Hello!
Le moment tant attendu est arrivé, mes chers lecteurs… Voici venue la fin de cette histoire… J'espère qu'elle vous plaira tout autant que les autres chapitres.
Merci à toutes et à tous pour vos commentaires, ça me fait très plaisir.
Merci aussi à Guest et à aussidagility pour leurs reviews.
Excellente lecture ;-)
Chapitre 30
Après avoir regardé la médicomage s'éclipser pudiquement, Rogue reporta son attention sur la jeune femme qui pleurait toujours bruyamment et qui hoquetait, étendue sur son lit. Il se rapprocha d'elle, se réinstalla sur le matelas à ses côtés et se pencha vers elle en posant une main sur l'un de ses bras et en déclarant gentiment pour essayer de l'apaiser et de la rassurer :
« Allons, calme-toi, Electra. Calme-toi. Tout va bien…
- J'ai cru que… J'ai pensé que… tenta-t-elle d'expliquer entre ses pleurs, sa respiration hachée, sa poitrine se soulevant et s'abaissant sporadiquement.
- Je sais parfaitement à quoi tu as pensé et ce qui t'a fait si peur, lui assura-t-il en caressant doucement son avant-bras de son pouce. Mais ce n'est pas le cas. Calme-toi et respire, lui conseilla-t-il encore.
- Ce n'est pas Lui… Ce n'est pas Lui, le père… C'est toi… déclara-t-elle en ôtant ses mains de son visage après avoir grossièrement essuyé ses larmes, comme pour encore se rassurer, tout en plongeant son regard argenté dans le sien.
- Oui, ce n'est pas Lui, c'est moi. Tout va bien, confirma-t-il en soutenant son regard et en hochant légèrement la tête.
- Oui, tout va bien… répéta-t-elle, ses sanglots et sa respiration se calmant peu à peu. Sinon, je… je n'aurais pas pu le supporter… Je n'aurais pas pu… lui avoua-t-elle tout de même.
- Si ça avait été le cas, nous aurions agi en conséquence. Personne ne t'aurait obligée à porter cet enfant, lui assura-t-il, incroyablement sérieux, en caressant son visage avant de venir prendre l'une de ses mains pour la serrer dans la sienne. Et personne ne t'obligera non plus à porter celui-ci, si tu ne le veux pas », ajouta-t-il encore.
La jeune femme souffla un bon coup en fermant les paupières et en posant son avant-bras sur ses yeux, laissant son autre main à Severus qui la tenait toujours dans la sienne et elle resta silencieuse durant plusieurs minutes, le temps pour elle de se calmer totalement. Rogue la laissa faire et prendre tout le temps qui lui était nécessaire pour s'apaiser, attendant patiemment à ses côtés et la soutenant simplement de sa présence.
Finalement, au bout d'environ une quinzaine de minutes de silence, Electra bougea son bras de son visage, rouvrit les yeux et se rassit dans son lit d'hôpital avant de poser son regard gris sur l'homme en noir qui était toujours installé auprès d'elle sur son matelas.
« Qu'est-ce que tu en penses ? demanda-t-elle simplement.
- De quoi ? De ta grossesse ? interrogea-t-il en arquant un sourcil noir dans sa direction.
- Oui, confirma-t-elle en hochant la tête. Est-ce que tu avais déjà envisagé d'avoir des enfants un jour ?
- De base, je ne comptais déjà même pas me marier un jour… Je n'ai jamais donc pensé que je pourrais avoir des enfants… lui confia-t-il honnêtement. Et toi ?
- Je n'y avais jamais vraiment réfléchi, répondit-elle en secouant sa tête bouclée. Aucune de mes relations n'a jamais été assez sérieuse pour que je puisse y songer…
- Et maintenant ?
- Maintenant, je suis mariée avec toi depuis près d'un an et demi et je veux le rester, répliqua-t-elle fermement.
- Moi aussi, acquiesça-t-il, pensif.
- Bon… soupira-t-elle en passant une main dans ses longs cheveux noirs, songeuse. C'est une décision très importante qu'on doit prendre tous les deux. Il faut que l'on soit totalement honnête l'un envers l'autre, Severus. Je ne veux pas que l'un de nous se sente obligé de faire quelque chose dont il n'a pas envie.
- Je suis tout à fait d'accord avec toi, approuva-t-il en plongeant ses yeux noirs dans les siens, attentif.
