Hello, mes petit(e)s Moldu(e)s!

Oui, faut pas se mentir, nous ne sommes malheureusement que de pauvres Moldus sans pouvoirs magiques… C'est triste quand on y pense

Bref!^^ :-P Merci à toutes et à tous pour vos commentaires qui m'ont fait très plaisir ;-)

Merci aussi à Kelly et à Sarah MAES!
Kelly: je pense que ça va être assez chaud à déterminer^^ Même moi je ne sais pas qui succombe à l'autre en premier alors que j'ai écrit l'histoire! XD Je serai curieuse d'avoir ton avis sur la question quand l'histoire sera plus avancée.
Sarah MAES: oui, Electra est belle et elle le sait mais ça l'ennuie vraiment que tout le monde ne voit pratiquement que ça d'elle. Quant à Harry, il ne la saoulera pas longtemps^^ Avec sa réponse, il a compris. Je suis contente que tu aies aimé le chapitre! J'espère que celui-ci te plaira tout autant ;-)

Je vous laisse découvrir dès maintenant la suite de l'histoire car j'ai une fin de semaine un peu chargée et je ne pourrais pas poster demain ni samedi donc je préfère publier ce chapitre "en avance" plutôt que "en retard". (Tout est relatif, c'est moi qui me fixe des dates dans ma tête et, finalement, c'est moi qui décide.^^)

Bonne lecture!


Chapitre 12

Le temps passait inexorablement – on était déjà au mois de février – et Electra, qui, au départ, était bien contente d'avoir obtenu des congés forcés, qu'elle avait employés à lire, se reposer, faire de la pâtisserie ou encore se balader dans le parc enneigé ainsi que dans l'immense château de Poudlard, commençait à avoir fait le tour des activés que l'on fait d'ordinaire quand on reste chez soi et à en avoir carrément marre…

« Oh, non ! Vous n'allez pas recommencer à me casser les pieds dès que je reviens ! s'exclama Rogue, qui était rentré chez lui, fatigué après sa journée de cours, en se laissant tomber lourdement dans son fauteuil, épuisé.

- Mais je m'ennuie ! répliqua la jeune femme en se plaçant juste devant lui et en croisant les bras sur sa poitrine.

- Occupez-vous toute seule ! Vous n'avez plus cinq ans ! rétorqua-t-il avant de se laisser aller contre le dossier du canapé et de couvrir son visage de son bras gauche.

- Je me suis occupée ! Ça fait plus d'un mois que je m'occupe, comme vous dites ! Mais, là, je commence à en avoir marre de ne rien faire ! déclara-t-elle encore.

- Je n'en ai rien à faire… marmonna l'homme en noir en conservant soigneusement sa position pour éviter de la regarder.

- Il me faut une activité, sinon, je vais finir par devenir folle, moi, ici ! décréta-t-elle fermement en se mettant à genoux dans le canapé à côté de lui.

- Parce que ce n'est pas déjà le cas ? interrogea-t-il, sarcastique, sans bouger d'un pouce.

- Absolument pas. Croyez bien que, si je vous énerve déjà comme ça, vous n'avez encore rien vu, mon cher mari… » susurra-t-elle au creux de son oreille, taquine.

Rogue soupira, bougea son bras et ouvrit les paupières avant de tourner la tête sur le côté pour observer la mine à la fois boudeuse et espiègle de la jeune femme qui se situait tout près de lui.

« Je ne sais pas, moi… Je pourrais peut-être vous aider pour vos cours, proposa-t-elle innocemment en haussant une épaule.

- Je vous ai déjà dit non, je n'ai pas besoin d'aide, répondit-il en levant les yeux au ciel.

- Vous ou un autre professeur, peu importe, ajouta-t-elle encore, résolue à trouver une activité qui pourrait l'occuper la journée.

- Dumbledore vous a déjà dit non également, lui rappela-t-il alors. Il ne veut pas vous exposer inutilement face aux élèves.

- Pfff… Celui-là, il me fait vraiment ch… commença-t-elle à jurer en s'asseyant sur ses fesses et en recroisant les bras sur sa poitrine.

- Ne jurez pas comme une charretière ! l'interrompit-il aussitôt de sa voix profonde et basse en vrillant ses iris argentés de ses yeux noirs. Ça ne vous va pas du tout !

