Coucou!

Merci à toutes et à tous pour vos commentaires.

Merci à Guest! Normalement Severus ne doit pas être très beau, d'après les descriptions de J. K. Rowling^^ Mais on s'en fout, on aime notre cher Rogue^^ ;-) Tu verras bien par la suite si sa femme l'aide à avoir plus confiance en lui.

Merci aussi à Mademoiselle E pour son message qui m'a fait extrêmement plaisir! Waw! Que de compliments! Et pour répondre à ta question: je ne suis pas une écrivaine professionnelle mais j'aimerais beaucoup le devenir. Je suis en train d'écrire 3 histoires originales pour le moment mais aucune n'est encore totalement finie.
Pour ton info personnelle, je poste un chapitre toutes les semaines ;-)

Voici la suite de cette histoire ;-)

Bonne lecture!


Chapitre 15

Lorsque Severus était ressorti de la salle de bain, il avait engagé Electra à passer devant lui et ils s'étaient tous deux rendus vers les appartements de Slughorn afin d'assister à son dîner auquel il espérait que peu de gens participait. Il n'avait pas vraiment envie de voir du monde aujourd'hui. Enfin, il n'avait jamais envie de voir du monde, pour être honnête…

Sur le chemin, l'homme en noir avait observé de son regard tranchant tous les jeunes garçons qu'ils croisaient et qui dévisageaient son épouse qui était plus que resplendissante dans son élégante robe de soirée vert émeraude, notant au passage qu'elle-même ne relevait même pas ces regards appuyés et qu'elle semblait y être habituée.

Évidemment qu'elle en avait l'habitude, se dit-il en crispant sa mâchoire et en serrant fugacement les poings…

« Vous allez bien, Severus ? » demanda la jeune femme, soucieuse, en pressant légèrement son bras droit de sa main, tandis qu'ils patientaient devant la porte du maître des potions.

Rogue tourna la tête vers elle en esquissant une sorte de rictus bizarre et, avant qu'il ait pu répondre quoi que ce soit, Horace Slughorn leur ouvrit en déclarant, jovial :

« Ah, vous voilà enfin ! J'étais impatient de vous voir ! Mais entrez, entrez !

- Horace, dit le professeur de défense contre les forces du Mal en inclinant la tête.

- Bonsoir, Severus, répondit son aîné.

- Bonsoir, Horace, le salua Electra en pénétrant dans les appartements du vieux professeur.

- Bonsoir, ma chère, répliqua-t-il en prenant sa main et en se penchant pour lui faire un baise-main. Permettez-moi de vous dire que vous êtes absolument splendide, ajouta-t-il directement après en se redressant et en la détaillant des pieds à la tête.

- Merci beaucoup. Et merci pour la robe. Il ne fallait pas, le remercia-t-elle en repoussant une longue mèche bouclée qui s'était échappée de son chignon sauvage.

- Oh, je crois que si, ma chère. S'il y a bien une chose que je ne regrette pas le moins du monde, c'est l'achat de cette robe de soirée. Elle vous va comme un gant, affirma-t-il en observant toujours la jeune femme. Qu'en dites-vous, Severus ? demanda-t-il ensuite en se tournant vers le concerné pour rechercher son assentiment.

- C'est un fait indéniable, se contenta-t-il d'acquiescer sobrement.

- Quelle chance d'avoir une épouse aussi charmante et intelligente qu'elle, déclara-t-il encore en tendant sa main vers Electra pour la mener vers la salle à manger.

- Certes », approuva-t-il avant de leur emboîter le pas.

La soirée s'était plutôt bien passée et elle avait été relativement agréable, d'abord parce que Severus et Electra étaient les seuls invités d'Horace mais aussi parce qu'ils avaient extrêmement bien mangé et avaient pu déguster d'excellents vins pour accompagner leur repas.

Le vieil homme bedonnant avait beaucoup parlé, comme à son habitude, mais Rogue n'avait pour une fois pas trouvé la conversation ennuyeuse. En effet, ils avaient pu discuter de potions de manière très poussée car ils étaient tous les trois très calés dans ce domaine et avaient chacun beaucoup de connaissances sur le sujet.

