Le soleil brillait chaudement au-dessus de la ville de StoryBrooke en ce début d'après-midi, les oiseaux chantaient et tous ceux qui ne travaillaient pas aujourd'hui étaient dans la rue pour profiter.

Jennifer eut, en regardant à travers sa fenêtre, elle aussi envie de profiter alors, au lieu de rester sagement chez elle à faire ses recherches, elle sortit de son immeuble en souriant.

La jeune femme portait un jean de couleur foncée dans lequel elle avait vulgairement entrée le devant d'une fine chemise blanche dont quelques boutons étaient encore ouverts pour créer un magnifique décolleté qui laissait entrevoir la teinte claire de son sous-vêtement. Elle portait une simple paire de talon haut et avait déposé un chapeau long sur ses mèches blondes qu'elle avait laissée retomber en toute liberté le long de ses épaules et de son dos.

Elle avait troqué son éternel sac à dos en cuir pour un sac à bandoulière simple et avait même pris le temps de se maquiller.

Elle déambula donc dans les rues de la ville en profitant des rayons du soleil qui caressaient doucement son visage.

Tranquillement, sans se soucier de rien, la blonde s'enfonça dans la ville et observant la devanture des différents magasins devant lesquels elle passait.

Elle saluait rapidement avec un léger sourire les peu de personne qu'elle croisait dans la rue. A chaque fois qu'elle sortait de son appartement, elle était étonnée de la convivialité dont faisait preuve les habitants de StoryBrooke. Dès qu'elle croisait quelqu'un, soit cette personne la saluait rapidement en lui souhaitant une bonne journée parce qu'elle était pressée soit elle prenait le temps de s'arrêter pour pouvoir échanger quelques mots bienveillants avant que chacun reparte de son côté.

Elle avait vraiment beaucoup de mal à s'y faire et n'était pas du tout certaine de pouvoir s'y habituer. Elle avait toujours vécu dans une grande ville où les gens n'hésitaient à se bousculer sur le trottoir pour avancer plus rapidement, où les habitants s'insultaient pour une place de parking, où l'être humain pouvait se battre pour un vulgaire pot de Nutella.

Si Jennifer devait garder un seul point positif de son passage dans cette ville, se serait forcément la convivialité dont faisait preuve ses personnes qui n'étaient pas moins pressée que les habitants de New-York.

Elle marcha doucement, à un rythme tranquille, durant de très longues minutes jusqu'à s'arrêter devant l'immense horloge de la ville.

Depuis son arrivée en ville elle avait vaguement aperçu le bâtiment alors qu'il était à StoryBrooke ce que la tour Effel était à Paris.

La vue qu'on pouvait avoir de là-haut devait vraiment être magnifique, surtout avec le beau temps qu'il faisait. Elle s'approcha donc et ouvrit l'imposante porte en bois, à sa plus grande surprise, il n'y avait absolument personne à l'intérieur.

Personne ne protégeait le monument qui était le plus vieux de la petite ville. Personne ne vérifiait les visites.

Pendant quelques secondes, la blonde se demanda si elle avait vraiment le droit d'être à l'intérieur, elle fit rapidement le tour du bâtiment mais ne trouva absolument aucun panneau affirmant qu'elle ne devait pas monter.

Tranquillement alors, elle monta une à une les marches pendant quelques minutes tout de même puis elle arriva enfin au sommet. Elle ouvrit l'une des fenêtres de couleur qui ornait le bâtiment et elle admira la vue qui se dressait devant ses yeux. L'horizon était vraiment magnifique.

Elle resta un petit moment à regarder la ville qui paraissait vraiment toute petite de là où elle se trouvait, elle leva les yeux vers le ciel et eut l'impression que si elle tendait le bras, elle pourrait facilement toucher les nuages.

La vue était si belle qu'elle en sortit son téléphone pour prendre une photo qu'elle s'empressa d'envoyer à sa mère, elle profita du message pour lui donner quelques nouvelles d'elle avant de redescendre les nombreuses marches pour regagner la rue.

Elle jeta un coup d'œil circulaire autour d'elle et se demanda ce qu'elle voulait faire à présent. Continuer à marcher sans but précis ou bien faire quelques choses d'intéressant comme aller chez le vieil antiquaire ou même à la bibliothèque ?

Face à elle se trouvait la bibliothèque, elle traversa simplement la rue et se saisit de la poignée de la porte pour pouvoir entrer mais contre toute attente, la porte était fermée. Elle vit une ombre à travers le morceau de vitre qui décorait la porte et se décida à toquer. Elle patienta quelques instants avant que celle-ci ne s'ouvre pour laisser sortir un homme habillé d'un très beau costume et marchant à l'aide d'une canne.