- Pfff… Vous êtes énervant à la fin ! Je ne peux rien faire, ici ! s'irrita-t-elle.

- Vous ressemblez à une adorable poupée en porcelaine et vous parlez comme un bourrin ! s'écria-t-il, abasourdi.

- Non, pas tout le temps. Juste quand je suis énervée, riposta-t-elle, de mauvaise foi, sans relever la première partie de sa phrase.

- Parce qu'il arrive que vous ne soyez pas énervée ? » interrogea-t-il, ironique, en haussant un sourcil noir.

Pour toute réponse, Electra lui tira la langue en détournant son regard de lui et en resserrant ses bras autour d'elle, ce qui fit ressortir un peu plus ses seins.

« Je pourrais aider le professeur Burbage… Elle a l'air au bout de sa vie, la pauvre… proposa-t-elle encore.

- Non. Vous ne vous occuperez pas du cours d'étude des Moldus, décréta-t-il immédiatement, catégorique. C'est absolument hors de question.

- Pourquoi ? demanda-t-elle, étonnée par la fermeté et le sérieux de sa voix, en relevant son visage vers lui.

- Parce que je ne tiens pas à ce que vous vous fassiez tuer, répondit-il, sincère.

- Pourquoi voudriez-vous que je me fasse tuer ? Ce n'est qu'un simple cours.

- Si le Seigneur des Ténèbres s'empare du pouvoir - ou devrai-je plutôt dire quand le Seigneur des Ténèbres s'emparera du pouvoir - tous les sorciers qui auront un rapport de près ou de loin avec les Moldus seront en danger, expliqua-t-il alors, l'air grave.

- Vous avez peur qu'il ne m'arrive quelque chose ? interrogea-t-elle encore, perplexe.

- Si je vous ai épousée, c'est pour qu'il ne vous arrive rien. Alors j'aimerais autant que vous évitiez les ennuis… avoua-t-il en grimaçant avant de pousser un soupir puis de se lever du canapé.

- Vous allez où ? questionna-t-elle en le suivant du regard et en fronçant les sourcils.

- Dans la salle de bain. Il n'y a que là où je puisse avoir un moment de répit apparemment… répondit-il en se dirigeant vers la porte.

- Mais, Severus… protesta-t-elle en voyant qu'il la laissait sans avoir résolu son problème.

- Vous n'aurez qu'à m'aider pour mes leçons et pour mes corrections, si vous y tenez tellement… » décréta-t-il finalement, de guerre lasse, avant de refermer la porte de la salle de bain en croisant brièvement le regard victorieux et réjoui de la jeune femme.

Alors que Rogue était sous sa douche et se détendait un peu sans elle pour lui casser les oreilles – comme il le disait si gentiment – depuis une bonne quinzaine de minutes environ, Electra décida de se lever à son tour du fauteuil et de rejoindre la cuisine pour leur préparer un peu de thé afin de faire la paix avec lui, qui avait fait une belle concession en lui permettant de lui donner un coup de main pour ses cours de défense contre les forces du Mal.

Elle se dirigea directement vers la bouilloire, sans faire attention à ce qui l'entourait, focalisée sur son objectif, afin de mettre de l'eau à chauffer sur le feu, puis, une fois cela fait, elle se tourna vers la table de la cuisine en attendant que l'eau parvienne à ébullition. À cet instant, ses yeux tombèrent soudain sur un gros bouquet de fleurs rose pâle et elle resta bouche bée devant ce vase rempli de fleurs.

Après avoir contemplé les végétaux fraîchement coupés et entourés d'un papier de soie blanc durant plusieurs secondes, elle approcha doucement de la table et tendit sa main pour toucher les délicats pétales du bout de ses doigts avant de se pencher légèrement pour humer leur subtil parfum en fermant les paupières.

Elle rouvrit les yeux en entendant des pas approcher d'elle et posa son regard d'argent sur le directeur des Serpentard, qui avait fini de prendre sa douche et s'était déjà changé pour le dîner.

« Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-elle en désignant les fleurs, troublée.

- Ce sont des œillets, répondit simplement Rogue sur le ton de l'évidence.

- C'est pour moi ? s'assura-t-elle ensuite, incertaine.

- En tout cas, ce qui est sûr, c'est que je ne les ai pas achetés pour moi.

- Pourquoi ? questionna-t-elle encore.

