Pardon! J'ai totalement oublié de poster hier soir, je me suis endormie comme une masse ^^'

Les débuts de semaine ne me réussissent pas...

Merci beaucoup à tous pour vos reviews qui me font vraiment chaud au cœur 3

Et un warning de plus (:

J'espère que vous prendrez plaisir à le lire. Bonne lecture !


Chapitre 8

Stiles resta encore trois jours à l'hôpital. Le médecin lui signa son autorisation de sortie le jeudi en début d'après-midi, mais avec une liste de recommandation longue comme le bras, rendant le jeune homme boudeur. Son père et ses amants ayant dit amen à chaque demande du médecin malgré ses protestations.

A présent il était assis sur le canapé, et on lui avait refusé de faire le moindre geste depuis qu'ils étaient rentrés. Il était plutôt bien installé, callé entre ses deux amants, une manette dans les mains pour jouer à un jeu vidéo. Sauf que bien vite l'activité d'apparence sans danger se trouva être écarté, quand Stiles se mit à sautiller sur place excité par les péripéties du jeu.

- Mais non ! Promis j'arrête ! Supplia-t-il avec des yeux de chien battu.

- Tu as manqué arracher tes sutures ! Siffla Jackson, pendant qu'Isaac mettait les manettes hors de portés.

- J'ai pas fait exprès, et regarde ça saigne même pas ! Dit-il en montant son teeshirt pour montrer son pansement immaculé.

Mais Jackson ne l'écouta pas, et baissa le haut en plissant des yeux refusant de s'attarder sur la peau tendre qui l'attirait, puis attira le brun dans ses bras. Stiles aurait bien voulu résister, mais il laissa le blond faire, car il savait que celui-ci en avait besoin. Depuis son réveil les deux loups avaient besoin de le toucher et de le sentir continuellement, il savait que cela faisait suite à son enlèvement et ses blessures qui avaient manqué le tuer. Il se pressa un peu plus contre lui, pendant que Jackson soupirait.

- Excuse-moi. Je ne voulais pas te rendre triste.

- Je suis pas triste pour ça. Murmura Stiles, alors qu'Isaac venait s'accroupir face à eux. Je ne voulais pas vous inquiéter comme ça. Je n'ose même pas imaginer l'état dans lequel vous deviez être.

- Hé, c'est fini. Souffla Isaac avec douceur. Oui on s'est inquiété, on a eu très peur. Mais tu te serais autant inquiété si ça avait été Jacks ou moi. Ce qui compte c'est qu'on est tous les trois ensembles maintenant. Tu vas devoir supporter notre côté surprotecteur, mais on promet de faire des efforts.

Stiles sourit doucement, et se pencha pour embrasser le loup bouclé sur les lèvres dans un baiser délicat.

- Hum, hum.

Stiles leva les yeux au ciel en entendant son père se racler la gorge en entrant dans la pièce. Ce dernier ne fit que passer, mais Stiles lui balança un des oreillers avant que ses amants ne puissent l'en empêcher. Il fut alors pris entre les bras de Jackson, dans l'incapacité totale de bouger. Et Isaac se pressa contre eux, après avoir lancé un film.

La semaine qui suivit fut terrible pour Stiles. Il était particulièrement furieux, car à cause de ses blessures il ne pourrait assister à la dernière semaine de cours, et n'était même pas sûr qu'on le laisse assister à la remise des diplômes. Il avait eu la visite des membres de la meute, qu'il n'avait pu voir à l'hôpital, mais cela ne l'avait pas soulagé. Ses amants avaient dû retourner en cours, à reculons, mais Noah avait été inflexible. Le danger avait été plus qu'écarté, et Derek était intervenu en les rassurant qu'il garderait un œil sur lui.

Ce que l'alpha avait vite regretter, Stiles étant tout simplement intenable, il avait réussi à lui retourner le cerveau le premier jour en babillant de manière discontinue sur sa séquestration à domicile. L'alpha était parti en courant presque, sous les yeux effarés de ses bêtas. Ceux-ci c'étaient presque attendu à ne pas le voir le lendemain matin, mais Derek n'avait qu'une promesse, et c'était présenté à l'heure. Quand Stiles avait commencé à jacasser Derek avait levé un doigt menaçant.

- Si tu recommences comme hier tu vas le regretter. Menaça-t-il.

