Bonjour !
Merci beaucoup pour les reviews ! Et à ceux ayant mis en favori et en alerte :-)
Voilà le second chapitre, attention le citron est toujours présent XD
Je vous souhaite une bonne lecture !
Chapitre 2
Stiles avait passé le reste de la journée dans sa bulle, tentant d'imaginer la suite, mais revenant toujours à revivre ces derniers jours, rougissant en repensant aux baisers, puis aux deux loups lui donnant du plaisir, ses joues auraient pu concurrencer un cardinal. Quand il s'éveilla le lendemain, une panique sourde monta en lui. Imaginant les pires scénarios se produire, et celui qui le cloua sur le pas de la porte, fut de penser que les deux loups s'étaient moqués de lui, et qu'il s'était laissé avoir. Puis il repensa aux yeux inquiets de Jackson quand il avait paniqué, et à ceux tendre d'Isaac. Le rassurant inexplicablement. Il ne pouvait imaginer les deux loups si bons comédiens. Alors il prit sa jeep et se rendit au lycée, il était de toute manière trop tard pour reculer. Quand il réalisa que personne ne le pointait du doigt, ou se gaussait de lui, il respira un peu mieux, pour mieux s'angoisser devant le fait que peut-être les deux garçons avaient compris combien il était emmerdant et qu'il ne valait pas mieux se le coltiner. Il aurait commencé une crise de panique si une voix chaude ne l'avait pas ramené sur terre.
- Respire Stiles. Souffla Isaac accoudé au casier à côté du sien, le regardant avec inquiétude.
Stiles inspira une goulée d'air, n'ayant pas eu la conscience d'avoir retenu son souffle.
- Si tu ne veux pas nous voir te sauter dessus, évite de paniquer comme ça. Déclara le blond qui tentait l'indifférence en regardant sa manucure. Tout va bien se passer. On se donne rendez-vous à la pause en salle 12.
Puis le blond s'éloigna non sans laisser sa main courir le long de son bras dans un signe si discret que Stiles se demanda s'il n'avait pas rêvé. Il le vit rejoindre Jackson qui avait sa tête des mauvais jours et qui le regardait durement. Et Stiles comprit que le loup aurait aimé le rassurer et se rassurer par la même. Alors il lui sourit discrètement, rendant le regard tout à coup plus doux.
Isaac avait eu raison sur Scott, celui-ci ne remarqua rien, et Stiles ne savait pas s'il devait en être soulagé ou vexé que son meilleur ami soit si obnubilé par Allison pour ne pas remarquer son corps vibrer de stresse. Mais à midi il fut soulagé de ne pas avoir à inventer un mensonge pour le laisser, vu que Scott lui dit qu'il allait manger avec sa copine, d'un air gêné. Stiles lui dit de filer, avant de faire de même. Il n'eut pas le temps de faire un pas dans la salle 12, que son corps fut plaqué contre la porte avec douceur et que le nez de Jackson inspirait profondément son odeur au niveau de sa nuque. Stiles leva ses bras et enserra le loup, comprenant que sa crise du matin l'avait déstabilisé. Puis il se laissa embrasser avec tendresse pendant qu'Isaac se joignait à l'étreinte et les embrassait à tour de rôle sur la joue. Quand Jackson fut assez rassuré de l'état du jeune brun, il accepta de le lâcher pour déjeuner un morceau. Stiles aurait aimé que cette pause ne finisse jamais, tant il se sentait à sa place entre les deux loups. Si quelqu'un lui avait dit ça une semaine auparavant il l'aurait traité de fou, et à présent c'est lui-même qu'il traitait de fou de ne pas en avoir profité plus tôt.
- Ce soir il n'y a pas entraînement, on pourrait se retrouver chez moi. Proposa Jackson.
- Mon père est de repos ce soir. Je mange avec lui. Déclara Stiles en se mordant la lèvre d'inquiétude, mais les deux loups semblèrent bien le prendre.
- J'attendrais demain pour t'embrasser alors. Se résigna Jackson l'œil pétillant de malice.
Stiles rosit légèrement sous les propos, puis il se leva brusquement, leur posa un bisou aussi rapide qu'un coup de vent avant de fuir la pièce tout en leur disant à plus tard, laissant les deux loups figés.
Il évita de les regarder durant les cours de physique de l'après-midi, tentant par tous les moyens de se concentrer sur la voix monotone du prof. Il se sentait fébrile, et ne savait pas comment il allait survivre aux prochains jours. A la fin du dernier cours, il sauta hors de la salle aussi agilement qu'une anguille, et il était sûr d'avoir entendu le rire contenu des deux loups. La soirée heureusement lui changea assez les idées pour ne pas penser aux deux loups en présence de son père. Celui-ci lui parla de sa dernière affaire, et lui curieux comme il était le questionna sur tout, avant que son père ne lui ordonne d'aller au lit, avec un sourire amusé.