- Je me lance alors… déclara-t-elle en fermant un instant ses paupières avant de les rouvrir. Moi, j'ai bien envie de découvrir à quoi ressemble ce petit être qui a bravé ma contraception ainsi que le venin de Nagini et qui s'est accroché pour se développer dans mon ventre. Mais si tu me demandes de choisir entre lui et toi, je te choisirais toi. Je refuse de te perdre, lui apprit-elle en le fixant intensément de ses yeux d'argent.
- Quant à moi, j'ai été agréablement surpris par la tournure qu'a pris notre faux mariage qui est tout sauf artificiel désormais… Je serais donc bien tenté de laisser sa chance à ce petit battant qui a déjà résisté à tant d'épreuves. Et je t'aurais soutenue et approuvée quoi que tu aurais bien pu dire, répondit-il en soutenant son regard.
- On est d'accord alors ? demanda-t-elle, souriante.
- On est d'accord », acquiesça-t-il avant de se pencher vers elle pour capturer ses lèvres dans un tendre baiser.
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8 mois plus tard
« Haaaaa… Severus ! Je te déteste ! Ça fait un mal de chien ! C'est de ta faute, si je souffre comme ça ! s'écria Electra, les joues rouges, en sueur, ses boucles noires emmêlées, avant de souffler rapidement puis de se redresser légèrement pour pousser de toutes ses forces en écrasant les doigts de son mari qui se tenait debout à côté d'elle et lui tenait la main pour la soutenir et l'encourager.
- Ne vous en faites pas, la plupart des femmes tiennent ce genre de discours à leurs époux durant l'accouchement mais c'est très vite oublié une fois que le bébé est là, voulut le rassurer la médicomage qui était assise entre les jambes de la jeune femme afin de l'aider à mettre au monde son enfant.
- Je ne m'inquiète pas, elle me parle comme cela tout le temps. C'est de cette façon qu'elle communique, répliqua-t-il, ironique, avec un sourire en coin.
- Hahaaa… rigola à moitié Electra, partagée entre la douleur et l'amusement, en faisant une grimace qui ressemblait presque à un sourire tout en fronçant ses sourcils noirs. Arrête de faire l'abruti ! J'ai super mal ! exigea-t-elle ensuite en reposant sa tête contre l'oreiller, essoufflée, sans relâcher sa main pour autant.
- Oui, je le sais mais je suis quand même parvenu à te faire rire, lui opposa Severus en se penchant vers elle pour caresser son visage de sa main libre avant de déposer un baiser sur son front. Allez, courage, tu y es presque, l'encouragea-t-il ensuite en l'observant de ses yeux noirs.
- Votre mari a raison, Madame. Je vois sa tête, confirma la doctoresse en se redressant un peu pour regarder la jeune femme. Il faut encore pousser trois ou quatre fois maximum et ce sera bon.
- On vous apprend à mentir… pendant vos études de médicomagie ? interrogea Electra, sceptique.
- C'est la vérité, Electra, insista Rogue. Je suis sûr que tu peux le faire en ne poussant plus que deux fois, la provoqua-t-il alors.
- C'est un défi ? demanda-t-elle en haussant un sourcil, la flamme du challenge s'allumant soudain dans son regard argenté.
- Absolument », acquiesça le maître des potions, satisfait d'être parvenu à la motiver de cette manière.
La jeune femme se redressa sur ses coudes et Severus entoura ses épaules de son bras tandis qu'elle poussait encore en criant afin de donner naissance à leur bébé.
Au bout de deux poussées, la médicomage attrapa le nourrisson, elle vérifia rapidement qu'il allait bien puis elle le présenta aux deux nouveaux jeunes parents en déclarant fièrement :
« C'est une petite fille ! »
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4 ans plus tard
En sous-vêtements dans sa salle de bain, Electra venait de terminer de se brosser les dents et elle entendait sa fille qui criait et qui riait en courant dans la maison, apparemment pourchassée par son père.
« Hihihi… Arrête, papa ! Je vais trouver maman pour qu'elle me protège ! s'exclama la fillette en déboulant tout à coup dans la pièce d'eau où sa mère se trouvait.
- Rien ne pourra te protéger de moi, chipie ! répliqua Severus, qui avait une longueur de retard mais qui approchait néanmoins.
- Vite, maman ! Vite ! Porte-moi ! » exigea la petite fille en tendant ses bras vers elle et en jetant des regards mi inquiets mi amusés par-dessus son épaule.