- Je n'aime pas trop les fleurs, en règle générale… répliqua-t-il en haussant une épaule.

- Non, pourquoi vous m'avez offert un bouquet d'œillets ? précisa-t-elle alors en fronçant ses sourcils noirs, confuse.

- Eh bien, parce que, légalement, vous êtes mon épouse et que nous sommes le jour de la Saint-Valentin… expliqua-t-il, légèrement mal à l'aise. À vrai dire, je ne savais pas trop ce qu'il convenait de faire en pareille situation, alors je vous ai acheté ces fleurs, au cas où… Mais, si vous n'en voulez pas, vous pouvez les jeter. Je ne m'en formaliserai pas, ajouta-t-il ensuite en reprenant son air impassible.

- Je ne vais pas les jeter… le détrompa-t-elle immédiatement en secouant ses boucles noires. Merci, Severus, déclara-t-elle alors, sincère, avant de lui offrir un sourire lumineux.

- Je vous en prie. Ce n'est pas grand-chose, temporisa-t-il en détournant son regard d'elle, un peu perturbé par ces deux perles grises qui le fixaient intensément.

- Au contraire, ça me touche beaucoup… » lui confia-t-elle en toute honnêteté.

Severus se racla la gorge pour tenter de se redonner une certaine contenance et il fut sauvé de ce moment extrêmement gênant pour lui par la bouilloire qui se mit à siffler pour annoncer que l'eau était fin prête.

Electra détourna son attention de lui et se dirigea aussitôt vers la cuisinière afin d'éteindre le feu puis elle déclara avec enthousiasme :

« L'eau est chaude ! Vous voulez une tasse de thé ?

- Oui, volontiers », acquiesça-t-il alors en s'installant sur une chaise, soulagé de passer ainsi à un autre sujet.

.

Ce soir-là, lorsqu'Electra rejoignit Rogue dans la chambre en finissant de se peigner rapidement les cheveux avec ses doigts, elle déclara en soulevant la couverture et en posant un genou sur le matelas :

« C'est dommage que vous ne m'ayez pas acheté des petites nuisettes ou des pyjamas plus jolis que ceux-là.

- Pour quoi faire ? demanda Rogue en levant un sourcil, dubitatif, et en regardant son pyjama composé d'un pantalon de jogging gris et d'un simple t-shirt blanc.

- Ben, j'aurais mis quelque chose de plus sympa pour vous faire plaisir aujourd'hui, répondit-elle, malicieuse, en s'enfonçant dans la couverture.

- Si jamais je vous avais effectivement acheté des vêtements de nuit plus affriolants, vous m'auriez traité de macho et de pervers, déclara-t-il en la fixant de ses yeux noirs.

- Oui, c'est fort possible, approuva-t-elle en hochant la tête, amusée par sa perspicacité.

- De toute façon, vous n'avez pas besoin de ça… Et puis, je ne vous ai pas offert ces fleurs pour obtenir quelque chose de vous en échange. Rassurez-vous tout de suite, affirma-t-il en s'installant également dans son lit et en se tournant vers le mur.

- Oh, je n'étais pas effrayée, vous savez… » répliqua-t-elle alors, sereine.

Rogue ne répondit pas, se contentant de hausser une épaule en lui tournant toujours le dos, et le silence s'installa dans la pièce plongée dans la pénombre.

« Les fleurs m'ont vraiment fait plaisir. C'était gentil de votre part, déclara la jeune femme en brisant le calme qui régnait.

- Ce n'était rien… Vous allez vous en remettre… soupira Severus, gêné qu'elle remette cela sur le tapis.

- Si, c'était quelque chose, rétorqua-t-elle aussitôt. Et, en plus, ça prouve que, vous, au moins, vous m'écoutez réellement quand je parle.

- Vous parlez tellement… Vous avez surtout de la chance que j'aie de la mémoire, déclara-t-il en essayant de tourner cela à la dérision.

- Je crois bien que c'est la chose la plus attentionnée que l'on ait fait pour moi de toute ma vie », lui confia-t-elle, sincère.

Entendant cela, le directeur des Serpentard ne put s'empêcher de se tourner vers elle afin de l'observer, sourcils froncés, avant de répliquer, stupéfait :

« Non, ce n'est pas possible. Je ne vous crois pas.