Mais une fois allongé entre ses draps, Stiles ne put s'empêcher de penser à ce qui s'y était passé samedi, et une partie de son anatomie se réveilla sans son accord. Il serra les draps entre ses poings, se mordant durement les lèvres, mais une vague de chaleur se répandait dans ses reins, le rendant de plus en plus dur. Il s'était déjà masturbé par le passé, mais le faire en pensant à ses deux amants éventuels, donnait à l'acte un goût d'interdit. Se mordant la lèvre devant ce qu'il s'apprêtait à faire, il descendit son bas de pyjama et attrapa son sexe durcit. Il fit quelques va et vient, tentant d'étouffer au mieux ses gémissements. Puis il arrêta de réfléchir et se caressa avec plus d'ardeur imaginant la main d'Isaac à la place de la sienne, les pincements de Jackson sur ses tétons, puis leurs baisers plus ou moins langoureux, plus ou moins chastes, et il se revit dans le lit de Jackson, ce dernier touchant son intimité, et Stiles ne put se retenir plus longtemps qu'il jouit dans un gémissement. Quand il reprit ses esprits et qu'il repensa à ce qui l'avait fait venir, il ne put empêcher un rougissement de s'étendre sur ses joues. La position de Jackson et Isaac ne faisait aucun doute, ils avaient été clairs, ils étaient dominants, et avaient besoin d'un compagnon plus soumis, et Stiles réalisa avec appréhension que cela l'excitait plus qu'il ne l'aurait cru. Il n'avait jamais imaginé l'action en elle-même, et maintenant qu'elle se présentait à lui, elle l'effrayait autant qu'il l'attendait.
Le lendemain, il se leva collant et se maudit de ne pas avoir eu le courage d'aller nettoyer ses bêtises. Son père était déjà parti quand il se rendit dans la salle de bain, où il se lava. Alors qu'il allait éteindre le jet, il se stoppa pourtant, repensant à ses réflexions de la veille. Tout en mordant sa lèvre il mit du gel douche sur sa main, avant de la porter à ses fesses. Il se sentait fébrile et honteux de ce qu'il s'apprêtait à faire, mais la curiosité le poussa à poser un doigt contre son anneau de muscle, le faisant expirer toute l'air à l'intérieur de lui. Sa respiration se fit laborieuse alors qu'il fermait les yeux, se concentrant sur ce doigt à cet endroit de son intimité. Il se caressa doucement, se sentant se contracter, puis doucement il poussa le bout de son doigt avant de le retirer dans un gémissement, et il fut horrifié d'en ressentir du plaisir. Alors il repoussa son doigt à l'intérieur de son corps un peu plus, avant de le retirer, puis de se mettre à faire de léger aller-retour, tentant d'aller de plus en plus profond. Il gémissait honteusement, et ne put se retenir longtemps devant ces sensations nouvelles et jouit sans avoir toucher à son sexe. Il reprit sa respiration avec difficulté avant de se laver pour la seconde fois.
Au lycée il ne put empêcher un rougissement spectaculaire d'inonder ses joues quand ses yeux croisèrent ceux des deux loups coupables de son test matinal. Il les vit froncer des sourcils, mais il ne leur laissa pas le temps de l'analyser qu'il s'engouffra dans la salle de classe. Il tenta toute la matinée de les éviter, mais la pause de midi se rapprochait inexorablement. Et l'espoir de voir Scott déjeuner avec lui s'évapora quand celui-ci disparut après avoir interpelé Allison. Stiles étudia la possibilité de fuir à l'autre bout du pays très sérieusement, alors qu'il se dirigeait vers la salle 12. Une fois la porte passée, les deux loups ne se jetèrent pas sur lui, et le regardaient en croisant les bras.
- Qu'est-ce que tu as fait comme connerie ? Demanda Jackson légèrement blasé.
- Que … quoi ? Balbutia Stiles qui ne comprenait pas de quoi parlait le loup.
- Tu sens l'angoisse à trois kilomètres. Clarifia Isaac. Donc qu'est-ce que tu as fait pour stresser comme ça ? Stiles rougit horrifié, et les deux loups plissèrent les yeux, avant qu'un sourire ne se dessine sur leurs lèvres.
- Tu es excité maintenant. Ricana le kanima en se rapprochant tel le prédateur qu'il était, avant de poser son nez contre la gorge que lui offrit de manière instinctive Stiles. Jackson gronda son approbation, avant de se mettre à mordiller légèrement la peau opaline. Isaac se rapprocha à son tour et ravit la bouche gémissante de Stiles, qui se tortillait de plaisir. Ce fut les deux loups qui mirent fin à l'acte voyant leur jeune amant incapable de les stopper. Et même si Stiles glapit de l'arrêt trop brusque pour lui, il les remercia mentalement.
- La nuit a été humide ? Demanda Isaac moqueur alors qu'ils commençaient à manger. Stiles s'étouffa sous les rires des deux loups, tout en rougissant à nouveau, mais en représailles il donna un coup dans l'épaule du bouclé.
- On ne se moque pas des vierges ! S'exclama-t-il faisant rire un peu plus les deux lycéens. Ils passèrent le repas du midi à se chamailler gentiment, avant que la sonnerie ne les rappelle à l'ordre. Stiles embrassa de son chef les deux loups avant de fuir la pièce avec rapidité.
Scott lui demanda s'il avait pris quelque chose, car après l'odeur d'angoisse du matin, il émettait à présent une odeur apaisé teinté de joie. Stiles le fusilla du regard, mais fut rassuré sur le fait que son meilleur ami faisait un tant soit peu attention à lui, même si la seconde d'après, le latino fut obnubilé par sa copine, faisant lever les yeux au ciel à Stiles. A l'entraînement du soir, le coach les vilipenda avec force, les poussant au-delà de leur limite, à cause du match à venir dans trois semaines, et Stiles voyait venir les prochaines séances avec terreur. Comme à son habitude il traîna dans les vestiaires, attendant que ses coéquipiers aient quitté la douche pour s'y rendre, Scott l'ayant abandonné après une explication rapide qui tenait en un mot Allison.