- Et tu vas faire quoi ? Me punir de sortie. Maugréa Stiles.

- Et bien oui. Je pensais que si tu étais assez en forme, on pourrait aller faire un tour à l'extérieur.

Derek n'avait pas été peu fier en cet instant, car il avait coupé le sifflet de l'humain.

- Tu te moques de moi ? Demanda Stiles tout à coup particulièrement vulnérable.

- Non. On va aller faire un tour en voiture. Mais en échange plus de journée comme hier.

Stiles acquiesça vivement, et se leva du canapé pour enfiler ses chaussures, sous le regard perplexe.

- Tu n'espères pas sortir dans cette tenue ?

Stiles regarda le problème de ses vêtements, avant de se frotter le sourcil droit, et laisser échapper un « oups ». Il était encore en pyjama, et tout en souriant gêné il s'était dépêché de rejoindre l'étage pour aller se changer.

Après avoir acheté un café à emporter pour lui, et un chocolat chaud pour Stiles, Derek avait arrêté sa voiture sur les hauteurs de Beacon Hills, les fenêtres grandes ouvertes pour profiter de l'air frais du matin. Et Stiles avait réussi à garder le silence tout le long de la dégustation de leur boisson. Mais bientôt il avait commencé à se tortiller, son pied battant une mesure imaginaire, tout en mordillant le bord du cup en carton. Derek avait levé les yeux au ciel, mais tout en esquissant un sourire moqueur avait gardé le silence. Stiles lui jetait des regards de plus en plus impatients, et avait fini par craquer.

- Je sais pas mets de la musique, parle, fais quelque chose, je vais devenir fou ! S'écria-t-il.

- Pas mal, je suis impressionné, tu as tenu exactement sept minutes depuis que tu as terminé ton chocolat. Dit-il en tapotant l'heure numérique affiché par la voiture.

- Mais… Balbutia Stiles. Tu as chronométré ? Qui chronomètre ?

Seul le rire rauque de Derek lui avait répondu, le choquant un peu plus. Mais cela avait entraîner une nouvelle dynamique entre les deux hommes, Stiles s'était surpris à apprécier ces moments avec l'alpha, et il comprenait peu à peu ce que ses amants voulaient dire quand ils lui parlaient que Derek tenait à lui autant qu'aux autres membres de sa meute.

- Je crois que je t'ai pas dit merci. Déclara Stiles le jeudi, alors qu'il savourait son chocolat.

- Tu n'as pas à me remercier, ça m'évite aussi de devenir fou avec toi enfermé dans la maison.

- Je ne parlais pas de ça. Souffla Stiles plutôt sérieux, attirant toute l'attention du loup. Merci d'avoir gardé en sécurité Isaac et Jackson, de les avoir protégés. Si j'avais dû mourir là-bas je savais que tu veillerais sur eux.

Derek garda un moment le silence, le regard porté au loin, et Stiles se demanda s'il n'avait pas dit une bêtise.

- Isaac et Jackson ont beaucoup de chance de t'avoir.

Stiles fronça les sourcils peu sûr de comprendre où aller les mener cette conversation.

- Tu te souviens m'avoir dit que tu étais désolé que mon âme-sœur ne voulait pas me reconnaître.

Stiles acquiesça, pendant que Derek semblait se pencher dans ses souvenirs.

- Je pensais enfin avoir de la chance après tous les malheurs qui s'étaient abattus sur nous, et Laura m'avait convaincu de lui parler. Il rigola tristement. Et tu dois te douter que ça ne s'est pas exactement passé comme pour vous. Il a fui, et je n'ai pas cherché à le rattraper.

- Et maintenant ? Demanda Stiles doucement.

- Maintenant quoi ? Je voulais juste que tu saches qu'ils avaient de la chance de t'avoir, n'importe quels loups en seraient heureux.

- Mais Derek, vous aviez quoi vingt ans ? Des années sont passées, tu n'es plus la même personne, peut-être qu'il a changé aussi.

- Je ne souffrirais pas une seconde fois. La première fois j'ai failli ne pas m'en relever. Heureusement Laura était là.

- Tu n'aimerais pas savoir ce qu'il est devenu ? Peut-être que…

- Je sais ce qu'il est devenu. Tu crois que j'aurais pu continuer à vivre sans savoir.