- Ça, c'est parce que vous m'avez jugée avant même de me connaître, répondit-elle avant d'esquisser une petite moue triste et de remettre une mèche de cheveux bouclés derrière son oreille. Je n'ai pas du tout eu la vie idyllique à laquelle vous pensez, ajouta-t-elle encore en le fixant de ses yeux gris.

- Mais… votre mère provient de l'une des plus riches et puissantes familles aristocratiques de la noblesse sorcière russe… déclara-t-il, légèrement hésitant.

- Oui, en effet… confirma-t-elle en hochant la tête de bas en haut, songeuse. Mais ma mère m'a abandonnée au beau milieu d'un centre commercial moldu quand j'avais cinq ans. Elle avait rempli mon petit sac à dos avec quelques affaires et une lettre pour expliquer son geste… » lui avoua-t-elle à voix basse.

Rogue l'observait, incrédule et incapable de prononcer le moindre mot, et il l'écouta poursuivre son récit sans la brusquer ni la couper.

« J'étais tellement contente qu'elle m'ait emmenée faire des courses avec elle… se rappela-t-elle, nostalgique, son regard brillant perdu dans le vague. Il y avait beaucoup de monde, on était au début du mois de décembre, à quelques jours de mon cinquième anniversaire et à quelques semaines des fêtes. Je tenais fermement sa main, heureuse, en regardant les vitrines décorées pour Noël avec admiration et, tout à coup, j'ai senti qu'elle me lâchait et qu'elle se défaisait de mon étreinte. J'ai essayé de la retenir et j'ai directement cherché après elle mais elle s'était très vite enfuie et elle m'avait laissée au beau milieu de tous ces gens dans cet immense centre commercial », expliqua-t-elle douloureusement.

Electra fit une pause pour reprendre son souffle en fermant brièvement les paupières puis elle les rouvrit pour continuer :

« Une brave dame m'a trouvée en pleurs, assise par terre, au milieu de tout ce monde et elle m'a conduite à l'accueil. Là, ils ont passé des annonces au micro et ont attendu longtemps avec moi. Ensuite, comme il commençait à se faire tard et que le centre commercial allait bientôt fermer, ils ont pris mon sac à dos et ont regardé à l'intérieur à la recherche d'un nom ou d'un numéro de téléphone. C'est à ce moment qu'ils ont trouvé la lettre de ma mère et qu'ils m'ont conduite dans un orphelinat.

- Comment ont-ils pu vous conduire dans un orphelinat si brusquement ? Ils n'ont pas essayé de savoir qui étaient vos parents et de vous reconduire chez eux ? ne put s'empêcher de demander Rogue, choqué.

- Je pense que ma mère avait ensorcelé sa lettre afin que les Moldus fassent ce qui y était inscrit. Ils ne se sont pas posés de questions et m'ont directement conduite dans un orphelinat miteux du quartier de Troïtski, expliqua-t-elle brièvement en haussant une épaule.

- Pourquoi a-t-elle fait une chose pareille ? demanda encore l'homme, réellement intrigué.

- Parce que, comme vous l'avez dit vous-même, elle avait déshonoré sa famille en mettant au monde une bâtarde comme moi…

- Electra, je… tenta-t-il de s'excuser, mal à l'aise.

- Vous aviez raison, le coupa-t-elle aussitôt. C'est ça qui fait le plus mal… Et puis, en prime, Sirius Black venait d'être arrêté et placé en détention à Azkaban pour le meurtre de Peter Pettigrow et de douze Moldus… Ça n'a rien arrangé à l'affaire… » ajouta-t-elle en baissant le regard.

Severus grimaça légèrement en l'observant, étrangement touché par son histoire, sachant pertinemment que rien de ce qu'il pourrait bien dire ne serait capable d'apaiser un chagrin comme celui-là. Alors il ne prononça pas le moindre mot, se rapprocha un peu d'elle, glissa une main sous son t-shirt pour la placer dans son dos et maintenir ainsi le contact réclamé par le ministère et il la serra doucement contre lui.

Electra, quant à elle, se blottit un peu contre son torse, calant sa tête dans son cou et posant ses mains sur son buste avant de soupirer et de déclarer simplement :

« Merci. »


Merci d'avoir lu! J'espère que ça vous a plu ;-)

A la prochaine!

Bisous ;-)