Sous la douche chaude, le jeune brun laissa ses muscles se délier peu à peu, et se serait presque assoupi si une main ne l'avait pas réveillé dans un sursaut. Il dut son salut au réflexe d'Isaac qui le maintien droit. Le corps du bouclé épousait son dos à la perfection et Stiles se laissa reposer contre. Le loup se mit à le savonner délicatement, et l'étincelle se laissa faire paresseusement. Il fut pourtant surpris de ne pas sentir les mains de Jackson sur son corps. Isaac, comme s'il lisait dans ses pensées, lui répondit.
- Il profite du spectacle. Susurra-t-il dans son oreille. Stiles suivit le regard d'Isaac vers le mur adjacent et vit Jackson adossé, une main sur son sexe turgescent, les yeux dilatés de désir. On fait monter la température ? Questionna-t-il. Stiles fut incapable de répondre oralement, alors il donna son consentement tacite en se retournant pour l'embrasser. Il perdit rapidement le contrôle du baiser, se faisant soulever par-dessous ses cuisses, pour finir plaquer contre le carrelage, la langue du bouclé retournant sa bouche. Stiles gémissait impudiquement alors qu'Isaac pressait son sexe contre le sien, tout en tentant un mouvement de va et vient. Mais bien trop vite pour Stiles ses pieds retouchèrent le sol, et avant qu'il ait pu émettre un son de déception, il fut retourné face contre le mur, et Isaac se mit à caresses ses fesses, tout en embrassant sa nuque.
- Alors tu te fais plaisir sans nous ? Le taquina-t-il en mordillant son oreille.
- S'il te plait… Supplia Stiles rougissant un peu plus.
- Je ne sais pas. S'amusa Isaac, sa main se rapprochant peu à peu de l'intimité de Stiles, qui était déjà au bord de la jouissance.
- EXCTINCTION DES FEUX DANS CINQ MINUTES ! SORTEZ DE LA ! S'écria la voix au combien charmante du Coach.
Les deux loups poussèrent un grondement légèrement terrifiant, alors que Stiles sentait toute excitation le quitter. Pendant qu'ils s'habillaient à grande vitesse, l'humain n'arrêtait pas de marmonner.
- Plus jamais dans les vestiaires. Vestiaires interdit. Et les deux loups grimaçaient en constatant qu'il était parfaitement sérieux. Une fois sur le parking éteint, Jackson et Isaac l'embrassèrent une dernière fois avant de se diriger vers la voiture de Jackson. Et Stiles fut déçu qu'ils ne lui proposent pas de les suivre. Alors que Stiles allait monter dans sa Roscoe, la voix de Jackson retentit.
- Demain après-midi, on se retrouve chez moi. Puis Jackson démarra laissant le jeune brun fébrile. Ses rêves cette nuit-là furent de nouveaux bouillants, mais Stiles refusa de se toucher, filant sous la douche froide au petit matin.
La matinée passa comme dans un brouillard trop épais, et le midi le trouva légèrement perdu sur le parking. Il vit les deux loups lui offrirent une œillade goguenarde, et Stiles savait qu'il était invité à les suivre. Mais alors qu'il venait de mettre en route Roscoe, il ne les suivit pas, et se demanda bien à quoi il jouait. En à peine une semaine, il les découvrait dans les vestiaires et là il se rendait à une après-midi torride. Il s'était plaint que ça allait trop vite, mais voilà qu'il passait la vitesse au-dessus, sans réfléchir. Trois jours s'étaient écoulés depuis le samedi, ça n'était pas normal.
Il attrapa son téléphone, pianota un message aux deux loups pour ne pas qu'ils s'inquiètent, et démarra en trombe à l'opposé de la maison de Jackson. La gêne imprégnant son corps il pénétra dans le cabinet vétérinaire, heureusement vide entre midi. Deaton l'invita à passer à l'arrière, sans remarques devant l'air angoissé de Stiles. Puis le druide patienta cinq bonnes minutes à regarder le jeune homme tordre ses doigts, tout en faisant les cent pas dans la pièce, avant qu'il ne se décide à ouvrir la bouche.
- Vous savez quoi des compagnons de loups garous ? Demanda-t-il embarrassé au possible. Sa question eu au moins le mérite de surprendre le vétérinaire, qui le regarda un couple de minutes avant de répondre.
- Si tu me poses la question c'est qu'un loup t'a fait sa déclaration. Analysa l'homme.
- On peut dire ça comme ça. Marmonna-t-il.
- Vous vous êtes lié ? Demanda l'homme avec professionnalisme.
- Non ! S'écria Stiles le rouge s'étalant à présent sur son cou.
- Je suis étonné que tu ne sois pas avec lui dans ce cas. Dit-il avec surprise. Un loup ne peut s'éloigner de son compagnon tant qu'ils ne sont pas liés. A moins que tu l'ais repoussé, mais tu ne serais pas là si c'était le cas.
- C'est compliqué. Puis voyant que Deaton attendait qu'il se livre plus, il tenta une fuite stratégique.