Ça changeait fortement des soirées mondaines que Slughorn avait l'habitude d'organiser où l'on échangeait des banalités, où il y avait toujours trop de monde et où Severus s'embêtait ferme parmi tous ces gens célèbres mais, hélas, pas toujours très cultivés.

Cette fois-ci, il n'avait pas vu le temps passer et ce ne fut que très tard, bien après les douze coups de minuit, qu'Electra et lui reprirent le chemin de leurs propres appartements.

C'est un bras enroulé autour de la taille de la jeune femme, afin de la soutenir et de l'aider à marcher, que Rogue dut faire le trajet en raison de la quantité importante de vin et de pousse-café que le vieux professeur de potions leur avait servis ce soir.

« Allons, nous y sommes presque, déclara Severus, qui se voulait encourageant, en ouvrant la porte de ses quartiers et en aidant Electra à passer le seuil. Vous ne tenez pas l'alcool, ajouta-t-il ensuite, amusé, en refermant derrière eux.

- Je tiens très bien l'alcool ! Je suis Russe ! s'exclama-t-elle, scandalisée, en balayant ses dires d'un grand geste du bras et en manquant de tomber s'il ne l'avait pas retenue.

- Oui, je vois ça… murmura-t-il, sarcastique. Et ne gigotez pas ainsi, vous allez me faire perdre l'équilibre.

- Vous ne tenez pas l'alcool ? lui renvoya-t-elle, taquine, en laissant son corps tout entier reposer contre lui.

- Je le tiens certainement mieux que vous, rétorqua-t-il en retroussant ses fines lèvres.

- Je dois avouer que le dernier verre de whisky était peut-être de trop… déclara-t-elle, pensive, en lui soufflant son haleine chargée d'alcool au visage et en se pendant à son cou.

- Pas uniquement le dernier, si vous voulez mon avis, répondit-il en la reprenant fermement contre lui et en se remettant en marche vers sa chambre.

- Qu'est-ce que vous faites ? demande-t-elle alors, surprise.

- Je vous conduis jusqu'à la chambre et je vais vous coucher dans le lit », expliqua-t-il simplement en continuant de marcher avec elle.

La jeune femme gloussa, apparemment très amusée par sa réponse, puis elle interrogea encore, malicieuse :

« Et vous allez me déshabiller aussi ?

- S'il le faut, je le ferai, acquiesça-t-il en parvenant au lit et en la faisant asseoir sur le matelas.

- S'il le faut… répéta-t-elle en soufflant et en levant les yeux au ciel. Vous arrivez à tout faire passer pour une corvée… lui reprocha-t-elle ensuite.

- Excusez-moi mais s'occuper d'une femme saoule, c'est bel et bien une corvée et pas une partie de plaisir, la détrompa-t-il directement. Tournez-vous, exigea-t-il ensuite. Je vais défaire votre fermeture éclair.

- Pfff ! Je n'ai pas besoin de vous ! Je sais encore me débrouiller toute seule ! » répliqua-t-elle en se levant du lit.

Electra porta alors les mains à son dos, elle dézippa la tirette avant de laisser choir sa robe à terre. Ensuite, elle fit un pas hors de son vêtement, shoota dedans à l'aide de son pied pour l'éloigner d'elle puis se pencha pour enlever ses escarpins qu'elle balança également à travers la chambre et qui heurtèrent le mur d'en face. Elle défit encore son chignon, secoua ses boucles sombres et soyeuses qui retombaient dans son dos et sur ses épaules puis elle posa enfin ses mains sur ses hanches et elle fixa Rogue de ses yeux gris, l'un de ses sourcils noirs haussé en une interrogation muette.

L'homme l'observa alors attentivement des pieds à la tête, alors qu'elle ne portait pour unique vêtement qu'une simple culotte noire, découvrant qu'elle n'avait pas mis de soutien-gorge et que ses seins ronds se dressaient fièrement devant lui, puis il détourna ses yeux d'elle et déclara en tâchant de feindre l'indifférence la plus complète :

« Eh bien, puisque de toute évidence vous n'avez pas besoin d'aide, enfilez votre pyjama et couchez-vous.

