Jennifer sortit de sa nouvelle chambre d'hôtel, habillée d'un pantalon de sport ainsi qu'un débardeur qu'elle avait recouvert d'une veste fine. Elle adressa un léger sourire à la dame de chambre qui se trouvait dans le couloir puis elle dévala les escaliers à toute vitesse pour rejoindre sa voiture qui était garée sur le parking.
Elle se gara rapidement devant une pharmacie qu'elle dévala littéralement. Elle prit des bandes de tailles et de longueurs différentes, du sparadrap, des pansements adhésifs, des compresses stériles, de l'alcool modifié, d'autre pansement, de l'antiseptique, de l'eau oxygéné, tout un tas de médicaments pour lutter contre la douleur, de la pommade cicatrisante ainsi qu'un baume. Bref, elle acheta tout ce dont elle pouvait avoir besoin pour garder l'homme en vie malgré les mauvais traitements qu'elle lui préparait.
La blonde en ressortit avec deux énormes sacs si bien que la pharmacienne qui l'avait servie l'avait légèrement regardé de travers – sans doute se demandait-elle ce qu'elle comptait faire de tout ça, mais elle s'en fichait. Si elle devait se soucier de toutes les personnes qui la regardait curieusement, elle y gaspillerait beaucoup de trop de temps et d'énergie.
Elle remonta alors dans son véhicule et s'arrêta rapidement dans un dinner sur le bord de la route, elle commanda un chocolat bien chaud ainsi qu'un thé glacé mais aussi quelques pancakes qu'elle prit à emporter et un sandwich au thon et à la mayonnaise. Elle sourit doucement, déposa le tout sur son siège passager et reprit la route en grignotant de petits morceaux de pancakes.
Alors qu'elle allait prendre la petite route de pierre et de terre pour rejoindre sa maison, elle croisa plusieurs voitures de police. Elle souffla bruyamment et continua tout droit, elle ne voulait pas être suivie, encore moins par la police. Elle se gara entre un camping-car et un camion poids lourd sur une aire d'autoroute et prit son temps pour boire sa boisson chaude mais aussi terminer ses crêpes épaisses.
Elle attendit patiemment et passa quelques minutes à colorier à nouveau dessin qui formait un dinosaure assez étrange, elle jeta son gobelet dans la poubelle et reprit la route. Cette fois-ci, elle ne croisa personne alors elle put enfin prendre le petit chemin de terre et de pierre pour rejoindre sa maison qui était perdue au milieu de nulle part.
Un peu difficilement, elle quitta sa voiture avec le sac de nourriture mais aussi ceux qui provenaient de la pharmacie, elle ouvrit la porte d'entrée qu'elle referma à double tour dès qu'elle fut à l'intérieur. Elle descendit doucement les escaliers pour ne pas tomber avant de poser ses affaires au sol pour déplacer l'armoire qui était certes légère mais tout de même gênante à chaque fois.
Elle décida d'ouvrir une à une chaque porte afin de ne pas avoir à s'arrêter à chaque fois donc elle arriva dans la dernière pièce qui servait à présent de maison à David et alluma la lumière, l'homme ferma les yeux en grimaçant avant de gigoter dans tous les sens en la voyant. Elle revint sur ses pas pour récupérer les sacs qu'elle avait abandonnée dans la cave avant de fermer la première porte pour traverser à nouveau le long couloir qui menait jusqu'à cette fameuse pièce. Elle posa le tout sur le charriot où se trouvait toutes ses futures armes puis elle ferma la porte en métal, personne ne pouvait venir la déranger mais elle aimait bien être entièrement fermée, elle se sentait rassurée.
Jennifer attrapa simplement un cachet de compresse ainsi que l'eau oxygéné puis elle ouvrit la grille de la cage, elle s'approcha du sheriff qui la suppliait du regard. Elle le détailla pendant de longues minutes avant de finalement lui détacher le collier qui l'empêchait de faire un quelconque mouvement sans risquer de se faire horriblement mal.
Elle se baissa et observa attentivement les deux petites plaies qui étaient apparu au niveau de sa poitrine puis sous sa gorge, elle attrapa une compresse, versa une quantité importante de produit puis la passa rapidement sur la peau marquée.
Une fois qu'elle eut désinfectée les blessures, elle ressortit de la cage pour récupérer une clé ainsi que le sachet de nourriture qu'elle vint poser sur la petite table fixée au sol. Elle détacha l'une des mains de l'homme qu'elle s'empressa de rattacher à la corde qui pendouillait du plafond puis elle lui détacha la seconde main, retira le bâillon qui lui entravait la bouche et quitta la cage en le laissant boire sa boisson froide à grande gorgée.
« Pourquoi tu m'as soignée ? » Demanda-t-il en reprenant enfin sa respiration entre deux gorgées.
« Pour te garder en vie plus longtemps, une infection peut devenir grave en très peu de temps. » Répondit Jennifer en s'approchant du charriot en aluminium.
« Un sandwich au thon et à la mayonnaise ? Je déteste ça ! » Grimaça l'homme en le remettant dans le sac en plastique.
« Je sais. Un jour, dans l'une de ses lettres, Mary m'a raconté que tu détestais le thon sous toutes les formes mais surtout quand il est mélangé avec de la mayonnaise. Tu détestes ça autant que moi je te déteste mais tu devrais manger parce que c'est absolument tout ce que je te donnerais de la journée. » Assura simplement la blonde.
David la détailla du regard puis sentit son estomac gargouiller, il grimaça à nouveau puis croqua à pleine dent dans le sandwich en se retenant de vomir tant le gout le dégoutait.