- Stiles reste ici. Ordonna le druide. Si tu es ici c'est que tu as des questions, et nous savons tous les deux que j'ai la réponse. Vois-moi comme un médecin, je ne vais pas te juger, ou aller crier sur les toits tout ce que tu me diras ici. Apaisa l'adulte, voyant la détresse que le plus jeune n'arrivait même pas à saisir.
- Je…
- Je vais faire un thé. Installe-toi dans le bureau, j'arrive.
Tel un pantin Stiles obéit à l'injonction et se retrouva assis sur une des chaises du bureau légèrement épuré. Il avait commencé à ronger ses ongles, quand l'homme revint avec deux tasses brulantes. Il lui en mit une d'office entre les mains, avant de s'asseoir à son tour. Deaton attendit que Stiles ait bu la moitié de sa tasse avant de commencer à l'interroger, et il le soupçonna d'y avoir mis une quelconque décoction apaisante.
- Quand s'est-il déclaré ?
- Vendredi. Mais c'est plus compliqué. Marmonna-t-il.
- Il fait partie de la meute je suppose, Scott ou Derek ne m'ont pas parlé de nouveaux loups en ville. Stiles acquiesça incapable de répondre. Stiles je ne suis pas là pour te juger.
- Ils sont deux. Souffla-t-il rapidement. Je ne les avais jamais regardés comme ça et eux non plus. Je ne comprends pas.
- Ils se sont battus ? Demanda Deaton avec inquiétude, et Stiles ne comprit pas le sens de la question, avant de blanchir.
- Non ils étaient déjà ensemble. Clarifia-t-il, et il aurait presque rit de l'air de poisson hors de l'eau du druide, s'il n'était pas responsable. Mais étant deux dominants ils n'étaient pas complets. De ce que j'ai compris.
- Tu ne fais pas les choses à moitié. Déclara le druide. Les relations à trois chez les loups sont plutôt rares, même si j'ai eu vent de plusieurs cas.
- Pour être franc je me fiche un peu des autres. Ce que je ne comprends pas c'est qu'il y a une semaine encore je m'en contre fichais d'eux, et aujourd'hui je suis prêt à les laisser me faire ce qu'ils veulent ! Ce n'est pas normal ! S'énerva Stiles tout à coup.
- C'est le lien. Répondit le vétérinaire avec calme. Tu réponds au lien que tu n'as pas refusé. Tu ne les as pas rejetés. Ton inconscient sait avant toi ce qu'il te faut. Tu ne peux pas contrer des siècles d'instinct.
- Mais si c'est juste temporaire ?! On ne s'entend pas !
- Pourquoi tu n'as pas refusé si tu ne les apprécies pas ?
- Car ils en souffriraient ! Je suis pas un monstre ! S'énerva Stiles, avant de se figer brutalement sous l'ai entendu de l'homme. C'est déjà mon instinct qui parlait.
- Oui Stiles. Tu ne les avais peut-être jamais imaginés consciemment comme des partenaires potentiels, mais ton inconscient si. Et pour eux il en était sûrement de même. Et le lien entre partenaires lycans n'est jamais temporaire, il est à vie. Dit-il avec plus de douceur.
- Mais je ne veux pas que ça aille si vite !
- Est-ce qu'ils t'ont forcé à un seul moment ? Demanda sérieusement l'émissaire le regard tout à coup inquiet.
- Non. Mais samedi encore j'ai fait une crise car ça allait trop vite et hier j'étais prêt à passer à la casserole ! Deaton se pinça l'arête du nez, tout en la secouant de lassitude.
- J'imagine qu'entre samedi et mardi, à part peut-être des baisers, vous ne vous êtes pas touché.
- Mais… que… non !
- Stiles vous ne pouvez simplement pas cessez de vous toucher car ça va trop vite, tu as besoin et ils ont besoin de contact pour ne pas devenir fous. Quand je t'ai dit que j'étais étonné qu'ils ne soient pas là, je le suis toujours. Vous ne devriez pas pouvoir vous quitter plus de quelques heures, et cela sur de faibles distances, tant que vous ne vous serez pas accouplés. S'ils ne t'ont pas forcé…
- Quand ils ont réalisé qu'on était compagnons, j'ai eu très peur qu'ils me forcent, je ne comprenais pas ce qu'il se passait, mais ils se sont arrêtés. Murmura Stiles à voix basse.
- Ils ont dû avoir peur que tu les rejettes. Comprit le vétérinaire. Mais plus vous restez éloignés, plus l'attraction quand vous vous retrouverez sera violente. Je ne te dis pas de t'accoupler, mais tu dois passer plus de temps avec eux, dormir avec eux, les laisser déposer leur odeur sur toi.
- Sérieusement je ne sais pas si cette conversation est plus gênante que lorsque mon père m'a parlé de sexe la première fois. Grommela Stiles
Deaton laissa passer un léger rire, et lui dit qu'il serait toujours là pour répondre à ses questions. Légèrement plus serein Stiles reprit la route en direction de la maison de Jackson. Il eut à peine le temps d'arriver sur le perron qu'il fut attiré à l'intérieur et plaqué durement contre la porte, avant que Jackson ne lui vole un baiser brutal. Et Stiles comprit ce que Deaton avait voulu dire quand ils ne devaient pas être censé pouvoir resté séparé si longtemps. Alors il passa une main apaisante dans la nuque du blond, répondant avec douceur au baiser. Jackson finit par se décaler tout en continuant de déposer une myriade de baisers dans son cou, et Isaac en profita pour l'embrasser avec fougue, le mordant légèrement au passage. Stiles le caressa de son autre main, tentant aussi de le tranquilliser.
