Bonjour, cela faisait un moment que j'avais envie d'écrire quelque chose à propos de Meredith et Andrew, simplement car nous avons été volés de certains moments clés de leur relation et que cela fait du bien d'entrevoir une petite lueur d'espoir dans leur couple, surtout en ce moment. T_T
J'espère qu'elle vous plaira, et n'hésitez pas à commenter si c'est le cas.
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XX.
Vingt-et-une heure, dix sept minutes. C'était ce qu'affichait la pendule du salon que fixait Meredith les sourcils froncés et le regard perdu, dans un mélange d'euphorie et de contrariété. Ses perles d'un bleu dans lequel on pouvait se perdre pendant des heures laissaient transparaître la moindre de ses émotions, laissant les personnes s'approchant assez d'elle entrer en elle et lire en elle complètement. Ses peurs, ses angoisses, ses envies, sa concentration, ses doutes, tout était lisible dans son regard. Et, peu importe qui pouvait se trouver devant elle à ce moment précis, cette personne aurait su d'un regard ce qui tourmentait Meredith Grey.
Installée sur le canapé, elle était en train d'essayer d'analyser le fil de ses pensées elle-même et il était de notoriété publique que Meredith n'était pas très douée pour s'auto-analyser. Et pourtant, l'évidence l'avait frappé en pleine gueule, toute la journée, et elle était partagée en ce moment entre un sentiment de pure consternation et de lâcher prise. Dans tous les cas, la raison de son état était un homme, et là encore, cela faisait des années qu'elle n'avait pas daigné se sentir ainsi pour quelqu'un. Son histoire d'amour avec Derek avait été la plus belle qu'elle avait connue, malgré les hauts et les bas, l'égoïsme de l'un, le manque de concessions de l'autre, leur histoire avait été belle et pendant des années, elle avait pensé que tout ce qu'elle avait pu ressentir pour lui était mort, enterré avec lui. Il lui était impensable de s'imaginer retomber amoureuse ou même avoir une attirance pour un autre homme, pas après la peine qu'elle avait ressenti, pas après toutes les larmes qu'elle avait versé.
Et pourtant, là, bêtement installée sur son canapé à fixer la pendule, en train de se demander si elle devait inviter son bel italien à la rejoindre, elle se faisait frapper avec une telle violence par la vérité que s'en était douloureux. Et ce désir, depuis quand s'était t'il réveillé à ce point en elle ? Et bordel, elle le détestait ce désir, cette envie de lui, s'imaginer se sentir contre lui, de l'embrasser, de le serrer dans ses bras et de se sentir aimée dans ceux-ci.
Ses pensées s'égarèrent alors, glissant sur les différents moments de la journée, qui l'avaient clairement mise dans cet état. Elle n'avait aucun self-control alors que lui, en face, arborait une expression impassible, à toute épreuve. En effet, plus tôt dans la journée, après son arrivée à l'hôpital très exactement, elle s'était réfugiée dans son laboratoire afin de creuser un petit peu le sujet de la mitose des cellules, qui était clairement à l'origine de son problème, concernant le cancer du pancréas. Ces cellules se multipliaient à vitesse grand V, ne laissant pas le temps aux chirurgiens de souffler, que déjà de nouvelles poussaient partout, telles des parasites. Donc, elle avait décidé de repousser ses chirurgies de quelques heures afin de se pencher un petit peu sur la question du ralentissement cellulaire, dont elle avait entendu parler dans un article la veille et qu'elle voulait poser sur le papier afin de comprendre clairement qu'elles étaient les perspectives à entrevoir sur le sujet.