- Je crois que tu devrais oser le retrouver, et pas juste savoir ce qu'il fait.

Derek ne répondit pas, et Stiles comprit qu'il ne devait pas insister plus, mais il se promit qu'il ne resterait pas sur cette conversation, Derek méritait de connaître le bonheur et il ferait en sorte qu'il le trouve enfin.

Les vacances arrivèrent enfin et avec elles la remise des diplômes le samedi après-midi. Il avait une visite médicale le matin même, qui l'autoriserait ou non à se rendre à la cérémonie. Dans le bureau du médecin Stiles était intenable sous le regard découragé de son paternel, il sauta pratiquement sur ses pieds, quand le médecin pénétra enfin dans la pièce.

- Et bien tant d'enthousiasme. S'amusa-t-il.

- Dites-lui que je peux me rendre à ma cérémonie de diplôme ! Par pitié ! Je vais bien !

- On va voir ça. Enlève ton haut et va t'allonger sur la table.

Stiles rebondit presque en retirant son teeshirt. Allongé sur la table d'auscultation il frissonna, mais tenta de rester immobile pendant que le médecin retirait son pansement afin de voir la cicatrisation.

- Très bien. On va pouvoir retirer les points, la cicatrice est belle. Bien rose. Tu dois continuer à faire attention mais je pense que tu pourras te rendre sans soucis à cette cérémonie.

Le cri de joie de Stiles d'eut s'entendre de la salle d'attente où se trouvaient ses compagnons, et le regard moqueur qu'ils posèrent sur lui le confirma, mais rien ne pouvait retirer le sourire de son visage.

Stiles reconnut à regret à la fin de la cérémonie qu'il n'était pas aussi en forme qu'il l'aurait souhaité, et remercia mentalement ses amants de ne pas lu faire de remarque sur cet état de fait. Car il n'était pas stupide, il se doutait bien que même s'ils avaient été humains ils auraient remarqué sans mal sa fatigue. Ils ne dirent rien, mais Stiles s'attendait à rentre menu-militari une fois la cérémonie achevée. Pourtant quand son père les quitta sur le stade où avait lieu la cérémonie, en leur souhaitant bonne soirée, Stiles n'était pas très sûr d'avoir bien compris.

- Comment ça bonne soirée ? Demanda-t-il à Isaac, alors que Jackson parlait avec animation à Danny.

- Ne te fais pas de faux espoirs, on fait juste un petit truc chez Derek pour fêter la remise des diplômes. Lui souffla en réponse son amant, qui était pratiquement enroulé autour de lui, ses mains reposant autour de son ventre, se moquant de ce que pouvait bien penser les autres.

- Mais on va faire une soirée. Sourit Stiles les yeux pétillants.

Isaac ne le contredit pas, heureux du bonheur que dégageait son amant. Il fronça les sourcils en avisant Scott au loin, celui-ci c'était remis de ses blessures, mais boitait encore énormément. Il ne leur jeta pas un seul coup d'œil sous le regard surpris de sa mère, mais Isaac s'en portait bien mieux ainsi, et ça éviterait à Stiles de remonter de mauvais souvenirs. Isaac était désolé pour Scott de ce que lui avait fait subir sa psychopathe de petite amie, mais il lui en voulait toujours pour ses propos démesurés à l'encontre de Stiles. Ce dernier le ramena d'ailleurs au présent d'un léger coup de coude.

- Tu crois que Danny va le frapper ?

Isaac fronça les sourcils en reportant son attention sur les deux meilleurs amis qui semblaient se disputer.

- Il est en train de menacer Jacks.

- Pourquoi il fait ça ? Demanda Stiles surpris de voir le gardien perdre ses moyens.

- Il pense qu'il joue avec nous.

- Oh.

- Ouais son côté cavaleur le poursuit. Se moqua Isaac s'attirant un regard noir de Jackson qui les entendait très bien d'où il était grâce à son ouïe lupine.

- C'est gentil. Sourit Stiles. Mais bon viens on va aller le sauver avant que leur amitié ne parte en fumée.

Stiles le tira par la main, jusqu'au deux joueurs de Lacross, qui se turent à leur approche.

- Hey tout va bien Danny. Rassura Stiles avec un sourire. Jacks est ton ami, tu sais qu'il est un type bien.

