard.
Je vous laisse découvrir la suite...
Bonne lecture!
Chapitre 10
Severus avait mené Electra jusqu'à ses quartiers personnels – ou plutôt leurs quartiers personnels, comme elle le lui avait fait rapidement remarquer – il avait encore pesté et maugréé quand elle était montée sur le fauteuil du salon pour installer sa maudite chauve-souris sur le haut d'un meuble, n'en ayant strictement rien à faire de ses avertissements et de ses interdictions, il l'avait laissée disposer ses effets personnels dans la chambre qu'ils devraient partager ainsi que dans la salle de bain puis il avait demandé à un elfe des cuisines de Poudlard de leur apporter un petit-déjeuner afin qu'elle se taise enfin et qu'elle arrête de râler.
Tandis que la jeune femme était en train de déguster une assiette remplie d'œufs brouillés accompagnés de toasts beurrés, de bacon grillé, de tomates rôties, de saucisses, de champignons poêlés et de haricots bien chauds, Rogue buvait simplement une grande tasse de café noir en lisant La Gazette du sorcier et en jetant un œil à la jeune femme de temps à autre.
« Vous savez qu'Igor Karkaroff a été tué, l'été dernier ? demanda Severus pour rompre le silence qui régnait jusqu'alors dans la cuisine, toujours intrigué par ce qu'elle lui avait révélé tout à l'heure.
- Oui, je le sais, acquiesça-t-elle simplement. Même la presse sorcière russe en a parlé… En même temps, c'est normal, il était le directeur de Durmstrang, ajouta-t-elle en haussant une épaule avant de reprendre une fourchette d'œufs brouillés pour la porter à ses lèvres.
- Et… ça ne vous a rien fait d'apprendre cela ? interrogea-t-il en arquant un sourcil noir, étonné.
- Si, ça m'a fait quelque chose… Mais, objectivement, Igor Karkaroff n'était pas quelqu'un de bien, répondit-elle après avoir avalé ses œufs.
- Que voulez-vous dire par-là ?
- Eh bien, il m'a aidée, il a été relativement bon avec moi et il m'a appris pas mal de choses mais ce n'était pas désintéressé. Jamais rien de ce qu'il faisait n'était gratuit. Tout avait un prix », expliqua-t-elle brièvement, sans trop entrer dans les détails.
Severus l'observa durant plusieurs secondes en silence, attendant qu'elle lui révèle plus de choses sur son compte, mais, voyant qu'elle n'en faisait rien et qu'elle continuait de manger, il demanda encore, curieux :
« Qu'a-t-il fait pour vous ?
- Je croyais que vous vous en fichiez… lui fit-elle remarquer en relevant ses yeux gris vers lui et en esquissant un sourire espiègle.
- Non, je… je voudrais savoir, avoua-t-il, agacé d'être obligé de reconnaître cela.
- Je ne suis pas encore prête à vous en parler. Je ne vous connais pas assez, déclara-t-elle fermement en le regardant bien droit dans les yeux.
- Très bien, répliqua-t-il sèchement en se levant de sa chaise et en repliant son journal.
- Vous allez me faire la tête à chaque fois que je refuserai de répondre à l'une de vos questions ? demanda-t-elle, incrédule, en le voyant quitter la pièce.
- Non. Je ne vous en poserai plus. Après tout, vous avez parfaitement raison, votre vie ne m'intéresse pas », rétorqua-t-il avant de passer la porte de la cuisine.
Electra avait lentement secoué la tête en regardant sa robe noire voltiger dans son dos au rythme de ses pas rageurs et elle avait terminé tranquillement son petit-déjeuner, son café et son jus de citrouille, décidant de le laisser ruminer dans son coin comme il savait si bien le faire.
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Quelques heures avant le retour des élèves rentrés chez eux pour les fêtes, Rogue, qui avait disparu pratiquement toute la journée, revint chez lui dans l'intention de conduire Electra dans le bureau de Dumbledore, où le directeur leur avait donné rendez-vous à eux et aux autres professeurs afin de leur expliquer le mariage soudain de la terreur des cachots avec cette jeune femme russe qui se trouvait être par le plus grand des hasards la fille cachée de Sirius Black.