« Oui ? » Demanda-t-il froidement.

« Excusez-moi de vous déranger, la bibliothèque est fermée aujourd'hui ? » Demanda-t-elle poliment en ignorant royalement sa mauvaise humeur évidente.

« Oui. Une fois par semaine ma compagne ferme la bibliothèque pour faire les comptes, passer les commandes, mettre les nouveaux livres sur les étagères et réparer ceux qui sont malheureusement abimé par les habitants irrespectueux. » Marmonna l'homme en la détaillant du regard.

« C'est une bibliothèque librairie ? » Comprit la blonde en souriant doucement.

« Exactement. » Fit-il simplement.

« Je repasserais un autre jour dans ses cas là. Passez une bonne journée monsieur. » Sourit Jennifer avant de s'en aller sans lui laisser le temps de lui dire quoi que ce soit.

La jeune femme était légèrement perturbée, cet homme était la première personne de mauvaise humeur qu'elle croisait en ville. Tous les habitants n'avaient donc pas une constante joie de vivre agaçante ?

La blonde se contenta d'hausser les épaules en souriant et elle se dirigea tranquillement vers la petite boutique d'antiquité. Elle n'était pas vraiment une très grande fan des vieux objets mais son beau-père si alors autant profité de sa balade pour lui acheter un petit quelque chose surtout qu'elle ne pourrait pas assister à son anniversaire.

Elle arriva après quelques minutes de marches et tenta d'entrer à l'intérieur mais une fois de plus la porte ne bougea pas.

« Ils font tous leur compte aujourd'hui ? » Marmonna-t-elle en tentant de regarder à l'intérieur grâce à la vitrine.

La pièce était plongée dans le noir le plus complet et il ne semblait y avoir personne, elle soupira doucement en se disant qu'elle pourrait toujours revenir lorsqu'elle viendrait visiter la bibliothèque dans quelques jours.

Un peu déçu, elle s'éloigna de la petite boutique et avança dans les rues sans vraiment savoir où elle voulait aller.

Elle arriva finalement dans la rue du Granny's et décida de s'y arrêter pour grignoter quelque chose, elle entra donc dans le dinner et afficha un léger sourire pour saluer toutes les personnes qui s'étaient retourné à son arrivée. Comme d'habitude, elle se dirigea directement vers le comptoir et s'installa en attendant Ruby.

Elle commanda un simple cookie et la brune se réfugia derrière le comptoir pour discuter tranquillement avec Jennifer. Evidemment, comme toutes les autres personnes présentes dans le petit restaurant, elles discutèrent de tout ce qui arrivait à David.

« Le pauvre ne mérite vraiment pas ça. » Soupira la serveuse en séchant rapidement le verre qu'elle venait de laver.

« C'est clair. Mais qui pourrait lui vouloir du mal ? Tout le monde est adorable dans cette ville. » Répondit la blonde en tirant une légère moue interrogative.

« Leroy pourrait facilement lui détruire sa maison pour se venger de tous les samedi soir qu'il passe à décuver au poste de police mais il ne pourrait jamais l'agresser, malgré sa carrure assez imposante pour sa petite taille, c'est un vrai sucre d'orge. » Fit Ruby.

« Will aussi pourrait retourner sa maison mais il aurait volé bien plus qu'une stupide peluche, un mobil pour enfant ainsi qu'une photo. » S'exclama Granny en quittant sa cuisine.

« Peter et Felix auraient pu être liés à l'agression mais l'agresseur était apparemment seul et ils ne font jamais rien l'un sans l'autre. Puis, ce sont des petits voyous mais ils assument leur connerie, ils l'auraient agressé en pleine nuit au lieu de le tirer dans un coin. » Continua la brune au mèches rouges.

« La personne qui en a après David lui veux vraiment du mal. C'est assez étrange mais peut-être que cette personne à de bonne raison. » Lança la vieille dame en réfléchissant.

« De bonne raison ? Y a-t-il vraiment de bonne raison pour faire ce genre de chose ? » Retorqua Jennifer en croquant dans son cookie.

« Je n'en ai aucune idée mais il y a tout de même de nombreuse zone d'ombre dans la vie de notre sheriff. » Souffla la gérante.

« Grand-mère ! Tu ne vas tout de même pas revenir là-dessus ! » S'agaça sa petite fille en la regardant avec exaspération.

« Excusez-moi mais… de quoi vous parlez ? » Interrogea la blonde en fronçant des sourcils.

