P: Port-Réal.


La capitale était sûrement le pire endroit de Westeros, celui où Sansa avait vécu les pires choses. Car même avec toutes les peines que Ramsay lui avait fait subir, ce n'était rien comparé à ce que Port-Réal lui avait fait. Là-bas elle avait cru qu'elle épouserait Joffrey avant que celui-ci se désintéresse d'elle, l'humilie constamment et manque de la tuer plusieurs fois. Mais surtout, c'était là-bas que son père avait été tué sous ses yeux pour qu'ensuite Joffrey la force à admirer sa tête décapitée. C'était la pire chose que la jeune femme avait jamais vécue. Elle avait aussi vu sa sœur pour la dernière fois, elle avait cru qu'Arya était morte pendant des années, jusqu'à la retrouver bien plus tard.

Petyr de son côté n'aimait pas non plus la capitale mais il avait été obligé d'y séjourner un long moment. Premièrement parce qu'il avait été Grand Argentier, et deuxièmement car personne n'aurait pu le soupçonner de préparer un coup d'état puisqu'il ne bougeait que rarement de Port-Réal. Il avait donc pu planifier la mort de Jon Arryn, faire en sorte que Lysa envoie une lettre à sa sœur pour dire que c'était la faute des Lannister. Ensuite, depuis la capitale il avait pu faire monter la tension haineuse entre les Stark et les Lannister. Il avait créé une guerre et en était très content, il avait parfaitement réussi son coup.

Petyr avait aussi réussi à faire en sorte que Sansa puisse s'enfuir de cette fichue capitale quand il avait organisé l'assassinat de Joffrey. Il avait prévu de marier Sansa mais n'avait pas prévu que Ramsay Bolton la torture autant. De plus le brun avait été très amer en songeant que c'était ce fou de bâtard nouvellement reconnu qui avait eu l'occasion de faire de Sansa une femme. L'erreur qu'il avait commise avait été de prendre cette innocence de force. Petyr, lui, y aurait été progressivement, attendant qu'elle soit prête. Petyr n'aurait pas pu saisir sa chance à Port-Réal puisque la rousse était bien trop jeune à l'époque, mais il avait appris à la connaître pendant cette période. C'était en la voyant si démunie dans cette horrible capitale que le brun avait décidé de la prendre sous son aile, mais surtout c'était dans la capitale qu'il était tombé amoureux d'elle et qu'il avait remarqué que ses sentiments étaient partagés.