Jusque là, rien d'anormal dans la journée de Meredith Grey, bosser au labo était quelque chose d'agréable, qui changeait et que Mer appréciait par-dessus tout. Quand elle s'y trouvait seule, bien évidemment. Car, bien souvent son laboratoire, qui portait son nom sur la porte, était investi par Amelia, Maggie ou encore Andrew Deluca. Certes, en règle général, ceux-ci y venaient pour travailler de leur côté au calme et non pas la déranger, mais est-ce que vous avez déjà essayé de travailler avec une personne en face de vous, pour qui vous ressentez un tel désir que ça en devient difficile de se respirer ? Elle oui, avec Derek à l'époque, et maintenant elle ressentait la même chose avec Andrew. Ce dernier venait de prendre un siège sur le bureau face à celui sur lequel Meredith était en train de travailler, en essayant d'ignorer les complaintes d'Amelia par rapport à sa vie sentimentale désastreuse, et les soupirs de Schmitt au bout du labo, qui remplissait ses formulaires de décharges. La présence d'Andrew a un mètre d'elle termina de faire s'envoler le minimum de concentration qu'il lui restait, et elle réussi tout de même à tenir environ une heure trente avant de perdre son regard dans celui du jeune homme.
Soudain gênée, elle avait directement vérifier ce que regardait Amelia, rassurée qu'elle soit toujours trop occupée à s'étaler sur ses sentiments intérieurs pour s'occuper du reste, et se rassura en constatant qu'elle n'avait rien vu de leur échange de regards plus qu'équivoques. Meredith se mentait à elle-même en disant qu'elle détestait ça, mais elle détestait clairement ça, là, sur le moment. Et pourtant, elle y allait encore et encore, elle se perdait dans ce regard juste trop doux, trop demandeur et bien trop désireux. Cela faisait plusieurs semaines qu'ils sortaient ensemble, mais rien n'avait encore été conclu entre eux, tout simplement car ils n'avaient pas encore eu l'occasion. Enfin, ils en avaient eu l'occasion à plusieurs reprises, mais elle avait toujours reculé d'un pas, prétextant que l'hôpital n'était pas un endroit pour ça, qu'elle avait les enfants et qu'elle ne pouvait pas se libérer, ou elle avait simplement changé de sujet. À tel point que maintenant, le désir devenait juste insoutenable, autant pour l'un que pour l'autre, car Andrew n'en menait pas large non plus. Son désir pour elle transpirait par tous ses pores et personne ne pouvait ignorer ça. Personne à part Amelia, évidemment.
Il fallu toute la volonté du monde à Meredith pour baisser sa tête, et reprendre son stylo. Mais, ses pensées étaient tellement ailleurs ! Elles étaient toutes à Andrew, lui les mains sur son corps, ses baisers brûlants sur sa peau si avide de ses lèvres, lui sans ses vêtements, lui qui lui faisait tout ce dont elle avait envie, avec ses doigts, avec sa langue, avec son pénis. Elle avait fini par lâcher un gros soupir alors que les frissons se nichaient dans tout son dos et elle l'avait entendu rire doucement, de son rire si chaleureux et en même temps insolent. Il profitait du spectacle de Meredith en train de succomber et s'en amusait. Elle avait relevé le regard dans sa direction, outrée le temps d'une seconde, et pétrifiée la seconde d'après.
Les lèvres d'Andrew étaient roses et humides, son torse bougeait sous sa respiration -qui s'était accélérée, ses doigts tenaient le stylo fermement, comme s'il se raccrochait à la réalité pour ne pas sombrer et son sourire, ce sourire, la fit déglutir audiblement. Dans le silence du laboratoire, Amelia et Schmitt avaient tourné la tête dans un même accord, captant clairement la tension entre eux. Une minute plus tard, ils étaient seuls l'un en face de l'autre, les deux protagonistes s'étant visiblement sentis de trop, à raison.
« Andrew. » le réprimanda-t-elle sans grande conviction.
Et comme seul résultat, elle le vit se lever et venir la rejoindre de son pas nonchalant, derrière lequel il cachait son excitation évidente. Elle senti son corps derrière elle, toujours figée et pétrifiée sur sa chaise, et ses mains se poser sur ses épaules.