Mahealani croisa ses bras plus que musclé, faisant glisser son regard plissé sur le trio, s'attardant sur Stiles. Avant qu'il ne soupire et acquiesce dans un sourire.

- Franchement vous allez faire jaser le lycée pendant des années. Se moqua-t-il.

- Pour le moment ça ne fait jaser que toi. Contra Stiles avec un sourire railleur.

- Stilinski, Jackson t'a embrassé y a moins de dix minutes, et depuis Isaac t'enlace alors qu'il était présent. Bien sûr que les autres sont en train de jaser.

Stiles fit une moue boudeuse, mais finit par hausser les épaules déclarant qu'il s'en foutait.

- Et toi où est ton super petit ami ? Se gaussa Isaac. Tu en parles depuis des semaines et on n'en a pas encore vu la queue.

Stiles toussa brutalement sous les mots crus avant de frapper Isaac.

- Non mais ça va pas ! Ça suffit de Jacks !

- Merci. Siffla le kanima devant l'attaque indirecte.

Danny ouvrit de grands yeux, avant qu'un sourire amusé ne se dessine sur ses lèvres.

- Franchement je vous présenterais Ethan quand vous serez loin d'ici. J'aurais trop peur de le voir déguerpir face à vous trois.

- Pfff t'es même pas drôle. Bouda Stiles.

Ils parlèrent encore de longues minutes, tentant d'en apprendre plus sur ce mystérieux Ethan, en vain, Danny prenant plaisir à les faire tourner en bourrique.

Vers dix-huit heures ils rejoignirent le manoir de Derek, suivit du reste de la meute. Ils parlèrent et mangèrent tous agglutiné dans le salon, rigolant des facéties des uns et des autres pendant la remise des diplômes, se moquant de la gamelle hautement improbable de Finstock qui avait envoyé voler le micro au milieu de la foule. Stiles était heureux, et à sa place au milieu de la meute pour la première fois. Et il n'aurait échangé sa place pour rien au monde. La fatigue le rattrapa et il s'endormit bercé par les rires et les voix de ses amis.

Il émergea doucement en se sentant allongé sur un matelas. Il sourit paresseusement à Isaac, qui lui dit de se rendormir.

- Si j'ai le droit à des bisous. Marmonna-t-il.

Il ne vit pas Jackson mais il entendit son rire amusé, pendant qu'Isaac souriait. Mais ils ne le firent pas attendre, et Isaac l'embrassa tendrement, avant que Jackson ne fasse de même, et le jeune brun se rendormit sans un mot. Isaac embrassa Jackson puis éteignit la lumière.

- C'était l'une des meilleures journées de ma vie. Murmura-t-il en calant son nez contre la gorge mouchetée de Stiles.

- Je crois aussi. Sourit Jackson en passant une main au-dessus de Stiles, enlaçant par la même son autre amant. Et j'espère qui en aura bien d'autre.

Stiles avait attendu un mois avant de perdre patience, il avait tout tenté mais ses amants étaient restés inflexibles.

- Je ne vais pas mourir si on couche ensemble ! Bon sang fait quelque chose !

Derek se pinça l'arrête du nez, se demandant pourquoi diable Stiles pensait qu'il était à même de résoudre son problème de sexe. De l'étage il entendait parfaitement le ricanement stupide de Peter, et se dit qu'il était temps de foutre son oncle à la porte.

- Stiles je ne suis pas…

- Tu es l'alpha non ? Alors oblige-les !

- As-tu seulement entendu ce que tu viens de dire ? S'effara Derek.

Stiles croisa les bras, avant de se laisser tomber dans le canapé un voile de tristesse l'entourant soudain.

- Ils me touchent plus et ça me rend dingue. Dit-il en guise d'excuse. Ils disent que je ne suis pas prêt, et ils font que me rejeté.

- Ils ne te rejettent pas, ils ont peur de te faire mal. Est-ce qu'ils savent au moins que tu es là ?

- Non et ça leur fera les pieds. Ils n'ont même pas cherché à me rattraper. Souffla Stiles avec douleur.

Derek se retint de l'étrangler, et inspira à la place, car malgré les paroles vénéneuses du brun, la douleur morale qu'il émettait parlait pour lui.

- Va te coucher dans votre chambre, on en reparle demain. Envoie-leur un message !