Electra se pencha pour prendre sa fille dans ses bras et la caler contre sa hanche avant de voir Severus arriver également dans la salle de bain, légèrement essoufflé par sa course. La jeune femme le gratifia d'un regard moqueur, sachant très bien que cette course poursuite l'avait fatigué plus qu'il ne daignait le montrer, tandis que la petite entourait sa nuque de ses petits bras et enfouissait son visage dans son cou, et elle demanda alors en fixant son mari de ses yeux gris qui pétillaient de malice :
« Alors, ma puce ? Qu'est-ce que papa a encore fait ?
- Comment ça qu'est-ce que papa a encore fait ? répéta Rogue, choqué, alors que la petite gloussait, amusée. C'est cette petite crapule qui refuse catégoriquement de mettre ses chaussures, se défendit-il ensuite. Alors je lui ai dit que, si elle ne le faisait pas, je me verrais obligé de sévir en la chatouillant partout ! s'exclama-t-il en posant soudainement ses grandes mains sur le ventre et le dos de la fillette et en mettant ses menaces à exécution.
- Hihihi… gloussa-t-elle de sa petite voix stridente. Arrête, papa ! S'il te plaît ! Je vais me faire pipi dessus ! le prévint-elle en riant et en se tortillant, quelques larmes s'échappant de ses grands yeux argentés comme ceux de sa mère.
- Ça m'arrangerait qu'elle ne le fasse pas. Je viens de prendre ma douche, déclara Electra en observant son mari d'un regard sérieux.
- Tu n'aurais qu'à en reprendre une. Ce n'est pas très grave », rétorqua Rogue en soutenant son regard mais en stoppant néanmoins ses chatouilles.
Ensuite, il embrassa tendrement sa femme sur les lèvres puis, juste après, la joue toute rose et qui irradiait de chaleur de sa fille avant de la prendre dans ses bras à lui et de caresser ses cheveux noirs et bouclés. La petite se blottit contre le torse de son père en soupirant d'aise, heureuse, puis elle tourna son visage vers sa mère pour l'observer de ses grands yeux d'enfant.
« Dis, maman, pourquoi ta peau elle n'est pas pareille partout ? demanda-t-elle alors subitement en observant les cicatrices qu'avaient laissé les crochets de Nagini sur son cou, son épaule, sa hanche et son ventre.
- Parce que maman est une guerrière et une héroïne ! rétorqua immédiatement Severus en plongeant ses yeux noirs dans les yeux de sa fille qui avait tourné son petit visage vers lui, tandis qu'Electra soupirait légèrement.
- C'est vrai ? interrogea la fillette en s'accrochant au cou de son père, ses yeux pétillant de bonheur.
- Calie… On te l'a déjà expliqué et répété des centaines de fois… se désola la jeune femme, toujours touchée par ces vilaines traces qui ne quitteraient jamais son corps.
- Laisse-la, tu sais bien qu'elle adore, la défendit Rogue en caressant sa petite tête bouclée.
- Je ne suis pas une guerrière et une héroïne… les détrompa-t-elle une fois de plus, en levant les yeux au ciel.
- Oh que si ! la contredirent aussitôt Severus et leur fille en chœur.
- Toi et ta fille… » soupira Electra, attendrie et amusée par le lien qu'ils avaient tous les deux, en attrapant sa robe de sorcière pour continuer de s'apprêter pour la journée.
Rogue lui sourit tendrement avant de lui faire un clin d'œil puis de quitter la salle de bain pour la laisser se vêtir au calme tout en débutant son récit :
« Laissez-moi vous raconter, Miss Calie, l'histoire de votre courageuse maman qui a affronté un énorme serpent venimeux et le plus puissant mage noir de tous les temps tout ça pour sauver votre papa, ici présent, qui ne serait sans doute plus là pour vous raconter cette histoire sans elle.
- Oh oui, papa ! Raconte ! Raconte ! exigea la petite fille, qui connaissait pourtant ce récit par cœur, en battant des mains, aux anges.
- Très bien mais ensuite tu mettras tes chaussures… » la prévint Severus en descendant dans le salon avec elle dans les bras.
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12 ans plus tard
Rogue, qui était installé dans son canapé et qui lisait tranquillement sa Gazette du sorcier, une paire de lunettes de vue posée sur son nez, releva soudain son regard noir vers les escaliers en entendant son adolescente de seize ans les dévaler bruyamment et à toute vitesse.
« Salut, p'pa ! s'exclama-t-elle en lui faisant un signe de la main et en passant vivement devant lui.