- Tu étais où ? Tu sens le cabinet vétérinaire. Accusa Jackson.
- Donc tu sais très bien où j'étais. Marmonna Stiles en réponse, s'attirant une morsure de représailles. Hey ! Je suis pas un bout de viande.
- Pourquoi tu ne nous as pas suivi ? Gronda Isaac en se reculant légèrement.
- J'avais des questions. Des questions auxquelles j'avais besoin de réponse. Car pour vous peut-être que la situation parait tout à fait normale, mais pas pour moi. Et Deaton a bien voulu y répondre. Siffla Stiles en les repoussant tout en croisant les bras, une aura noire tout à coup autour de lui.
Jackson et Isaac grondèrent face au ton employé, ce qui fit plisser les yeux à Stiles.
- Alors on va mettre les choses au clair tous les trois. Vous êtes peut-être des bêtas dominants et tutti quanti, mais j'ai encore le droit de prendre des décisions, et de voir d'autres personnes que vous deux. Cette situation m'angoisse, je ne comprends pas ce qui m'arrive ! C'est plus clair pour vous deux ?
Les deux loups ressentirent immédiatement de la culpabilité, et s'excusèrent dans un bel ensemble. Stiles les darda une minute de son regard noir, avant d'accepter d'un signe de tête, et se retrouva enserré entre les bras des deux loups.
- Si tu es là, c'est qu'il t'a rassuré ? Finit par demander Isaac un moment plus tard, alors qu'ils étaient bouinés dans le canapé.
- Oui et il m'a expliqué certaines choses.
- Quoi ? Questionna Jackson qui avait posé son oreille sur son cœur et ne bougeait plus depuis.
- Que l'on devrait rester plus souvent ensemble. Être autant éloigné alors qu'on n'est pas lié, n'est pas bon. C'est pour ça que quand on se retrouve tout est trop intense. Il m'a dit de dormir avec vous, de vous laisser m'imprégner de votre odeur.
- Quand tu dis dormir, tu veux dire coucher, évidemment.
- Crétin. Répondit Stiles en le faisant bouger légèrement.
- Adjugé. Souffla le blond toujours contre son ventre, faisant rire Isaac et Stiles.
- Que tu es un crétin j'espère. Sourit Isaac avant de l'embrasser.
A la grande surprise de Stiles, ils passèrent l'après-midi à parler et à se câliner tranquillement sans que rien n'évolue vers du sexe torride comme la veille. Même si Stiles devait l'admettre il en avait envi. Vers le début de soirée, il envoya un sms à son père pour le prévenir qu'il ne dormirait pas à la maison, et rougit quand le shérif pour toute réponse, lui envoya : / PROTEGE TOI ! /. Ils mangèrent seuls, les parents de Jackson s'étant rendu à un gala de charité.
Une fois tous les trois dans la chambre, l'angoisse de Stiles revint, mais elle fut aussitôt étouffée par Jackson, qui lui tendit des vêtements pour la nuit.
- Change toi, je vais faire une lessive de ton linge et de celui d'Isaac pour demain.
- Tu fais la lessive ? Demanda Stiles de manière moqueuse.
- Et oui, qui aurait dit que Jackson savait à quoi servait cette machine. Renchérit Isaac.
- Attention tous les deux. Prévint Jackson un tique nerveux agitant sa tempe.
Isaac et Stiles n'en ajoutèrent pas plus, et le brun s'engouffra dans la salle de bain pour se changer, sous les rires des deux loups, qui lui dirent qu'ils l'avaient vu tout nu, alors qu'une fois de plus. Il enfila les vêtements prêtés par Jackson en rougissant, surtout en passant le caleçon qui lui avait sûrement appartenu, il enfila le t-shirt trop grand, et se sentit ridicule. Car bien que Jackson n'était pas bien plus grand que lui, celui-ci était bien plus musclé et développé au niveau du torse, surtout depuis la morsure. Quand il retourna dans la chambre, Jackson lui attrapa d'autorité ses vêtements et sorti de la pièce avec ceux d'Isaac. Ce dernier qui avait le même pantalon de nuit et débardeur que le weekend dernier, était allongé sur le lit un bras au travers de son visage. Stiles tirant sur le bas du t-shirt de Jackson se rapprocha de lui et s'assit.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda le loup qui sentait sans mal la honte émanée du jeune brun.
- Qu'est-ce que vos loups me trouvent sérieusement ? Souffla Stiles qui se regardait dans le miroir du placard face au lit.
- Ils devraient trouver quoi ? Questionna Isaac avec précaution qui avait retiré son bras et fixait le dos tendu.
- Un hyperactif, au sarcasme surdéveloppé à cause de son corps de crevette. Incapable de se laisser toucher sans paniquer. Vous avez dû bien tomber sur la tête. Murmura-t-il.
- Je peux te dire ce qu'ils ont trouvé ?
Stiles haussa les épaules en réponse, et Isaac se redressa pour s'asseoir à côté de lui avant d'attraper sa main qui tirait toujours le haut avec nervosité.