Stiles n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche que le loup disparaissait à l'étage. Il poussa un soupir découragé, et se leva abattu en direction de la chambre qu'il partageait avec ses deux loups. Son père n'était pas présent à la maison pour la soirée, et Stiles avait décidé que c'était le moment. Mais Isaac et Jackson avaient refusé catégoriquement. Sur le moment il n'avait ressenti qu'une grande colère et était parti de la maison furieux. Et aucun de ses imbéciles n'avaient cherché à le rattraper, provoquant en lui alors un grand désespoir. Venir chez Derek avait été une fois de plus instinctif, même si son instinct de survie lissait apparemment à désirer quand il vit l'air orageux de l'alpha à être réveillé à une heure indue de la nuit pour des broutilles. Mais pour l'étincelle ce n'était pas rien. Tout en s'allongeant sur le lit deux places, il essuya une larme amère qui avait glissé sur sa joue. Ses amants l'avaient rejeté, et cela le minait profondément. Il s'était couché en position fœtale, incapable de dormir, se repassant en boucle la soirée désastreuse et maudissant Allison de ce qu'elle avait provoqué malgré tout. Il avait abandonné depuis longtemps l'idée d'arrêté ses larmes, et de renifler misérablement, quand la porte s'ouvrit doucement, il ne se retourna pas.

- Désolé je vais arrêter. Bredouilla-t-il à l'alpha, pensant l'empêcher de dormir.

Le matelas s'écrasa dans son dos, et Stiles se retourna tombant dans les prunelles inquiètes d'Isaac. En voyant son amant, Stiles ne put retenir un sanglot douloureux, avant d'être attiré contre le torse d'Isaac, qui l'enserra fermement. Jackson était à la porte et leur jetait des regards anxieux, alors que Derek lui parlait furieusement à voix basse. Quand l'alpha le laissa enfin, il se rajouta à l'étreinte, se traitant d'imbécile en entendant les pleurs douloureux qui émanaient de leur compagnon. Stiles finit par s'endormir, épuisé par ses sanglots, serrant douloureusement entre ses poings le teeshirt d'Isaac.

- Que t'a dit Derek ? Demanda Isaac, la voix serrée en continuant de caresser la tête de son amant endormi.

- Stiles pense qu'on l'a rejeté.

- Mais…

- Isaac, c'est ce qu'on a fait ! Bon sang il s'est mis à nous embrasser, à nous caresser, et nous on lui a dit non.

Isaac ne répliqua pas, c'était vrai. Mais sur le coup, ça lui avait semblé la chose à faire.

- Je voulais pas le rejeter, j'ai tellement peur de lui faire mal. Et au final on lui en a fait plus.

Jackson acquiesça. Il s'était promis de tout faire pour ne pas le faire souffrir, et il échouait avec brio.

Lui et Isaac passèrent la nuit à le veiller, l'apaisant au moindre gémissement de désespoir, la peur d'avoir été rejeté l'ayant poursuivi dans ses rêves.

Quand Stiles s'éveilla le lendemain matin, il mit un peu de temps à se remémorer ce qu'il s'était passé, avant que ce qui était arrivé la veille ne le percute à nouveau de plein fouet. Il tenta d'endiguer la panique qui montait en lui malgré la présence qui aurait dû être rassurante de ses amants.

- On ne te quitte pas. Lui souffla la voix rauque de Jackson. On est vraiment désolé pour hier soir. On ne voulait pas te rejeter.

Stiles entendit les mots de son amant, mais les accepter étaient bien plus difficile. Il ouvrit ses yeux rougis par ses pleurs, tout en s'asseyant, reculant du toucher de ses amants.

- Vous aviez pas le droit. Murmura Stiles avec douleur.

- On a si peur de te faire du mal. Lui répondit Isaac.

- Et vous me pensez complétement débile pour vous dire d'arrêter si ça ne va pas ! S'énerva-t-il soudain, figeant ses amants. On est trois, mais il n'y a que vous deux qui prenez les décisions, je ne suis pas juste un objet dont vous devez prendre soin !

- Tu n'es pas un objet ! Gronda Jackson.

- Ah non ?! Pourtant hier les seuls qui ont pris une décision c'est vous deux, vous ne m'avez même pas laissé parler. « Non Stiles, on ne couchera pas ensemble ! » Dit-il en imitant la voix de Jackson. Je ne suis pas votre soumis ! Je suis un membre égal de cette relation ! Vous m'avez rejeté, apparemment ça n'a pas suffit qu'Allison me blesse, vous avez besoin de le faire aussi !