« Dr Grey ? Moi qui pensais que nous devions rester professionnels. C'est ce que tu as dis non, nous avons des règles, non ? » s'amusa Andrew, lui mettant dans les dents toutes les belles phrases auxquelles elle s'accrochait dans l'espoir de le repousser, quand ils étaient à l'hôpital.
Meredith se sentait mortifiée de craquer avec autant de facilité quand c'était lui. Quand Andrew devenait un minimum entreprenant, elle devait faire appel à tout son self-control et aujourd'hui, il s'était fait la malle. Puis, elle senti les lèvres du brun contre son oreille, faisant s'envoler en elle définitivement toute tentative de résistance. Il embrassa sa peau, là, juste derrière son oreille. Cette zone qui lui était si sensible et qu'il avait trouvé en quelques secondes lors de leurs différents rendez-vous. Elle frissonna de la tête jusqu'aux pieds, sans en perdre une miette, et ne chercha pas à résister. Après tout, ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas ressenti cet enivrement ou ce désir de se sentir voulue, considérée, séduisante et attirante. Désirable. Quand il embrassa doucement son cou, sans s'éloigner de la chaise, elle retint de justesse le gémissement qui voulait s'échapper de ses lèvres et glissa une main en arrière, plongeant ses doigts fins dans les boucles d'Andrew, qui soupira contre sa peau. Le brun redressa doucement son visage et remonta ses lèvres le long de son cou jusqu'à son oreille, la faisant frissonner à nouveau.
« Je vais vous laisser vous concentrer Dr Grey. Si tu as besoin de quoique ce soit, bipe-moi. Tu sais que je suis tout à toi. » chuchota l'homme sans s'éloigner de son oreille, puis, il se recula enfin, et quitta la pièce en silence, laissant en elle un vide plus grand qu'elle ne l'aurait imaginé.
Alors, elle était restée là, plantée sur sa chaise devant ses notes peu organisées, à se demander pourquoi elle ne l'avait pas retenu. À se demander pour quelle bonne raison elle ne lui avait pas demandé de baisser les stores et verrouiller la porte. À se reprocher de ne pas lui avoir demandé de lui faire l'amour sur ce bureau, là, tout de suite.
Le reste de sa journée fut partagé entre une réelle envie de se plonger dans le travail et également une frustration qu'il avait fait naître en elle et qui était à son apogée. Il était sûr et certain qu'elle n'allait clairement pas le laisser s'en tirer comme ça, car personne n'avait le droit de laisser une femme dans cet état et de partir un sourire au coin des lèvres, et le pas nonchalant.
Heureusement, le soir, ses enfants avaient réussi à lui donner un petit peu matière à penser à autre chose, notamment au fait que Zola avait reçu les félicitations de sa maîtresse pour ses excellents résultats en mathématique. Meredith avait donc pu occulter de ses pensées le beau brun qui y avait séjourné toute la journée, et l'effet des enfants avait fonctionné jusqu'à ce qu'ils soient couchés, et endormis. Et pourtant, elle était restée un moment sur le bord du lit d'Ellis à caresser ses cheveux. Mais, très vite elle avait du sortir de la chambre et se confronter à la réalité d'une maison vide. Ses sœurs étaient absentes. Les enfants couchés. Et elle se retrouvait assise sur son canapé dans son vieux t-shirt Dartmouth à démêler ses pensées.
Elle revint à la réalité en se secouant la tête et attrapa son téléphone. Elle n'avait plus envie d'attendre et de se torturer l'esprit au travail, elle devait lui demander de venir et faire taire toute cette frustration. Meredith Grey avait la tête sur les épaules maintenant et ne pouvait plus agir comme une adolescente de dix-sept ans. Mais elle était pire que ça ! Qui aurait pensé qu'envoyer un message demandant de venir la sauter était si compliqué ? Elle avait effacé au moins six fois le message, ne sachant pas tourner ça correctement pour garder un minimum de dignité et ne pas supplier qu'il vienne la prendre violemment contre un mur. Après une dizaine d'échecs, elle se décida pour un message simple mais explicite : « Si tu veux passer, je suis à la maison. Les enfants dorment et je suis toute seule. » et elle avait envoyé en se maudissant d'avoir laissé entendre qu'elle n'attendait que lui.