Ruby et Granny se regardèrent et une guerre silencieuse commença entre les deux femmes qui n'étaient visiblement pas du même avis. Finalement, la jeune femme soupira bruyamment en lançant son torchon sur le plan de travail puis elle entra dans la cuisine sans ne rien dire. La vieille dame s'approcha du comptoir et s'arrêta face à Jennifer.

« La femme de David s'est suicidée dans leur maison. Seulement, beaucoup n'y ont pas cru surtout Archie, le psychiatre de la ville. Il a démontré que Mary était certes déprimée mais qu'elle ne se serait jamais faite volontairement du mal. Il a alors enquêté de son côté et il a découvert pas mal de chose. Par exemple, la maison a brulé beaucoup trop rapidement alors que la police a assuré qu'il n'y avait aucune trace de combustible qui aurait pu alimenter le feu. Il faut savoir que la maison était entièrement décorée avec les meubles que confectionne Marco, le bois qu'il utilise est tellement épais qu'il a beaucoup de mal à prendre feu. En fouillant un peu plus en profondeur, il a réussi à avoir accès au dossier médical de Mary. Et devinez quoi ? Il y avait beaucoup d'incohérence. » Chuchota la gérante du dinner pour ne pas être entendu par les autres personnes présentes.

« Qu'est-ce que vous voulez dire par des incohérences ? » Questionna la blonde en lançant discrètement l'enregistrement vocal sur son téléphone.

« La version officielle est que Mary à mit le feu à la maison avant de se pendre dans le salon mais apparemment, elle était déjà morte lorsque sa nuque s'est brisée. Comment a-t-elle pu se pendre et mettre le feu si elle était déjà décédée ? » Répondit la vielle dame en vérifiant que personne ne faisait attention à elles.

« Peut-être que la prise sur son cou n'était pas assez forte et qu'elle s'est étouffée en respirant la fumée. » Tenta-t-elle.

« Son corps étaient en très mauvais état lorsqu'il est arrivé à l'hôpital, apparemment Whale a même eu du mal à croire que c'était Mary. Il a fait ses analyses et s'est rendu compte qu'elle avait de nombreux hématomes ainsi qu'une importante plaie au niveau de la tête. » Murmura Granny.

« Comment s'est fini cette enquête personnelle ? » Fit Jennifer en tentant de garder son calme.

« Archie a commencé à informer tout le monde de ses découvertes, il a également dit qu'il comptait faire savoir ses doutes à la police d'une autre ville afin d'ouvrir une vraie enquête mais il n'en a pas eu le temps. Alors qu'il promenait son chien comme tous les jours, il s'est fait agresser par une personne cagoulée qui lui a volé tous ses papiers d'identité ainsi que le peu de liquide qu'il avait sur lui. Graham a pris une bonne demi-heure avant d'arriver sur les lieux et Archie était tellement blessé que Whale a pris la décision de le plonger dans un coma artificiel pendant un mois pour qu'il ne souffre pas trop. Depuis, il n'a plus jamais parlé de cette affaire. » Informa la gérante avant d'aller servir un client qui venait d'entrer.

La jeune femme resta silencieuse en fixant un point invisible devant elle. Elle ne s'était jamais attendue à une telle information venant de Granny. Si jamais Archie et la gérante avaient des doutes sur David, les autres en avait aussi sans doute.

« Est-ce que je pourrais avoir deux cafés à emporter ainsi que des donuts. » Demanda-t-elle finalement.

La gérante hocha simplement la tête et lui servit sa commande avant de retourner dans sa cuisine, Ruby en sortit et lui sourit doucement en encaissant sa commande.

Jennifer lui souhaita une merveilleuse journée et quitta le dinner sans attendre. Une fois seule dans la rue, elle sortit son téléphone et stoppa l'enregistrement en se disant que plus elle restait dans cette ville, plus elle haïssait cet homme.

Elle tenta de garder son calme, ce n'était pas le moment de flancher.

La blonde marcha d'un pas sur et rapide pendant plusieurs minutes avant d'arriver devant le poste de police, elle remarqua rapidement que les deux voitures étaient bien garées dans le petit parking devant ce qui voulait dire que le sheriff ainsi que son adjoint étaient présents.

Elle prit une profonde inspiration et entra dans le bâtiment, elle longea le couloir et arriva devant une autre porte qu'elle ouvrit en essayant de ne pas renverser les boissons chaudes. Elle entra dans la pièce et ferma délicatement la porte derrière elle à l'aide de son pied.