- Stiles ça suffit !

La voix grondante de Derek stoppa toute velléité agressive de la part de l'étincelle, qui baissa les yeux face à ceux rouges de Derek.

- Ils sont venus te présenter leurs excuses, tu as le droit d'être en colère mais surement pas aussi blessant.

- Non Derek c'est bon. Murmura la voix blessée d'Isaac. On l'a mérité.

- Sûrement pas ! Vous avez besoin de discuter pas de hurler des horreurs sur les autres. Est-ce que tu m'as compris Stiles ?

Pour réponse il eut un reniflement douloureux, le faisant inspirer, tentant de se remémorer sa mère faire preuve de patience lors des disputes de membres de la meute.

- Stiles je sais très bien que tu as été blessé, et ces deux abrutis vont devoir ramper, mais tu as besoin de leur expliquer, et pas de leur hurler dessus où vous n'aboutirez à rien. Je serais en bas en attendant que vous parliez.

Le silence s'installa une bonne minute dans la pièce, avant que Stiles ses genoux toujours enserré par ses bras ne parle dans un gémissement douloureux.

- Je voulais juste que tout soit comme avant.

Isaac et Jackson inspirèrent difficilement, les larmes s'écoulant de leurs yeux

- Bon sang Stiles, ça ne sera pas possible. Contra Jackson avec difficulté. Tu as été enlevé, battu à mort, et poignardé. On ne peut pas faire comme si rien n'était arrivé.

- On voudrait faire comme si elle n'avait pas eu d'incidence sur notre vie, mais on a eu si peur de te perdre. Pourtant tu as raison, tu as survécu, n'importe quel humain serait mort de ses blessures, et tu t'es battu. On aurait dû te faire plus confiance.

- J'ai cru que vous ne vouliez plus de moi. Vous ne me caressez même pas et m'embrassez à peine.

Les mots de Stiles percutèrent les deux loups. Ils ne s'étaient pas rendus compte de la barrière qu'ils avaient mis en place inconsciemment. Ils s'enlaçaient mais sans jamais rien de sexuel derrière, et quand ils s'embrassaient s'était toujours de manière chaste. Stiles avait tenté plus d'une fois d'approfondir, mais ils avaient à chaque fois trouvé une parade pour que ça n'aille pas plus loin.

- On n'en aura jamais assez de toi. Lui murmura Isaac. On t'aime.

Stiles releva la tête surpris.

- On t'aime. Répéta Jackson. Est-ce si difficile à croire ?

- Vous l'aviez jamais dit. Souffla-t-il ému.

Isaac se rapprocha de lui et attrapa son visage en coupe, le regardant avec tendresse.

- Je t'aime. Dit-il avant de l'embrasser.

Jackson fit de même, lui murmurant son amour avant de l'embrasser.

Puis ils restèrent enlacés tous les trois dans un étreinte chaude à s'embrasser paresseusement, jusqu'à ce que Stiles leur murmure à son tour qu'il les aimait. Ce qui emballa les cœurs des deux loups, qui comprirent que leur compagnon les pardonnait. Alors que les baisers se fassent de plus en plus profond, ils décidèrent qu'il était temps de partir. Ils descendirent rejoindre leur alpha qui se disputait avec Peter. L'oncle de Derek darda sur eux un regard moqueur, et eut à peine le temps d'ouvrir sa bouche que celle de Stiles s'ouvrit vivement.

- Ferme ta bouche à déjection verbale si c'est pour sortir des conneries. On s'en portera tous mieux.

Peter s'étrangla sous l'insulte imagée, et se renfrogna avant de se mettre à grommeler dans sa barbe inexistante sur les compagnons susceptibles.

- Merci Derek. Murmura Stiles d'une voix beaucoup plus calme.

L'homme acquiesça tout en continuant à boire le café qu'il s'était fait passer. Ils s'excusèrent pour le dérangement avant de quitter le manoir sous les airs amusés des deux loups restants peu dupe du départ précipité.