En même temps, tu n'attends que lui. Tout entier.
Elle secoua la tête à ses pensées et rejoignit sa chambre pour se changer. Là encore, le sujet était délicat car elle ne pouvait pas le recevoir dans un pyjama. Elle n'avait plus de lingerie sexy, à part celle que Cece l'avait forcé à acheter et qu'elle trouvait grossièrement vulgaire. En tout cas trop sexy pour leur première fois.
Première fois. Tu parles comme une gamine de dix-sept ans, ma vieille. C'est loin d'être la première fois, va à l'essentiel.
Elle reçu le message d'Andrew lui indiquant qu'il était devant la porte alors qu'elle n'avait pas du tout trouvé quoi mettre, et elle enfila un shorty en dentelle noir et son vieux t-shirt. Tant pis, après tout, elle le portait sans arrêt donc il allait forcément la voir avec. Elle attrapa une robe de chambre en soie et la noua, puis elle descendit. Mais, Meredith s'arrêta au milieu des escaliers, retira le kimono en soie, retira son t-shirt et enfila à nouveau le dessus en soie.
Le t-shirt du fond du placard n'a rien de sexy, Meredith.
Elle le jeta dans les escaliers et termina de descendre à vive allure. La porte s'ouvrît sur un Andrew fidèle à lui-même, qui arqua un sourcil en la voyant si peu vêtue. L'intensité dans le regard du brun changea en une fraction de seconde, et elle sentit le désir remonter en elle dans le même laps de temps. Comment faisait-il pour la rendre comme ça sans rien faire ? Puis, sa voix perça le silence de la maison et elle se savait perdue pour le reste de la nuit.
« Bonsoir... Tu aurais du me prévenir, je me serais dévêtu pour l'occasion » rigola Andrew, en laissant ses affaires sur le sol, et en essayant de ne pas paraître trop excité et trop immature. Mais doux Jésus, elle était splendide et il n'avait qu'une envie : lui retirer ce vêtement qui en cachait encore trop à ses yeux.
« Eh bien, je pensais avoir été assez explicite, Dr Deluca. »
Son rire envahit à nouveau la pièce, réchauffant l'atmosphère, puis il retira sa veste doucement, et ses chaussures. Il l'a regarda un instant et s'en approcha, comme d'une fleur délicate. Son pouce se posa doucement sur la mâchoire de Meredith, qui ne sentait déjà plus ses jambes, et il laissa le reste de sa main glisser dans ses cheveux.
« Tu es magnifique, Meredith. » confessa-t-il tout doucement.
C'était beau de voir à quel point leurs voix changeaient quand ils étaient tous les deux. Elles étaient douces, basses, comme suspendues dans l'air, rendant chaque moment plus intime encore.
Ils se sourirent et enfin, enfin, les lèvres du brun virent capturer celles de Meredith, qui ne retint cette fois pas son gémissement en répondant à son baiser. Andrew crevait d'envie d'elle, mais c'était réciproque et elle n'avait pas envie d'attendre. Leurs langues se trouvèrent dans un balai acharné, à celle qui goûterait le plus, qui en aurait plus que l'autre. Sans s'en rendre compte, ils se retrouvèrent dans la cuisine et Meredith senti son dos s'appuyer contre l'îlot central dans la cuisine.
Les lèvres d'Andrew étaient partout, dans son cou, sur ses lèvres, près de son oreille. Il embrassait chaque parcelle de peau qui lui était accessible, se délectant de chaque baiser, et laissant comme une brûlure sur la peau de Meredith. Il avait perdu son t-shirt en route, et Meredith passait ses mains encore et encore sur ce torse finement musclé, chaud et rien qu'à elle.