- Je vois quelqu'un qui a un corps élancé, qu'il préfère cacher sous une couche de vêtements informes. Prêt à se sacrifier pour ses amis, qui n'hésite pas à se jeter dans le danger, alors qu'il n'a pas les pouvoirs pour se défendre. Qui a de l'amour à revendre. Je ne t'ai jamais vu comme tu te vois, même avant de réaliser notre lien. Tu as un humour décapant, mais même si on ne s'entendait pas vraiment, tu étais toujours là, à tenter de me sauver la vie, et c'est pareil pour Jackson.
Stiles essuya vivement une larme qui s'écoulait de ses yeux, avant de remarquer Jackson dans l'embrasure de la porte. Celui-ci vint s'accroupir devant lui, et lui sourit délicatement.
- Isaac est le plus doué pour les mots, y a rien à dire de plus. Puis il posa délicatement ses lèvres sur celles de Stiles, avant de se reculer. On devrait dormir.
Stiles se laissa mener au milieu du lit, prit entre les deux loups, qui le caressaient avec apaisement, tentant de le rassurer sur leurs intentions.
Quand il se réveilla le lendemain matin, il fit concurrence avec une tomate bien mûre, en sentant les deux loups plus qu'excités collé à lui, et la main de Isaac qui reposait sur le haut de son caleçon, caleçon déformé par sa propre érection. Il hésita à sauter du lit pour s'enfermer dans la salle de bain, mais se reprit, en se rappelant qu'ils avaient fait bien pire dans les vestiaires. Alors il expira doucement et embrassa avec douceur Jackson qui se tenait face à lui, le réveillant dans un baiser paresseux. Puis sa tâche accomplie, il se retourna, faisant glisser la main d'Isaac sur son postérieur, et l'embrassa à son tour.
- Tu devrais pas faire ça. Gronda Jackson qui avait posé ses mains sur sa taille et qui semblait tenter de rester éloigné de lui à minimum.
- On peut juste se caresser non ? On n'est pas obligé de retirer nos vêtements. Souffla Stiles le rouge aux joues.
Il ne fallut pas en dire plus pour que Jackson se colle à lui, serrant un peu plus ses hanches, tout en se frottant à ses fesses, arrachant un gémissement à l'humain. Gémissement vite étouffé par la bouche d'Isaac qui se colla à son tour contre lui, pressant leurs deux érections l'une contre l'autre. Ils ne durèrent pas longtemps, et vinrent dans un gémissement satisfait.
- A la douche, ou on va être en retard. Déclara Jackson en embrassant rapidement Isaac, avant de faire de même avec Stiles. Légèrement mal à l'aise Stiles se déshabilla dans la salle de bain, mais remarqua vite que les deux autres tentaient de lui laisser son intimité en rentrant dans la douche qu'ils mirent en marche. Stiles les rejoignit en se mordant la lèvre, croisant ses bras sur son torse de manière instinctive. Isaac sourit face au geste inutile, et le tira vers eux pour qu'il soit à son tour sous le jet d'eau, avant de lui tendre le gel douche. La douche fut des plus chaste, et en moins de temps qu'il n'en fallut pour le dire, ils étaient lavés et habillés des vêtements lavés et séchés la veille. Ils déjeunèrent rapidement sous le regard perplexe de Mr Whittemore. Une fois à l'extérieur, Jackson et Isaac éclatèrent de rire sous l'air horrifié de Stiles. Les deux loups plaisantaient de l'air du paternel de Jackson, sous le regard sidéré du jeune brun.
- On se retrouve au lycée. Souffla Isaac avant d'embrasser rapidement Stiles à la commissure de ses lèvres et de monter dans la voiture de Jackson.
- Sois pas en retard. Se moqua Jackson en regardant d'un œil critique la vieille voiture de l'humain, puis il lui vola à son tour un baiser. Et Stiles ne chercha pas à vérifier en se retournant si Mr Whittemore avait surpris la scène, car il était certain que l'homme était à la fenêtre. Tentant de se donner du courage il monta dans sa voiture et démarra. Alors qu'il se saisissait des affaires dont il aurait besoin dans son casier, Scott arriva, et plissa le nez semblant gêné par une odeur.
- Bon sang t'as foutu quoi ? Tu sens trop bizarre. Déclara avec tact le loup.
- Merci, ça fait toujours plaisir. Siffla Stiles, tentant d'endiguer la gêne qui le prenait. Je te signale que j'ai voulu changer de gel douche, mais monsieur semble être une petite nature. Riposta-t-il.
- Désolé. Marmonna Scott penaud. Ton odeur m'a hérissé le poil.
- J'ai dû prendre le même gel douche que quelqu'un que tu supportes pas.
- Mouais. Peut-être. Accorda-t-il tentant de faire disparaitre sa grimace.
Et Stiles ne remercia jamais assez Scott pour ne pas être ouvert à tous moments à ses sens lycans, sinon il aurait senti sans problème son mensonge plus que grossier. Le cours d'économie fut une épreuve ce matin-là, afin de ne pas rougir dès que le coach posait le regard sur lui. Celui-ci avait commencé son cours avec les jeunes bourrés d'hormones qui s'envoyaient en l'air dans les vestiaires. L'homme ignorait qui étaient les coupables selon ses dires, mais Stiles savait qu'il pourrait lire sans problèmes sur son visage, alors il passa la matinée à réciter dans sa tête toutes les chansons les plus stupides qu'il avait entendu à la radio ces dernières semaines. Il sortit du cours de quatre heures en poussant un soupir de soulagement. Il ne chercha pas à savoir si Scott rejoignait ou pas sa copine, qu'il se rendit immédiatement à la salle 12. Il ne patienta pas longtemps avant de voir apparaître les deux loups, et il leur vola un baiser avant de les pincer sous leurs airs effarés.