Elle laissa son regard glissé sur la pièce qu'elle analysa rapidement. Il y avait deux grands bureaux au milieu de la pièce, deux grandes cellules dans le coin et un bureau avec porte juste en face. Les deux hommes étaient dos à elle et chacun était appuyés sur un bureau, ils fixaient tous les deux le tableau récapitulatif qui se trouvait devant eux.

Elle les observa pendant de longues minutes avant de se racler la gorge pour annoncer sa présence, David comme Graham sursautèrent et l'adjoint sauta sur le tableau qu'il retourna sans plus de cérémonie pour cacher l'avancée de leur enquête.

« Je vous apporte du café et des donuts. » Lança-t-elle en se forçant à sourire.

« De quoi s'alimenter et une jolie demoiselle, que demander de mieux ? » S'exclama Graham en la regardant de haut en bas sans aucune discrétion.

« C'est vraiment très gentil de ta part Jennifer. » Sourit David en acceptant le gobelet.

« C'est indiscret si je vous demande comment avance votre enquête ? » Interrogea la blonde en déposant la boite de viennoiserie ouverte sur la porte.

« Elle n'avance pas donc non. » Soupira le blond.

« Mais on ne perd pas espoir ! » Assura l'adjoint. « Tu n'aurais pas une petite idée toi ? » Ajouta-t-il en lui souriant.

« Oh vous savez, a part écrire des articles, je ne sais pas faire grand-chose. » Mentit-elle en lui rendant son sourire.

« Qu'importe l'angle par lequel on prend le problème, on ne trouve jamais rien de concret. » Se lamenta l'homme en buvant une gorgée de café encore chaud.

« Vous avez besoin de calme pour réfléchir, je ne vais pas vous déranger plus longtemps, je venais simplement vérifier que tout allait bien. » Fit Jennifer en reculant de quelques pas.

« Merci beaucoup. Merci pour tout. » Souffla David en la regardant quitter la pièce.

La jeune femme sortit et sourit doucement. Pour l'instant, ils n'avaient aucune idée de ce qui pouvait se passer ce qui lui était vraiment favorable.

Rapidement, elle retourna à son immeuble et remonta les escaliers jusqu'à entrer dans son appartement. Elle se dirigea vers sa chambre et se laissa littéralement tomber sur son lit, elle envoya son chapeau valser à travers la pièce et remonta les manches de sa fine chemise.

Elle attrapa son ordinateur et le tira sur ses cuisses, elle l'alluma et ouvrit rapidement une fenêtre de navigation. Elle activa son VPN et retourna, une nouvelle fois, sur la face cachette d'internet.

Aujourd'hui, elle ne comptait pas faire de recherches, elle comptait bien faire affaire et passer commande. Il était temps. Elle avait suffisamment attendu.

Elle se connecta donc avec son faux nom et navigua de page en page pour retrouver le compte de cet homme qui se faisait appeler Anton. La biographie de cet homme était simple, il fallait passer commande et ensuite, il prendrait contact avec le client.

Combien de temps allait-elle attendre avant de recevoir un message sur son compte ? Elle n'en avait aucune idée mais elle n'était plus à une semaine.

Avec la souris de son clavier, elle descendit sur sa page. Les prix étaient exorbitants mais sa vengeance lui tenait beaucoup trop à cœur pour qu'elle puisse s'arrêter en si bon chemin.

Elle passa donc commande, la sommes était tellement énorme qu'elle était certaine qu'elle finirait par avoir un message. Il lui suffisait simplement d'attendre le bon moment.

Jennifer sourit doucement et revint sur la bonne partie du web, elle se connecta à un site d'annonce et regarda une à une toutes les propositions.

Soudain, son sourire s'élargit un peu plus. Elle avait trouvé, de manière plutôt facile, ce dont elle avait besoin.

Une maison totalement abandonnée en plein dans une forêt à quelques kilomètres de StoryBrooke.

La blonde lut rapidement le détail de la maison et découvrit avec joie qu'il y avait un passage secret dans le sous-sol qui menait à une importante pièce.

Il lui fallait cette maison. Elle s'empressa alors d'attraper son téléphone à claper qu'elle gardait bien secrètement cachée dans le tiroir de sa table de chevet.

Elle l'alluma, chose qu'elle n'avait pas encore fait depuis son achat et entra le code pour déverrouiller sa carte Sim. Sans attendre, elle composa le numéro et sourit en comptant les tonalités.

« Allo ? » Fit la voix d'une femme à l'autre bout du combiné.