- Hey ! Minute, papillon ! ordonna-t-il en se levant de son fauteuil et en interceptant rapidement sa fille par le bras afin de la retenir. Où est-ce que tu vas, comme ça ? interrogea-t-il, sourcils froncés, en la détaillant avec attention.
- Je vais chez Alix. Je vais loger chez elle avec Morgane, lui répondit-elle en remettant correctement son sac à dos sur son épaule. Maman ne te l'a pas dit ? demanda-t-elle ensuite, sincèrement étonnée.
- Absolument pas… répliqua-t-il de sa voix basse, suspicieux.
- M'man ! cria alors la jeune fille pour appeler sa mère, boudeuse.
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? répondit Electra en arrivant dans le salon où son mari et sa fille se trouvaient.
- Tu n'as pas dit à papa que je logeais chez Alix et il ne veut pas me laisser partir, se plaignit-elle.
- Severus, elle va passer une petite soirée entre copines. Laisse-la donc partir ! le gronda-t-elle alors, son accent russe étant toujours bien présent malgré les années depuis lesquelles elle vivait en Angleterre.
- Je n'ai jamais dit que je ne voulais pas la laisser y aller, se justifia-t-il alors en relâchant doucement le bras de sa fille. Mais pourquoi me l'avez-vous caché ? Calie, tu vas voir un garçon ? questionna-t-il, soupçonneux, ses sourcils noirs froncés au possible.
- Papa ! riposta la jeune fille, offusquée. J'ai seize ans ! Je suis suffisamment grande ! Mais, de toute façon, je vais juste voir mes copines et passer du temps avec elles !
- Tu es loin d'être suffisamment grande, comme tu dis, et… bougonna-t-il avant de se faire interrompre par sa femme.
- Enfin, Severus, laisse-la rejoindre ses amies… demanda Electra en roulant des yeux.
- Pourquoi s'est-elle faite si jolie, si elle ne va pas voir un garçon ? insista Rogue, méfiant.
- Calie est charmante tout le temps tout ça parce que je suis sa mère et qu'elle a hérité beaucoup de moi, tout simplement, affirma fièrement la maman, coupant par-là l'herbe sous le pied de sa fille, qui était restée bouche bée et amusée par sa réplique.
- Mais bien sûr… souffla l'homme en levant les yeux au ciel.
- Quoi ? Je n'ai pas raison peut-être ? questionna alors Electra en mettant ses poings sur ses hanches et en haussant un sourcil noir parfaitement dessiné dans sa direction.
- Bien sûr que tu as raison. Vous êtes aussi belles l'une que l'autre, dut-il bien reconnaître, vaincu, tandis que Calie esquissait un sourire victorieux.
- Allez, ma puce ! Va rejoindre tes amies ! décréta-t-elle en faisant un geste du bras. Mais embrasse ton père avant, il en a besoin, ajouta-t-elle tout de même.
- Merci, maman ! » répondit la jeune fille, aux anges.
Elle embrassa sa mère sur la joue puis son père en le serrant chaleureusement dans ses bras avant de sortir de leur maison avec vigueur en claquant la porte.
« Pourquoi cette enfant claque-t-elle toujours la porte de cette façon ? soupira Severus en se réinstallant dans son canapé tout en massant ses tempes d'une main.
- Parce qu'elle est vive et que, aujourd'hui, elle est très contente de pouvoir rejoindre ses amies pour passer la soirée avec elles, expliqua Electra en s'asseyant tout à côté de lui.
- Pas de garçons ? Tu en es sûre ? questionna-t-il encore, tourmenté par cette pensée.
- Certaine, Severus, acquiesça-t-elle en enroulant son bras autour du sien et en posant sa tête contre son épaule. Nous avons bien élevé notre fille. Tu peux lui faire confiance », affirma-t-elle encore.
Puis, comme elle l'entendait encore marmonner tout seul et grommeler dans sa barbe, Electra releva son visage vers lui et demanda :
« Tu veux que je te dise quelque chose qui va définitivement te rassurer, Severus ?
- Je n'en suis pas sûr… rétorqua-t-il, à moitié convaincu.
- Calie est toujours vierge, affirma-t-elle alors.
- Comment… Comment le sais-tu ? balbutia-t-il, pris de court et pas tout à fait à l'aise de parler de la sexualité de leur fille unique.