- Mais c'était pour quoi ça ? S'écria Isaac.
- Car le coach n'a pas arrêté de soupçonner tout le monde par rapport à ce qui s'est passé mardi soir ! Il va finir par découvrir que c'était nous !
- Stiles il trouvera autre chose dans moins d'une semaine, et tu te sentiras tout autant énervé en sortant de son cours. Raisonna Jackson en l'attirant dans ses bras.
- Et Scott a dit que je sentais mauvais. Dit-il sa voix étouffée dans l'épaule du plus âgé.
- Bah il s'est pas senti. Grimaça Isaac en venant se câliner contre eux. Il pue autant qu'une famille de putois. Moi j'adore ton odeur. Avoua Isaac en inspirant profondément son nez contre le cou gracile.
- Toi t'es pas partial.
Aucun des loups ne le contre dit. Ils restèrent un moment à profiter du câlin, avant de se décider à manger. Stiles qui n'avait pas pris son adderal ce matin-là, tenait de moins en moins en place. Isaac l'attira d'autorité dans ses bras, l'enserrant au niveau du ventre. Mais Stiles continua de gesticuler et de parler de choses et d'autres sautant d'un sujet à l'autre, telle une puce.
- Stiles calme toi. Finit par intervenir Jackson d'un ton calme mais autoritaire.
- J'ai pas pris mes cachets. Avoua-t-il en se mordant la lèvre un instant, tentant de lutter.
- Et tu n'en as pas sur toi ? Demanda Isaac avec douceur.
- Nooon ! J'en prenais trop, du coup mon père a décidé de garder un œil dessus.
- Tu vas jamais finir l'après-midi dans cet état. Constata le bouclé qui se mit à caresser ses bras dans un signe apaisant.
- Je sais ! S'exaspéra-t-il. Je vais me faire coller !
- On a qu'à se faire porter pâle. Proposa Jackson avec un sourire canaille, avant de le perdre aussitôt quand Stiles accepta avec enthousiasme. Tu étais censé refuser. Fit-il remarquer.
- Ne tente pas un hyperactif sans traitement ! Je sais très bien par où sortir pour ne pas être vu ! Faut y aller maintenant tant que ça n'a pas sonné ! Déclara Stiles en se dégageant tant bien que mal des bras d'Isaac. Les deux loups s'échangèrent un regard avant d'hausser les épaules, ce n'était pas une après-midi qui allait les mettre à mal, et présentement c'est si Stiles restait que ça allait se passer mal. Ils sortirent sans soucis du lycée, la pause méridienne ne se terminant pas avant une petite heure. Alors que Stiles allait monter dans sa voiture Isaac lui prit d'autorité les clefs des mains.
- Tu ne conduiras pas dans cet état. Tu es juste bon à avoir un accident.
Stiles voulu protester, mais Isaac le poussa vers le côté passager, ne lui laissant pas voix au chapitre alors que Jackson se dirigeait vers sa berline avec le sourire. Stiles voulut bouder sur le trajet, mais ne tint que deux misérables secondes, avant d'inonder Isaac de sa dernière lecture sur les tardigrades, perdant Isaac au nom de la créature. Au domicile de Stiles, les deux loups furent rassurés de l'absence du shérif, auquel ils auraient bien eu du mal à expliquer leurs présences. Ils durent rappeler à Stiles de prendre son traitement alors que celui-ci papillonnait autour d'eux. Cependant le cachet n'eut pas un effet immédiat, et ils durent patienter une bonne demi-heure avant que Stiles ne prenne des pauses dans son monologue. Jackson et Isaac l'écoutaient cependant avec patience, voir même une certaine tendresse. Et ce fut sur cette tendresse que Stiles reprit peu à peu pied, se sentant tout à coup misérable.
- Vous êtes pas parti ? Souffla-t-il difficilement.
- On n'allait pas te laisser dans cet état. Lui sourit Isaac avec douceur.
- Vous auriez pu, je suis insupportable dans cet état-là. Le coach m'a bien stressé ce matin, normalement je réagis pas si excessivement quand j'oubli mon cachet.
- Tout va bien Stiles. Ce n'est rien. Le rassura Jackson en le tirant entre ses jambes sur le canapé.
- Mais…
- Pas de mais. L'interrompit le blond en posant le bout de son nez dans sa nuque.
Stiles se mordit la lèvre, retenant une réplique, et se centrant sur la caresse apaisante que lui procurait Jackson. Isaac qui s'était assis contre eux, les regardaient avec tendresse, avant de pousser un soupir, et de s'allonger sur le canapé, posant sa tête sur les cuisses de Stiles, tout en éjectant ses chaussures. Jackson rigola doucement, alors que Stiles fixait Isaac avec curiosité, puis doucement, presque avec timidité il porta une main sur la tête blonde, où il se mit à passer ses doigts entre les mèches bouclées. Isaac poussa un grognement satisfait, tout en fermant les yeux, encourageant Stiles à continuer. Ils passèrent le reste de l'après-midi à se reposer, se câlinant tranquillement. Et Stiles se dit qu'il pourrait s'y habituer.