« Bonjour, excusez-moi de vous déranger. Je m'appelle Charlotte Lewis et je vous appel à propose de la maison. » Dit-elle en s'allongeant sur le dos.

« Celle au milieu de la forêt ? » S'assura la vendeuse.

« Oui, celle-là même. Est-elle toujours en vente ? » Questionna Jennifer en fixant son plafond en souriant.

« Vous êtes certaine ? » Souffla-t-elle à nouveau.

« Bien sûr. » Sourit la blonde en se retenant de rire.

Plus aucun bruit ne se fit entendre de l'autre côté du téléphone, était-ce vraiment une demande si irréaliste ? La blonde voulait simplement acheter cette maison qui était parfaite pour son plan, il n'y avait rien de bien alarmant.

« Vous êtes toujours là ? » Demanda-t-elle en n'entendant plus un seul bruit.

« Oui. Oui, excusez-moi. Avant toute chose, je me dois de vous avouer quelque chose. Cette maison est vraiment très spéciale. » Informa la jeune femme à la voix claire.

« Qu'est-ce que vous entendez par spéciale ? » Questionna Jennifer juste par curiosité.

« Elle a été construite il y a de très nombreuse année mais le premier propriétaire y a apporté de nombreuse modification. Il y a construit un souterrain accessible par la cave qui mène après un long couloir à une immense pièce insonorisé et fermé par plusieurs imposantes portes en fer. Dans cette pièce, il a séquestré de nombreuse jeune femme y compris sa fille qui sont mortes dans cette même maison. Personne n'ose s'y approcher car la maison est dite hantée, les entités de ses femmes et de l'homme aussi – car il s'est donné la mort dans l'une des chambres pour échapper aux autorités – rodent toujours dans la maison. » Expliqua-t-elle avec un léger tremblement dans la voix.

Jennifer ne put s'empecher de sourire en écoutant presque religieusement la jeune femme qui avait décidé de jouer la carte de la vérité.

Cette maison était encore plus parfaite que ce qu'elle pensait.

« Par simple curiosité, comme accède-t-on à cette pièce secrète ? » Souffla la blonde.

« La maison est entièrement meublé, les derniers propriétaires sont partis en laissant toutes leurs affaires sur place et n'ont rien voulu récupérer. Dans le sous-sol, ils y ont installé une imposante bibliothèque remplie de faux livre qui recouvrent la première porte, celle-ci donne sur un long couloir qui comporte trois portes avant la quatrième qui ouvre donc la pièce dans laquelle il ne se trouve rien. » Répondit la jeune femme avec précision.

« Les portes se ferment à clés ? Avez-vous les clés ? » Questionna Jennifer en grimaçant.

« Bien sûr, je les aie toutes. La maison vous intéresse toujours ? » Demanda-t-elle avec incertitude.

« Ça ne fait aucun doute, je veux cette maison ! Quand pouvons-nous nous voir pour que je vous paye et que je récupère les clés ? » Lança l'ancienne militaire en souriant joyeusement.

« Jeudi en quinze, je serais dans une petite ville pas très loin de la maison, je vous enverrai l'adresse d'un bar dans lequel nous pourrons nous retrouver, si vous le souhaiter, nous pourrons aller à la maison ensemble. » Proposa la jeune femme.

« Ça me convient parfaitement, comment je vous règle ? » Fit la blonde sans perdre son sourire.

« Je vais vous envoyer de quoi me faire le virement par message. Pour une question de sécurité, vous pouvez faire la moitié du virement pour le moment et la suite lorsque vous aurez les clés en main. » Dit-elle en semblant bien plus détendu qu'au début de l'appel.

Les deux femmes discutèrent encore de certains points par rapport à la maison et raccrochèrent finalement.

Jennifer attendit quelques minutes avant de recevoir un message avec toutes les informations dont elle avait besoin, elle reprit son ordinateur portable et lui fit donc le début du virement avec son second compte en banque.

Elle sourit doucement, fière de son travail et se leva finalement de son lit pour aller se préparer à manger, toute ses recherches lui avaient sacrément creusé l'appétit.

Alors, j'ai parfaitement conscience que dans la vraie vie, l'achat d'une maison est tout sauf facile et rapide mais nous ne sommes pas dans la vraie vie là, c'est simplement une fanfiction.

Fanfiction : « est dit d'un récit que certains fans écrivent pour prolonger, amender ou même totalement transformer un produit médiatique qu'ils affectionnent, qu'il s'agisse d'un roman, d'un manga, d'une série télévisée, d'un film, d'un jeu vidéo ou encore d'une célébrité. »

A bon entendeur.