Jennifer le regarda attentivement avec un léger sourire en coin. Le sheriff avait vraiment cru qu'elle allait lui apporter des croissants tous les jours ? Si c'était le cas, il se trompait totalement. Elle l'avait emmené ici pour se venger pas pour le traiter de manière presque digne.
Elle le laissa terminer son repas dans le silence puis elle revint vers le blond, elle défit l'attache de la deuxième menotte et accrocha son poignet à la seconde corde qui tombait du plafond de la cage.
La blonde retira rapidement la chaise pour l'empêcher de s'en servir comme d'arme puis elle attrapa une paire de ciseau grâce à laquelle elle découpa un à un chaque tissu qui recouvrait le corps du sheriff qui se débattait autant que possible. Elle le laissa simplement vêtu de son boxeur, après tout, elle n'avait vraiment aucune envie de le voir nu, puis elle prit en main la matraque électrique avant de venir s'asseoir sur le bord de la table en bois.
TW : début de passage violent.
« Alors, tu es prêt à me dire la vérité aujourd'hui ? » Demanda-t-elle simplement en le regardant de haut en bas.
« Mais de quoi tu parles ! Je t'assure que je n'ai rien à voir dans la mort de Mary ! » Argua David en tirant sur ses attaches.
La blonde ne chercha pas plus loin, elle appuya sur le bouton pour actionner l'électricité puis elle le frappa en plein dans la cuisse.
« Je sais la vérité, alors pourquoi te fatiguer à mentir ? Je veux juste l'entendre de ta bouche. » Souffla-t-elle doucement.
« Mais je ne mens pas ! » Assura-t-il en la regardant dans les yeux.
Elle soupira à nouveau et lui donna un nouveau coup de jus mais cette fois-ci, elle visa les côtes.
« Henry t'a vu frapper ma sœur une fois. » Informa-t-elle en contractant sa mâchoire.
« Ce gosse est un menteur ! Il est déséquilibré mentalement ! Il voit un psy, c'est bien la preuve qu'il n'est pas tout seul. » Fit le blond en haussant le ton.
Jennifer sauta de son petit perchoir et s'approcha de lui, elle lui agrippa la mâchoire et glissa la matraque au niveau de sa gorge.
« Répète ça pour voir. » Ordonna-t-elle froidement dont les yeux avaient pris une lueur bien plus sombre qu'à l'habitude ce qui ne présageait absolument rien de bon.
David regretta immédiatement ses mots, il avala difficilement sa salive et tenta de soutenir au mieux son regard mais la haine qui brillait au fond de celui de la blonde était bien trop intense pour lui alors il baissa honteusement le regard vers le sol.
« Pardon. » Chuchota-t-il doucement dans l'espoir de la calmer ne serait-ce qu'un peu.
« Le seul taré qui se trouve à StoryBrooke, c'est toi. » Assura Jennifer en le lâchant finalement.
Elle savait qu'elle devait canaliser sa colère sinon elle prenait le risque de le tuer sur place alors qu'elle avait besoin de ses aveux pour faire changer le statut de la mort de sa sœur mais, lorsqu'elle avait entendu la manière dont il parlait d'Henry, elle avait senti une profonde et violente haine vibrer dans ses veines si bien qu'elle aurait pu lui trancher la gorge sur le moment sans aucune once de remord.
La blonde soupira doucement et quitta la cage pour reprendre son calme, elle devait faire les choses dans l'ordre, elle ne devait surtout pas griller d'étape et elle ne devait pas laisser sa colère prendre le dessus sinon elle risquait de faire une énorme bêtise qui ruinerait tout ce qu'elle avait fait jusqu'à maintenant, tous les efforts qu'elle faisait depuis déjà plusieurs semaines.
Elle attrapa le paquet de cigarette, elle en sortit une qu'elle glissa entre ses doigts puis elle l'alluma avec son briquet mais elle ne la porta pas à ses lèvres, elle revint simplement dans la cage et se glissa dans le dos de David qui se tortilla dans tous les sens pour pouvoir la voir.
« Alors, reprenons plus calmement. Il se trouve qu'Henry dormait chez sa marraine lorsqu'il t'a vu la frapper à plusieurs reprises. Ce n'est pas une question, c'est un fait. Quelque chose à dire pour ta défense ? » Fit-elle avec calme.
« Peut-être qu'il a rêvé ? Il était jeune, les enfants ont une imagination débordante. » Tenta le blond.
« Les enfants s'inventent des amis imaginaires mais ils n'inventent pas ce genre de scène. » Assura Jennifer en écrasant la cigarette chaude entre ses deux omoplates.
« Bordel… ça brule… » Grinça l'homme qui tentait de s'éloigner de la source de chaleur.
Les questions réponses continuèrent encore pendant de longue minute et à chaque fois, la blonde rallumait le bout de la clope pour l'éteindre à un endroit différent sur le dos du sheriff, lui créant de petite mais douloureuse cloque. Elle jetait les mégots dans les quatre coins de la pièce et s'amusait à décorer le dos de l'homme alors que celui-ci l'implorait d'arrêter.
N/A : fin de la violence.
Finalement, elle se lassa, elle tira un peu plus sur les liens qui le forçait à garder les bras tendus puis elle vérifia ceux de ses pieds avant de quitter la cage.
« A demain David. » Fit-elle simplement en récupérant ses affaires.
L'homme lui hurla de revenir, de ne pas le laisser seul dans cette pièce à présent plongée dans le noir mais la blonde referma simplement la porte derrière elle avait de traverser le couloir et de remonter à l'étage.