« Black, nous sommes attendus chez Dumbledore ! s'exclama-t-il en poussant la porte de ses appartements. Black ! répéta-t-il en arrivant dans le salon, qui était vide. Bon sang ! Où êtes-vous encore passée ? » pesta-t-il en faisant le tour des pièces, l'une après l'autre.
Après avoir vérifié le salon, la cuisine, la chambre à coucher et la salle de bain, Severus souffla en se pinçant l'arête du nez, énervé de constater que la jeune femme n'était plus chez lui et était manifestement sortie toute seule, puis il décida de se rendre dans le bureau de Dumbledore sans elle, espérant que quelqu'un l'ait peut-être croisée et l'ait informée du rendez-vous avec le directeur.
Quand il arriva devant la statue en forme de griffon, Rogue perçut les bruits de conversations et d'éclats de rire qui provenaient du bureau directorial. Il fronça les sourcils, perplexe, en gravissant les marches de l'escalier en colimaçon puis il actionna la poignée afin de pénétrer dans la pièce, intrigué par une telle animation chez le vieux directeur du château.
Il haussa un sourcil noir en découvrant Slughorn, qui riait à gorge déployée, un bras passé autour des épaules d'Electra, qui avait également l'air de bien s'amuser, comme toutes les personnes présentes dans ce bureau, et il entendit le bedonnant professeur de potions finir ce qu'il était en train de dire :
« Oh, ma chère petite ! Comme j'aurais aimé que ce soit à moi que revienne le privilège de vous apprendre l'art noble des potions !
- Vous n'auriez pas voulu de moi comme élève, je peux vous l'assurer, répliqua-t-elle, espiègle. J'étais vraiment très loin d'être une élève modèle.
- Oh, je suis sûr que si ! J'ai toujours apprécié les forts caractères. Décidément, votre père et vous manquerez à ma collection d'étudiants brillants et célèbres.
- Que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir… temporisa-t-elle, amusée.
- Certes, non, mon petit… soupira-t-il en secouant légèrement la tête, déçu. Mais j'ai bien l'intention de me rattraper ! Vous viendrez à mes soirées, n'est-ce pas ?
- Bien sûr, si ça peut vous faire plaisir », acquiesça-t-elle gentiment.
Alors que tout le monde observait Electra et Horace en souriant, le directeur tourna la tête vers la droite et, remarquant soudain la présence de l'homme en noir, il s'exclama :
« Ah ! Severus, vous voilà enfin ! Nous vous attendions.
- J'aurais été à l'heure, si je n'avais pas vainement perdu mon temps à chercher Miss Black dans mes appartements, grinça-t-il entre ses dents en fusillant la jeune femme de ses yeux noirs.
- Oh, vous voulez dire Madame Rogue, mon cher, le corrigea Slughorn en se séparant d'Electra pour se rapprocher de Severus et lui donner un coup de coude amical dans le bras.
- Oui, Madame Rogue… C'est cela… soupira-t-il en levant brièvement les yeux au ciel, déjà las de cette discussion.
- Félicitations, mon garçon ! répliqua le vieux professeur, jovial. Et, si je puis me permettre, belle prise… ajouta-t-il plus bas avant de lui faire un clin d'œil entendu.
- Je vous remercie… eut-il la force de lui répondre, tandis qu'Electra s'amusait grandement de la situation.
- Bon, très bien. La réunion peut commencer », décréta Dumbledore en frappant dans ses mains pour recentrer l'attention de tous.
Lors de cette réunion, le directeur résuma brièvement à ses professeurs la vie qu'Electra avait eue en Russie jusqu'à aujourd'hui – sans trop entrer dans les détails – et il inventa rapidement une histoire pour expliquer la rencontre entre celle-ci et le maître des cachots de Poudlard à un prétendu congrès de potions afin que personne ne soit au courant du danger que la jeune femme courait en étant dans la ligne de mire de Voldemort. Ensuite, il déclara qu'il ferait une simple annonce aux élèves à ce sujet pendant le banquet de ce soir, leur disant simplement que leur professeur s'était marié avec sa fiancée rencontrée lors d'un congrès de potionnistes, et il leur donna congé.