Stiles remercia chaque divinité de la planète quand Isaac le déshabilla une fois la porte de la salle de bain refermée, remerciant au passage le travail de son père qui l'éloignait de la maison un dimanche matin. Ils se lavèrent mutuellement, approfondissant les baisers de plus en plus langoureusement. Ils réussirent à s'arracher à la douche, et s'étalèrent sur le lit, où Stiles enfourcha les hanches de Jackson, pour l'embrasser durement avant de descendre peu à peu sa bouche jusque sur l'épaule qu'il mordilla tout en le caressant. Isaac en profita pour se glisser derrière Stiles, embrassant sa colonne de baisers papillons, tout en caressant ses points sensibles, déclenchant ses gémissements. Jackson caressait la peau à sa portée avec plus de douceur qu'il en faisait preuve habituellement, jusqu'à rencontrer la cicatrice encore rose de son amant, le figeant. Stiles lui agrippa alors la main et la posa franchement sur sa cicatrice.

- Ça ne fait pas mal. Rassura-t-il avant de se remettre à l'embrasser.

Jackson repassa de la pulpe de ses doigts la légère boursouflure, avant de l'apprivoiser, puis il glissa ses doigts jusqu'au téton qui se tenait au-dessus, et qui n'attendait que son bon vouloir. Alors il se mit à le pincer, et le faire rouler entre ses doigts, tirant les bruits qu'il préférait de son amant aux tâches de sons.

Stiles se mit à frotter son sexe contre celui de Jackson, le faisant gémir à son tour, alors que la main d'Isaac venait les encercler pour imposer un rythme retord à leurs membres, qui les mena au bord de la jouissance, mais qu'il ne leur accorda pas. Stiles poussa un gémissement rageur quand la main s'éloigna de lui, laissant sa tête retomber sur le torse de Jackson qui était dans le même état que lui. Alors que Stiles retrouvait peu à peu ses esprits, et allait dire à Isaac sa façon de penser sur s'arrêter en si bon chemin, deux doigts lubrifiés se frayèrent un chemin dans ses chaires intimes, lui tirant un glapissement. Il n'eut pas à supplier pour que son amant se mette à faire aller et venir ses doigts, mais il supplia rapidement pour plus, ce qui lui fut accorder par un troisième doigt.

Jackson observait avec ravissement l'air totalement abandonné à la luxure de Stiles, qui gémissait de plus en plus fort, criant quand Isaac touchait sa prostate. Il ravit ses lèvres baisant sa bouche, comme il aurait aimé lui faire l'amour. Quand Isaac le pénétra enfin, Stiles poussa un cri de plaisir. A moitié allongé sur Jackson, la croupe relevée, il subissait avec plaisir les assauts d'Isaac. Et voulant que Jackson participe à leur plaisir, il descendit une main tremblante, qu'il posa sur le sexe plus que dur de son amant, lui tirant un grondement, avant d'entamer un mouvement de va et vient.

Mais Stiles ne put aller jusqu'au bout de son projet, atteignant l'apogée de son plaisir bien trop rapidement, après un coup d'Isaac contre sa prostate. Celui-ci le martela une minute de plus avant de sortir de l'antre pour se branler et jouir devant les fesses offertes, les maculant de son sperme. Stiles en avait gémi de frustration, mais avait compris que cela était nécessaire, s'il voulait laisser sa place à Jackson, car dans le cas contraire il l'aurait noué, et ça n'aurait pas été pour tout de suite. Jackson en profita justement pour l'attraper par les hanches et le soulever au-dessus de son membre non soulagé. Guidé par Isaac, il engouffra son sexe dans l'intimité palpitante. Il ne dura pas longtemps, mais à l'inverse d'Isaac il resta profondément ancré dans son amant, le nouant tout en jouissant durement.

Ils s'affalèrent sur le lit, les membres emmêlés, passablement essoufflé, notamment pour Stiles, mais ce n'était pas douloureux. Non il était bien, entouré par les deux hommes de sa vie, ceux avec qui il se voyait vieillir, même s'il espérait que ça soit dans très longtemps. La plénitude émanant de Stiles, atteignit ses amants de plein fouet, qui le serrèrent plus fortement contre eux, lui murmurant la chance qu'ils avaient de l'avoir trouvé.


Et voilà le dernier chapitre, j'espère qu'il vous a plus. Je poste l'épilogue vendredi si je ne m'endors pas XD

Encore merci à tous pour vos reviews, je suis contente que cette fiction vous ait plu autant 3

N'hésitez pas à me laissez vos impressions ;-)