Le brun glissa une main assurée dans son dos pour la hisser sur l'îlot, et se glissa entre ses cuisses, sans quitter ses lèvres. Ils ne cessèrent pas leur baiser pendant de longues minutes, pas même pour prendre le temps de respirer. À bout de souffle, Andrew recula doucement sa tête et plongea son regard dans celui de Meredith. Les pupilles dilatées, le regard plein de désir, et les lèvres gonflées, elle était saisissante et il eu du mal à sortir de sa torpeur. Mais, elle tira sur la ceinture de son jean noir, et il se réveilla immédiatement. Le jeune homme défit le nœud qui tenait le kimono en place, et regarda son corps, presque nu. Il ne s'était pas attendu à ce qu'elle ne porte pas de lingerie en haut, et la vision de ses seins, le réveilla encore plus -si c'était possible.
Meredith n'arrivait plus à aligner deux pensées cohérentes ou même à respirer, tellement c'était intense. Elle n'avait pas été regardée de cette manière par qui que ce soit depuis des années. Il l'a désirait si ardemment, dans son regard, qu'elle n'aurait même pas eu besoin de sentir son érection contre sa cuisse pour le comprendre. Il fondit sans attendre sur sa poitrine et glissa ses lèvres d'un mamelon à l'autre, aspirant ses tétons, les mordillant, les torturant avec ses pouces. Les gémissements contrôlés que Meredith poussait l'invitaient à continuer, à y mettre plus de vigueur et il s'en délectait. Quant à elle, formuler ce qu'elle ressentait n'était pas possible et la seule chose qu'elle essayait de faire c'était de ne pas gémir trop fort, pour ne pas réveiller les enfants.
Elle rouvrit les yeux d'un coup, alors qu'il descendait sa bouche le long de son abdomen et elle le stoppa d'un geste doux. Andrew se redressa, un sourcil arqué sous l'incompréhension, puis elle l'attira doucement contre elle.
« Pas ici, on ne sait jamais. » chuchota Meredith en capturant à nouveau les lèvres d'Andrew, qui l'attira un petit peu plus d'elle et la souleva pour la porter.
Meredith noua ses bras autour des épaules d'Andrew et sourit contre ses lèvres, tandis qu'il montait les escaliers prudemment. Il essayait de marcher le plus doucement possible pour ne réveiller personne, et suivit les directives de Meredith jusqu'à sa chambre, qu'il verrouilla comme elle le lui avait demandé. Andrew la garda dans ses bras encore quelques secondes, puis la posa sur le lit, tendrement.
Il rêvait d'envie de la prendre la tout de suite, mais il avait aussi envie de prendre son temps et de faire les choses bien. C'était leur première fois et tout le monde savait que la première fois comptait dans un couple. Meredith le regarda alors qu'il se tenait encore debout, et qu'il se débarrassait de son jean noir. Elle regarda son torse, musclé, qui en ferait rêver plus d'une, ses jambes galbées mais surtout, oh surtout, l'érection qui déformait son boxer. Elle avait fantasmé sur Andrew en rêve et avec son vibromasseur plusieurs fois, mais là, c'était au-dessus de ses fantasmes.
Il sourit en coin en attrapant son regard, et elle rougit d'avoir été prise sur le fait. Elle avait le droit de regarder après tout, lui non plus ne se gênait pas. Mais, elle se contenta de rougir et lui sourit alors qu'il montait sur le lit à son tour, et la surplombait.
« Okay, où en étions nous ? »
En se tenant à bout de bras, il pencha sa tête pour reprendre les lèvres de Meredith et aspira sa langue avec envie, arrachant à son amante un gémissement de plus. Entendre Meredith Grey gémir avait quelque chose de fascinant, car il l'a désirait tellement que chaque gémissement rendait son excitation encore plus forte. La bouche d'Andrew continua d'embrasser chaque parcelle de sa peau et elle posa une main sur sa joue, lui faisant relever la tête.
« Je suis tellement prête… » supplia presque Meredith.