Une fois sorti du bureau en compagnie de la jeune femme, après s'être séparé des autres professeurs qui retournaient chacun dans leurs appartements, Rogue tourna son visage vers elle et lui demanda en haussant un sourcil, dubitatif :
« Vous pouvez m'expliquer comment vous êtes passée de peste arrogante et agressive à chouchou du prof en moins d'une journée ?
- Ça, c'est le talent, mon cher mari, répondit-elle avant de lui faire un clin d'œil.
- Arrêtez de m'appeler comme ça ! répliqua-t-il aussitôt, agacé, en accélérant la cadence.
- Oh, ça va ! Arrêtez de râler ! Vous ne riez jamais ? rétorqua-t-elle en levant les yeux au ciel avant de souffler d'irritation et de croiser les bras sur sa poitrine.
- Ça m'arrive rarement, en effet, confirma-t-il fermement en continuant sa course vers les cachots.
- Non… Je ne l'aurais jamais deviné… soupira-t-elle, ironique, tandis qu'elle se laissait peu à peu distancer. Hé ! Marchez moins vite ! ordonna-t-elle ensuite en décroisant ses bras. Il n'y a pas le feu au lac !
- Vous, vous n'avez qu'à marcher plus vite ! Je veux rentrer chez moi, lui répondit-il sans se retourner.
- Chez nous ! le corrigea-t-elle immédiatement en trottinant un peu pour le rattraper.
- Par la force des choses, oui… marmonna-t-il entre ses dents serrées.
- Pourquoi vous voulez rentrer au plus vite ? Qu'est-ce que vous avez de si important à faire ? questionna-t-elle en fronçant les sourcils et en levant son visage vers lui.
- Parce que j'en ai envie, tout simplement, et que j'apprécie de me retrouver seul chez moi, expliqua-t-il brièvement.
- Vous n'êtes plus tout seul et c'est chez nous, le reprit-elle une nouvelle fois avant d'esquisser un sourire en sachant pertinemment que ça allait l'énerver.
- Merci, je suis au courant ! Vous n'arrêtez pas de me casser les oreilles depuis plus de trois jours ! aboya-t-il en recommençant à marcher plus vite pour essayer de la semer.
- Qu'est-ce que vous faites ? Vous voulez me perdre dans les couloirs ? demanda-t-elle en élevant un peu la voix, à présent à quelques dizaines de mètres derrière lui.
- Si seulement c'était possible… murmura-t-il pour lui-même.
- Je vous ai entendu ! cria-t-elle, outrée.
- Si vous n'êtes pas là quand je refermerai la porte, vous resterez dans le couloir ! décréta-t-il en accélérant encore le pas.
- Et si c'est vous qui n'êtes pas là quand je refermerai la porte, vous ferez quoi ? questionna-t-elle, malicieuse.
- Quoi ? Mais qu'est-ce que… » voulut-il demander, perplexe, en se tournant vers l'arrière, sourcils froncés, avant de voir une tornade de cheveux noirs et bouclés le frôler en arrivant à toute vitesse.
Il la suivit du regard, incrédule, tandis qu'elle passait en courant à toutes jambes devant lui, sa longue chevelure sombre voletant dans son dos et retombant souplement sur ses épaules, et il l'entendit ajouter en riant :
« Je ne sais pas si je serai gentille ni si je vous laisserai entrer, mon cher mari !
- Vous n'allez pas faire ça ! s'exclama-t-il, stupéfait, en se mettant à courir également pour tenter la rattraper.
- Je vais me gêner ! rétorqua-t-elle, toujours en tête de la course, en tournant à l'angle d'un couloir.
- C'est chez moi ! Vous ne pouvez pas m'enfermer dehors ! déclara Rogue, choqué.