- Je n'ai pas envie de me coucher ! affirma-t-elle en secouant la tête, son esprit contradictoire étant revenu au grand galop.

- Restez donc debout ! Pour ce que ça me fait… répliqua-t-il en soupirant avant de se lancer un sortilège pour troquer ses vêtements contre un pyjama noir, de se diriger vers son lit et de soulever la couverture. Faites donc ce que vous voulez. Moi, je dois me lever demain, j'ai des cours à dispenser », ajouta-t-il en s'installant à sa place et en fermant les paupières après avoir remonté le drap sur son épaule.

Il entendit la jeune femme souffler d'exaspération et rejoindre le lit, ensuite plus rien, puis il sursauta quand il la sentit se coller à son dos et il arrêta vivement sa main qui essayait de se frayer un chemin à l'intérieur de son pantalon.

« Par Merlin ! Mais qu'est-ce que vous foutez encore ? s'exclama-t-il, totalement pris au dépourvu par ses gestes, en se tournant brusquement vers elle pour lui faire face.

- J'ai envie de faire l'amour avec vous, répondit-elle le plus simplement du monde en haussant une épaule avant de se rapprocher de lui.

- Quoi ? manqua-t-il de s'étouffer en la repoussant et en la maintenant à distance.

- Quoi quoi ? demanda-t-elle en fronçant les sourcils. J'ai envie de coucher avec vous ! répéta-t-elle fermement. C'est simple, non ?

- Vous êtes complètement saoule. Vous ne savez pas ce que vous faites, décréta-t-il en l'examinant de ses yeux noirs.

- Je suis peut-être complètement saoule mais je sais toujours parfaitement ce que je fais, concéda-t-elle avant d'essayer de s'approcher encore de lui.

- Laissez-moi ! exigea-t-il avec force en l'éloignant de lui. Je ne veux pas coucher avec vous !

- Pourquoi ? interrogea-t-elle, perplexe. On est marié, argumenta-t-elle alors.

- Parce que je ne veux pas ! Ce n'est pas une question d'être marié ou non ! Je ne veux pas ! Un point c'est tout ! affirma-t-il, en s'énervant de plus en plus.

- Pourquoi vous ne voulez pas ?

- Je n'ai pas besoin de vous donner une raison ! Allez vous faire sauter par n'importe qui mais pas par moi !

- Si vous avez besoin d'aide, vous pouvez toujours prendre une potion, conseilla-t-elle, sans relever sa seconde phrase.

- Je n'ai pas besoin de ce genre "d'aide" ! répondit-il, furieux de ce qu'elle sous-entendait. Vous croyez que vous pouvez avoir tous les hommes que vous voulez, uniquement quand vous le voulez ? Ça ne vous est jamais venu à l'esprit que quelqu'un puisse vous dire non ? la questionna-t-il en vrillant ses iris argentés de son regard sombre et en enfermant ses poignets dans ses puissantes mains. Oh, non… Bien sûr que non… Vous, vous êtes Electra Black. Personne ne vous dit non. Vous êtes aussi arrogante et imbue de votre personne que votre idiot de père ne l'était et vous n'avez jamais pensé une seule seconde que quelqu'un pourrait vous résister ! cracha-t-il en écumant de rage.

- Vous êtes complètement fou ! Lâchez-moi ! exigea-t-elle en essayant de se dégager de sa poigne.

- Non, c'est vous qui êtes folle, si vous pensez que tout le monde est à vos pieds et que vous pouvez utiliser n'importe qui pour satisfaire vos moindres désirs ! déclara-t-il encore.

- Lâchez-moi ! » s'écria-t-elle une nouvelle fois en tirant pour récupérer ses bras.

Cette fois-ci, Rogue la relâcha et Electra repoussa la couverture et sortit vivement du lit avant de se diriger résolument vers la porte.