Il pencha un petit peu sa tête sur le côté et ignora sa supplication, préférant reprendre la descente de ses lèvres sur son corps. N'épargnant ni ses seins, ni son nombril, ni le bas de son ventre, il accompagna ses baisers de sa langue et ignora les complaintes de la jeune femme.
« Andrew… Je te veux… Maintenant. »
Oh, il l'a voulait aussi, plus que tout. Mais il voulait surtout la goûter car selon elle elle était prête, et il avait vraiment envie d'aller vérifier à quelle point elle l'était. Il lui retira sa petite culotte en dentelle et la posa sur le côté du lit, puis il lui écarta doucement les cuisses. Nue, magnifique, il l'a regarda afin de graver cette image d'elle à jamais. Meredith senti son cœur s'emballer. Pas car elle allait bientôt enfin pouvoir goûter au plaisir de ses mains ou de sa bouche sur son intimité. Mais parce qu'il l'a regardait. Vraiment, entièrement. Ce sentiment lui était inconnu à présent et elle avait du mal à gérer le flot d'émotions qui se déversait en elle.
« Et moi je veux ça. »
La voix d'Andrew la secoua intérieurement et elle n'eut pas le temps d'entendre la fin de sa phrase que la langue du brun glissait sur elle. En elle. Partout. Andrew, du premier coup de langue, avait pu constater à quel point elle ne mentait pas et à quel point elle était prête. Tellement mouillée qu'il en était retourné et lutter contre l'envie de se glisser dans cette antre humide et chaude, était difficile. Le brun évitait sciemment son clitoris, embrassant et léchant tout autour, jusqu'à ce qu'elle attrape ses cheveux et dirige sa bouche là où elle le voulait. Il sourit contre son pubis et lui donna enfin satisfaction, arrachant presque un cri à Meredith, qu'elle n'avait clairement pas contrôlé. Andrew s'amusait, léchait, mordait, et embrassait son clitoris sans lui donner de répit, faisant jurer la jeune femme de « putain » et de « Andrey » toutes les secondes. Ses jambes étaient tendues et il savait qu'elle allait bientôt jouir, et profiter de son premier orgasme. Andrew faisait le maximum pour lui donner satisfaction le plus rapidement possible, glissant un, deux, puis trois doigts en elle, mais elle tira sur ses cheveux pour le reculer, d'un coup un peu sec.
La vision Meredith, débauchée, complètement offerte, le fit déglutir et d'un regard, sans avoir besoin de parler, il savait qu'elle avait envie de lui. Pas de sa langue, ni de ses mains. Elle le voulait lui, et ils n'avaient pas besoin de mots pour se comprendre. Andrew remonta le long de son corps et termina par capturer doucement ses lèvres. Les mains de Meredith s'activèrent afin de lui retirer son boxer le plus rapidement possible, et elle quitta ses lèvres pour le regarder. Une fraction de seconde avant que celui-ci n'écrase son imposante érection contre l'humidité de son pubis. Il était tellement dur qu'il était quasi certain que s'en était douloureux pour lui, mais il ne disait rien et frotta doucement doucement son membre dur contre son intimité, les faisant gémir tous les deux, lèvres contre lèvres.
Meredith se redressa doucement et se pencha pour attraper dans sa table de nuit un préservatif, qu'elle garda dans sa main, et elle referma doucement le tiroir.