Alors que Stiles somnolait, les corps des deux loups tout à coup tendu l'interpela.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Marmonna-t-il.
- Ton père vient de se garer dans l'allée. Répondit Jackson tendu.
- Et il a pas l'air ravi. Rajouta Isaac.
- Oh merde ! Jura Stiles tout en se relevant, manquant de jeter Isaac par terre, et de s'étaler si Jackson ne l'avait pas rattrapé.
Mais il n'eut pas le temps de penser à un plan correct que son père ouvrit la porte d'entrée.
- Stiles !
L'interpelé déglutit difficilement en tournant son regard vers l'homme de loi qui dévisageait les trois jeunes le regard dur.
- Yo papa ! Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda-t-il avec un air innocent loin d'être crédible.
- C'est plutôt à toi de me dire ce qu'il se passe ici ?! Quand le lycée m'appelle car tu as décidé de sécher les cours de l'après-midi sans me prévenir !
- Bah où est l'intérêt de sécher les cours si je te préviens ? Dit-il avant de grimacer en remarquant qu'il n'avait pas retenu sa langue. Si je dis que je suis désolé ?
- Stiles est-ce que c'est en rapport avec un nouveau problème surnaturel ? Questionna le père ses yeux balayant les deux loups sur le qui-vive.
- Non. J'ai juste pas pris mes cachets ce matin et du coup j'ai pété un peu les plombs, et ils se sont proposés de me raccompagner. Et j'avais pas la force de retourner au lycée. Avoua Stiles en faisant froncer les sourcils à son père.
- Bon, merci Jackson, Isaac de l'avoir raccompagné.
- Pas de soucis Mr Stilinski. Déclara Isaac, suivit d'un signe de tête de Jackson. On va rentrer à présent. A demain Stiles !
Stiles manqua de gémir de frustration face au départ des deux loups, mais se retint heureusement ou son père l'aurait remarqué sans problèmes. Le shérif se dirigea vers la cuisine où il entreprit de faire le repas sous le regard inquiet de Stiles qui se mit à ronger son ongle sans pouvoir se retenir, et Noah le remarqua il n'était pas non plus aveugle.
- Alors ?
- Quoi alors ? Demanda Stiles sur ses gardes.
- Pourquoi ce n'est pas Scott qui t'a ramené ?
- Car il était sûrement en train de se baisouiller avec Allison. Marmonna l'hyperactif sans pouvoir retenir sa langue.
- Et bien je suppose qu'une explication s'impose sur la présence de Jackson Whittemore et d'Isaac Lahey. Ce ne sont pas tes amis dans la meute je crois bien. Je m'étonne donc de leur présence.
- Ils étaient là et ils voulaient pas me laisser conduire dans cet état.
- Ils ont bien fait. Approuva le père en allumant le gaz.
- Pas de problèmes alors. Souffla Stiles soulagé dans un murmure inaudible.
- Et c'est lequel des deux ?
Stiles qui s'était servi un verre d'eau s'étouffa brutalement, et fut pris d'une quinte de toux, que son père fit passer d'un coup dans le dos. Blafard il posa un regard horrifié sur l'adulte, qui le regardait goguenard.
- Je ne répondrais pas à cette question. Signifia le jeune homme d'une voix blanche.
- Donc c'est bien l'un des deux. Je pencherais sur Lahey, Whittemore avait obtenu une mesure d'éloignement te concernant. Même s'ils sont plutôt beaux gosses tous les deux.
- Papa ! S'écria-t-il embarrassé, faisant éclater de rire son paternel.
La soirée se déroula avec Noah Stilinski titillant son fils unique, fils qui rivalisait avec le rouge le plus éclatant. Quand Stiles put enfin aller se réfugier dans sa chambre il secoua la tête dépitée. Il se déshabilla tout en maugréant contre les parents sans gênes, et manqua de pousser un hurlement en se retournant et se retrouvant face à face avec ses deux compagnons. Jackson qui avait anticipé sa réaction avait posé une main vive contre sa bouche, tout en lui soufflant un « chut ».
- Mais qu'est-ce que vous faites là ? Chuchota Stiles en retirant la main du kanima, le cœur toujours en branle-bas-de-combat.
- On doit dormir ensemble tu te souviens. Lui répondit Isaac qui s'était rapproché et avait enlacé Jackson.
- Mais si mon père entre dans ma chambre…
- Ça n'arrivera pas. Le rassura Jackson. Il t'a dit qu'il était de garde cette nuit.
- Argh foutu oreilles de loups garous. Grommela Stiles. Vous avez tout entendu je paris.
- Oui. Tu as de qui tenir. Se moqua Isaac, avant de tirer Jackson vers le lit, entraînant Stiles qui tenait toujours la main de Jackson.
Ils tenaient tout juste, tous les trois dans le lit trop étroit, Stiles se retrouva entre les deux loups, mais il ne se plaint pas, appréciant la chaleur se dégageant des deux autres, il poussa un soupir apaisé et s'endormit.
J'espère que ce chapitre vous a plus, n'hésitez pas à me laisser des reviews =D
Je vous dis à vendredi !