« Qu'est-ce que vous faites ? Où allez-vous ? aboya-t-il en la regardant s'éloigner.

- Je vais dormir sur le canapé ! rétorqua-t-elle aussitôt en enfilant un pantalon de pyjama au passage.

- Vous ne pouvez pas. Nous devons maintenir le contact durant la nuit, déclara-t-il en se calmant peu à peu, en la suivant des yeux et en observant ses faits et gestes.

- Je n'en ai rien à foutre ! répondit-elle en abaissant le t-shirt qu'elle venait de passer et en se tournant vers lui. Quoi de plus convaincant pour ces connards du ministère qu'un mari et sa femme qui font chambre à part à cause d'une engueulade ? » demanda-t-elle en haussant un sourcil avant d'esquisser un sourire qui sonnait faux.

L'homme en noir se contenta de l'observer sans rien dire puis il la vit grimacer, secouer la tête et ouvrir la bouche pour reprendre la parole.

« Vous êtes complètement con et je vous déteste ! s'exclama-t-elle avant de quitter la chambre en claquant la porte.

- Moi aussi, je vous déteste ! » rétorqua-t-il en élevant la voix fin qu'elle l'entende depuis le salon.

.

Le lendemain matin, Severus se réveilla avec un horrible mal de crâne. Il avait l'impression qu'un troupeau d'éléphants chargeait à l'intérieur de sa tête au rythme endiablé des tamtams.

Il se redressa précautionneusement dans son lit, massa ses tempes d'une main et soupira de lassitude quand la soirée d'hier ainsi que les dernières paroles qu'il avait échangées avec Electra lui revinrent à l'esprit.

Comment avait-il pu être aussi stupide ? C'était la seconde fois qu'il refusait de coucher avec cette superbe jeune femme qui était pourtant venue à lui de son plein gré les deux fois. Et tout ça pourquoi ? À cause de sa fierté mal placée et de son orgueil. À cause de sa haine envers Sirius Black. Et aussi à cause de ses scrupules à abuser de son état d'ébriété et de sa position de faiblesse puisqu'elle était forcée d'être avec lui si elle ne voulait pas mourir…

Il repoussa ses couvertures et se leva du lit, il passa rapidement par la salle de bain et s'habilla puis il quitta sa chambre pour rejoindre la cuisine.

En arrivant dans le salon, il constata que la jeune femme dormait toujours, le visage tourné vers le dossier du canapé, sans rien pour la couvrir puisqu'elle avait quitté sa chambre comme une furie en enfilant seulement un pyjama. Il grimaça légèrement, en se disant qu'elle avait passé sa nuit sur ce divan à cause de lui, il retourna chercher une couverture dans sa chambre puis il approcha afin de l'étendre sur elle.

« Foutez-moi la paix… » l'entendit-il marmonner.

Il suspendit son geste avant de la voir gigoter puis se tourner dans sa direction et lever ses yeux argentés vers lui avant de passer en position assise en soupirant.

« Je ne veux pas de votre couverture. Vous pouvez la garder. Je n'en ai pas besoin.

- Electra, je… voulut-il déclarer en posant la couverture sur l'accoudoir du canapé.

- Je m'en fiche. Laissez tomber, l'interrompit-elle directement. J'aurais dû m'écouter… soupira-t-elle encore en secouant sa tête bouclée. J'avais bien dit que je préférais crever tout de suite plutôt que de vous épouser… »

Rogue l'observa, les bras ballants, ne sachant pas quoi dire pour tenter de rattraper leur épouvantable dispute de la veille, et il l'écouta poursuivre :

« Je sais que je vous énerve et que vous me détestez parce que vous détestez Sirius Black. Mais sachez que je suis peut-être la seule personne sur cette planète qui le déteste encore plus que vous. »

Après avoir prononcé ces mots, la jeune femme se leva du canapé, elle lança un regard désabusé à son mari qui n'avait toujours pas retrouvé l'usage de la parole puis elle rejoignit la chambre et la salle de bain en silence.


Merci d'avoir lu! J'espère que ça vous a plu ;-)

A la prochaine!

Bisous ;-)