D'une main douce, mais assurée, elle poussa un petit peu sur son torse afin qu'il tombe en arrière sur le lit et elle le chevaucha, prenant enfin un petit peu le contrôle. Son pénis était tellement raide qu'il remontait le long de son bas ventre et la pointe était prête à exploser. Elle posa doucement le préservatif à côté d'eux sur le lit, et lui sourit, mi-amusée, mi-excitée. Ses longs doigts fins s'emparèrent délicatement de sa hampe, qui s'avérait plus dure qu'elle ne l'avait pensé et, à présent, elle pouvait dire à 100% maintenant qu'il devait souffrir. Au moindre contact, il releva doucement les hanches et un petit gémissement s'échappa de ses lèvres, suivi d'un autre, puis d'un autre. Meredith commença à le masturber doucement, puis, elle pencha doucement sa tête vers son membre et laissa tomber sur la pointe une quantité certaine de salive. Il jura et la regarda, intimidé par l'assurance dont elle faisait preuve après l'avoir repoussé à temps de reprises auparavant. Il avait même été bête de penser que peut-être, elle avait peur ou qu'elle se sentait mal à l'aise vis à vis de l'intimité avec un homme à présent, mais pas du tout ! Elle fit glisser la salive sur son gland, à l'aide de la paume de sa main, et reprit doucement un va-et-vient sur son membre, lui arrachant des soupirs contrôlés. Il était magnifique, les yeux clos, la tête légèrement en arrière, en train de savourer la sensation de libération de son membre complètement congestionné.
Andrew sursauta et gémit un peu plus fort en sentant la bouche de Meredith recouvrir d'un coup presque toute sa longueur, et il se releva sur les coudes. Sans attendre, elle débuta un lent va-et-vient avec ses lèvres sur son membre.
« Mer putain… » jura Andrew encore une fois, arrachant cette fois-ci un petit rire étouffé à son amante, qui s'attelait très bien à sa tâche.
Puis, elle remonta une dernière fois sur toute sa longueur, les lèvres serrées, et tourna plusieurs fois sa langue autour de la pointe, chatouillant le frein. Andrew était particulièrement sensible à cet endroit, juste sur le frein, et ça le faisait jurer systématiquement. Il se redressa à nouveau sur les coudes et lui adressa un regard. Ce regard. Celui qui voulait dire « arrête maintenant sinon je suis fichu » et elle abdiqua, laissant le temps d'un instant son membre érigé retomber sur le bas de son ventre, juste le temps de se saisir du préservatif.
Andrew la contempla d'un regard fou de désir et il entrouvrit les lèvres alors qu'elle se servait des siennes, et de ses dents, afin de déchirer l'emballage du préservatif. Elle récupéra celui-ci dans sa main et le déroula le long de son membre, sans quitter Andrew du regard. Meredith se déplaça un petit peu avec ses genoux afin de venir se placer juste au-dessus de son bassin, et elle frotta subtilement son entrejambe contre son membre dressé. Meredith se redressa légèrement et, le membre d'Andrew entre ses doigts, elle le dirigea vers son entrée, pour s'assoir dessus d'un coup sec, leur arrachant à tous les deux un gémissement de surprise mélangé au plaisir.
Le brun devait faire appel à tout son self-control pour ne pas exploser en elle, et il posa ses mains sur les hanches de Meredith afin de l'empêcher de bouger pour le moment. Il avait besoin d'une minute pour se reprendre et il tenait à assurer car même s'il était au bord de l'explosion, il avait de la ressource et n'allait pas craquer aussi facilement. Meredith semblait lire dans ses pensées car elle resta immobile juste un instant, le temps surtout d'apprécier pour elle la sensation d'Andrew enfin en elle, et elle avait envie de lui dire tout un tas de trucs coquins qui l'avaient fait fantasmer et qui s'avéraient être réels. Elle avait envie de lui dire à quel point c'était bon de le sentir en elle, à quel point il était gros et comme elle pouvait sentir son pénis pulser. Elle avait envie de s'empaler dessus encore et encore, mais elle lui laissait une minute. Juste une. Puis, il relâcha ses hanches et elle se pencha en avant pour l'embrasser, intimant un début de va-et-vient à leurs bassins.
Il avait fallu une ou deux minutes à leurs corps pour se coordonner, trouver leur rythme, mais ils étaient comme faits l'un pour l'autre. Meredith, assise, les mains en arrière posées sur les cuisses musclées d'Andrew, offrait au brun une vue imprenable et il ne cessait pas de la regarder, offerte, demandeuse et perdue entre plaisir et passion. Quand elle rouvrit les yeux pour le regarder, après un coup de bassin du jeune homme plus brutal, elle se pencha pour l'embrasser et lui donna tout le luxe d'inverser leurs positions.