- C'est chez moi aussi et, vous, vous n'auriez pas hésité à le faire ! répondit-elle alors.
- Black ! Si jamais vous faites ça, je vous jure que… la menaça-t-il avant de s'interrompre de lui-même.
- Que quoi ? se moqua-t-elle, amusée. Allez-y, mon cher mari, je vous écoute !
- Petite peste ! » maugréa l'homme en essayant toujours de la rattraper.
La jeune femme éclata de rire et redoubla de vitesse afin de mettre le plus de distance entre eux.
Severus et Electra poursuivirent leur course effrénée jusque dans les cachots de Poudlard, leurs pas résonnant sur le sol de pierre du château et se répercutant sur les murs ancestraux, les armures tournant leur tête grinçante sur leur passage, le Moine Gras s'arrêtant pour les laisser passer, surpris, et Miss Teigne feulant quand ils manquèrent de lui marcher sur la queue, pour finalement parvenir devant la porte de leurs appartements, le souffle court.
« J'ai gagné ! s'écria la jeune femme, réjouie, en posant en première sa main sur la clenche.
- Vous ne me laisserez pas dehors ! » décréta le maître des potions en arrivant juste après elle et en disposant ses bras de part et d'autre de sa tête, ses deux mains à plat sur le panneau de bois, l'entravant de son corps.
Tous deux à bout de souffle, ils restèrent un moment dans la même position pour tenter de retrouver une respiration moins erratique, Rogue positionné dans le dos d'Electra à tout juste quelques centimètres d'elle, puis la jeune femme relâcha la clenche et se tourna vers l'homme en noir afin de lui faire face.
Elle releva lentement ses yeux d'argent vers lui en reprenant une grande inspiration, son cœur recommençant tout doucement à battre moins vite, Severus décolla ses mains de la porte pour s'écarter légèrement d'elle et il observa attentivement la roseur qui colorait désormais ses pommettes, la fine pellicule de sueur qui recouvrait son front ainsi que sa façon de souffler négligemment sur une longue mèche de cheveux noirs et bouclés qui passait devant ses yeux avant de la remettre derrière son épaule.
« J'ai gagné, répéta-t-elle en le fixant de son regard gris avant de lui offrir un sourire victorieux.
- Peut-être, mais je suis là. Vous ne pouvez pas m'enfermer dehors, contra-t-il alors en reculant encore un peu.
- Quel dommage… soupira-t-elle, faussement déçue.
- Si vous avez fini vos âneries, on peut peut-être entrer maintenant, proposa-t-il ensuite.
- C'est vous qui avez commencé, se défendit-elle aussitôt, le dos appuyé contre la porte.
- Peu importe, éluda-t-il directement en haussant une épaule.
- Vous êtes vraiment de mauvaise foi, affirma-t-elle en le regardant de bas en haut.
- Et, vous, vous êtes une véritable emmerdeuse, riposta-t-il avec un fin sourire en coin.
- Je le sais, merci, répondit-elle, apparemment fière d'elle.
- Ce n'était pas un compliment ! se justifia-t-il, surpris face à sa réaction inattendue.
- Pour moi, si, lui opposa-t-elle encore avant de se hausser sur la pointe de ses pieds et de déposer un léger baiser sur sa joue droite.
- Mais qu'est-ce qui vous prend ? Vous êtes folle ? lui demanda-t-il après avoir sursauté et s'être encore éloigné d'elle, totalement sous le choc de son geste, en l'examinant attentivement de ses yeux noirs, sourcils froncés.
- Non, je ne suis pas folle, répondit-elle en haussant une épaule. J'aime bien jouer avec vous. Vous êtes marrant, finalement », déclara-t-elle avant de lui tourner le dos puis d'ouvrir la porte afin de pénétrer dans leurs quartiers en laissant un Severus totalement hébété sur le pas de la porte.
Merci d'avoir lu! J'espère que ça vous a plu! ;-)
A la prochaine!
Bisous ;-)