- Parce que j'en discute régulièrement avec elle, depuis qu'elle est entrée à Poudlard. J'ai établi une relation de confiance avec elle et je lui ai dit qu'elle pouvait m'en parler librement et me poser toutes les questions qu'elle voulait, expliqua-t-elle simplement en haussant une épaule.
- Et, tu crois vraiment que… voulut-il interroger, légèrement apaisé.
- J'en suis persuadée, le coupa-t-elle. Nous l'avons bien éduquée et nous pouvons compter sur elle. »
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Encore 9 ans après cela
Son visage parfaitement impassible, Severus marchait lentement aux côtés de sa fille, qui avait revêtu sa belle robe de mariée d'un blanc immaculé, en lui donnant le bras et en observant d'un œil noir le jeune homme qui les attendait au bout de l'allée. À l'intérieur de lui, il était complètement bouleversé de voir sa petite fille se marier, même si elle avait désormais vingt-cinq ans, et il remercia ses années passées à faire l'espion auprès de Voldemort de lui avoir permis de développer un tel self-control afin qu'il ne craque pas devant tous ces invités.
Arrivé devant le représentant du ministère de la Magie, il posa sa grande main blanche sur celle de Calie pour la détacher doucement de lui et il se pencha pour déposer un léger baiser sur sa joue droite. La jeune femme, qui était aussi belle que sa mère ne l'était à son âge, plongea son regard argenté étincelant de perles salées dans celui de son père et elle se jeta à son cou pour le serrer de toutes ses forces contre son cœur et laisser rouler ses larmes sur ses joues roses.
« Je t'aime de tout mon cœur, papa ! s'exclama-t-elle alors dans un sanglot.
- Moi aussi, je t'aime de tout mon cœur, Calie, répondit-il en chuchotant contre son oreille et en caressant ses longs cheveux bouclés. Tu seras toujours ma petite fille et, si jamais il te fait du mal, je lui ferai payer en le torturant très lentement », lui promit-il, impitoyable.
Calie éclata de rire en se détachant de son père et en tentant d'essuyer les larmes qui avaient coulé sur son visage. Rogue lui vint en aide en les effaçant de ses grandes mains, il caressa encore doucement sa joue en esquissant un fin sourire puis saisit délicatement sa petite main pour la donner à celle de son fiancé avant de se retirer et de revenir s'asseoir auprès de son épouse, qui les avait regardés en souriant.
La jeune femme en blanc l'observa se réinstaller à côté de sa mère en prenant directement sa main dans la sienne puis elle reporta son attention sur son futur mari et sur l'officiant sorcier, visiblement comblée de bonheur.
« Je suis fière de toi, Severus. Tu as réussi à la lâcher… Je n'étais pas certaine que tu y parviendrais, murmura Electra, légèrement moqueuse.
- Ils ont intérêt à être heureux… marmonna Severus, bougon.
- Je suis sûre que oui. Regarde la façon dont ils se regardent dans les yeux, tous les deux, la rassura-t-elle en lui conseillant de jeter un œil à sa fille et à son mari qui se détaillaient avec amour.
- Ouais… » grommela-t-il alors en entrecroisant ses doigts avec ceux d'Electra avant de poser son regard sombre sur elle.
Ses yeux noirs se perdirent dans ses yeux d'argent, dont il n'arriverait jamais à se lasser, il se détendit imperceptiblement et lui offrit l'un de ses rares sourires sincères que seules Electra et Calie parvenaient à déclencher chez lui, et il se pencha pour embrasser tendrement sa femme, qui partageait sa vie depuis plus de vingt-sept ans désormais, avec qui il se disputait encore régulièrement pour un oui ou pour un non, et sans qui il n'aurait jamais pu vivre aussi longtemps ni aussi heureux.
« Qui aurait pu croire que ça se terminerait ainsi ? demanda doucement Electra en détachant ses lèvres des siennes et en caressant sa joue blanche avec tendresse.
- Certainement pas moi », répondit Rogue en attrapant sa fine main afin d'y déposer un baiser.
FIN
Babam, les ami(e)s! Voilà une histoire qui se finit ;-)
Merci beaucoup d'avoir lu, suivi et commenté cette histoire! Comme toujours j'ai adoré l'écrire puis la partager avec vous pour avoir votre avis. Je remercie toutes les personnes qui ont lu jusqu'au bout.
A une prochaine sur une autre de mes histoires ;-) (Oui, j'écris encore et toujours^^ J'aime ça :-P)
Gros bisous ;-)