Andrew laissa reposer une partie de son poids sur elle et ne tarda pas à reprendre son mouvement de bassin, un peu plus soutenu qu'auparavant. Il gardait toutefois son rythme juste assez lent pour ne pas la faire succomber totalement, lui arrachant parfois des petits cris de frustration qui lui envoyaient des décharges électriques dans tout le corps. Mais, quelques minutes avaient suffit à ce rythme là pour qu'il soit au bord lui aussi, tout autant que Meredith, et il avait vraiment envie de lui donner ce qu'elle voulait. Donc il releva doucement une des cuisses de la blonde et accéléra définitivement, de manière à lui donner à coup sûr ce qu'elle voulait.
« Putain Andrew ! T'arrête pas ! Mon Dieu, Andrew… »
Meredith n'était que supplications, et elle était si proche qu'elle en avait les jambes qui tremblaient. Elle allait venir tellement fort qu'elle ne savait pas si c'était normal de ressentir une telle vague de plaisir ou si son corps déconnait. Et, quand l'orgasme arriva, une fraction de seconde plus tard, un cri plus fort s'échappa de ses lèvres, avalé par celles d'Andrew. Ses hanches bougeaient sans qu'elle ne le contrôle et le jeune homme se redressa sur ses avant-bras pour la regarder, totalement en extase, incapable de contrôler les mouvements de son bassin et ses muqueuses se contractant autour de lui. Il l'a rejoignit presque simultanément, échouant ses propres gémissements de plaisir contre la peau de son cou, tandis qu'il se libérait, enfin, en elle.
Le souffle court, ils restèrent un instant comme ça, les yeux clos, l'un contre l'autre, Andrew toujours en elle. Il s'était écroulé sous le plaisir, l'écrasant de tout son poids et donnant à Meredith un sentiment de sécurité qu'elle avait oublié depuis si longtemps. Elle se sentait protégée, unie et en sécurité, maintenant plus que jamais. Elle rouvrit les yeux en premier et déposa une multitude de baisers dans le cou d'Andrew, qui se retira d'elle à contre cœur et qui se redressa un petit peu pour l'admirer.
« C'était… Wow… » avoua-t-il la respiration encore éreintée.
« Tu es parfait… »
Andrew sourit, satisfait et heureux d'avoir comblé cette femme dont il était tombé amoureux sans le voir venir, et il baissa doucement son visage pour lui donner comme réponse, un baiser des plus tendres.
Le jeune homme se releva enfin à contre cœur pour aller dans la salle de bains se débarrasser de son préservatif, et il revint quelques secondes plus tard. Andrew enfila son boxer, au cas où un des petits se levait, et il se glissa dans le lit. Meredith avait juste enfilé sa culotte et s'était remise elle aussi sous la couette. Elle avait hésité à enfiler le t-shirt trop grand qui sortait de l'armoire, mais voulait vraiment rester le plus nue possible contre le corps chaud et tendre d'Andrew. Il était trop tôt pour qu'il dorme ici, car elle n'avait pas encore parlé aux enfants de leur relation ou quoique ce soit, mais elle avait envie de profiter encore un petit peu du cocon de sécurité dans lequel elle se trouvait, le temps de quelques câlins post-sexe.
Et pourtant, bien vite, elle se retrouva seule dans son lit et regretta l'absence de son amant. De son petit ami. C'était comme ça qu'ils se considéraient et même si elle avait du mal à se faire à l'expression, c'était ça, il était son petit-ami, et elle adorait ça. Pour la première fois depuis des années, elle s'endormit avec un sourire, un vrai sourire, qui lui laissait entrevoir un bonheur oublié, tout près, juste à portée de main.
Je vous remercie d'avoir pris le temps de lire ce one-shot.
Il est très possible que j'en écrive un autre, si vous avez apprécié.
Manon.
